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timement déposés Sozom. I. 6. cap.
LANCICIE ( C. de ) Lanciciense , l’an 1280, )e6 janvier. L'archevêque de Gncsne, avec quatre evêq ues, excommunia Henri IV , duc de Silésie, pour s'être saisi de tous lesbiens de l’evêque de Breslaw, et de toutes les dîmes du cierge. D. M.
LANDAFF en Angleterre ( C.
de ) l'an g45. Le roi ÎSongui restitua à l’evêque Pâtre , tout ce qu’il avoit enleve à son église de LandaiT, et lui accorda une de ses terres , id.
LANDAFF (C. de ) l’an 955, tenu ati su jet d’un diacre, mis à mort au pied de l’autel, où il s'etoit réfugié , après avoir égorgé un paysan , qui i'avoit blessé.
LANDAFF (C. de) Fan 988. Un roi, qui avoit tué son frère y fut mis en pcnitence et excommunié jusqu’à ce qu’il eut expié son crime.
LANGEAIS en Anjou. ( C. de ) Langeùtnsc , l'an 1278, sous l’archevêque de Tours. On y fit un décret de seize articles. D • il
LANGRES ( C. de) l’an 85g, 9 avril. Remi,ar"hevêquedeLyon, et Agilmar de Vienne, y présidèrent. On y fit seize canons , qui furent approuvés au concile de Savonnieres , et qui y furent insérés. Les six premiers , sont les six du concile de Valence, sur la prédestination.
Tom. Fin. C. P ■ 673.
LAODICÉE ( C. de ) Laodicenum , dans la Phrygie Pacatienne , l'an 36f» ou 31*7 , car le temps précis eu est incertain. 11 fut composé de diverses provinces du diocèse d’Asie , et il est fort célébré par ses soixante canons, qui sont respectés de toute l'antiquité. Entr’autres dispositions, le concile veut que le choix des évêques soit fait de concert avec le métropolitain et les évê-
Îjuescirconvoisins.quidoiventavoir ort long- temps éprouvé la foi et les mœurs de ceux qui sont choisis. On ne doit lire dans l’église d'autres livres oue les Ecriturescanoniquesde
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l’ancien et du nouveau Testament .
On ne doit faire en carême ni noces ni fêtes. Les pénitents, qui ont persévère dans la prière et dans les exercices qui leur ont été prescrits»
et qui ont donné des marques d’une parfaite conversion , doivent être admis à la communion, en vue de la miséricorde de Dieu, aprèsqu’oti leur aura donné quelquetemps pour faire des satisfactions proportionnées à leurs pèches , etc.
Au reste, toute |a police établie par ce concile témoigné assez qu’il a été fait dans une pleine paix, et lorsque l'Eglise etoit en etatde penser a la décoration extérieure de son service. Tilt.
LATRAN ( C. de ) à Rome an Palais de Latran, LaJcrancnsr , l’an Ü49, tenu contre l'héresie des mouothelites. Le pape saint Martin , grand défenseur du dogme catholique opposé a cetteerreur, y assistait s’y trouva environ cent quatre évêques d’Italie , de Sicile , de Sardaigne et d’Afrique. Il y eut cinq sessions : la première se tint le 5 octobre, et la derniere le 3i du même mois. Saint Martin y exposa d’abord les erreurs du inouothelisrae , introduites par Sergius de Constantinople , Cyrus, evêque d’Alexandrie, Pyrrhus et Paul, qui a voient enseigné qu’il n’y a en Jésus-Christ u’une opération de la divinité et e l'humanité.
Dans la seconde , on dénonça les accusés : on lut la requête presentee par Etienne , évêque de Dore : ou fit entrer plusieurs abbes, prêtres et moines grecs ; ils demandèrent que l'on anathématisàt le Type de Constant : car en ce Type, dirent-ils, on fait Jésus-Christ sans operation et sans volonté, c’est-à-dire sansentendement, sans âme : confirmez donc la doctrine catholique , qui enseigne deux opérations en Jcsus- Christ et deux volontés, comme deux natures.
Dans la troisième, on produisit les
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écrits des accuses , et entr’ autres le ltvrede Théodore, qui avoit été évêque de Pharan , et qui enseignoit partout une seule et même operation , dont le Verbe divin étoit la source, et dont l'humanité étoit seulement l'instrument. Le pape releva toutes ces erreurs qui rendoient l’Incarnation imaginaire , en supposant que Jésus-Christ n'avoit pas eu un corps véritablement solide comme les nôtres : il expliqua avec
Srécision le terme d'opération théanrique : ce mot , dit ce saint pape , renferme nécessairement deux operations; et saint Denys s’en est servi pour marquer leur union en une même personne- Or le propre de cette union est de faire Eumainement les actions divines , et divinement les actions, humaines.
Dans la quatrième on lut les définitions des cinq conciles généraux.
Dans la cinquième on lut les passades des Pères : on fit profession de suivre en tout leur doctrine : on démêla les subtilités des monotbelites, et l’on établit le dogme catholique avec beaucoup de lumière et de solidité.
On condamna, comme impie l’Ecthèse d’IIéraclius, qui, apres une confession de foi orthodoxe sur la Trinité et l’Incarnation , renfernioit la doctrine de l’unité d’opération et de volonté : on rejeta aussi le Type de l’empereur Constant , publié en 646, qui iinposoit silence également aux catholiques comme aux monothélites, et mettoit ainsi la vérité de niveau avec l’erreur; ce fut au sujet de cette pièce que les Pères du concile dirent ces paroles : « C’estunavantagequ’il n’yait point » de disputes sur la foi, mais c’est » un mal de confondre les dogmes » des Pères avec ceux des heréti- » ques....ll ne faut donc pas punir » indistinctement ceux qui ensei- » gnent la vérité et ceux qui ensei- « gnent l'erreur, mais punir sévè- » reinent ceux qui ne confessent pas
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» ce que les Pères ont enseigné. La » règle de l'Eglise est de ne condam.
» ner au silence que ceux qui corn.
» battent sa doctrine. »
Le concile , après avoir rapporté un grand nombre de passages des saints docteurs, donna son jugement en vingt canons , par lesquels il condamne quiconque ne confesse pas qu’il y a en Jesus-Christ deux opérations et deux volontés- Les actes de ce concile furent envoyés par le pape saint Martin à tous les évêques catholiques avec une lettre également forte et solide , et ce concile fut reçu partout avec les cinq conciles généraux.
L’empereur Constant fut fort irrité de cette décision , et il s'en vengea sur saint Martin. Ce saint pape fut encore cruellement persécuté par l'empereur Constance : il fut la victime de son zèle pour la foi ; et les maux inouTs et sans relâche qu’on lui fit souffrir lui attirèrent la couronne du martvre. 77//. Fl.
LATRAN ( C. 'de ) l’an 864. Rodoaldede Porto, légat, prévaricateur à Constantinople en 861 , et à Metz en 863 , futdéposé et excommunié. Rothadeyfut probablement rétabli : il le fut encore plus solennellement dans un nouveau concile commencé à Roms le 23 décembre , et fini au mois de janvier 865. Le pape Nicolas en écrivit une lettre à tous les évêques des Gaules, où, sur l’autorité des fausses décrétales il prétend qu’on ne peut déposer un évêque sans l’autorité du saint Siège : ce qui étoit alors très-nouveau dans l’Eglise. T. VIII. p. 789.
LATRAN (C. de) l’an no5, en carême. Pascal II y excommunia le comte de Meulan et ses complices, que l’on accusoit d’être cause que le roi d’Angleterre s’opiniâtroit a soutenir les investitures : il excommunia aussi ceux qui les avoient reçues. C’est à ce concile , ou à un autre, tenu le carême de l’anueo précédente, que le pape fit une sé-
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▼ère réprimande à Brunon de Trêves , de ce qu’il avoit reçu l’investiture de l'empereur Henri . Brumon renonça au pontificat : mais trois jours après il fut rétabli. 11 ne paroit pas que le pape ait fait aucun reprocne à Brunon de son attachement à l’empereur Henri , tout excommunié qu’il étoit, comme il n'en fit point à saint Othon pour le même sujet , lorsqu'il le sacra évêque de Bamberc, ie 17 mai 1 io3. Ces exemples , et d’autres du même temps, font voir qu’on ne laissoit pas d’être catholique et reconnu pour tel par le saint Siège, quoiqu'on n’exécutât point à la rigueur les condamnations prononcées contre Henri : en un mot , que le pouvoir du pape, sur le temporel des souverains , ne passoit nullement pour article de foi. Pour être bon catholique il falloit obéir au pape pour le spirituel , et à son roi pour le temporel, sanslui manquer de fidélité, quoique le pape en dispensât.
LATRAN ( C. de) l’an ma.
Ce fut pour prévenir le schisme dont l’Eglise étoit menacée. 11 s’y trouva environ cent évêques, plusieurs abbés, et une multitude innombrable de clercs et de laïques.
Pascal II y révoqua le privilège des investitures qu’il a voit accordé malgré lui l’ année dernièreàl’emperenr Henri , qui le tenoit prisonnier. Ce privilège, extorqué par violence, fut cassé , comme contenant qu'un évê-
Sie , élu canoniquement par le ergc et le peuple , 11c sera point sacré qu’il n’ait reçu auparavant l'investiture du toi : ce qui est , ajoute Je concile , rontre le Saint- Esprit et l’institution canonique :
le pape s’y purgea du soupçon d’hérésie dont on accusoit ceux qui aprouvoient les investitures, et il t sa profession de foi en présence de tontleconcile. T-'m. X • C p-l^l- LATRAN ( C- de ) l’an 1 1 tfi , 6 mars. Quelques auteurs ont donne à ce concile le titre d'uimcrsel :
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il s’y trouva des évêques, des abbés, des seigneurs et des députés de diverses provinces. Pascal 11 y condamna le privilège extorqué par l’empereur sous un anathème perpétuel, et tout le concile s'écria :
Ainsi soit-il. Un évêque ayant dit que ce privilège contenoit une hérésie , le pape répondit que l’Eglise de Rome n’avoit jamais eu d’hérésie, maisquec’etoitelle quiles avoit toutes brisées. L’empereur n’y fut point excommunié, mais le pape y approuva ce qnc les légats avoient faitnans leurs conciles, où l’empereur avoitété plusieurs lois excommunié.
On y renouvela la défense de donner ou recevoir l’investiture.
Le pape obligea Grossolan de quittcrl’archevêchede Milan, etle renvoya à son évêché de Savonne , ayant représenté qu’il n’y avoit que deux causes pour la translation des évêques, la nécessité ou l’utilité, et que la translation de Grossolan n’avoit tourné qu’à la perte des corps et des âmes. A la fin du concile, le pape accorda une indulgence de quarante jours a ceux qui étant en pénitence pour des péchés capitaux, visiteroient les églises des apôtres.