‹ Dictionnaire des concilesChapitre 40 sur 263 · CAB · texte numérisé non relu

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le juge , et de les faire observer sou» peined’excommunication cotitré les personnes , et d’interdit contre les communautés. Tom. XI. Conc. p.

BUDE (C- de ) l’an i3og, le G mai , tenu par le cardinal Gentil , légat. On y publia une constitution en faveur de Charles ou Charobert, roi de Hongrie, et pour la sûreté de sa personne. / . PRES BOURG.

Hain. n. |5.

BURGOS en Espagne , ( C. de ) Burgen.se, l’an 1080, tenu par le cardinal Richard , légat. L’ofïice romain y fut substitué à l'office gothique. J). M.

BURGOS (C- de) l’an ia36, tenu par Gui, cardinal légat, venu en Espagne pour l’introduction du rit romain dans les offices divins , et pour réconcilier ensemble les rois de Navarre et de Castille qui étoient en guerre. Bagi.

C ABA RSüSSE dans la Bysacène, (C. de ) l’an 3g3 , ( non reconnu ) tenu par cent évêques maximianistes , contre Primien , évêque de Carthage. C’étoit une branche schismatique des donatistes, sectateurs de Maximien de Carthage.

Primien , étant mandé en ce concile ne voulut point s’y trouver, de même qu’il avoit fait pour celui de Carthage de la même année. Ces évêques confirmèrent leur premier jugement par un second décret , dans lequel ijs condamnèrent absolument Primien , en partie à cause qu’il, ayoit admis les claudianistes à sa communion, et lui ôtèrent l’épiscopat- Us écrivirent ensuite une iettre dont il nous reste une grande partie , dans un sermon où saint Augustin la fit lire devant le peuple , comme un monument avantageux à l’Eglise, et propre à faire

ouvrir les yeux aux donatistes: et et ils mirent en sa place Maximien V. RaGaI en Num’die. Till CALCÉDOINE ( C. de) Chalcedonen.se. Quatrième concile général , tenu l’an 45 1 , contre les eutichieus et les nestoriens.

Euliches, prêtre et abbé d’un monastère près de Constantinople, ne reconnoissoit qu’une seule nature en Jésus-Christ; et Eusèbe, évêque de Uorylée, l’ayant obligé de rendre compte de sa doctrine devant un concile de trente-trois évêques et de vingt-trois .abbés , Eutichès refusa de se rétracter, et fut condamné et retranché de la so,ciété des fidèles. En cet état, il Crut devoir s’adresser au pape saint Léon1:

il implora sa protection , et lui envoya une profession de foi captieuse,

firotestant néanmoins qu’il suivroit e jugement du pape. Saint Léon,

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prévenu ainsi par Eutichès , écrivit a saint Flavien de Constantinople, lui témoignant la surprise où iletoit qu'on eût condamne Euticliès. Mais saint Flavien répondit au pape, qu’Eutichès souteuoit qu’avant 1 in carnation de Jesus-Christ il avoit deux natures, la divine et l’humaine, mais qu’après l'union , il n’y avoit qu'une nature , et exhorta le pape à confirmer , par son propre témoignage, la condamnation d'Eutiches. Saint Leon, avant examiné à loisir cette a flaire , (ut convaincu qu’on avoit condamné Eutichés avec

Juste fondement; il sentoit d'ail— eurs quelles fâcheuses suites pouvoit avoir la protection que l’empereur accordoit à cet hérésiarque; car Theodose avoit déjà indiqué un concile à Ephèse. 11 envoya donc des députés à saint Flavien, à qui il donna des instructions claires et solides, avec une lettre qui est un des plus illustres monuments de l’antiquité, dans laquelle il développe avec netteté le dogme de l’Eglise.

Le faux concile d'Ephese s’etant ensuite tenu , saint Leon , afflige de ce hrigandage , écrivit a l’empereur Théodose une lettre remplie d'un courage vraiment épiscopal, dansla-

?iuelle il traite tout ce qui s'etyit ait dans cette assemblée, d’impiété et de sacrilège , et d’un .violcmcnt ouvert de la foi et des canons de l’Eglise; et il le supplie, au nom de toutes les églises d’Occident , de faire convoquer un concile général en Italie. Il écrivit pareillement à Pulchérie pour la conjurer d’emjdoyer tous ses soins et toute son autorité, afin d'empêcher que la guerre que l’on déclaroit à la foi de l’Eglise n’cûtde plnsfunestes suites.

Il en fit de même à l’égard du clergé et du peuple de Constantinople , et les exhorta à persévérer constamment dans la foi de l’incarnaliou.

Ep. 4o. Léo. T. I. p. 58o. c. a.

Ce saint pape répandit partout les écrits qu’il faisoit à cette occasioù :

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il envoya en France sa célébré lettre à saint Flavien. Elle y fut reçue avec une joie et une estime extraordinaire; et elle y fut embrassée comme un symbole de fui sur l’incarnation. Tous ceux qui, jusqu'alors , ne s'etoient pas instruits à fond du mystère de l'incarnation, y trouvèrent une lumière qu’ils n’avoient pas eue, pour prêcher avec assurance des vérités qu’ils ne connoissoient auparavant que confusément. On la lisoit publiquement dans les églises; on en repandilquantite de copies, et plusieurs personnes l’apprirent même par cœur. Till.

Dans le même temps que Dieu animoit le cœur de saint Leon ,

Four entreprendre la défense de Eglise, il toueboit aussi celui de Pulchérie, et lui iuspiroit la même ardeur : mais Dioscore , irrite du courage avec lequel saint Léon s’opposoit à ses desseins , se sépara de sa communion, cl engagea par scs menaces dix évêques , qui étoient alors avec lui àlNicee, à signer cet acte schismatique. Saint Leoa. redoubla son zebe : il profita, du voyage que fit à .Rome l’empereur Valentinien 1LI, avec l’impératrice- Placidie , sa mère, et sa femme Euijoxie , pour leur représenter le danger où se trouvoit la foi , et pour les conjurer d’engager Théodose à réparer, par son autorité , tout ce qui s’etoil fait contre l’ordre à Ephèse , cl à casser tout ce qui y avoit été ordonné , c’est-à-dire que l’on assemblât en Italie un concile de toute la terre.

L’empereur et les impératrices , sensibles aux larmes et aux prières de saint Léon , écrivirent à Théodose. Ce prÿnce, pgrla réponse qu’il fit, prétendit justifier le conciliabule, d’ Ephèse , soutenant qu’il ctoit inutile d’examiner de. nouveau une affaire déjà jugée. Mais , dans la même année , Dieu retira du monde ce prince, qui mourut d’une chute de cheval.

[ Marcicn , devenu empereur par

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le moyen de Pulcliérie , qui le choisit pour son epoux , tous les obstacles que saint Leon avoit trouvés à la tenue d’un concile furent levés , et unedes premières suitesde la mort précipitée de Théodose, fut la punition de l'eunuque Chrisaphe, qui s’etoit rendu le maître de ce foihle prince. Avec lui périt son avarice , dit Marcelin , et toute la confiance d’Eutichès et de Dioscore. Marcien , qui avoit reçu l’empire de la main de Dieu , et voulant reconnoitre cette grâce en prince vraiment chrétien , jugea qu'il ne pouvoit établir son autorité sur un fondement plus solide que sur l’amour de la religion , et le xèle pour la foi véritable. Des ce moment, son plus grand désir fut de réunir tous scs sujets en une même foi. L’imperatrice Pulcherie, remplie de piété, seconda les intentions de Martien, décrivit à saint Léon pour l'assurer que sa disposition étoit de faire régner la paix dans l’Eglise catholique, d'en bannir toutes les erreurs , et pour cela d’assembler un concile. Un peut voir dans le concile de Constantinople , de l’an 448, cequi se passa jusqu’à la tenue du concile de Calcédoine , et comment toutes choses se disposèrent pour procurer la paix de l’Eglise.

Tilt.

Marcien et Pulchérie firent reporter solennellement à Constantinople le corps de saint Flavien :

jls rappelèrent d’exil les cvêqnes quiavoient été bannis. Entichés fut relégué hors de Constantinople. La liberté dont alloit jouir l’Eglise fut répandue dans la Syrie et dans tout l'Orient. On souscrivit à la lettre de saint Leon, et à la condamnation de Nestorius et d’Eutichès dans toutes les provinces de l’empire. On commença à prêcher partout , et en liberté, les vérités apostoliques, et Terreur ne trouva plus de lieux où elle osât paroître. C’est ainsi que le Seigneur s'étant réveillé, et ayant

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commande aux vents et à la mer de s’apaiser, les églises, qui avoirnt été agitées par un orage si furieux, recouvrèrent le calme et la paix.

Cependant le pape saint Léon envoya pour légats à Constantinople Lucence et Basile , afin d’examiner avec Anatole de Constantinople la cause des evêques qui avoient consenti a tontes les violences de Dioscore, pour ne pas pécher à leur égard ou par trop d’indulgence, on par un exres de rigueur; de discerner ceux qui téinoigiioient avoir regret de leur foiblesse, et qui anathematisoient Eutichès avec ses dogmes et ses sectateurs, afin de leur accorder la communion.

Marcien, étant donc sollicité fit saint Léon et les évêques de tenir un l'oncile œcuménique , comme le véritable remède aux maux de l’Eglise , l’indiqua d’abord à Nicée, par une lettre qu’il adressa à Anatole de Constantinople, et à tous les métropolitains , leur ordonnant de s’y rendre avec les évêques de leurpror vince , et les ecclésiastiques les plus habiles de leurs églises, déclarant que toutes les brigues et les factions seroientbanniesde cette assemblée ; il promettoit d’y assister en personne.

■ Comme la coutume et l’état des affaires de l’empire ne permettoient pas à saint Léon de se trouver au concile, il voulut néanmoins y présider par ses légats, et il députa à cet enèt Pascasin et Boniface pour y assister avec les légats qu’il avoit auparavant envoyés en Orient. Il voulut qu’ils présidassent au concile, et notamment Pascasin. 11 leur donna des instructions pleines de sagesse pour qu'ils travaillassent à rétablir la paix dans tout l’Orient.

Il leur ordonna d’admettre à la réconciliation ceux des évêques qui avoient souscrit à l’erreur et qui témoignoient du regret de leurs fautes, mais de déposer ceux qui

Digiti,

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aoutiendroient l’hérésie. C. Tom.

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