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C. de Râle, an i43o, sess. ai

Comme tous les benefiriers .qui sont dans les ordi essacres sont obliges à la récitation de l’off.ce, le saint concile les avertit que s’ils veulent rendre leurs pricresagreables à Dieu, il les faut articuler d’une maniéré intelligible , et nui pas perler entre

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les dents , manger les paroles , ou défigurer les mots , ou bien s'interrompre pour parler ou pour rire; mais que, soit qu'ils soient seuls, soit q ii ils prient plusieursensemble, ils doivent reciter, d'une manière bien distincte et avec une dévotion respectueuse , l'office du jour et de la nuit, et choisir un lieu à l'abri de toute dissipation. Jd. an i4*7 ,

I.es chanoines seront censés absents de l'office lorsqu'ils ne seront point aux matines àla fin du psaume / tant , et aux autres heures, a la fin du premier psaume, et à la messe , avant le dernier krrit. Et ils ne sortiront point d’aucun de ces offices avant qu’il ne soit fini. C. de Sens, an 1 485 , ch. I, art. I.

Tous ceux qui ont des bénéfices à charge d’âmes , ou non , six mois apres les avoir obtenus, sont obliges de réciter l’office divin , sous peine d'être prives desfruits, à proportion du temps qu'ils ne l’auront pas recite, et même du bénéfice, s’ils ne se corrigent pas. Mais pour être privés du titre de leurs bénéfices , le decret ordonne qu’ils soient quinze jours au moins sans l’avoir dit deux fois.

h .* ('. Kcn.de Lalrun, an iâl4i *)•* sess. de réform.

Les psaumes se chanteront avec gravite et modestie , d’une manière distincte, capabled’inspirer de la dévotion , évitant avec1 soin de jouer sur les orgues des airs profanes et lascifs. C de Sens . an.tSib.

Que le» prêtres et les autres ecclesiastiques règlent tellement leur chant . que par la noblesse et la majesté, la mesure et l’agrement qui l'accompagneront , ils puissent exciter, dans le coeur les assistants , des sentiments de pieté et de componction. Cône, de Paris, an l5a8, Décr. 17.

Lorsqu’on chante l’office en commun , que persoune ne le récite à part ; car outre que par là on manque à remplir les devoir* du choeur ,

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il arrive même souvent qu’on interrompt ceux qui, plus fideles à le remplir , sont occupes au chant des psaumes. Si donc quelqu'un vient à commettre une faute decette nature que,pourl’en [«unir, on ne luicompte nas , pour un temps d'assistance , l'heure pendant laquelle il l’a commise, ou bien même, qu’on l’en punisse plus rigoureusement si le cas l’exige. ]d. Dtcr. 18.

Même delènse par le concile de Kcims , annoe t585 , par celui de Tours de la même annee, par relui de Bourges, annee i584i par celui de ÏVarhonne, annee ifioq, par celui de Bordeaux, annee if»a4> Par Ie premier concile de Milan , sous saint Charles.

Un doit chanter l’office gravement, en gardant les pauses au milieu des versets, eu égard à la grandeur des differentes solennités, et n'anticipant point un verset sur un autre. l)efense de lire d’autres livres que le bréviaire pendant qu’on chante. C. prwinciulde 7/wcj, an j 54g, art. t*.

Tons ceux à qui l’Eglise a imposé l'obligation de dire l’office divin , doivent s'acquitter de ce pieux devoir avec autant de recueillement u’il leur sera possible , et 11e pas le ire de manière que lorsqu'ils chantent les psaumes ils pensent à tout autre chose plutôt qu’à Dieu. Ils doivent craindre poureux le reproche qu'il fait par son prophète; en disant que ceux qui profèrent ses louanges ont le coeur éloigné de lui; car ce n’est pas tromper les hommes et se moquer de Dieu , que d'avoir volontairement son esprit aux affaires domestiques, ou àce qui se passe dans le monde, dans le temps qu'on chante les psaumes? Ce que l'Écriture dit est terrible : Maudit est relui qui fait l’oeuvre de 1 Heu négligemment. Qu'ils se mettent bien dans l’esprit le verset qui dit , que ce n’est pas celui qui cric, mais celui qui aime , qui estecoutc de Dieu : car il enteud

h voix do cœur, sans laquelle il mé-

f irise les paroles de la bouche. Ainsi es ecclesiastiques doivent dire leur oHice tont entier, d'une voix claire, articulée, distincte et avec attention : ils doivent même le dire dans un lieu retire et propre pour la priere. C.

de Trei'tt , an l54g , c. 6 de hor. canon.

Comme il esta propos d'écarter de l'eglise, pendant le temps de la messe et de l’office divin, tout ce qui pourroit en empêcher ou troubler la célébration, nous ne voulons pas qu’on permette aux pauvres , fussent-ils dans le plus tristeetat, de courir deçà et delà dans les églises , dansje temps du saint sacrifice, parce qu’ils nuisent, par là, au prêtrequi officie et à tous les assistants. C. a Aquilée , on

ORATOIRES , ou CrtAPKi.i.Fs

A LA CAMPAGNE. On peut permettre des oratoires à la campante a ceux qui sont loin des paroisses , pour la commodité de leur famille :

mais on doit passer les jours solennels dans la ville , ou venir à la paroisse. Ces jours sonl Pâques, Noël, l’F.piplianie, la Pentecôte, la Saint- Jean et les antres grandes fêtes. Les clercs (ou ecclesiastiques), qui oseront ces jours-la celebrerles messes dans les oratoires, sans la permission de l’evôque , seront excommunies.

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