XV. C.P
MANS ( C. du ) Cenomanenst , (ou plutôt assemblée au) l'an 1 188, tenu pour la croisade. Le roi d’Angleterre y ordonna que chacun donnèrent, pendant cette année, la dîme de ses revenus et de ses meubles pour le secours de la Terre- Sainte.
MANTOUE (C. de) Mantuanum l’an 1067. Dans ce concile, le pape Alexandre se purgea , par serment , de la simonie dont il etoit accusé , et prouva, par de si bonnes raisons, la validité de son élection , qu’il se réconcilia les évêques de Lombardie , qui lui avoient été opposés. Au contraire , l’antipape Cadaloüs fut condamné tout d’une voix , comme simoniaque.
MARC1AC, dioc. d’Auch ( C.
de ) Marciacen.se , l’an i3a6 , 8 décembre, par Guillaume de Flavacour, archevêque d’Auch et ses suffragants. On y publia cinquante-six canons. Il y est dit, entr’autres, que les ordinaires n’admettront point aux fonctions ecclésiastiques, les clercs ou religieux des autres diocèses, sans lettres de leurs supérieurs ; défense aux laïques de troubler le cours de fa juridiction ecclésiastique : on y dit que les serments apposésaux contrats, sont de la compétence du juge d’Eglise : ondeft-nd les clameurs et les lamentations iu-
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décentes aux enterrements, et qui' troubloient les prières ecclésiastiques : ceux qui manqueront deux dimanches à venir entendre la messe à leur paroisse , seront nommément excommuniés- On déclaré que les dîmes sont dues de droit divin , et on prononce plusieurs peines contre ceux qui ne les paient pas fidèlement.
Les curés des paroisses , dont les religieux ont le patronage, seront perpétuels et non amovibles, et les religieux , titulaires des bénéfices , y résideront et seront soumis à la correction des évêques , nonobstant leurs privilèges. Un restreint les frais excessifs des visites des archidiacres , et ou leur dei'end de mener plus de cinq chevaux et de cinq valets à pied , sans chiens , ni oiseaux pour la chasse, etc. Ton. XI. C. p.
MARCIAC ( C. de) l’an i32Q, 6 décembre , par le même archevêque et cinq evêques, contre ceux
3ui avoient tué Ânesance, évêque ’Aire , deux ans auparavant : on y déclara que les douze meurtriers ont encouru les peines canoniques et particulièrement celles du concile provincial de Nogarot. Tom. XI.
Conc. p. 1788.
MAYENCE ( C- de ) l’an 8t3, 9 juin, par ordre de Charlemagne , de trente évêques et vingt-cinq abbés.
Hildebalde, archevêque de Cologne et archichapelain , y présida.
On y lut l’Evangile , les canons et divers ouvrages des Pères , entr’autres le pastoral de saint Grégoire ,
fiour trouver les moyens de rétablir a discipline de l’Eglise. Les abbés et les moines lurent la lettre de saint Benoît. Les comtes, les juges et autres laïques examinèrent les lois , et rendirent justice à ceux qui se présentoient. On y fit cinquante-cinq canons : on y déclara qu’on observeroitlesdécretsdu pape saint Léon, pour ne baptiser qu’à Pâques et à la Pentecôte. Tom. VJl. C. p. ia53u
MAY 18 1
MAYENCE ( C. de ) Moguniinum , l’an 847 > septembre; composé dedou/.e evêques et de plusieursabbes, sous Raban-Maur, principalement pour remedier auxusurpations des biens ecclésiastiques. On y fit trente-un canons. Tom. FIII. Conc.
MAYENCE (C. de) l’an 848, octobre. Dans ce concile , le moine Gothescale y présenta un écrit, où il disoit qu'il y a deux prédestinations ; et que comme Dieu , avant la création du monde, a prédestine incommutablement tous les élus à la vie éternelle par sa grâce gratuite ; de même il a prédestiné à la mort éternelle tous les méchants à cause de leursdémérites : il reprenoit Raban , de dire que les méchants ne sont pas prédestinés à la damnation, mais qu’elle est seulement prévue.
La doctrine de Gothescale fut condamnée à Mayence et on le renvoya.
Raban recommanda à Ilincmar de faire renfermer ce religieux. I) M.
MAYENCE ( C. de ) l’an 888.
Composé de trois provinces, et de trois archevêques , Mayence , Cologne, Trêves. Dans la préfacé de ce concile , les évêques attribuent les calamités publiques à leurs péchésparticulièrement, à l’interruption des conciles provinciaux, et font la description du triste état de l’Eglise : on y fit vingt-six canons, tirés la plupart des conciles précédents.
Tom. A. Conc. p. 4.01.
MAYENCE ( C. de ) l’an io23.
Concile national d’Allemagne, tenu par Aribon de Mayence , où il corrigea plusieurs désordres, mais il ne put séparer Otton , comte de Hamerstein, d’avec Irmengarde, quoique ce comte eût promis de la quitter.
MAYENCE (ou plutôt près de) appelé Geilzlcltnsc , 1 an 1028. Un homme accusé de l’assassinat du comte Sigefroi , fut purgé par l’épreuve du fer chaud.
MAYENCE (C. de) l’an 10*9
«8a M'AI
tenu par le pape Leon I.Y ; Tempe- I reur Henri-le-Noir y etoit présent. I Il y avoit environ quaranteevêques :
on y défendit la simonie et les mariages des prêtres. Tom. X. Conc.
p. io£6.
MAYENCE ( C. de )-l an iof.g.
Pierre Damien, légat, défendit au roi Henri I'r , de la part du pape, de répudier Berthe sa femme , comme il le vouloit. Ib.p.iioo.
MAYENCE ( C. de) l’an 1071,
1 5 août , fête de la Dormition de la sainte Yierge, comme portent les actes, tenu au sujet de Charles, chanoine de Magdebotirg, que le clergé de Constance ne vouloit point avoir pour évêque. Charles, apres bien descontestations remit l’anneau et le bâton pastoral entre les mains du roi, disant que. selon les décrets du pape Célestin , il ne vouloit point être évêque de ceux qui 11e \ ouloient point de lui. lbid.p. 1206.
MAY ENCE (C. de ) Tan 107S, parSigefroi, archevêque deMavcnce, assiste de l'évêque de Coire, légat du saint Siège, pour faire executer Tordre du pape qui enjoignoit à l’archevêque , sous peine de déposition, d’obliger tous les prêtres de la province de renoncer sur-le-champ à leurs femmes , ou au ministère de l’autel. Les clercs s’emportèrent tellement contre lui , qu’il se vit en danger d’être tué , et fut obligé d’abandonner cette affaire ; et de laisser au pape le soin de l’exécuter. Fl.
MAYENCE ( C. de ) Tan 1080.
( non reconnu ) tenu par les schismatiques , trois semaines après celui de Quedlimbourç, en présence de l’empereur Henri, et des légats de l’antipape Clément. On y reconnut Gnibertpour pape légitimé, et on y confirma la déposition de Grégoire VII. Ib.
MAYENCE ( C. de ) Tan n3i.
Brunon de Strasbourg, acccusé d'être intrus dans ce siège , y remit sa dignité entre les mains de Matthieu , légat du pape. pagi.
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MAYENCE ( C. de ) Tan iaa5, décembre. On y fit quatorze canons contre l'incontinence des clercs et la simonie.
MAYENCE ( C. de ) Tan ra33, contre certains hérétiques nommes stadingues. Le docteur Conrad de Marpourg, qui avoitdonnedes croix à ceux qui voulurent bien s'armer contre les hcrctiques, fut tue parces derniers au retour de cette assemblée , et sa mort occasiona un autre concile la même annee à Mayence, où ceux qui etoirnt soupçonnes d'heresie furent absous, et les meurtriers de Conrad , envoyés au pape pour obtenir l'absolution. Tom. IV.
Conc. p. 4.78.
MAYENCE ( C. de ) Tan raGt , tenu par l'archevêque decettc ville, pour satisfaire à Tordre du pape , et se disposer à résister aux Tartares.
On y fit aussi plusieurs reglements utiles pour l’augmentation du service divin , et la reformation du cierge : entr’autres, qu’un prêtre qui retieudroit publiquement chez lui sa concubine, seroit suspens de plein droit, et s’il celcbroit en cet état, seroit chassé du diocèse. Tom.