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Dans le temps que les évêques s’assembloienta Nicce, l' lllyrie ayant etc agitée de divers troubles , qui ne permettoient pas à Marcien de s’éloigner de Constantinople , il transféra le concile à Calcédoine qui n’en étoit séparée que par le Bosphore , et il écrivit aux evêques pour les prier de se rendre en rette ville. Ils s’y rendirent en effet vers la fin de septembre, et en très-grand nombre , car on en compte d’ordinaire
P' isqu’a six cent trente , tous de empire d'Orient, hors les légats du pape. On y admit aussi trois prélats célébrés, savoir, i.° Maxime d’Antioche, qui avoit été ordonné par Anatole , et à qui saint Leon avoit accordé sa communion; a." Eusebe de Dorylee , que le faux concile d’Ephèse avoit déposé; 3.° Théodoret , qui avoit cle rappelé d’exil par l’empereur, et rétabli dans sa dignité par saint Léon , prélat , dit M. de Tillemont, le plus illustre , le plus savant, et peut-être le plus saint qui fût alors dans l’E-
*,ise.- , ,
L empereur envoya à sa place les
principaux officiers de l’empire; le patriee Anatole; PalJade, préfet du prétoire d’Orient; Tatien, préfet de Constantinople; Vincomale, maître des offices ; Sporace , comte des domestiques ou capitaine des gardes.
11 s’y trouva aussi plusieurs personnes illustres qui avoient passé par les premières dignités de 1 empire. Saint Léon, dans sa lettre au concile , l'avoit prié de le regarder comme y présidant en la personne de ses légats , et il manda nommément à Pascasin d’y présider en son nom , jugeant sans doute qu’il falloit à la tête du concile un homme ferme et incapable de fléchir, ou ce quiestplus vraisemblable parce que tous ceux qui eussent pu prétendre y présider, s’enétoient rendus indignes ou incapables par le peu d'a- |