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XII. C. P. 38o

CORDOUE en Espagne ( C. de)

Ï)AL uS

Cordülense, l’an 85a. Le roi Abdcrame , musulman , fit assembler les métropolitains de diverses provinces, pour chercher les moyens d’apaiser les infidèles. On y fit un decret, qui defendoit de s’offrir au martyre a l’avenir. Fl.

i CREMONE ( C. de ) Crrmontnse , l’an 1226, à la Pentecôte, par l’empereur Frédéric. On y traita de l’extirpation des hérétiques d'Italie, de l’aflaire de la Terre sainte, et de la réunion des villes de Lombardie, la plupart liguées contre l’empereur.

COU LAINES, proche la ville du Mans, ( C. de) m villâ Coloniâ l an 843.. Charles- lc-Chauve y fit un capitulaire desix articles, qui furent rappelés au concile de Meaux de l’an 845.

CUYAC en Espagne, dans le diocèse d’Oviedo, ( C. de) Ct-jacen.te, l’an io5o , composé de neuf évêques , en présence du roi de Léon, terdinand 1 , et de la reine Sanche, qui est nommée la première , parce que c’etoit proprement elle qui etoit reine de Leon. On y fit treize canons, entre lesquels d y a quelques reglements pour le temporel, car l’asscmblee etoit mixte. On y ordonna la résidence aux evêques et aux clercs : on leur défendit de porter des armes ou des habits indécents, et de loger avec des femmes. On recommande aux archidiacres et aux prêtres d'inviter à la pcnilence les adultérés , les homicides. On recommande d’observer le dimanche en commençant aux vêpres du samedi. Tom. IX. Cône, p. io63

DaLMATIE ( c. de ) l’an 1199.

Deux religieux, légats, assistés de l’archevêque de Dioclée, et de six évêques ses suffiragants , publièrent

douze canons qui tendent à retrancher les abus , et à établir en Dalmatie les usages de Rome O11 y défendit la simonie : on condamna

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les mariages des prêt res: on ori.onna dressèrent un mémoire des crreiirs l’interstice d'nn an pour le diaconat dont ils soutenoient que Pelage etoit et la prêtrise , et on défendit de le coupable, tire en partie des ouvrages conférer avant l'âge de trente ans, de Pelage même, partie de ceux de Tom. XI. Conc. p. 7. Celesle. Cette aflaire fut. portée

DANEMARCK ( C- de) ])a- devant le concile que saint Augustin nicum, l’an iafiy. On y fit quatre appelle de Palestine, etquin’est autre canons contre les violences que les nue celui de Diospolis , ville connue seigneurs faisoient aux évêques. dansl'KcrituresousIenomde Lydde. Ces canons furent confirmes par le II s’y trouva quatorze évêques, et pape Alexandre le3 octobre de celte Pelage comparut devant le concile, année- Héros et Lazare ne s’y trouvèrent

DENIS (C. de S.) San-Dio- pas, et il n’y avoit personne pour npianum, l’an 834- lepremier mars, découvrir le mauvais sens des livres L’empereur l^ouis-le- Débonnaire de Pelage : Il doit même au contraire voulut y être réconcilie a l'Eglise appuyé de Jean de Jérusalem. On par le ministère des évêques , et lut le mémoire de Héros etdel-arece voir de leur main l’epec qui lui zare,dans lequel ils avoient inséré avoit dé ôtée injustement dans une grande partie des propositions l’assemblee de Compiègne , l’année de Pelage , et , entr’autres celles-ci : precedente, et non la couronne, Lesenfants,mortssansêtrebaptisés, qu’il ne tenoit que de Dieu. F. M. ont la vie eternelle , quoiqu'ils ÏW IX. C. p- 771. n’entrent point dans le royaume

DENIS ( C. de S. ) l’an 996, des cieux : la grâce n’estpas nécestenu au sujet des dîmes qu’on vou- saire pour chaque bonne action loit ôter aux moines et aux laïques particulière : le libre arbitre suffit quilespossedoicnt,etlesrendre aux avec la loi et la doctrine : la grâce evêques. Abbon, abbé de Fleury, est donnée selon nos mérités, et elle s’y opposa fortement, et excita, dépend de la volonté de l’homme, contre les évêques, les moines de Pelage avoua qu’une partie de Saint-Denis et leurs serfs : ee qui ces propositions étoient de lui , mais causa une telle sédition, que les non dans le sens que ses accusateurs évêques furent contraints de se sau- les prenoient , prétendant les avoir ver sans avoir rien conclu. entendues d’une manière qui n’e—

DIJON ( C. de ) Diviontnse, l’an toit pas contraire à la véritable foi ; 1199 , le 6 août. Pierre de Capoue, et il se debarrassa des objections légat, assisté de quatre archevêques qu’on lui fit, ou en évitant d’en et de dix-huit evêques y traita du parler, ou affectant d’embrouiller mariage du roi Philippe Auguste les autres par une multitude de paavec la reine lngeburge. Le roi, rôles confuses et par des sophismes craignant les censures , en appela capables d’cblouir. C’est ce qu’on au pape, et le légat ne décida rien peut voir dans saint Augustin, qui dans ce concile a rapporté les paroles des évêques et

DIOSPOLIS ( C. de ) J)ios- de Pelage, suivant les actes origi- •polilanum, l’an 4«5. Héros d’Arles et naux du concile qu’011 lui avoit en- Lazare d’Aix , évêques des Gaules, voyés. Enfin, comme il 11e se trouva chassés de leurs sièges à l’occasion personne qui pût soutenir les accudestroubles excités par l’irruption salions faites contre Pelage, eUque des Barbares, ayant dénoncé Pelage ces évêques grecs ne pouvoient pas comme hérétique devant les évêques examiner ces livres qui étoient Inde la Palestine , et cette dénonciation tins, ils jugèrent des sentiments de ]C3 ayant rendus fort célèbres ils Pelage sur ce qu’il leur en disoit,

non

et le crurent sur sa parole : ainsi , étant trompes, parce qu’ils étoient hommes, ils le crurent catholique.

Après qu’il eut déclaré qu’il suivoit en toutes choses la doctrine de l’Eglise catholique , et anathcmatisé tout ce qui y etoit contraire, les Peres lcreconnurent pour être dans la communion de l'Eglise. Mais, quoique Pelage ait tire avantage de ce concile , en publiant que les quatorze évêques avoient approuvé ses sentiments , saint Augustin dit que cesevêques, qu’il appelle saints et catholiques, en absolvant la personne de Pelage , ont condamne son héresie , parce que celui qui en doit le chef l'a condamnée lui-même de peurd’être condamné; qu’onyavoit absous un homme qui nioit l’berésie , mais qu’on n’y avoit point absous l'hérésie. C’estainsique Pelage trompa les évêques, et que l’absolution qu’il avoit reçue d’eux ne le rendit que plus audacieux.

Ensuite on exposa que Celestius disoit <puc le peclic d’Adam n’avoit nui qua lui seul et non point aux autres hommes; que les enfants en naissant , sont dans le même état où etoit Adam avant sa chute , et qu’il ne vouloit point avouer que le péché d’Adam passâtdansetix : qu’outre ces deux chefs, il avoit encore été accusé devant les Peres de Carthage, de tenir qu'Adam avoit ele créé mortel , et qu’il devoil mourir, soit qu’il péchât ou non. a.0 Que la loi elevoit au royaume des cieux de même que l’Evangile ; qu'avant la venue de Jcsus-Cbrist , il y avoit eu des hommes qui n’avoient point eché; qu’il etoit faux que tous les ommes mourussent par la mort et par la prévarication d’Adam et qu’ils ressuscitassent tous par la résurrection de Jésus-Christ. Aug. Ep. 96.

p. l64- El. Geai. Pel. c. i.p.[y\[y.ld. pecc. or. c. il. /j.335. 2. a. f/421, 3.1.

DORMONTen Wcstpbalie (C.

île) Trtmoniense, l’an ioo5. Adalberon de Metz y dénonça le mariage

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