Cote. Tom. IV .p. aao. tl tco. p. 338. et 44a
CONSTANTINOPLE (C. de) Pan 449 1 8 avril. On y vérifia les actesdela condamnatiou d’Kutycbes, et on en reconnut la sincérité.
CONSTANTINOPLE (C.de) l'an 45o, sous Anatolius, successeur de saint Flavien , mort des mau vaistraitements qu'il avoit reçus au brigandage d'Ephèse. C’etoit après la mort de Théodose. 11 assembla ce conciiede tous les évêques, abbés, prêtres et diacres qui se trouvèrent alors à Constantinople.
On y lut et on y approuva la lettre de saint Léon à Flavien , avec les passages des Pères grecs et latinsqui en appuyoient la doctrine , et on y prononça anatheme à Nestorius , a Entychès et à leurs dogmes. Les légats du pape rendirent grâces à Dieu de cequ'ils trouvoient presque tout le monde uni dans la même foi. A l'égard des évêques qui
avoient cédé, dans le faux concile d’F.phese.a la violence de Dioscore, il y en eut plusieurs oui témoignèrent avoir regret de leur faute, et offrirent de condamner l’erreur avec ses auteurs, pour rentrer dan»
la communion de l'Eglise. On ordonna , sur l’avis des légats, qu’on leur accorderait la conduite et la communion de leurs églises. Conc.
Tom. IV. p. 53 1. d.
CONSTANTINOPLE ( C. de ) l'an 4S9 , tenu par le patriarche Gennade, contre les simoniaques.
Nous en avons la lettre synodale sans date. D. M.
CONSTANTINOPLE ( C. de )
( non reconnu ) l’an 475, tenu par le creditdeThimotée Elure,evêque d’Alexandrie , contre le concile dq Calcédoine. Les hérétiques condamnés furent remis dans leurs sièges, entr'autres Pierre le Foulon.
CONSTANTINOPLE (C. de )
l'an 478 , tenu par le patriarche Acace. Pierre le Foulon , Jeand'Apamee et Pauld’Ephèsey furentcondamnés. D. M.
CONSTANTINOPLE ( C. de ) l'an 4q3. On y confirma le concile de Calcédoine sous l’évêque Euphémius, qui l'avoit fait recevoir auparavant a l'empereur Anastase, avant de le couronner.
CONSTANTINOPLE (faux C. de) l'an 497, oùlesévêqueseurentla.
lâcheté d e déposer et d' excommu nier le patriarche Euphémius , en élisant Macédonius, par une basse complaisance pour l'empereur Anastase.
CONSTANTINOPLE ( C- de ) I'an5i8,le30 juillet, sous l’empereur Justin. Le patriarche Jean rassembla à ce concile quarante-, quatre evêques. Lesahbésae la ville, au nombre de cinquante-quatre, y présentèrent une requête au concile pour demander qu’on mît dans les dyptiques, Euphcmius et Macedonius. Tous ceux qui avoient été ' bannis pour la cause de ces deux patriarches , furent rappelés et rg-t
CON
tablis dans leurs places. Les quatre conciles çeneraux et saint Leon furent aussi mis dans les dyptiques, Savère d’Antioche fut anathematise. Ce décret fut envoyé partout, par Jean de Constautinopfe , avec un édit de l'empereur pour le faire exécuter. Tome F. C.p. 170.
COISSTANTlISÜPLEf Assemblée générale à ) la même année , le jeudi-saint 28 mars, Jean > ■ Constantinople fut reuni au pape après avoir déclaré qu’il recevoit les quatre conciles, et tju'il condamnoit tous ceux qui avoient voulu y contrevenir. Acace,de Constantinople, futeffacé des dyptiques , avec Fravitte Euphémius , Macedonius, Timothéï et les noms des empereurs Zéiion et Anastase.
l’an 520 , Epiphane y fut élu patriarche de Constantinople le 20 février , à la place de Jean , qui etoit mort au commencement de cette année.
CONSTANTINOPLE ( Conférence de)l’an53aj cntrelcscatholiques et les sévériens. Ceux-ci furent confondu;,et ily en eut plusieurs qui revinrentà 1 Eglise.
CONSTANTINOPLE ( C. de ) l’an 536, tenu par le papeAgapit.
On y déposa Anthyme , qui avoit été fait patriarche de Constantinople par le crédit de l’impératrice Theodora, surle refus qu’il fit de donner une confession de foi catholique , ( car il etoit ennemi du concile de Calcédoine ) et de retourner à son siège. Mennas futconsacré à sa place parle pape. Tom. F. Conc.p.l^ 1.
CONSTANTINOPLE (C. de) la même année, par l’ordre de l’empereur Justinien , et tenu par Mennas , le 2 mai , à la tête de plus de soixante évêques, et cinquantequatre abbés des monastères de Constantinople. Anthyme y fut cité à comparoître dans trois jours, et n ayant pas comparu , on prononça le jugement qui le déposoit. On y
CON 10g
prononça aussi anathème à Scvcre d’Antioche et à Pierre d’Apamee, déjà condamnés. Le même anathème f ut prononcé contre Zoare , moine syrien , acéphale zélé , et le tout fut confirme par la constitution de Justinien , donnée le 6 août suivant. Tome F. C. fnil.
CONSTANTINOPLE ( C. de ) l'an 543, Cire. Mennas y présida :
on y approuva ledit de Justinien , qui anathematisoit Origène, et les erreurs qui lui sont attribuées. La condamnation d’Origène fut uneoccasion à Théodore de Cappadoce , origénistect acéphale cache , de demander lacondamnation des trois fameux chapitresquiconcernoicnt les écrits de Théodore de Mopsueste , d’ibas et de Théodoret. Théodore flattoit l’empereurque les acéphales se reuniroient à l’Eglise, et recevroient le concile de Calcédoine , sitôt que ces trois chapitres seroient condamnés.
CONSTANTINOPLE ( C de )
l’an 54.6 , Cire, tenu par lepape Vigile, à la tête d’environ soixante et dix évêques. Mais ce concile fut rompu par les contestations qui survinrent; car Justinien ayant condamné les trois chapitres en 546, le scandale fut si grand par les divisions qu’il causa , que Théodore de Cappadoce disoit depuis, que Pelage , légat du pape , qui avoit fait condamner Origene, et lui Théodore, qui avoit fait condamner les trois chapitres , méritoient d’être brûlés vifs pour l’avoir excité. La présence du pape Vigile à Constantinople ne put remédier au mal. En effet, le Judicalum que donna le même pape le 11 avril 548, par lequel il condamna les trois chapitres , sans préjudice du concile de Calcédoine , ne contenta ni les amis ni les ennemis des trois chapitres , et la division continua.// M.
l’an 55 1 , tenu par le pape Vigile , avec treize évêques latins : il y dc-
Digitiz
no CON
posa i neodore de Césaree , et sns-^ pendit de sa communion Menons, et les autrçs complices de Théodore.
Le pape et les siens soutinrent à cette occasion une cruelle persécution. D. 31.
CONSTANTINOPLE ( C. de ) cinquième C.F.NKRAL, l'an 553. sous le pape Vigile. Ce qui donna lieu à la tenue de ce concde, forent , i.° les troubles excites par un grand nombre de moines, au sujet des erreurs attribuées à Origene. a.* Les écrits de Théodore de Mopsueste , la lettre d'Ibas , et l’ouvrage de Theodoret contre les douze anathèmes de saint Cyrille : trois sortes d'écrits connus sons le nom des trois chapitres. 3.” L’edit de l’empereur Justinien contre res trois pièces, et compose par Théodore •le Cesarée , portant le titre de confession de Calcédoine, et à la souscription duquel on voulut obliger tous les évoques, sous peine de l’exil ! enfin le refus d’une grande partie, qui croyoient, en le signant, ébranler l’autorité du concile de Calcédoine ; la résistance du pape Vigile , à l’égard de qui on employa la violence pour l’engager à condamner les trois chapitres ; l’avis du même pape connu sous le nom de Judicatum, par lequel il condamnoit les trois chapitres sans préjudice de l’autorité du concile de Calcédoine; la condamnation du même pape par les évêques d’Afrique, qui etoient défenseurs des trois chapitres , et dont le plus célébré fut 1 acundus, qui fit un traité pour les défendre, divisé en douze livres, dans lequel il prétend faire voir que ce sont les ennemis du. concile de Calcédoine, qui sont les vrais auteurs de la condamnation des trois chapitres , portée par l’édit de Justinien.
Le pape Vigile , ayant enfin obtenn de l’empereur que l’on tînt un concile en Italie , pour examiner l’affaire des trois chapitres , les
CON
Orientaux commencèrent à tenir le concile le 4 mai, l’an 553, à Constantinople , dans la salle secrete uc la cathédrale.
Dans la première et seconde séance, appelée conférence, assistèrent les trois patriarches; savoir, •le Constantinople, d’Alexandrie et d’Antioche, trois evOques députés du patriarche de Jérusalem ; eu tout cent cinquante-un évêques , entre lesquels il y avoit cinq Africains; les seuls de tout l’Occident qui s’y trouvèrent.
On lut un edit que l’empereur avoit fait au sujet «les trois chapitres, dans lequel les motifs de la convocation du conrile sont exposes. Ce prince y représente que ce sont les empereurs ses prédécesseurs , qui ont fait tenir les quatre précédents conciles generaux. Il dit que les nestorieos , n’osant plus parler deNestorius, ont introduit i.° Théodore de Mopsuestc son maître, qui a avance des blasphémés encore pires; a" les écrits impies de Theodoret contre saint Cyrille, et la lettre detestahle d'Ibas, qu’ils prétendent avoir cte approuvpe par le concile de Calcédoine : ce qu’ils disent, non pour défendre le concile , mais pour autoriser sous son nom leur impiété. Et comme il y en a plusieurs, qui persistent encore a soutenir ces trois chapitres impies , nous vous avons appelés en cette ville , vous exhortant à déclarer votre volonté sur ce sujet- 3 ° On lut la profession de foi donnée à V igile par Eutychius, avec la réponse du pape , et ou proposa des moyens pourengager le pape à venir au concile.
Dans la seconde conférence , ou lut les actes de la première. Ceux qui avoientété députés vers le pape Vigile , firent le rapport de la réponse qu’il leur avoit faite . disant
3u’il avoit demandé un delai pour onner sa réponse.
Dans la troisième , lea évêques
déclarèrent qu’ils soutcnoient la foi des quatre conciles generaux , et qu'ils suivoient aussi la foi des Peres, nommément de saint Athanase , saint Hilaire , saint Basile , saint Grégoire de Nazianze, saint Grégoire de Nysse , saint Ambroise, saint Augustin , saint Jean Chrysostômc , saint Cyrille , saint Leon .
Dans la quatrième, on examina l'affaire des trois chapitres , et i.° la doctrine de Théodore de Mopsueste , comprenant soixante et onze articles ; entr'antres erreurs, il y est dit que Jesus-Christ est l’image de Dieu , et qu’on l’honore comme ou honore l’imagedu prince; qu’il est fils adoptif comme les autres ; que le Y erbe est un autre que l'homme qu’il a pris, etc. Les Pères du concile entendant un si grand nombred'erreurs et d'impietés, s’écrièrent anathème à’fbeodore de Mopsueste : anathème à sesecrits.
Ce fut après cette quatrième conférence que le pape \ igile donna son decret appelé Constitution , adressé à l’empereur, dans lequel i ° , il rejeta les erreurs attribuées à Théodore. 2.0 Il prend la defense de Théodoret , sur ce que les Peres du concile de Calcédoine n’exigercnt autre chose de lui , sinon qu’il anathcmatisât Nestorius et sa doctrine ; ce qu’il fit. 3.° A l’egard de la lettre d'ibas, il dit, que cet évêque fut déclare innocent et orthodoxe en ce même concile , quoique les Peres n’approuvassent pas ce que sa lettre contenoit d’injurieux à saint Cyrille, etc. Ce Conslitutum etoit souscrit par seize évêques, mais il n’eut aucun effet, quelque sage, ditM.
Fleury, que paroisse le tempérament que ce pape y avoit pris de condamner les erreurs en épargnant les personnes.
Dans la cinquième, on lut d'abord quelques extraits des livres de saint Cyrille, contre Théodore de Mopsueste, et d'autres pièces qui avoieut été faites pour détruire ce que l’on
CON m
disoit pour sa défense, 2.° On traita la question, s’il est permis de condamner les morts , on cita deux passages de saint Cyrille et de saint Augustin, qui prou voient qu’on le peut.
On allégua l’exemple d’Origene , condamné par Théophile d’Alexandrie. On examina le second des trois chapitres , c’est-à-dire, les extraits des ouvrages de Théodoret , qui prouvoient qu'il avoit défendu Nestorius et qu’il avoit combattu saint Cyrille; mais on remarqua en même temps que Thcodoret avoit anathematisé Nestorius et sa doctrine impie dans le concile de Calcédoine.
Dans la sixième, on lut la lettre d’ibas, et ensuite les actesdu concile d’Ephèse , où les lettres de saint Cyrille avoieut été approuvées, et ceux du concile de Calcédoine, où etoit l'approbation de la lettre de saint Leon. 2.0 On examina si ce dernier concile avoit véritablement approuve la lettre d’ibas. O11 compara celte lettre avec la foi de l’Eglise, et entr’autres cette proposition : ceux qui disent nue le Verbe s’est incarne et s’est fait homme, sont hérétiques et apollinaristes, et on vit qu’elle etoit entièrement contraire à la définition du concile de Calcédoine, et tous les Pères s’écrièrent qu’elle etoit heretique, et qu’ils la condamiioient tout d’une voix.
Dans la septième, on lut les déclarations que le pape Vigile avoit données à l’empereur, et où il anathemalisoit les trois chapitres; et le serment qu’il lui avoit fait de concourir de tout son pouvoir à la condamnation de ces pièces.
Dans la huitième et dernière , on lut la sentence qui condamnoit le* trois chapitres; elle est conçue en ces termes ; Nous recevons lesquatre conciles, de Nicée, de Constantinople , d’Ephèse et de Calcédoine.
Nous enseignons ce qu’ils ont defini sur la foi. Nous condamnons Théodore de Mopsueste et ses écrits im-
ii» CON
pie* , et les impiétés écrites par Theodoret contre la vraie fbi, contre les douxeanatheraesde sainlCyrille, contre le concile d’ Kphese , et pour la defense de Nestorius et de Théodore. Nous anathematisons la lettre impie, que l’on dit avoir été écrite par Ibas à Maris Persan , laquelle nie que le Verbe se soit incarne et fait homme de la Vierge ; qui accuse saint Cyrille d'être hérétique et apollinariste; qui blâme le concile d' Kphese d’avoir déposé Nestorius sans examen. Nous anathematisons les trois chapitres et leurs défenseurs, qui prétendent les soutenir par l’autorité des Peresou du concile de Calcédoine, Letévêqnes, au nombre de cent soixante-cinq , souscrivirent cette sentence.
Les Peres du concile ajoutèrent à cette sentence quatorze anatheines , qui renferment en abrégé et d’une maniéré tliéologique , toute la doctrine de l’incarnation , relativement aux erreurs qu'ils venoient de condamner. Au reste, ce concile confirma solennellement le concile de Calcédoine, le mettant au rang des trois précédents, et condamna nettement l’héresie d’Eutyehes , et la confusion des deux natures en Jésus-Christ
On ne voit point, oans les actes de ce concile , la condamnation d’Origène , mais il n’est pas moins certain qu’H y fut condamné. C’est ce qu’on voit par quinze canons que nous avons en grec, qui condamnent les principales erreurs d’Origéne.
Ils portent le titre de cent soixante Pères du concile de Constantinople.
Le pape Vigile, s’étant rendu aux représentations des Peres du concile, approuva , la même année , tout ce qui avoit été fait. C’est ce qu’il reconnoît dans la lettre qu’il écrivit au patriarche Rutychius. 11 dit qu'on ne doit point avoir bonté de se rétracter, quand on reconnoît la vérité, et, qu ayant mieux examiné l’affaire des trois chapitres, il
CON
les trouve condamnables : en conséquence, il proteste qu’il déclare à toute l’Eglise catholique , qu’il condamne et anathemati.se les auteurs des trois chapitres, qu'il nomme expressément comme tous les autres hérétiques.
Au reste , en Occident, les latins, ignorant ta langue grecque , ne corinoissoient pas les erreurs de Théodore de Mopsueste : la distance des lieux les empêchoit de voir le scandale que ses écrits et ceux de Théodoret produisirent en Orient , et l'avantage qu’en prenoieut les nestoriens, surtout dans la haute Syrie. Bien plus , les Occidentaux craignoient de donner prise aux eutychiens contre le concile de Calcédoine , et les variations du pape alToiblissoient beaucoup son autorité. Saint fi régoi re-le-G rand, qui vivoit dans un temps où l’afTaire des trois chapitres n’etoit pas encore entièrement finie, n’avoit pas la même vénération pour le cinquième concile, qui n'avoit traité que dés personnes, que pour les quatre premiers qui avoient traite de la foi :
il recevoit ceux-ci comme l'Etan-*gite , mais il ne dit point la même chose du cinquième, et dispensoit quelquefois d en parler. Cette diversité de sentiments , touchant ce concile, produisit un schisme qui dura environ cent ans ; car les églises de France , d’Espagne et d’Afrique ne vouloient point le reconnoître.
Cependant ces mêmes églises ne se séparèrent jamais de la communion du saint Siégé. Elles rejetoient seulement la décision du cinquième concile , prétendant qu’elle étoit opposée au concile de Calcédoine, et, en conséquence , elles donnoient un sens catholique à toutes les propositions qui sont dans ces trois écrits.
Mais lorsque, par la suite des temps, ces disputes eurent été entièrement éclaircies , toutes ces églises, tant de l’Orient que de l’Occident, reçu-
CON
rent le cinquième concile de Constantinople , comme œcuménique.
font . F. Cône, p L I fi . Fleury F), il.
CONSTANTINOPLE (C de) l'an 588. Grégoire d’Antioche y fut juttifiedescrimesdont on l’accusoit.
CON i.3
triarche de Jérusalem , s’éleva avec force contre cette hérésie II assembla, à cet eflct , un concile à Jérusalem , et il écrivit une lettre au* évêques des grands sièges pour leur rendre compte de sa foi. Il s'appliqua
CONSTANTINOPLE ( C. de ) à prouver l’unité depersonnecontre
l’an 6a6,( non reconnu) sons le patriarche Sergius, où les acéphales décidèrent qu’il n’yaqn’une volonté et une opération en Jésus-Christ.
CONSTANTINOPLE (C. de) l’an 63g, (non reconnu ). On y lut et on y confirma l’ecthese de l'empereur Heraclius , composée par Sergius de Constantinople. Elle reconuoissoit deux natures en Jesus- Christ, mais elle defendoit de dire qu'il y eût deux volontés on deux opérations : elle disoit que c’étoitun seul et même Jésus-Christ qui opère les choses divines et humaines, et que les unes et les autres opérations procèdent du même Verbe incarné , sans division ni confusion. Pyrrhus, successeur de Sergius , approuva l’ccthèse dans un concile tenu à la hâte, et sans les formalités ordinaires, la même année : il ordonna qu’elle seroit souscrite par les évêques, tant présents qu’absents. V.
Afrique. 64.5.
CONSTANTINOPLE ( C. de ) sixième concile GÉNÉRAL, l’an 68o, le 7 novembre , et fini le 1 6 septembre 68 1 , tenu contre l’hérésie des monothelites. Il fut convoqué par l’empereur Constantin Pogonat.
Sergius , patriarche de Constantinople , fauteur secret de l’eutychianisme, étoit l’auteur de cette hérésie : il seflattoit, par là, de faire revivre l’erreuretl unité de nature.
L’hérésie du monothclîsme ne recônnoissnît qu'une seule volonté en Jcsus-Christ. Or cette erreur détruïsQit [a perfection de son humanité , puisqu’elle la supposoit privée de volonté et d’opération , et on ne pouvoit soutenir cette erreur sans nier que Jésus- Christ fût véritablement homme. Saint Sophronc, pa-
Nestorius, et la distinction des deux natures contre Eutychès. Il y établit ensuite la doctrine de l’Eglise sur les deux opérations et les deux volontés en Jesus-Christ : car, di— soit-il , comme chaque nature conserve sa propriété , ainsi chacune opère ce qui lui est propre, puisqu’on ne connoît les natures que par les operations.
Saint Maxime , abbé du monastère de Chrysopolis près de Calcédoine , fut aussi un grand défenseur de cet article de la foi catholique , et il en recueillit la gloire du martyre.
Le pape saint Martin eut le même avantage et le même sort.
Le pape Agathon , instruit de la convocation du concile de Constantinople,y envoya des députés avec des instructions très-solides. Ce saint pape y avoit développé, d’une manière fort claire , la doctrine catholique ; il y prouvoit que , comme les trois personnes divines n’ont qu’une nature , elles n’ont aussi qu’une volonté; mais qu’y ayant en jésus-Christ deux natures , il y a aussi deux opérations et deux volontés : ce qu’il appuya de l’autorité des saintes Ecritures et des Pères de l’Eglise.
Le lieu de la séance du concile fut un salon du palais , nomme en latin Trullus, c’est-à-dire, le dôme. Il y eut dix-huit sessions. Fl. Conc Ad II. p. 85a.
1" Sess. L’empereur y fut présent, accompagnede treize de sesolficiers, et occupa la première place. A sa gauche . etoient les légats du pape et celui du patriarche de Jérusalem; à sa droite , les deux patriarches de Constantinople et d’Antioche. Les saints Evangiles étoient au milieu de
rassemblée. Il n’y eut, Hans cette première seance, qu’environ quarante evôques , les autres n’ayant nu encore y arriver. Les députes des absents tinrent le rang des sièges dont ils ctoient députes , quoique simples prêtres. I/es légats du pape parlèrent les premiers, et adressèrent la parole à l’empereur. Ils lui exposèrent que, depuis environ quarante ans, Sergius, patriarche de Constantinople, et d'autres, avoient ensciguequ'il n’y a en Jesus- Cbrist qu’une volonté et qu’une operation : que le saint Siégé avoil rejele cette erreur , et que ceux qui sont du côte de l’église de Constantinople dévoient dire d’où venoit celte nouveauté. On lut les actes du concile d’Kphèse. Àd. I. p. (iig- 11' Sess. 10 novembre. Ou lut le concile de Calcédoine , et l’on vint à l’endroit de la lettre de saint Leon à Flavien, où il dit : ** Chaque » nature fait ce qui lui est propre » avec la participation de l’autre. Le >• Verbe opéré ce qui convient au » Verbe, et la chaircc qui convient à » la chair : » à quoi Macaire d'Antioche, et ceux de son parti, uc purent répondre rien de solide.
III* Sets. i3 novembre. On lut la
Jireface du cinquième concile , et es légats se plaignirent qu'on avoit falsifie l’endroit où l'on fait (lire au pape Vigile , uticopératiou eu Jésus- Christ. On lut la définition de foi tout entière, et on n’y trouva rien touchant une operation. L’empereur ordonna que Macaire et ses adhérents pronveroient leur doctrine par des passages des Peres, suivant leur promesse.
IV* Sess. i5 novembre. On lut les deux lettres du pape Agathon et de son concile. On vérifia qurlques écrits qui avoient été falsifiés, et particulièrement le cinouieme concile , dont les monothelites avoient corrompu plusieurs endroits.
V* Sess. Macaire d’Antioche produisit des passages des Pères, par
CON
lesquels il prétendoit prouver que Jesus-Cbrist n’a qu’une volonté, qui est celle du l’erc et du Saint- Esprit.
V|* Sess. Us légats représentèrent à l'empereur que Macaire avoit corrompu ces passages, et demandèrent qu’on apportât les livres originaux d'où ctoient tirés les passages produits.
VII* Sess. On lut le recueil des passages des Peres , produits par les légats du pape.
Vlll* Seu. 7 mars. Le patriarche George déclara qu'il avoit examine les passages produits par les légats, cl qu'il les avoit trouves conformes aux livres des Pères. Alors les evôques de la dépendance de Constantinople déclarèrent qu'ils recevoicnt les deux lettres du pape Agathon, et qu'ils confrssoienl deux volontés et deux operations. On voulut obliger Macaire de confesser la môme vérité , ce qu’il refusa. On le convainquit d’avoir tronqué les passages des Peres, qu'il avoit produits. Sur quoi le concile s'écria : Anathème au nouveau Dioscore , et on le dépouilla de son pallium.
IX* Sets. Macaire n'y assista pas ni aux suivantes, jusqu’à la quatorzième. On continua l'examen des passages qu’il avoit produits,; et, après cet examen , le couciie dit a Etienne , moine et disciple de Macaire: « Tant s'en faut que vous »et Macaire, voire maître, ayez >> prouve l’unique volonté de Jesus- » Christ : au contraire nous avons » trouvé que saint Athanase en- •> seiguc clairement deux volontés, » quoique vous ayez tronque les » passages à votre ordinaire. Ainsi , » comme convaincus d’avoir cor- » rompu la doctrine des Peres, nous n vous déclarons déchus de toute » dignité et fonction sacerdotale. »
X' Ams. On apporta, par l'ordre de l'empereur, le recueil des passages des Pères , produits par les Romains, qui prouvoient deux volonté»
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et deux operations en . ésus-Christ.
11 y en avoit trente-neuf tirés de treize Pères. Ensuite on vérifia, dans le même recueil , les passages des hérétiques, qui ne rcconnousent qu’une volonté et qu’une operation en Jésus- Christ.
XI* Sess. On lut la lettre de saint Sophrone, patriarche de Jérusalem, à Sergius de Constantinople, et quelques écrits de Macairc et de son disciple , qui etoient conformes à ceux des herctiques.
XII* Sess. Les quatre magistrats, linmmés par l’empereur pour y assister en son nom , s’y trouvèrent.
Il y avoit quatre-vingts evêques, car le nombre croissoit à chaque session.
On lut la lettre de Sergius au pape Houorius, et la réponse de ce pape.
On envoya à Macaire les notaires pour lui faire reconnoître ses écrits, u’il confessa être a lui. Les évêçjues cmanderent qu'il fût banni de Constantinople avec ses sectateurs.
XIII* Sess. Le concile prononça son jugement , qui est conçu en ces termes : « Ayant examiné les lettres » de Sergius de Constantinople à » Cyrus, et les réponsesd'llonorius «• à Sergius, et les trouvant éloignées » de la doctrine des apôtres et des » sentiments de tous les Pères, en >• rejetant leurs dogmes impies , » nous croyons que leurs noms doi- » vent être bannis de l’Eglise. Nous » les déclarons frappés d’anathème » avec eux. Nous croyons devoir » anathématiser Ilonorius, jadis » pape de l’ancienne Rome, pareeque » nous avons trouvé, dans sa lettre » de Sergius, qu’il suit en tout son » erreur, et autorise sa doctrine » impie. »
XIV* Sess. Le 5 avril. On procéda H l’examen de la falsification du cinquièmeconcile, qu’on avoit déjà reconnue dans la troisième session ; et les évêques, après avoir examiné les deux volumes en parchemin et le rôle en papier qui étoit l'original de la septième session , reconnurent
CON i iS
qu'on y avoit ajouté le prétendu discours de IMennas à Vigile, et ceux de Vigile à Justinien. Tout le concile dit anathème à ceux qui avoientïalsifie les actes du cinquième concile, et à tous ceux qui enseignent une seule volonté et une seule opération en Jesus-Ghrist.
XV' Sess. Le 2(1 avril. O11 obligea Polychrone, prêtre et moine, accusé de soutenir les erreurs de Macaire, d’expliquer sa créance. 11 déclara qu’il ne croyoit qu’une volonté et qu’une opération theandriqne : on le déposa de tout rang et fonction sacerdotale, comme hérétique manifeste et imposteur , avant ose tenter le Saint-Esprit : car il avoit dit qu’il ressusciteroitun mort, en confirmation de sa doctrine; et le mort ayant été apporté , il demeura dans le même état, après que Polychrone lui eut parlé à l’oreille autant de temps qu’il voulut.
XVI” Sess. Le g août. On écouta la coufession de foi de Constantin , prêtre de l'église d’Apamée en Syrie; et on trouva qu’il soutenoit la doctrine de Macaire sur l’unité de volonté en Jésus-Christ; et comme il persista, on le chassa du concile.
X Vil* Sess. O11 y convint de nouveau de la définition de foi.
XVI II« Sess. L’empereur y assista en personne; il s’y trouva plus de cent soixante évêques : on y lut la définition de foi, conçue ainsi : Le concile déclaré qu’il adhère aux cinq conciles précédents; il rapporte les symboles de Nicée et de Constantinople; il condamne les auteurs de l’erreur, et nommément, Théodore de Pharan , Sergius Pyrrhus, Paul et Pierre de Constantinople , le pape Ilonorius , Cyrus d’Alexandrie, Macaire d’Antioche, et Etienne son disciple ; il approuve les lettres du pape Agathon ; il explique le mystère de l’Incarnation, et déride qu’il y a en Jésus-Christ deux volontés et deux- opérations naturelles, et défend d’enseigner autre ‘ 8.
16 CON
chose sous peine de déposition pour les clercsel d'anathcme pour les laïques. Un réitéra les anathèmes centre les heretiques, sans excepter le pape llonorius. Ensuite les légats et les Ceut soixante-cinq évoqués donnèrent leurs souscriptions. Le concile confirma la définition de foi, par plusieurs acclamations.
CONSTANTINOPLE (C. de) dit in Trvllo. L'an 693. On l'appelle aussi (Juin uslum, parce qu'il est regarde comme un supplément aux cinquième et sixième conciles , où l'ou n'avoit fait aucun canon pour les mœurs. Il se tint comme le sixième dans le dôme du palais, dont le nom lui est demeure. Les Orientaux jugèrent donc à propos de faire en celui-ci un corps de discipline ui servit à toute l'Eglise , et on le ivisa en cent deux canons. On y protesta , i.° de conserver la foi des apôtres et des six conciles generaux, et on condamna les erreurs et les pcrsonnesqu'ilsavoient condamnées, a." On déclara les canons que l'on pretrndoit suivre, savoir : les quatre- vingt- rinq attribues aux apôtres, ceux de Niter , d’Antyre , de Neocésaree, de Gangres, d'Antioche, de Laodicee ; ceux des conciles generaux de Constantinople, d' Ephese et de Calcédoine. Le concile approuva encore les epîtres canoniques de saint .Denise! de saint Pierre d’Alexandrie, de Saint Grégoire Thaumaturge, de saint Athanase, de saint Basile, de saint Grégoire de Nysse, de saint Grégoire de Naxianze , de saint Amphiloque, de Théophile et de saint Cyrille.
3. “On j fit ces canons fameux qui ont servi depuis aux Grecs et à tous les chrétiens de l'Orient de règle universelle , touchant ia continence des clercs, et qui sont en vigueur dans l'Eglise grecaue depuis plus de mille ans. Selon la disposition de ces canons , t.“ il n’est point permis aux clercs , qui sont dans les ordres sacres, de se marier après leur
CON
ordination a.° Les évêques doivent garder la continence pafaite , soit qu'ils aient etc auparavant maries ou non. 3.* Les prêtres, les diacres et les sons-diacres, déjà maries, peuvent garder leurs femmes et habiter avec elles, excepte les jours qu'ils doiveut approcher des saints mystères: en sorte que si quelqu’un, comme il est explique dans le i3'canon, est juge digne d’être ordonne' sous-diacre, diacre ou prêtre, il n’en sera pasexelus pour être engagé dans un mariage légitimé ; et dans le temps de son ordination , on ne lui fera point promettre de s'abstenir de la compagnie de sa femme, pour ne pas deshonorer le mariage que Dieu a institue et béni par sa presence.
L’empereur Justinien souscrivit a ces canons le premier , et avec du cinabre, ce qui etoit un privilège de sa dignité. On laissa vacante la placcdu pape (Sergius 111.) Les quatre patriarches souscrivirent ensuite et tous les autres évêques, au nombre de deux ceut onze. Mais le pape, à qui l'emptfreur envoya un exemplaire de ce concile, refusa absolument de le souscrire, étant persuadé qu'il etoit nul. Entre ces cent deux canons , il y en a de fort bons que les papesout approuves, et d’autres mauvais qu’il ont condamnés.
En effet, on a reproche aux Grecs, avec un juste fundemeut, de ce que dans ce concile ils avoient ose vouloir régler seuls la discipline de toute l'Eglise, et ordonner à l’Eglise romaine de changer ses usages; ils croient user de condescendance en permettant aux prêtres latins de ne pas demeurer avec leurs femmes.
Nous leur donnons , disent-ils, cette
ficnuission à cause de la foiblesse de eur courage et de la légèreté des mœurs étrangères : comme si c’etoit une imperfection de tendre à la continence parfaite. T. V. Conc. p. 1 1 3 4- CONSTANTINOPLE (C. de) l'an 714, ( non reconnu); tenu par les mouuthelitcs contre le sixième
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roncile general sous l’empereur Philippique-
CONSTANTINOPLE (C. de) la même année , tenu contre les monothelites , en faveur du sixième concile général , sous l’empereur Anastase.
CONSTANTINOPLE (C. de) l’an 73o, le 7 janvier, (non reconnu) tenu par l’empereur Leon , où il fit un decret contre les images, et voulut engager saint Germain de Constantinople à le souscrire, mais ce saint ayant refusé fut chassé de son siège avec outrage.
CONSTANTINOPLE (C. de) on du palais d' H iérie , sur la cote d’Asie , vis-à-vis de Constantinople, l’an 754 depuis le 10 février jusqu'au 8 août, sous l’empereur Constantin Copronyme , (non reconnu) et tenu par trois cent trente-huit évêques iconoclastes , à la tête desquclsétoit Grégoire de Néocésarée :
il n’y avoit aucun patriarche, ni personne de la part des grands sièges de l\ome , d’Alexandrie , d’Antioche , ou de Jérusalem. Ils firent un long decret, rempli de plusieurs faux raisonnements contre l’honneur que l’on rend aux images, et de
Îlusieurs passages de l’Ecrit ure et des 'cres mal appliqués : ils en conclurent, que l’on devoit rejeter de l’Eglise toute image peinte de quelque maniéré que ce fut; et défendirent à toute personne d’en faire aucune à l’avenir, de l’exposer dans une église ou dans une maison particulière, sous peine aux évêques, aux prêtres et aux diacres, de déposition ; aux moines et aux laïques, d’anathème, sans préjudice des peines portées par les lois impériales. Ils félicitèrent l’empereur d'avoir aboli l’idolâtrie, etanathematisèrent saint Germain de Constantinople qui avoit été obligé de sortir de celte ville , George de Chypre , et Jean Damascene qui delendoit avec force la doctrine calh lique par ses écrits. Ils ajoutèrent à ce décret
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plusieurs articles en forme de canons avec anathème. Ceux qui regardent la Trinité el l'Incarnation , sont catholiques. Tom. VII. Cône.
CONSTANTINOPLE (C. de) l’an 789, commencé le 2 août, et, dissous par la violence des iconoclastes , assistes de soldats. Les catholiques furent obligés de se retirer , quoiqu'ils fussent protégés par I empereur Constantin , et par l’imperatrice Irène.
CONSTANTINOPLE (C. de)
l’an 806, (non reconnu). Le patriarche Nicéphore, avec environ quinzeévêq ues, y rétablit parcondescendancele prêtre Joseph qui avoit etc déposé par Taraise eu 797.
Saint Théodore Stndite s'opposa au decret de ce concile, et se sépara en conséquence de la communion du patriarche. Tom VII. Conc.p.
(non reconnu) l’an 80g. Un grand nombre d’évêques y déclarèrent que leniariage de Constantin avecTheodore, tille de la chambre de l'impératrice Marie qu’il avoit répudiée, etoit valide par dispense , et l’on excommunia saint Platon, saint Théodotc Stndite , et son frère Joseph , qui regardoient ce mariage comme un adultère, et qui refusoient de communiquer avec le prêtre Joseph pour l’avoir fait. La persécution contre les moines de Stude, célébré monastère de Constantinople, fut très-grande à l’occasion de ce mariage. Ibid.
CONSTANTINOPLE (C. de) (non reconnu) l'an 8i5. Ce fut un grand concile des iconoclastes sous I empereur Léon. Les abbés de Constantinople s’excusèrent d’y aller : i.° Sur ce que les canons leur defendoient de faire aucun acte ecclesiastique touchant les questions de foi , sans le consentement de l’évêque : c’étoit alors le patriarche Nicéphore. 2.° Sur cequ’ussavoient
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que cette convocation ne tendoit u’à renverser le second concile e Nicee. Les moines, qui vinrent à ce concile exposer ces raisons, furent chasses : on maltraita les évêques catholiques qui ne voulurent pas changer de sentiment : on y dressa une prétendue définition de foi ; en conséquence de ce concile, toutes les peintures des enlises furent effacées partout avec de la chaux, les vases sacres brisés, les ornements déchirés , et la persécution fut grande contre les catholiques. VUa l\icrph. n. 73.
CONSTANTINOPLE (C. de) l’an 8^*, sous l’empereur Michel, et sous l'impératrice Tbéodora sa rncre. Ce concile fut très-nombreux.
On y confirma le second de Nicee.
On y anathematisa les ehnemis des saintes images. On déposa Jean l’Economante de Constantinople et on mit à sa place Méthodius, qui avoit tant souffert pour les saintes images sous Michel-le-Bèguc et sous Théophile : et les images furent rétablies solennellement. Ce fut le second dimanche de carême, jour auquel les Grecs font encore la fête de l’orthodoxie, en mémoire de ce qui sc passa ce dimanche. Or. in. S.
iSicrph. Doll. Tom. / ! 1. p. 3ao.
CONSTANTINOPLE (C. de) l'an 858, tenu par les évêques de la province de Constantinople, i.° à l'occasion de ce que saint Ignace avoit été chassé de la ville le a3 novembre 857, Par Ie césar Lardas, oncle du jeune empereur Michel, à qui il avoit refusé très-justement lacommun ion , après lui avoi r don né des avis charitables sur le scandale quecausoit sa viedéréglce. a.® Parce que Photiusavoitété ordonne à sa place le a5 décembre suivant. Ilsdéclarerent Photius déposé , avec anathème, tant contre lui que contre quiconque le reconnoîtroit pour patriarche. Il est bon de remarquer que Photiusetoit un des plus savants hommes de son siècle mais l’hom-
me le plus dévoré d’ambition , et l’esprit le plus fourbe , le plus artificieux,et le plus hypocrite qui fût jamais.
CONSTANTINOPLE ( C. de ) la même année ( non reconnu ).
Photius, quarante jours après son ordination , y prononça une sentence de déposition et d’anathème contre saint Ignace , absent et exilé dans l îlc de Tercbinthe. Il déposa ensuite les évêquesattachésàce saint cl les fit mettre en prison. Bien plus, ayant voulu inutilement obliger ce saint patriarche à donner sa démission , sur son refus , il le fit mettre dans une étroite prison , où il souffrit les plus indignes traitements.
CONSTANTINOPLE (C- de) l’an 86 1 , ( non reconnu ) convoqué par Photius. Il s’y trouva trois cent dix-huit evêques, en comptant les légats du pape. On avoit déjà fort intimidé ceux-ci : on les avoit tenus enfermes trois mois , en sorte qu’apres huit mois de résistance, et crainte d’être persécutes plus violemment, ils avoient succombé et s'étoient rendus aux injustes volonlesile Photius touchant la déposition de saint Ignace. L’empereur Michel assista à ce concile avec tous les magistrats et un peuple nombreux : ce prince avoit surpris le pape Nicolas, pour la tenue de ce prétendu concile par des lettres artificieuses et des présents : ce qui lui fut d’autant plus facile, que le pape ignorait toutesles violences qui s'eloient commises à Constantinople à l’égard de saint Ignace et de ses défenseurs. 11 avoit fait appeler à ce concile cc saint patriarche, qui etoit alors en exil à Mitvlène, dans file de Lesbos. On l'obligea de comparaître en habit de simple moine. . L’empereur le chargea d’injures. On le pressa de donner sa démission ; mais on ne put l'obtenir et on le renvoya.
On le cita aux autres sessions; il répondit qu’il n'irait point, parce qu’on nefaisoit rien selon les réglés
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Quelques jours après on le mena par forte au concile On produisit contre lui soixante et douze témoins qu'on avoit gagnés, et qui jurèrent qis’lgnace avoit etè ordonné, sans avirun decret d" élection. Ensuite on prononça contre lui une sentence de déposition : on lui ôta le Pallium et les habits sacrés, en disant qu’il rtoit indigne du sacerdoce. Après on le renferma en prison, où il souffrit lesjdus indignes traitements; car on le mit entre les maiusde trois hommes cruels, qui pendant huit jours le laissèrent sans nourriture , et l’cmpêchèrentde dormirot meme de s’asseoir. Dans cet état , et lorsqu’il pouvoit à peine respirer, un de ses trois bourreaux lui prit la main de force, et luifitmarqucr unecroix sur un papier qu’il tenoit , et qu’il porta à Pbotius qui y ajouta ces mots : moi, Ignace, indigne patriarche de Constantinople, je. confesse que je suis monté sur ce siège sans décret d’élection ,et que j’ai gouverné tyranniquement. Ensuite on le délivrade sa prison . Alors Ignace, pour se dérober à la fureur de ses. persécuteurs , ayant pris un habit d’un pauvre esclave , sortit de Consentinopleetse cacha endivers endroits.
Dans les autres séances de ce laux concile , on fit pour la forme un decret en faveur des images , et dixsept canons dont la plupart regardent les moines et les monastères.
Photius écrivit au pape Nicolas une lettre remplicd’hypocrisie, afin qu’il confirmât son élection; mais ce pape ayant appris la prévarication de ses légats à Constantinople , ne voulut point confirmer l’élection de Photius non plus que la condamnation de saint Ignace, et il tint à cet effet un concile à Rome. Photius ne perdit point courage; ilgagna les bonnes grâces de l’empereur Basile , et persécuta ouvertement tous ceux qui s’étoienl séparés de sa communion ; les uns furent bannis , d’autres dépouillés de leurs dignités, d’autres
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mis en prison , d’autres fouettés et tourmentés avec la môme cruauté que sous les empereurs païens. Tom.
Vil! . Conc. p 1 266.
CONSTANTINOPLE ( C. de ) l'an 866 , ( non reconnu ) forgé et fabriqué par Photius : cet imposteur, voyant que le pape Nicolas persistoit à le séparer de sa communion , convoqua cette assemblée à qui il donna le nom de concile œcuménique, où il fit présider les empereurs Michel et Basile, et les légatsdes trois grands siegesd Orient :
il y introduisit des accusateurs qui publièrent les prétendus crimes du pape Nicolas , et les témoins qui appuyoicnt les plaintes. Enfin , il y fit prononcer une sentence de déposition contre ce pape , et d’excommunication contre ceux qui rommuniqueroient avec lui; il fit. souscrire ces prétendus actes par vingt et un évêques, en y ajoutant environ mille fausses souscriptions.
Après une action aussi hardie, il ne garda plus aucune mesure avec le pape. Pour mettre dans son parti les Orientaux, il écrivit une lettre circulaire pleine de fausseté , dans laquelle il osoit accuserouvertement d’erreur toute l’Eglise latine. Sur quoi il est bon d’observer que Photius n’a fait cette accusation aue depuis sa condamnation; car l'addition Filioque au symbole et les autres pratiques dont il fait un crime aux Latins, n’étoient pas alors nouvelles; mais dès que Basile fut seul empepeur, après la mort de Michel, il chassa Photius du siegede Constantinople, et rétablit le patriarche Ignace.
CONSTANTINOPLE ( C. de ) l’an 867. L’empereur Basile ayant rappelé saint Ignace le dimanche a3 novembre , Photius fut déposé dans ce concile tenu peu de temps après et envoyé en exil.
CONSTANTINOPLE ( C. de ) VIIIe CONCILE GÉNÉRAL l’an 869, sous le pape Adrien 11 , et l’empereur Basile, commencé le 5 octobre
1 3o CON
et fini le a8 février 870, Saint Ignare etl'empercurllasile, ayant jugé trèsnécessaire la tenue d'un concile pour remédier aux maux que Photius avoit faits, écrivirent au pape Adrien qui avoit succédé à Nicolas, pour concourir avec eux dans cette entreprise. Adrien , se prêtant avec zele à leur dessein , envoya a Constantinople trois légats charges de deux lettres. On fixa le jour de la tenue du concile.
On en fit l’ouverture le 5 octobre dans l'eglise de Sainte-Sophie.
1" Session. A la première place étoient les légats du pape Adrien, à qui l'empereur Basile avoit fait rendre de grands honneurs lors de leur entrée à Constantinople; car ce prince prit de sa main les lettres du pape et les baisa : ayant ensuite embrassé les légats, il les pria de travailler à rétablir la paix de l'Eglise. Après eux étoient Douât et Etienne évêques, et le diacre Marin; ensuite saint Ignace, patriarche de Constantinople , et les légats des patriarches d'Antioche et de Jérusalem. On fit d'abord entrer les évêques qui avoient été persécutés par Photius ; ils étoient au nombre de douze; et on leur dit qu'on les estimoit très-heureux d’avoir souffert pour la defense de l'innocence opprimée. On lut les lettres du pape à l'empereur et au patriarche : on lut les pouvoirs des légats d’Orient, et la formule de réunion que ceux du pape avoient apportée.
Il' Sess. Les évêques, les prêtres et les diacres qui avoient succombe dans la persécution de Photius , se présentèrent et témoignèrent leurs éegrets : ils exposèrent les maux qu’on leur avoit fait souffrir, disant :0n nous chargeoit de chaînes et de carcans de fer, et après plusieurs jours , on nous donnoit du foin pour nourriture : plusieurs ont été enfermés en des prisons obscures et infectes; d’autres ont été condamnés à scier des marbres, et frap-
CON
pesa coups d’e'pee. Ou fit entrer les prêtres ordonnes par Mcthodius et par Ignace , qui demandoirnt d’être reçus à pénitence , ils etoient onze.
On les rétablit dans leur rang après leur avoir imposé une satisfaction.
IIIe et IVe Sess. Apres quelques contestât ions, on fitentrerTlicopnile et Zacharie, qui dirent, qu’ils communiquoient avec Photius, et on leur fit plusieurs questions. Les légats d'Orient interrogés, dirent qu’ils 11'avoient jamais reçu Photius dans l’eglisc d’Antioche ; qu’ils ne lui avoient point envoyé des lettres île roinm 11 o ion , et qu’ils n'en avoient point reçu de lui.
V' Sess. Les légats du pape ordonnèrent qu’on fit venir Photius. Dès
?u’il comparut , ils s’écrièrent :
)uoi ! c’est lace Photius qui a trouble toute l’Eglise et qui a tâché de la renverser autant qu il a été en lui ?
Photius affecta de garder un profond silence et 11e répondit que par <|uelnues passages de l Ecriture dont I application etoit fausse et injurieuse au concile , et qui faisoient connoître l’excès de l’hypocrisie de cet imposteur. Mais comme il continua a garder le silence, les légats dirent : « Voici un homme qui a » bouché ses oreilles comme l’aspic, » et ne veut point entendre la voix » du concile. » On somma Photius de se soumettre au concile et à Ignace, pour être reçu à la communion laïque ; mais il ne fit que des réponses nui ne signifioient rien , et mêlcesdc fausses applications de l’Ecriture , et on le fit retirer.
VIe Sess. L’empereur Basile y assista , assis à la première place. On fit entrer, par son ordre , les évêques du parti de Photius , dont on réfuta les objections, et l’empereur les exhorta à renoncer au senisme.
Plusieurs de ces evêques se soumirent au concile , et obtinrent le pardon. Tom. fiii. c.p. 978 VII'Ar*i. Photius parut. On lut un monitoire.àlui et à ses partisans,
CON
pour les exhorter, sous peine d'anathème, à se soumettre au logement du concile. Photius 11c ml autre chose , sinon qu’il p avoit rien à repondre à des calomnies.
\HI< Sets. i.° On fil apporter , par l’ordre de l'empereur, toutes les promesses que Photius avoit exigées du cierge et des séculiers de tout état les actes du concile contre saint Ignace, et les livres fabriqués contre le pape Nicolas, et on les jeta dans un brasier qu’on avoit albinie au milieu de l’assemblee. 2.0 On découvrit toutesles fourberies de PI10 tius et toutes les inenees par lesquelles il avoit tâche de séparer 1 c dise d’Orient de celle d Occident.
3 o On reçut l'abjuration de plusieurs iconoclastes. On prononça un anathème contre ceux de celte secte , et on finit en répétant les anathèmes déjà prononces contre Photius.
IX' Sets. Elle fut tenue trois mois après la précédente. O11 imposa une pénitence aux (aux témoins, que FempereurMichcl avoit (ail déposer contre Ignace , à 1 instigation île photius. On interrogea ceux qui s’etoient prêtés à l'impiété commise par l’empereur Michel et ses courtisans, qui avoient tourné en ridicule les plus saintes cérémonies de la religion. O11 leur représenta 1 enormite de leur sacrilège: ils s exensèrentsur la crainte qu ils avoient de l’empereur, et sur le mal qu’il pouvoit faire à des gens comme eux qui etoient chargés de famille. L em pereur 11e se trouva point à cette neuvième session, mais on y vit, pour la première fois, le légat du patriarche d’Antioche.
Xe et derniere Sets. L empereur Basile s’y trouva avec son fils Constantin et vingt patrices , les trois ambassadeurs «le Louis, empereur d'Italie et de France, et ceux de Michel roi de Bulgarie. Les évêques ctoieut au nombre de cent. On y approuva les sept conciles généraux,
CON « =
auxquels on joignit celui-ci comme le huitième. On confirma la condamnation prononcée contre Photius,par les papes Nicolas et Adrien.
On lut vingt-sept canons qui avoient etc faits dans le concile , dont la plupart étoient contre Photius. On publia la définition de foi du concile. Cette définition contient une ample confession de foi , avec anathème contre les hérétiques , particulièrement les monothelites et les iconoclastes : les Pères du concile témoignèrent leur consentement par plusieurs acclamations.
Les trois légats du pape souscrivirent les premiers ; ensuite le patriarche Ignace ; puis Joseph, légat d’Alexandrie; Thomas, archevêque de Tyr, représentant le siégé d’Antioche vacant, et Klie, légat de Jérusalem ; ensuite l'empereur , et Constantin et Leon, ses deux fils, enfin les évêques , au nombre «le cent deux. C’etoit peu , vu la quantité d’évêques qui dependoient encore de l'empire de Constantinople.
Mais Photius avoit déposé la plupart de ceux que ses prédécesseurs avoient ordonnés, et en avoit mis d’autres à leur place, dont aucun 11e fut reconnu evêque dans ce concile : il ne se trouva que ces cent qui eussent été sacrés par les patriarches precedents.
Au reste, Anastase apporta a Rome la copie des actes de ce concile, et les présenta au pape Adrien, qui engagea ce même Anastase àjes traduire mot à mot ; et cetleversion latine est la seule que nous ayons des actes de ce concile , du moins en entier; car les actes grecs , imprimés, 11’en sont qu’un abrégé.
CONSTAN TINOPLE ( C. de ) l’an 879 ( faux V11P ) , assemble par les intrigues de Photius. Ce méchant homme avoit regagné , par scs artifices , les bonnes grâces de 1 empereur Basile , par l’ordre duquel il avoit d’abord été envoyé en exil , ou il passa huit ans ; et , par le crédit
tsj CON CON
de cet empereur, il avoit repris le que de rentrer dans le siégé de siégé de Constantinople. Alors il Constantinople, et demander pardon s'appliqua à gagner la plupart des en plein concile. Les évêques, reevêques, les uns par des présents, pondant aux questions du cardinal les autres par des menaces. Enfin il Pierre, dirent qu’il n’y avoit point vint à bout de se faire reconnoître eu de violence de la part de Pliotius, pour patriarche légitime par le pape dans sa rentrée sur le siégé de Con- Jean VIII. Pour couvrir de quelque slanlinople, et que tout s’etoit passé ombre d'équité toute cette trame avec douceur et tranquillité- End’inqiosturcs et de fourberies, il suite Photius fit sa propre apologie, convoqua le concile dont il est ici disant , entr’antres choses , qu’il question , et le rendit le plus nom- etoit monte sur le siège malgré lui , breux qu’il lui fut possible : il en et qu’il avoit répandu beaucoup d« régla toutes les ope rat ions scion ses larmes; que l’empereur lui avoit' vues, et il mit dans ses intérêts les fait des instances reitérées pour l'enlegats du pape et ceux des patriar- gager à remonter sur ce siégé, et le ches d’Orient. lls'y trouva trois cent concile dit : il est ainsi. On lut les quatre-vingts évêques. lettres des patriarches de l’Orient à
Photius y présida. Le car- l'empereur et à Photius. Celle du dinal Pierre , légat du pape, fit les patriarche d'Alexandrie donnoit de compliments de Jean VIII au con- grandes louanges a ce dernier. Celle cile , et dit que le pape vouloit tenir du patriarche de Jérusalem conte- Photius pour son frère; ensuite il noit les mêmes choses, ettendoit h lui remit lesprésents que le pape lui reconnoître Photius pourpatriarche envoyoit. Zacharie , évêque de Cal- légitimé de Constantinople. Font. cedoine , prenant la parole , fit un IX. Cône. p. i44- M. S. Baluz. Al~ eloge flatteur et outré «le Photius. Ut. p. a38.
On n’entendoit que les louanges de IIPSth. On lut la lettre du pape cet imposteur : on lui donna le titre aux évêques «lépendauts de Coud’homine divin ; on le loua sur son stanlinople , mais elle etoit altérée esprit, sa science prodigieuse, sa comme les autres sur ce qui regarmodération , sa douceur, son nu- doit Photius. On lut l’instruction milité; et tous les évêques applau- qui avoit été donnée , par le pape dirent à ces eloges. Enfin , dans les Jean , aux légats. Après la lecture acclamations , on nomma Photius de l’article qui portoit abrogation avant le pape. des conciles tenus contre Photius ,
IIe Ses s. 17 novembre. On lut la le concile dit : •< Nous avons rejeté lettre du pape à l’empereur, Ira- » et anathematisé ce prétendu conduite en grec, mais alleree danstous » cile par les effets,» (c’e'toit celui de les endroits peu favorables à Pho- l’an 86g, qui est le huitième génétius, sans que les trois légats y trou- ral; et celui-ci en tient encore ja vissent à redire : ainsi on supprima place chez tous les Grecs schismatil’ordre du pape, portant que Pho- ques, ) « en nous réunissant au patius demandât pardon. Le concile » triarche Photius. » Ensuite le con- «lit qu’il Tecevoit la lettre du pape cile et les légats se donnèrent récisur 1 union avec Photius , mais non proquoment de grandes louanges, à l’égard de la prétention du pape l\e Sets. On lut la lettre du pasur la Bulgarie. On lut la lettre «lu triarche d’Antioche à Photius, qui pape à Photius , mais avec des chan- contenoit en substance les mêmes gements notables, car on y avoit choses que les prcce«jentes. Le cotisupprimé ce que le pape disoit , que cile l’approuva et dit : * Noussa- Photius devpit le consulter avant » vions t)ien que les sièges d' Orient
iogle
CON
» aboient toujours reconnu Pho- » tius. » On convint des articles de réunion : ils etoient au nombre de cinq. Le premier regarde la Bulgarie , sur laquelle il ne fut rien règle. Le second , l'ordination des laïques.
Letroisièmedefendqitde tirer d’une autre église le patriarche de Constantinople. Le quatrième, portoit la condamnation des conciles tenus contre Photius, sur quoi ils convinrent tous.
V * Sets. On y décida qu’on tiendroit pour septième concile œcuménique le second de Nicée, tenu sous le pape Adrien et le patriarche Taraise. On fit quelques canons et on procéda aux souscriptions. Les légats souscrivirent lespremiers : ils déclarèrent qu’ils recevoient Photius comme patriarche légitime ; qu'ils rejetoient le concile assemblé contre lui à Constantinople ; et que si quelques schismatiques s’éloignoient encore de Photius , leur pasteur, ils seroient excommuniés jusqu’à ce qu'ils revinssent à la communion.
VIe Sets. L’empereur Basile y fut présent. On proposa de choisir pour profession de foi celle du concile de Nicée. Ce fut afin de condamner l'addition Filioqut , sous prétexte d’autoriser le concile de Nicée.
A la fin des actes donnes par M.
Fleury , on y voit une lettre du pape Jean , où il fait entendre clairement que l'Eglise romaine n’avoit point encore ajouté Fiüoque au symbole : il range avec Judas ceux qui ont osé le faire : mais, ajoute-t-il, on nedoit contraindre personne à la quitter.
Ma'is tout cela pourroit être bien faux , ayant été dressé sous les yeux de Photius et peut-être par Photius lui-mêine, à qui l’imposture et le mensonge ne coutoicnt rien, f orez.
le concile de Rome de l’an 879.
L’empereur souscrivit au concile, sur la proposition qu’en fit Photius, qui fut agréée des légats.
VII* et dernicre Sut. On relut la
CON ia3
confession de foi en faveur de ceux qui n’avoient pas assisté à la session précédente.
Au reste l’iniquité ne triompha pas jusqu’à la fin. Apres la mortdel'empereur Basile en 886, l’empereur j,eon VI , surnommé le philosophe, qui étoit parfaitement bien instruit, fit chasser Photius du siège de Constantinople, et l’envoya en exil au monastère des arméniens, où ce fameux pertu rbateu r de l’Egl ise mourut quelque temps après.
CONSTANTINOPLE ( C. de) l'an 1 14.0 , On y condamna les écrits de Constantin Chrysomale mort auparavant, comme étant remplis, non-seulement de nouveautés et d’extravagances , mais d’hérésies manifestes , et principalement de celles des enthousiastes et des bogomiles.
CONSTANTINOPLE ( C. de ) l’an ii43, le vingt août , tenu par le patriarche Manuel Oxite , dans le palais Thomaïte, contre deux prétendus évêques, dont lesordinations faites par le seul métropolitain, furent déclarées nulles : on les condamna encore comme étant de la secte des bogomiles. Léo Allai. Const I. 11. c. 12. n. 671.
CONSTANTINOPLE ( C. de ) la même année premier octobre.
Le moine Nyphon y fut condamné à être renfermé dansun monastère, en attendant une plus ample information de ce qui le regardoit. Id. p.
l’an 1144, le 22 février. Nyphon y futcondamné pouravoirditentre autres choses : anathème au Dieu des Ilebreux. On le renferma ensuite, et il demeura dans sa retraite forcée pendant tout le patriarcat de Michel Oxite. Id. p. 681.
CONSTANTINOPLE (C. de) l’an 1 1 47 > par l’empereur Manuel.
On y déposa le patriarche Cosme, qui avoit mis en liberté Nyphon et qui soutenoit ses opinions, p. 683. .
>gle
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C ON ST AÏS Tl N O P LF. ( C. de) l’an 1166, par l’ordre du même empercur,ct compose de cinquantesix evêques. Ce fut à l'occasion de l’erreur de Démétrius, natif de Lampe, bourgade d’Asie, qui accusoit les Allemands d’erreur dans la foi , etdéclamoit contre ceux qui disoient que le Fils de Dieu est tout ensemble égalé à son Pore, et moindre que lui ; rc qu’on doit entendre comme homme , selon cette parole de Jésus-Christ, le Père est plus grand que moi. Ce concile fil neuf canons, dont le premier dit anathème à ceux qui ne prennent pas bien les paroles des saints docteurs de l'Eglise, et qui détournent à de fausses interprétations ce qu’ils ont nettement explique par la grâce du Saint-Esprit. Il s'assoit particulièrement du sens qu’on doit donner à ces paroles du Sauveur dont on vient de parler, et que les canons suivants expliquent comme les Peres les ont expliquées , et comme l’Eglise les explique encore aujourd’hui. À Hat. Censi./. 11. c. 13. n. 4- CONSTANTINOPLE ( C. de ) la même année, le 1 1 avril, par Luc de Constantinople et trente métropolitains. Ony condamna l’abus qui toleroit le mariage du sixième au septième degré; pourvu qu’on n’eût point demandé la permission de le contracter.
CONSTANTINOPLE ( C. de ) l’an 1275, 26 mai. Jean Y'eccus,' auteur de la réunion avec les Latins, de concert avec l'empereur Michel Paleologue, y fut élu patriarche de Constantinople, et ordonné le dimanche suivant jour de la Pentecôte.
, CONSTANTINOPLE ( C. de ) l'an 1277, Cire. , comme on le voit par la lettre du patriarche Jean Yeccus an pape Jean XXI. 11 y fait une profession de foi très-catnolique , en rcconnoissant les sept sa- .
crements, et le reste de ce que croit l’Eglise romaine. On y excoin-
CON
munia ceux qui restoient dans le
schisme.
CONSTANTINOPLE (C. de)
l’an 1280, le 3 mai, par le patriarche \eccus. Huit métropolitains et huit archevêques y assistèrent. On y parla d’un passage de saint Grégoire de Nysse, conçu en ces termes ; On dit que le Suint- Esprit est du Père , el on témoigne qu'il est du Fils, et d’où on avoit retranché malicieusement une syllabe (du) qui étant ôtee changeait le sens de ce passage si favorable à la réunion de l’Eglise. Ce qui fit dire au patriarche : La moindre altération dans les écrits des Pères porte un préjudice notable à l’Eglise; el c’est à nous, qui leur avons succédé dans la conduite du troupeau , à conserver inviolable— ment la tradition qu’il nous ont laissée. Le zele de Yeccus pour la réunion et la justification de la doctrine des Latins irritoit de plus en plus les schismatiques contre lui; et l'empereur de son côte les mettoit au desespoir par ses soupçons et ses cruautés. Tom. 11. Conc. p.
CONSTANTINOPLE ( C. de) l’an 1283, ( non reconnu. ) Les Grecs schismatiques y condamnèrent Jean Yeccus , qu’ils regardoient comme l'auteur de la réunion avec les Latins. Ils le firent exiler peu de temps après par l’empereur Andronîc, qui leur etoit tres-ailarhé, malgré tout ce qu’il avoit fait avec son père Paléologue pour la réunion. Yeccus reparut un ou deux ans après au second concile de Notre-Danie-de-Pdaquernes, où il soutint toujours que, suivant les Peres, on pouvoit dire que le Saint-Esprit procédoit du Père par le Fils , et il mourut en exil dans cette foi.
Puvhym 7 .c. 7.
CONSTANTINOPLE ( C. de ) l’an i35i,le 27 mai, (non reconnu) composé seulement des cvêqnes de Thrace, assembles par l'ordre de l’empereur Jean Cautacuzènc, pour