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plein droit changer et annuler ses mois des fruits de leurs bénéfices , decrets; qu’à la vérité il concourt le et s’ils refusent d’obéir, ils seront préinier, mais que son autorité n’a déclarés incapables de jouir d’aucun île vigueur que par le consentement bénéfice; que s’ils retombent après de tous les autres membres du con- avoir ete rétablis et avoir donne des cile, et que la force des définitions marques d’amendement, ils seront ne vient nointdu souverain pontife, déclarés incapablesdesdignitésecclémaisqu’.elle dépend du consentement siastiqnes, sans espérance de retour, de tous, du sien et de celui des au- Le même decret fut touchant les très ; et comme le reronnoît le pape excommuniés : on ne doit éviter saint Leon dans sa lettre aux Eeres comme tel, dit le concile, même dans du concile de Chalcédoine ; c’est la l’administration des sacrements, qui remarquedu cardinal Cusa. L. 3. de que ce soit, sous prétexté de quel— Concord. Cal/iol. c. 4- ques sentences ou censures ecclesias-
XVIIIe Sets. aG. juin. L’empe- tiques, lorsqu’elles ne sont portées reur n’y assista pas, ayant quitte la qu’en general ; et à moins que cette ville de lîàle. On renouvela les de- censure ou sentence ne soit portée crets de la quatrième et cinquième nommément cten particulier contre session du concile de Constance, une personne certaine, prononcée Jean, patriarche d’Antioche, y pré- par le juge competent, et notifiée senta un écrit au concile, tendant à en particulier, établir l’autorité des conciles géné- XXIe Sas. 9 juin. On fit le décret raux et leur supériorité sur les pa- contre les annales, dont l’origine ne pes : on le trouve dans le premier monte pas plus haut qne Clément appendix des conciles, tom. XII, V. Le concile ordonna qu’en ce 91 1, à la findesactes de celui delîàle. qui concerne, en cour Romaine , 1a XIXe Sess. 7. septembre Les am- confirmation des élections, provision bassadeurs grecs, que l’einpereur collation et présentation que dejean Paléologue avoit envoyés, s’y voient faire les laïques ; investiture trouvèrent. O11 traita avec eux de des églises cathédrales, metropoliplusieurs alTaires qui les concer- laines, dignités et bénéfices ecclénoient. Ou y proposa divers moyens siastiqnes, on n’exigera aucune pour tenir un concile avec les deux rétribution à raison des bulles, du églises ; ou dérida d’envoyer des sceau, des annales communes , sous légats à Constantinople , afin d’en- prétexté de quelque coutume ou gager les Grecs à accepter la ville de privilège que ce soit ; en un mot, le Râle. On fit un décret pourexhorler concile défendit absolument les anles ordinaires â envoyer des person- nates, sous les peines portées contre nés habiles, annoncer lanarole de les simnniaques, et il ajouta même Dieu dans les lieux où il y auroit cette clause : si, ce qu’à Dieu ne «les juifs et des infidèles; et que, pour plaise, le pont! Te romain, qui doit cet effet, il y auroit dans les uni- donner l’exemple aux autres d’exéversites deux professeurs de langues enter et d’observer les statuts des hébraïque, arabe, grecque et chai- conciles généraux, scandalisoit l’Edeenne. glise en faisant quelque chose contre
XXe Sess. 23 janvier i435. Elle ia présente ordonnance, il faudroit fut tenue dans la vue de la reforme le deferer au concile general, de l’Eglise dans son chef et dans ses On doit observer que ce décret a membres. On fit un decret contre été faitdans un temps que le concile l’incojitinenceduclergé, c’est-à-dire etoit general, de l’aveu de ceux qui contre les concubinaires publics, lui sont le plus opposes. Le pape lesquels seront privés pour trois Eugeue fit fa-ire, à ce sujet, des re~
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montrances au concile, et dit, qu’il consentiroit qu'on abolit les annates si le concile vouloit pourvoir aux nécessites du saint siège. Le cardinal Julien répondit aux légats que les anciens papes avoient fait de grandes œuvres de charité sans recevoir aucun revenu, pareil à celui des annates, et que le concile pourvoiroit aux besoins du saint siège, si le pape vouloit de son côte observer ses decrets; que celui contre les annates, m’avoit d’autre but que de bannir la simonie. Le troisième décret fut celui de pacificis possessoribus. 11 porte que ceux qui ont été durant trois ans paisibles possesseurs d’un bénéfice, apres y être entrés par un titre légitimé, ne pourront point être inquiétés dans leur possession. C’est la prescription légitimé en matière des bénéfices ; et qui, du concile de Bâle, a passe dans la pragmatique et le concordat, et qui a fait la règle du triennal possesseur Mais la possession, pour avoir cei effet, doit, i. % être fondée sur un titre colore, c’està-dire donné par celui qui a puissance et sans vice apparent; 2. "être paisible sans qu’il y ait eu d’interruption judiciaire par contestation en cause, à moins que le «intendant n’ait été empêché d’agir par force majeure. Le quatrième decret fut sur l'office divin. Le concile veut qu’il soit célébré à des heures convenables, et dont on sera averti par le son de la cloche ; chante gravement, decemment, faisant une pause, surtout au milieu de chaque verset, etc. On fit plusieurs decrets sur la même matière, et particulièrement sur la modestie avec laquelle les ecclesiastiques doivent célébrer le service divin
XXIIe Sess. i5 octobre. On condamna un livre composé par un religieux auguslin, qui avoit avance quelques propositions dans lesquelles il attribuoit à la nature humaine, en Jesus-Christ, ce qui ne convient qu’à la divine.
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XXIIIe Sess. a5 mars i436. On fit plusieurs réglements touchant l’élection etla profession de foi du souverain pontife. Le concile, pour exécuter les articles de celui de Constance, au sujet des cardinaux , en réduisit le nombre à vingt-quatre afin que l’Eglise ne souffrit point de lésion par leur trop grand nombre :
il régla la manière des élections, voulant qu’elles fussent libres. Il cassa et déclara nulies toutes les grâces expectatives, mandats et reserves des bénéfices que les papes appliqnoient à leur profit. C’etoit une maniéré de pourvoir aux bénéfices par ava*ce : et ce sont toutes ces grâces anticipées que le concile de Bâle voulut proscrire. Toutes ces lois furent faites en forme canonique, et publiées en pleine sessio*.
XXIVe Sess. 14 avril. Les deux légats pressèrent lesPeresdu concile, de la part d’Eugène, de choisir au plutôt un lieu pour le concile, et dirent qu’en cas qu’ils s’accordassent avec lui pour le choix de ce lien, ils promettoient de contribuer de sa part soixante mille écus pour défrayer l’empereurdesGrecs et toute sa suite, lisse plaignirent amèrement du décret touchant les élections et les annates , mais les Peres répondirent qu’ils éloient faits dans l’ordre.
Dans l’intervalle de la vingt-quatrième à la vingt-cinquième session, 011 tint une congrégation à laquelle assistèrent jusqu’à trois cents cinquante-sept prélats, dit Panorme en son histoire de ce concile , et où il se trouva, par le scrutin, que bien plus desdeux tiers dessu ffrages vouloient que le concile se tînt à Bâle, pourvu que cela plût aux Grecs, sinon qu’on tâcheroit de leur fair agréer la ville d’Avignon, ou en tout cas qu’on se reduiroit à la Savoie, qui eloit un des lieux que les Grecs avoient eux-mêmes proposé. En conséquence, le concile envoya deux députés au pape Eugène pour le prier avec instance de concourir à
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î’aceamplissemcilt de re grand ouvrage, qui étoit la reunion desGrecs par laquelle on mettrait la derniere main au concile œcuménique. Les députés étant arrives à Rome, conjurèrent le pape de venir en personne au lieu du concile, afin de travailler de concert à l’expédition des indulgences, et à l’imposition des décimes, pour subveniraux frais necessaires; mais Eugène refusa de donner des bulles surces demandes.
D'un autre cote, les legatsdu pape travailloient à diviser les Pères du concile, et à porter la plus grande partie d’entr’eux à demander que l’on tînt le concile pour la réunion des Grecs à Florence, à Modene, ou en queiqueautre ville d’Italie, et non en aucun des lieux que l’on avoit proposés, et où le pape n’etoit pas assez puissant pour y dominer; mais toutes leurs intrigues furent inutiles, et ils n’en gagnèrent qu’un petit nombre : plus des deux tiers persistèrent dans ce qui avoit ete arrêté.
XXV* Sus. 7 mai 1 4^37- Le concile fit un décret portant que ce seroit à Bâle ou à Avignon qu’on tiendroit le concile œcuménique pour y traiter de la réunion des Grecs avec les Latins, et on taxa toute sorte d’ecclésiastiques à la dixième artie de leur revenu, pour cor.triuerà la dépense qu'on étoit obligé de faire. llestvrai de direque 'avilie de Bâle paroissoit trop eloiguee aux Grecs; mais, d’un antre côté, les Peres du concile, à qui le pape Eugène étoit fort suspect, craignoient que, sous prelexte de translation, le pape n’entreprît encore une fois de dissoudre le concile, et qu’il ne le transférât dans un lieu où l’on n’auroit pas la liberté de travailler à la reformation. Et comme l’Italie étoit plus à la bienséance des Grecs, et la ville de Ferrare plus commode pour le pape, les Pères de Bâle offraient seulement de transférer le concile à Avignon ou dans quelque ville de I Savoie, parce qu’ils savoient qu’ils ]
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auraient la protection de la France qui en est fort proche, et qui leur etoit favorable : telle fut la causede tous les débats entre le pape et le concile. Dans cette session, le concile setrouva partageentre deuxavis:
le plus grand nombre vouloit qu'on tînt le concile à Avignon : les autres, en moindre, se joignant aux légats, firent un decret sous le nom du concile, pour le transférer à Florence. Kugene confirma aussitôt ce décret par une bulle qui transférait le concile à Ferrare; et pour empôclier que le concile se continuât à Bâle, il fit equiper des galères à Venise pour s'opposer à celles que le concile devoit envoyer pour aller prendre lesGrecs. Les ambassadeurs des Grecs, s’étant embarqués sur ces galères avec trois légats que le pape énvoyoit en Orient, arrivèrent a Constantinople avant ceux que le concile envoya ; et les galeres du concile étant arrivées peu apres, l’empereur des Grecs refusa de s’y embarquer. Les Pères de Bâle, informés de la conduite d’Eugène, résolurent de s’y opposer de tout leur pouvoir. Cependant le cardinal Julien se retira du concile ; on n’avoit pas voulu suivre son avis; c'etoit d'envoyer des légats au-devant des Grecs, qui étoient arrivés à Venise pour tâcher de les amener à Bâle avec les légats. Un regarde communément le concile de Bâle, comme vraiement œcuménique, jusqu'à la vingt-sixième session. En effet depuis la quatorzième, le 7 novembre i433, dans laquelle le pape Eugène s’etoit réuni au concile, en révoquant sa bulle de dissolution, jusqu’à la vingt-cinquieme inclusivement, le 7 mai i437, ce qui fait un espace de trois ans, les Pères du concile de Bâle continuèrent leurs sessions, et firent des decrets sur les matières les plus importantes.
XXVI* Sets. 3t juillet. On y fit un decret dans lequel les Peres apres avoir représenté touteequ'iis aveient
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fait pendant six ans pour réformer l’Eglise en son chef et en ses membres , et que cependant Eugène ne cherchoitqu’àtraverserleur dessein, sommoient le pape de comparoître au concile dans soixante jours , ou en personne, ou par procureur. Mais Eugène , bien loin de déférer à l'assignation du concile, donna une bulle pour la translation ou dissolution du concile de Bâle, défendant , sous de grosses peines , de faire aucun acte synodal dans cette ville , sinon pendant trente jours , qui seroient employés à traiter avec les ambassadeurs de Bohème qui s’y trou voient alors, et il indiqua en même temps un concile à Ferrare.
11 y invita toute la chrétienté ; mais sa convocation fut mal reçue en France : le roi Charles VH défendit aux évêques d’aller à Ferrare.
XXV11* Sess. 37 septembre. On déclara nulle une promotion de deux cardinauxque le pape venoit de faire sans le consentement du concile.
XXVIIIe Sas. premier octobre.
Les soixante jours , donnés au pape pour comparoître au concile , étant expirés, sans que personne eût parn pour lui , on le déclara contumace, et il fut ordonné qu’on procéderoit contre lui.
XXIXe Sess. 12 octobre. On réfuta la bulle du pape pour la translation du concile à Ferrare , par des raisons très-fortes. On exposa que la ville d’Avignon étoit fort commode pour recevoir les Grecs, parce qu’elle étoit près de la mer , et qu’elle avoit etc agreée par les Grecs et par Eugène, que lui-même avoit approuvé qu’on équipât des
Î;alères â Avignon pour y attendre es Grecs , et que , cependant , sans consulter le concile, ils avoient envoyé d’autres galères à Constantinople pour prévenir celle du concile , et que cette division ne pouvoit que scandaliser les Grecs et rallumer le schisme. Ce fut après
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cette session que le pape tint son concile à Ferrare, et que le cardinal Julien , selon quelques-uns, se retira du concile. Ferrare.
XXXe Sess. a3 décembre. On y fitun décretsur la communion sous les deux espèces, et on déclara que les fidèles, qui ne sont point prêtres, ne sont point obligés, par un précepte divin, de recevoir le sacrement de l’eucharistie sous les deux espèces; qu’il 11e faut point douter que Jésus-Christ ne soit-tout entier sous chaque espèce, et que la coutume de communier les laïques sous une espèce doit passer pour une loi que personne ne doit condamner ou changer sans 1 autorité de l’Eglise.
XXXIe Sess. 34. janvier i438. On fitdeuxde'crets. Le premier ordonne que les causes seront toutes terminées sur les lieux, à l’exception des causes majeures , etc. defense d'appeler au pape , omettant l’ordinaire. Le deuxième révoque toutes les grâces expectatives, accordées ou à accorder à l’avenir , permettant au pape de pourvoir à un bénéfice dans les églises où il y a dix prébendes, et à deux dans leséglises où il y en a cinquante : ordonne qu’il y aura un théologal dans toutes les églises cathédrales; que ce sera un chanoine , docteur ou bachelier en théologie, qui ait étudié dix ans dans une université privilégiée; que dans chaque église cathédrale ou collégiale , on donnera la troisième partie des prébendes à des gradués , docteurs, ou licenciés, ou bacheliers dans quelque faculté: que les curés des villes murées seront au moins maîtres ès arts; et que les bénéfices réguliers seront donnes à des réguliers. 2.» Leconcile déclara le pape Eugène contumace, le suspendit de toute juridiction , tant spirituelle que temporelle, et prononça que tout ce qu’il feroit seroit nul. Le cardinal d'Arles presidoit alors au concile.
XXXIIe Sess. 24 mars. Le con-