CIR
souvent condamné. Voilà comment toute l’Eglise s'unit pour prononcer une même sentence contre eux et contre leurs sectateurs, Mercalor.
Commonit. Tom.I.p.ÿS. la ont. Byzantin. in Nat. et Eut . Bihl. Pair. p.
1008. d. § 3/L Tillemont. Tom. XIII P ■ 75?-
C1RTHE en Numidie, (C. de ) Cirtense , l’an 3o5, le 4 mars, pour donner unevêque à l'église de Cirthe. Second, évêque de Tigise, y présida, et fit avoueràonzeou douze évêques , qu'ils avoient livré les saintes Ecritures. Pour éclaircir la nature et les circonstances de ce crime, il est nécessaire de se rappeler que , dans la persécution de Dioclétien, <ju i fut la plus cruelle, ce prince avoitdonnéun édit quiordonnoit la démolition des églises, et obligeoit les magistrats à tirer des mains des évêques et des prêtres les saintes Ecritures pour être brûlées.
Ce fut particulièrement dans la Numidie en Afrique que cet edit s’exécuta. Les magistrats alloient euxmêmes dans les églises, chez les evêques et les autres ecclésiastiques, pour tirer les Ecritures et les vases sacrés , et on les exigeoit avec tant de rigueur, qu’on menaçoit de mort cenxqui les cachoient. Beaucoup de chrétiens aimèrent mieux souffrir toutes sortes de supplices , que de livrer les saintes Ecritures; mais il y en eut aussi beaucoup non-seulement parmi les ministres inférieurs de l’Eglise, mais aussi parmi les prêtres elles évêques mêmes, qui par la crainte de la mort tombèrent dans ce crime; on les appela traditeurs, parce qu’ils avoient livré les Ecritures divines. A Cirthe, il y eut beaucoup d’c'vêques et d’ecclesiastiques qui donnèrent ce triste exemple de lâcheté. Après que ces évêques eurent fait l'aveu de leur faute dans ce concile, ils furent absous jar Second , qui remit sans doute eur faute au jugement de Dieu, par 'appréhension de faire un schisme ,
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ou plutôt Je crainte qu’il ne fût lui-
même puni comme complice.
L'Eglise tira , dans la suite , un grand avantage des actes de ce concile, parce qu’il se trouva que ces evêques traditeurs furent les premiers auteurs du schisme des donatistes; car Telix d" Aptonge , qui ordonna Cecilien, successeur de Mensu-ius , dans le siégé de Carthage , fut accuse par les donatistes d’avoir livre les saintes Ecritures. Mais comme il fut déclaré innocent, il parut manifeste que le schisme des donatistes n'avoit aucune sorte de fondement. I . la conférence de Carthage, Dans ce concile, le sous-diacre Silvien , qui etoit aussi traditeur, fut élu eveque de la même ville. 77//. Aug. Conl. Cresc. I. III. c. aC. Opt.
ilitev. I. I • on. 3o5.
C1RTHE ou plutôt ZERTE (C.
de) selon presque tousles manuscrits, dit M. de Tillemont , car il y avoit deux villes de ce nom dans l’Afrique, l’une dans la Proconsulaire , et l'autre dans la Numidie. On ne trouve rien de ce concile que la lettre qui fut écrite aux donatistes au nom du même concile . pour les desabuser sur ce que leurs évêques leur disoient : savoir, que les catholiques avoient corrompu le comte Marcellin; mais il etoit facile de ruiner une pareille calomnie. par la lecture des actes, où l’on voit que les donatistes produisirent tant de choses contre eux-mêmes. Et comme tout le monde ne pouvoit lire ces actes à cause de leur longueur, les Pères de ce concile firent composer un abrégé de ce qu’il y avoit de plus important à savoir de la conférence de Carthage. C’est ce que saint Augustin fit dans la lettre qu’il leur adressa de la part du concile : on la trouve parmi ses ouvrages, t'.p. i5a.
CLARENDON (C. de)Clarendonxnse , fan nt»4> janvier. Ce fut plutôt une assemblée de toute l'Angleterre. Saint Thomas de Canlor-
béri y promit, avec tous les évêques, d’observer les coutumes royales de bonne foi et en vérité. Thomas se repentit de sa complaisance , et eu écrivit au pape , qui lui donna l’absolutiou de sa faute, et refusa de confirmer les coutumes d'Angleterre, qui ctoient contraires aux droits de l’Eglise. Le roi, voulant les soutenir, faisoit poursuivre , devant les juges séculiers, les clercs accuses de vol , d’homicide et d’autres crimes , afin qu’ayant etc convaincus, ils fussent déposés et livres à la cour laïque. Mais l'archevêque croyant que la puissance seculiere n’avoit aucun droit dans une cause ecclesiastique criminelle , et qu’elle ne pouvoit punir un clerc corporellement, à moins qu'il ne commît un nouveau crime après sa déposition , et voulant conserver les im munîtes ecclesiastiques qui etoient attaquées dans d’au très points, résista jusqu’à la fin aux prétentions du roi.
Hi.il. Lctlei.
CLERMONT en Auvergne , (C.
de) An ernenseotl Claromontunum, l’an 535, 8 novembre. Quinze évêques du royaume de Theodebert y firent seize canons. Entr’autrcs il y est dit que, pour prévenir l’abus qui commeuçoit à s'introduire , d’obtenir les evêches par la faveur du roi, celui qui desire l'episcopat , sera ordonne par l’clection des clercs et de • citoyens, et le consentement du métropolitain, sans employer la protection des personnes puissantes, sans user d’artifices, ni employer les ruses. Tom.1V. Coac.p. i8o5.
CLERMONT (C. de) l’an 54g , compose de dix évêques. On y publia seize canons tires du cinquième concile d’Orléans. T. V. C.p 4U&-
CLERMONT (C. de) l'an 587.
Cire. On y termina le différend d'innocent et d’Ursicin de. Cahors, touchant quelques paroisses que l’un et l’autre s'attribuoient. D.il
CLERMONT (C. Je) l’an ioq5, 18 novembre , tenu par le pape L r-
bain 11. Treize archevêques , deux cent cinq prélats, dont la plusgrande partie etoient Français, portant crosse , tant évêques qn’abbes, y assistèrent , selon Bertolde ; d’autres en comptent quatre cents. On y confirma tous les decrets des conci les que le pape Urbain avoit tenus à Melfe , à llenévent , à Troyes et a Plaisance. On y fit aussi plusieurs canons, dont il ne nous reste que les sommaires pour la plupart. On y confrma aussi la trêve de Dieu , et l’on y excommunia encore le roi Philippe , à ca se de son mariage avec Bertrade. Le pape Urbain y confirma I a priinatie de Lyon , conformément a la bulle de Grégoire VIL L’archevêque de Tours recouvra, dans ce même concile, sa jurid ictiou sur les evêques de Bretagne ; et l’évêque de Dol, qui avoit le titre d’archevêque, fut condamné à se soumettre à l’archevêque de Tours. On défendit d’usurper les biensdesevêques ou des clercs à leur mort, et ou ordonna qu'ils seroient distribues en œuvres pies selon leur intention , ou. reserves au successeur. Défense d’avoir deux dignités dans une même eglise , ni deux prébendes en deux villes differentes.
Mais de tous les actes de ce concile , le plus fameux est relui de la publication de la croisade pour le recouvrement de la Terre-Sainte, et dont le pape Grégoire VU avoit formé le projet. Urbain, depuis long-temps sollicité par les exhortations de Pierre l’iErrmite qui lui avoit fait une vive peinture des maux que sou Broient les chrétiens dans les lieux saints, apres avoir exhorté tous les assistantsà la croisade, déclara que tous ceux qui auroicut pris la croix , étant pénitents , seroient dès lors absous de tous leurs
Séchés , et dispensés des jeûnes et es autres œuvres pénales auxuellcs ils étaient obliges , en consiération des périls et des fatigues où ils s’exposeroicut eu ce voyage; mais