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XVIII DISCOURS

approuvés par le concile de Calcédoine 1 et ut unioersi no* hac

rect'e fecisse cognoscant , canonnm constituta posuimus que t sancta Calchednnensis synodus apud se relecta laudaoit.

Le pape Adrien1, selon le sentiment du Père Sirmond, fit présent de ce code de canons à l’empereur Charlemagne.

Quelques années après, ces conciles latins d’Afrique furent traduits en grec, et augmentèrent ainsi la collection grecque donnée au public l’an i54o, par Jean du Tillet, sous le nom de Code de t Eglise orientale; mais il 11e faut pas confondre ce dernier avec l’ancien code de l’Eglise grecque dont on vient de parler.

Collection de l’Eglise romaine jusqu’au concile de Nicée. Elle ne consistoit d’alftrd que dans la tradition des règles apostoliques. Ensuite on y joignit les canons de Nicée : on comprenoit sous le nom de Nicée les canons du concile de Sardique; tenu l'an 347. Quelques auteurs prétendent même qu’il n’y a point eu à Rome de code de canons qui ait eu force de loi , avant celui de Denis- le- Petil. Les papes Sirice cl Célestin marquent qu’il étoit composé des canons et des décrets du saint Siège. On en a depuis ajouté d'autres ; et c’est ainsi qu’il a été augmenté.

Code ancien de l'Eglise gallicane. Il contenoit les conciles particuliers de cette église. Elle s'en est toujours servie jusqu’au temps de Charlemagne.

Code du pape Adrien. C’est le même qu'il présenta à l’empereur Charlemagne sur la fin du huitième siècle. Cette collection est composée des canons grecs et latins des conciles de Rome et des décrets des papes. Elle a passé pour un code de canons, tant en France qu’à Rome. Cette collection est peu différente de celle de Denis-le-Petit. On la trouve dans plusieurs bibliothèques.

Code des canons de l'Eglise universelle. C’est une collection grecque, sous le titre de Codex canonum Ecc.lesiœ unioersœ , faite peu après le concile de Calcédoine, et attribuée à Etienne évêque d’Ephèse. Justel le Père en a donné une édition en 1610. Elle contient les canons des conciles de Nicée, d’Ancyre, de Néocésarée, de Gangres , d’Antioche, de Laodicée, du 1" de Constantinople, d'Ephèse et de Calcédoine. Car ces neuf conciles grecs composent le droit canonique ancien des Eglises orientales. Nous en avons parlé ci-dessus.

Collection de l’église de Paris Elle contient entr’autres choses la préface d’Isidore, les canons attribués aux apôtres , au nombre de quarante-huit dans le texte de la version de Denis-le-Petit \ les

1 C. T. V. p. 556. — * IITom. des conciles de France, p. 117.

PRÉLIMINAIRE. nx

dix-neuf canons de Nicée, les vingt-quatre d’Ancyre, les quatorze de Néocésarée, les vingt de Gangres , les vingt-cinq d'Antioche, les cinquante-huit de Laodicée, les trois de Constantinople, et les vingt-sept de Calcédoine.

Le décret de Gratien. Ce grand ouvrage mérite qu’on en donne ici une légère idée. Il est composé des textes de l’Ecriture, des réglements des conciles, des rescrits des anciens papes et des autorités des saints Pères. Il est divisé en trois parties. La première s’appelle des distinctions , et contient cent une distinctions. La deuxième, que l’on nomme des causes, est composée de trente-six causes dont la trente-troisième a six distinctions qui traitent de la pénitence. La troisième contient cinq distinctions , qui sont appelées de Consecra/ione, parce que celle partie commence par la consécration des églises. La première partie traite des premiers principes du droit divin et humain , dans les vingt premières distinctions : le reste traite des ordinations et des ministres de l'Eglise, des supérieurs et des inférieurs. La deuxième traite des jugements ecclésiastiques, tant civils que criminels , tant au for intérieur qu'au for extérieur. Il y est parlé amplement du mariage et de la pénitence. La troisième traite des autres sacrements , savoir, du baptême , de la confirmation, de l’eucharistie, mais non de l’extrêmeonction , et elle commence par la consécration des églises et des autels.

Dans les premières éditions , le texte de Gratien éloit tel qu’il l’avoil dressé lui-même, c’est-à-dire plein de citations fausses et infidèles : car il avoil cité les fausses décrétales des papes, et des ouvrages supposés, et il s’est souvent trompé en citant un auteur ou un concile pour un autre. Les papes Pie IV et Pie V firent travailler à la correction de cet ouvrage, du moins des principales fautes. Ce travail fut achevé sous Grégoire XIII , et l’ouvrage fut approuvé parce pape, etimprimé par son ordre en i58o : ensuite à Paris en i585, et à Lyon en jSgi. Il est vrai de dire que cet ouvrage, à plusieurs défauts d'exactitude près , est d'une grande utilité, soit pour la variété des matières, soit pour l’ordre et la méthode qui y sont gardés, soit pour la commodité qu’il y a de voir d’un seul coup d’œil et en forme de lieux communs , ce qu’il y a de plus curieux dans l’ancienne discipline ecclésiastique, réduit sous certains chefs principaux. Il n’en est pas tout-à-fait de même des décrétales de Grégoire IX ni du Sexte ; d’ailleurs ils n’ont pas le même rapport à la science des conciles.

Nouvelles collections des conciles. Codex Canonum velus Eccl*~

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