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l’empereur Albert , <!e l'archevêque de Tours et de l’évêque de Troyes , ambassadeurs du roi de France; de l’cvêque de Cuenza , ambassadeur du roi d’Espaj;ne , ou Castille ; de ceux du duc de Milan et d’autres princes d’Allemagne , dont aucun n’avoit envoyé personne au concile de Ferrare ou de Florence. Les dé-
Ï ratés du concile de Bâle ne vouurent jamais convenir de la surséance du procès contre le pape Eugène , ni du changement du lieu du concile. L’assemblée de Mayence en l reçu t les décrets, à l’exception de ceux qui étoient faits contre le pape. Ce qui n’empêcha point le concile de Bâle de les continuer et d’en faire de nouveaux jusqu’à le déposer.
MAYENCE (C. de) l’an i54g , tenu par Sebastien Hensenstein , archevêque et électeur de Mayence, avec les députés des évêques de sa province , et les principaux de son clergé. Le prélat dit dans son mandement de convocation du concile, que dans ces temps où l’iniquité triomphe , il ne veut point être accusé de paresse ni de négligence ; qu’il veut au contraire redoubler sa sollicitude pastorale pour defendre son peuple contre les ravages de l’héresie et pour former ses mœurs.
On fit dans ce concile des décrets sur la foi et sur la réformation. Les premiers contiennent quarante-sept articles.
Après l’exposition de la foi de l'Eglise touchant le mystère de la sainte Trinité, et selon les trois symboles des apôtres , de Nicée et de saint Athanase , il y est dit , que l’homme a été créé avec la justice et la grâce, mais avec la liberté, par laquelle il pouvoit faire le bien et le mal : il est parlé ensuite de la chute de l'homme et de sa justification ; on y dit que cette justification vient de la grâce de Dieu , qui est donnée avant tout mérite ; que cette justification se fait , quand l’homme reçoit du |
Saint-Esprit , avec la foi , la charité et l’espérance ; dons , qui étant permanents en lui , non-seulement le font réputer et appeler juste , mais le rendent effectivement tel : que la charité qui justifie doit être accompagnée de bonnes œuvres , dont la grâce est la source et le principe : que par cette grâce les commandements de Dieu deviennent possibles; non selon l’infirmité de la nature, qu’on a commune avec les autres hommes , mais selon la grâce de Jésus-Christ, que les justifies ont reçue.
2.” Le concile établit la doctrine des sacrements et décide contre les hérétiques , que ce ne sont pas de simples cérémonies , mais des signes efficaces de la grâce, qu’ilseonferent par l’opération divine à ceux qui les reçoivent bien disposés. Le concile traite ensuite de chaque sacrement en particulier. Sur la pénitence, il dit que parla satisfaction on ne doit pas entendre celle qui efface la coulpe du péché et délivre de la peine eternelle , ce qui vient de la seule propitiation de Jésus-Christ, mais celle à laquelle nous sommes soumis , et qui nous remet la peine temporelle, qui demeure après la rémission de la coulpe , et dont on s’acquitte parlesaumones, les jeûnes, et autres bonnes œuvres , qui tirent
fiourtant leur efficace du mérite de a passion de Jésus-Christ. A l’égard des cérémonies, il veut qu’on retienne celles qui excitent les peuples à s’occuper de Dieu r comme celles des sacrements , les églises , les autels , les images , les habits sacrés, les bannières , etc.
Il défend à ce sujetd’exposerdan* les églises des images qui inspirent plutôt la vanité que la pieté; et pour aller au-devant de toute superstition, il enjoint aux curés, que s’il se fait quelque part un concours de peuple à quelque image ou statue de saint , à qui ils verront au’ on attribue quelque sorte de divinité , ils fassent ôter l’image ou statue , et