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un corps de réglements pour là con- 1 duite uniforme «le leurs églises, et tirés des autres conciles : ils furent approuvés du pape par un bref de l'année suivante, et furent imprimés pour la première fois en 1630. Coll.
Ccnc. Tom. XI . p. 1194.
MILAN ( C. de) JUediolantnse , l'an 344- Les eusebiens étant venus dans ce concile ne voulurent jamais condamner l'opinion impie d' Arius, et sortirent tout en colere de l’assemblée. On ne sait rien davantage de ce concile. Tilt.
MILAN (C. de) l’an 346. L’empereur Constant etoit pour lors à Milan , et il y avoit fait venir saint Atbanase. Les évêques catholiques y refusèrent de souscrire la nouvelle formule que les Orientaux leur avoient envoyée , et ils déclarèrent que celle de Nicée leur snfTisoit : ils pressèrent même les députés de ces derniers de condamner la doctrine d’Arius, ce qu’ils refusèrent; et ils se retirèrentdu concile. Sozom. III.
MILAN (C. de) l'an 347- Ce concile fut nombreux , et rassemblé de cette province et de celle d’Italie.
On vouloit trou ver les moyens d’exécuter le jugement du concile de Sardique : 011 croit qu’on y obligea Pbotin , evêque de Sirmium , de rendre raison de ses heresies. Il nioit la Trinité , et disoit que Jésus- Christ etoit un pur homme qui n’existoit point avant Marie. Apres qu'il eut eu la libertede se défendre, il fut déposé dans ce concile; mais l’affection que le peuple avoit pour lui , rendit long-temps inutiles les efforts qu’on fit pourle priver deson siège. On croit aussi que c’est en ce concile qu'Ursace et Valens feignirent d’abjurer l’arianisme par un écrit signe de leur main; qu ils demandèrent pardon des fautes dont ils se sentoieut coupables, et qu'on leur accorda celte grâce : c’est l'opinion de saint Hilaire : et ils furent reunis à l'Eglise dont ils avoient été
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séparés à Sardique; mais trois ans apres , ils se dédirent de leur rétractation. llii.fr. p. a5. Pagi.ant. 345.
MILAN ( conciliabule de ) l’an 355. Ce concile mérité encore plu* le nom de brigandage, que le faux concile d’Ephese. Les eusebiens l’avoient demandé dans l'espérance de s’y rendre les maîtres : leur objet principal et auquel ils s’attachèrent, étoit de contraindre les évêque» d’y confirmer ce qu’ils avoient fait a Tjrr contre saint Athanase , et de faire rejeter ce saint de la communion de l'Eglise. Ils se flattaient par là de combattre avec plus de liberté la divinité de Jésus-Christ, comme si lui seul eût été capable de la défendre. Aussi les saints evêques qui se trouvèrent à ce concile employèrent tout leur courage et toute leur patiencepour ne le pas abandonner, persuades que de signer la condamnation d’Athanase , c'étoit trahir la foi et embrasser l'héresie arienne.
Le pape Libère avoit aussi demandé ce concile à l’empereur Constance. Mais il n'y avoit point d’apparence qu’un concile pût jamais etre libre sous un prince aussi absolu que Constance, et qui vouloit que >a volonté passât pour une loi inviolable. Comme ilsoulenoit ouvertement les ariens, il employa toute la puissance impériale pour assembler ce concile dans l’espérance d’y ruiner entièrement la vraie foi. Selon Socrate et Sozomène, il s’y trouva plus de trois cents evêques d’Occident. La maniéré d’agir des évêques eusebiens fut des plus violentes , et leur mépris pour toutes les règles de l'Eglise fut des plus marques. Ils y proposeront d’abord un edit ou lettre de l’empereur, qui contenoit tout le venin de leur bcrcsie. Lej légats du pape de leur c«>te demandèrent la condamnation de la doctrine d’Arius. Constance soutint qu’elle étoit catholique , et ajouta qu’il ne leur demandoil pas conseil
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)! vouiut même obliger saint Eusebe «le \erccil de signer la condamnation de saint Athanase; mais il rebondit qu'il falloit auparavant s’as- Mirer de la foi de plusieurs évêques,
3 ni certainement etoient coupables 'liércsie : il proposa en même temps à signer le symbole de Nicée. Denys, evêque de Milan, l'ayant pris pour le signer, Valons lui arracha par force le papier et la plume, et dit qu'on ne feroit jamais rien par cette voie. Cette contestation se cassa avec tant de bruit , que le peuple en eut connoissance , et demandoit qu’on chassât les ariens de l'Eglise.
Dans la seconde séance, les eusébiens pressèrent de nouveau saint Kusèbc de Verceil , Lucifer de Cagliari, Denys de Milan et les deux légats du pape, de signer la condamnation de saint Athanase ; mais ils leur résistèrent avec une fermeté qui leur procura la gloire d’être confesseurs de la foi ; et saint Eusebe leur dit • Vous ne voulez pas signer l’approbation de la foi , et vous préteudezque je signe la condamnation de mon frere , sans savoir s’il est coupable. Cette réprehension de leur injustice ne fit qu’irriter leur fureur et ils se hâtèrent de déposer le sain< pour le livrer aux ministres de l’empereur.
Dans la troisième , les évêques ariens, craignant l’émotion du peuple qui s’etoit déclaré contre eux , transférèrent le concile dans le palais. Constance y fit appeler les évêques catholiques , et s adressant aux trois nommes ci-dessus, il leur ordonna de condamner saint Athanase, et de communiquer avec les eusebiens: maiscesevêques lui ayant représente que ce n’etoit pas là ce que la loi et les canons de l'Eglise «irdonnoient , il répondit : Ma volonté doit passer pour un canon , c’est pourquoi, ou obeissez-moi,ou vous serez exilés. Les evêques surpris de l’entendre parler ainsi , eleverent leurs mains à Dieu, et repon-
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dirent à ce prince avec une liberté .
généreuse , que l'empire u’etoil pas a lui , mais à Dieu , qui le lui avoit donné ; et ils l’e xbort ereut à c raind re cette majesté suprême , qui pouvoit en un moment lui ôter la couronne.
Ils le menacèrent du jour du jugement , et le prièrent de 11e pas faire entrer dans l’Eglise de Dieu l’héresiedesariens. Mais Constance fermant l'oreille à ces remontrances , ne leur répondit que par des menaces, et condamna au bannissement Eusebe , Denys et Lucifer. Ce fut en cette occasion qu’Ursace et Valens excitèrent les eunuques ariens contre le diacre Hilaire , envoyé du pape Libère ; et ceux-ci l’ayant dépouillé, lui déchirèrentledos à coups de fouet, en se moquant de lui, dans le temps que ce saint ccnfesseur bénissoit Dieu , disent les historiens.
Cependant les trois évêques bannis
fiartirent pour leur exil en secouant a poussière de leurs pieds, et en devant leurs yeux à Dieu , avec la consolation de n’avoir craint ni les menaces d’un empereur, ni les épees tirées contre eux , et d'avoir conservé leur foi pure et sans tache.
Quoiqu’exiles en divers endroits, ils furent reçus partout, non comme des bannis , mais comme des défenseurs invincibles de la foi. Mais les ariens, de leur côté , voyant que les catholiques s’efforçoient d'assister les saints confesseurs et de soulager leurs peines, s’efforcèrent d’ajouter de nouveaux tourments aux travaux de leur exil. La vie de saint Eusebe porte qu’il fat conduit à Scythople, enfermé dans une cage de fer in coira, et mis dans un cachot fort étroit. On ne sauroit croire quels maux les ariens lui firent souffrir.
A l’egard des autres évêques , la plupart souscrivirent à la condamnation de saint Athanase , par surprise ou par foiblcs.se ; car on voit que l'eunuque Eusebe vint avec I violence dai>srassemhlee„ct se saisit de cent quarante-sept personnes tant
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évêques que clercs et laïques. D’un autre côté Lucifer parlant de ce concile , dit , que la plupart des évêques y furent surpris, et qu'ils ne pou voient se persuader qu e les ariens ne demandoient la condamnation de saint Athanase que pour ruiner la foi , ce qui étoit neanmoins trèsvéritable
ôprès ce concile, plusieurs évêques reparèrent leur faute ; mais ils furent tous exilés ou mis en prison pour éprouver leur patience. Car saiut Athanase nous apprend que la plupartdes évêques d’Occident souffrirent des violences et des injures étranges jusqu’àce qu’ils eussent promis de renoncer à sa communion.
On peut dire que ce conciliabule eut de terribles suites, et qu’il fut comme le signal de la persécution , à laquelle tous les défenseurs de la foi furent exposés. Lachutedu papeLibère et du célèbre Osius , évêque de Cordoue,en furentles tristes effets.
Saint Athanase, qui étoit le principal objet de la persécution, et qui, pour sauver sa vie de la cruauté des ariens , fut obligé de se tenir cache plus de six ans dansles déserts, nous en a tracé le tableau . On vit alors, selon la parole de l'Evangile, un grand nombre d’evéquestrainésdevant les ministresde l’empereur, et là on leur disoit : Ou signez, ou abandonnez vos églises- On vit ainsi renouveler les plus grands maux que l’Eglise eût jamais soufferts par la cruauté des païens : mais particulièrement à Constantinople , par la persécution de Macedone que les ariens avoient fait évêque de celte ville , après en avoir chassé Paul , qui est mis au nombre des saints. Socr. II. t. 36.
Sozcm. IV. c. g. Till. Fl. Âlhan. Sol. p. 83l. Ap. Baron, an. 355. cl in Append. Tom. II. Conc.p. 773. p. Io5o Alh. Ap. I. p 6tp. Id. ad. fol. vit. g. p. 83o
MILAN (C. de ) l’an 3go , il fut tenu selon lapluseommuneopinion, au sujet d'Ithace et de quelques
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autres évêques, qui avoient procuré auprès de l’empereur Maxime la mort des priscillianistes , ce qui les avoit rendus fort odieux. Les évê. ues des Gaules qui avoient conamné l’année precedente les ithaciens , voulurent faire confirmer leur jugement parles évêques d’Italie. Ils n’y trouvèrent pas vraisemblablement beaucoup de difficulté, puisque saint Ambroise s’etoit déjà abstenu à Trêves de la communion des ithaciens. Selon Baronius, ce même concile condamna Jovinien , nouvel hérésiarque qui s’éleva en ce temps-là contre la virginité , et dont saint Jérôme réduit la doctrine aux quatre points suivants : i.° Que les vierges , les veuves , les femmes mariées qui ont reçu le baptême , sont dans un égal degre de mérité , si leurs autres œuvres ne mettent entre elles de la différence.
a.0 Que ceux qui ont été régénérés par le baptême avec une pleine foi, ne peuvent plus être vaincus par le diable. 3.° Qu’il n’y a point de différence entre s’abstenir des viandes et en user avec action de grâces.
4-° Que tous ceux qui auront conservé leur baptême auront une même grâce dans le ciel. De c es principes suivoient ces autres erreurs, comme , que tous les péchés étoientégaux;que les jeunes etoieut superflus ; qu’il n’y avoit point dans le ciel de distinction de mérité Saint Jérôme dit encore que Jovinien étoit épicurien dans la defense qu’il prenoit des voluptés , sa doctrine la rêchant plutôt qu’elle ne la conamnoit. Les Père6 du concile de Milan, à qui le pape Si rice avoit écrit sur la doctrine de Jovinien, que le célébré saint Pammaque , sénateur romain luiavoitdeferes , condamnèrent hautement Jovinien et ses sectateurs : ils furent chassés de Milan, où ils étoient venus pour surprendre l’empereur. Bar. an.
3qo. §35. Till. Hier. in. Jotin. I. I. c. a. t'8. d.
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MILAN ( C. de ) l’an 4.5t. Convoque par saint Eu se be évêque de cette ville , et à la prière du pape saint Leon : ce fut quelque temps après le brigandage d Eplicse. Tous les suffragants d'Eusebe s’y rendirent : il s’y trouva vingt evêques,
Farmi lesquels ily en a plusieursque Eglise honore aujourd hui comme saints; tels qu’Fusebe de Milan, Crispin de Pavie, Maxime de Turin, Abonde de Corne, üptatien de Presse, Justicn de Yerceil. On y lut la lettre du pape à F’.uscbc ; les légats firent leur rapport de ce qui se passoiten Orient ; combien on y gémissoitdu faux concile d’Ephèse ; on lut la belle lettre de saint Leon à Flavien. Tout le concile reconnut qu’elle contenoit la véritable doctrine de l’Eglise sur l’Incarnation:
u'elle etoit appuvée sur la doctrine es prophètes, des évangélistes et des apôtres, et on convint d'anal hématiser tous ceux qui suivoient une doctrine contraire. Le concile écrivit une lettre au pape pour lui apprendre le résultat de rassemblée , et qu’on avoit tâché de suivre scs intentions. Cette lettre est pleine de témoignages d'estime et de respect pour saint Léon. Léo. Tom. 1.
Ep 63. p. 585. etseq.
MILAN ( C. de) l’an 68o. II nous reste une lettre synodale ou une exposition de foi de ce concile a l’empereur, où les deux volontés et les deux opérations sont encore expressément reconnues en Jesus-Chrisl J). M.
MILAN (C. de) l’an 1287,1a septembre, parOthon, archevêque de cette vilie , assiste de plusieurs évêques et des députés de tous les chapitres de la province : on y ordonna l’observation des constitutions des panes , et des lois de l’empereur Frédéric II contre les hérétiques, et l’on ajouta ueuf autres articles à ce premier : on y defend aux abbés et aux abbesses, aux religieux et aux religieuses d’aller aux
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enterrements ; à tous les ecclésiastiques d’entrer aux monastères des filles :on ordonna que le curé auroit le tiers de ce qui seroit légué au lieu de la sépulture et de l’offrande des funérailles. T. XI. C. p. i33/f.
MILAN (C.df) l'an 1291, novembre , par l’archevêque Othon Visconti et ses suffragants, pour le recouvrement de la Terre-Sainte , perdue par la prise d’Acre, le 18 mai de cette année. Jl.p. i36i.
MILAN ( Concile de Milan sous saint Charles Borromc'e. ) Premier concile provincial , l’an i565 an mois de septembre. 11 fut compose du cardinal Guiferrero , dés evêques d’Albe , de Y'igevano , de Tortone , de Cazal , de Crémone et d’autres. Saint Charles, quoiqu’alors fort jeune , y présida : il s y fit admirer par son zele et son eloqufnce : il en dirigea tous les decrets, encouragea les evêques plus anciens que lui à les observer, les exhorta à la résidence et a veiller sur leurs ouailles et. sur leurs églises.
Dans la première session , on publia les decrets du concile de Trente, et on en recommanda l’execution a tous les évêques. On y dressa plusieurs statuts et ordonnances louchant la discipline ecclésiastique et la reformation de l'Eglise ; et particulièrement sur ce qui concerne la vie , la conduite et la discipline des evêques.
Les constitutions de ce concile sont divisées en trois parties. Dans la première, on y parle contre ceux qui abusent de l'Écriture Sainte; il y a des réglés excellentes dans l’article concernant la prédication de la parole de Dieu; les autres traitent du culte des images et de la célébration des fêtes. Dans la seconde on y traite de l’administration des sacrements, de l’examen de ceux qu'on choisit pour être curés ou chanoines; de la vie sage et frugale que doivent mener les évêques et les clercs : on y entre dans un detail
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exact de tons les devoirs ecclésiastiques. Dans la troisième, de ce qui concerne l’administration des lieux de pieté, comme hôpitaux, etc. Ensuite des religieuses , du nombre que chaque monastère doit en contenir conformement aux revenus; de leur office , de leurs prières, de leurs lectures. On y fit dcfense d’avoir aucun commerce avec les juifs. On prononça des peines contre ceux qui n’observeroient par ces constitutions. Le saint cardinal finit cc concile par un discours qui lui attira l'admiration de tous les assistants. On fut surpris de voir un jeune prélat revêtu de la pourpre, elevé dans la grandeur et dans les dignités, annoncer la parole de Dieu avec tant de zele et d éloquence, et traiter delareformation. Lnbbe. Coll.
Conc. Tom. XV. p. a4(». Jlist. Eccl.
Conlin. de Fleury.
MILAN (1 Ie C- provincial de) l’an l56g , le 24 avril. L’ouverture s’en fit par un discours que fit le saint archevêque. Les actes de ce concile contiennent trois chapitres. Le premier est compose de vingt-neuf décrets sur l’administration des sacrements , sur l’obligation où sont les évêques de faire imprimer un bon catéchisme pour les enfants ; sur les parrains et marraines , qui doivent être de bonnes mœurs , et bien instruits de la religion, sur lesusuriers publics que l’on doit priver de la sépulture ecclésiastique.
On y renouvelle la défense de Pie V, faite aux médecins de visiter un ■naïade apres trois jours de maladie, s’il ne s’est pas confessé. Le second traite de la messe et desofficesdivins, il contient trente-six decrets : il y est dit que les clercs ne doivent, 'point passer d’un diocese à un autre sans permission de leur évêque : on y defend d’orner les églises de tapisseries , et de tableaux indécents ; de bâtir des maisons contiguës à l'Eglise , ni de souffrir des quêteuses qui ne sont point vêtues avec mo~,
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destie. On vent que l’évêque visite tous les trois mois son séminaire pour s’informer des progrès des clercs. Le troisième chapitre contient vingtdeux reglements touchant les biens temporels de l'Egliseet leursdroits :
il y est dit que les évêques ncdoivent pas recevoir indifféremment toute sorte de démissions , qu’ils doivent empêcher d’employer à d’autres usages les biens et les revenus qui appartiennent aux fabriques des églises. Ensuite sont trois chapitres sur les religieuses. Dans le second il est dit que l’évêque doit défendre, sous peine d’anathème, tact pour ceux qui donnent que pour ceux qui reoivent, de rien exiger, ni recevoir e celles qui doivent prendre l’habit de religion dans quelque monastère , ni aux parents ou tuteurs , de rien promettre sousquelque pretexte que ce soit, avant que lesdites filles aient prononcé leurs vœux et fait profession : et l’évêque prescrira une certainesomme que la fille donnera au monastère sous le nom d’aliment ou pension. On y defendd’introduire aucun etranger de l’un ou de l’antre sexe , pou r apprendre aux religieuses à chanter, on à toucher des orgues ; mais une religieuse déjà instruite pourra en enseigner d’autres, etc. Tom. XV. Conc. p. 338.
MILAN (llle C- provincial de) l’an 1 573, 24 avril. Saint Charles y fit faire plusieurs réglements qui avoient pour objet la sanctification des fêtes ; l’établissement des écoles de la doctrine chrétienne ; l’administration des sacrements; la célébration de l’office divin ; les devoirs des curés, des chanoines, des religieuses, et autres points de discipline. Conc. ib. p. 367. cl sec].'
MILAN (IV* C. provincial) l'an 1S76, îo mai. 11 s y trouva onze évêques avec le visiteur général apostolique. Saint Charles en fit l’ouverture par un discours sur la nécessité et l’utilité des frequents conciles pour le maintien de la
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discipline, et conformement à l'es- T dont il est parlé en détail, on y traite
prit au concile de Trente. On y fit un grand nombre de règlements; on y recommande l'observation des quatre-temps , la propreté et la decence des églises, le respect et la modestie qu’il faut y garder ; on veut que les femmes y soient séparées des hommes ; on exhorte à annoncer souvent an peuple la parole de Dieu, et à établir de bonnes écoles. Le concile parleensuite de ce quiconcerne les sacrements, et des cérémonies de chacun en particulier, des devoirs des évêques et des clercs : de leurs etud"s et de la vie édifiante qu'ils doivent mener. On traite encore de ce qui regarde les moniales, de leurs parloirs, de leurs tours, de la clôture qu'elles doivent observer , de la defense d’y laisser entrer des femmes, de la structure de l’endroit où l’on doit entendre leurs confessions; enfin on y donne des règles fort judicieuses pour l’economie de leur temporel.
MILAN ( V* C. provincial de) l’an 1579. Saint Charles en fit l’ouverture ; tous les états de la province s’y trouvèrent comme dans les préredents. Les actes de ce con cile sont divisés en trois parties.
Dans la première , on traite de ce qui regarde la prédication et la doctrine chrétienne, et de tous lessacrements en particulier.
Dans la seconde , du soin des malades dans un temps de peste; des devoirs , à cet egard , des curés , des magistrats, des religieux etdesPeres de famille , pour procurer aux malades les secours spirituels et temporels : on donne des avis sur les monastères attaqués de ce mal , et rien n'est échappe à la charité ingénieuse du saint archevêque , de ce qu’on doit faire dans ces temps de calamites. Il pouvoit parler pertinemment sur ce sujet, après la longue épreuve qu’il avoit faite de ce Heau.
Dans la troisième , après les sacrcincnU de l’ordre et du mariage
des séminaires , du devoir des examinateurs, de la vie des clercs, de la collation des bénéfices, de la résidence , de ce qui concerne les synodes, de la juridiction de l’évêque dans le for contentieux , des écoles , des confréries, etc. Quinse évêques souscrivirent aux actes de ce concile. Ib. p. 556.
MILAN (VI* C. de) l’an 1 58a, tenu par saint Charles, assiste de neuf cvôques; il en fit l’ouverture parundiscoursdans lequel il exhorta les évêques à mener une vie vraiment apostolique. Les decrets de ce concile sont renfermés dans trenteun chapitres. I.es articles les plus remarquables ont pourobjet : i.'Ce qui nuit a la conservation de la foi , comme la lecture des mauvais livres, le commerce avec les hérétiques. 2.0 Ce qui concerne l’office divin, les indulgences pour les prières de: quarante-heu res, les sacrements, la visitedes malades, les processions, les funérailles, lessynodes, l'instruction qu’on doit faire aux soldats , et les monastères des religieuses. Sur ce dernier article , le concile décide, que ceux qui n’ont pas droit d’entrer dans les monastères de filles , ne lepeuvent faire qu’avec une permission expresse de l’évêque, sous peine d’excommunication reservee au pape , et que les religieuses qui admettront quelqu'un , homme ou femme , au parloir ou au tour, pour s’entretenir et converser, seront privées de voix pendant trois ans , si l'evêque ne le leur apermis. Ibid. p.
MILEVE (C. Ae) Milti’ilanutn, en Numidie , 1 an £02. Aurelius de Carthage y présida ton yfit quelques canons, et on ordonna, que suivant l'ancienne rej;le les nouveaux évêques cederoient à leurs anciens.
l)ion. Enig. n. 85.
MILEVE ( C. de ) l’an 4jG. Ce fut un concile provincial de Numidie. Les Pères qui le composoient ,
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sachant ce qui s’etoit fait à celui de Carthage de la même année, écrivirent au pape Innocent une lettre Hans laquelle, après avoir représenté combien etoit considérable et digne de l’attention et des censures de l’Eglise nue herésie qui ôtoit la nécessité de la priere pour les adultes et du baptême pour les enfants , ils prient le pape , que si l’on ne pouvoit procurer le salut de Pelage et de Celestius, on travaillât à celui des autres, en condamnant ces hérétiques. Cette lettre porte en tête les noms de soixante-un evêques, dont les plus célèbres sont Sylvain de Zoninie, primat de la province, saint A Ijpe , saint Augustin, Sévere de Mileve, Fortunat de Cyrthe. (Saint Augustin écrivit au pape une seconde lettre. Innocent répondit aux lettres des Pcres de Carthage et de Milcve ; et après avoir loué le zèle et la vigilance pastorale des évêques d’Afrique, il établit sommairement la doctrine catholique sur la grâce, et condamne Pelage, Celestius et leurs sectateurs, les déclarant séparés de la communion de l’Eglise, à la charge de les y recevoir s’ils renonçoient à leurs erreurs, conformément au decret du concile de Carthage. Dans sa réponse à la lettre des cinq evêques, il dit qu’il a lu le livre de Pelage ; qu’il y a trouve beaucoup de propositions contre la grâce de Dieu , heaucoup de blasphèmes , rien qui lui ait plu , et presque rien qui ne lui ait déplu , et qui ne doive être rejeté de tout le monde. Ces réponses sont du 27 janvier 4i7.
On croit que le pape Innocent i 'écrivit ces lettres qu’après avoir tenu un concile sur ce sujet : les papes , dit M. de Tillemont , n’ayant point alors accoutume d’agir et d’errire sur des affaires importantes sans assembler non-seulement leur clergé, mai» encore les evêques des environ», et ceux qui se trouvi.ient à Rome Aug. F.p g- 94. Lp- 17G.
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al. 92. Û. if. Conc. Tom. IT.p. I2ga.
Garntr. Tom. J.p. iq4- *• MONTPELLIER ( C. de ) Mon*pellienst, l’an 11G2. Le pape Alexandre 111 , assisté de dix évêques , y réitéra publiquement l’excommunication contre Octavien ou l'antipape Victor et ses complices, le i4 mai , jour de l’Ascension. J), il.
MONTPELLIER ( C. de ) l’an 1 ig5 , décembre. Le docteur Michel légat du pape , avec plusieurs prélats de la province de Narbonne , y publia quelques réglements sur l’observation de la treve de Dieu , et un entr'autres en faveur de ceux qui marcheront en Espagne contre les infidèles , par lequel ils sont déchargés, eux et leurs cautions, des usures qu’ils ont promises. Parmi ces reglements , on recommande aux clercs la modestie en leurs habits, et la frugalité dans leurs tables , pour apaiser la colerede Dieu , principalement en ce temps, dit le concile , où les Sarrasins sont les maîtres de la Terre-Sainte, et ravagent l’Espagne plus cruellement qu'à l’ordinaire, A l'egard des hérétiques, c'est-à-dire des albigeois qui étoient alors répandus dans cette province, on laisse à la discrétion des évêques d’user des interdits, comme ils jugeront à propos, de peur que les interdits generaux et de longue durée ne donnent occasion à ces hérétiques de séduire les peuples lorsqu’ils demeurent long-temps sans l’exercice de la vraie religion. T. X. C. p. 179 G. Fl.
MONTPELLIER ( C. de ) l’an 121S , janvier, tenu par le légat Pierre de Bénévent. Cinq archevêques, savoir, de Narbonne, d’Auch, d’Embrun, d’Arles et d’Aix s’y trouvèrent avec vingt-huit évêques et plusieurs barons du pays. Le comte Simon de Montfort ne s’y trouva point, parce qn’i1 éloit trop odieux aux habitants de Montpellier, mais il se ren lo'l to*‘s les jours à la maison dos templiers 1 o s les murail.es i3
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«le la ville, où les evêques venoient lui parler quand il etoit besoin. Le légat fit l'ouverture du concile dans l’Eglise de Notre-Dame des Tables.
On y délibéra sur le choix de celui à qui devoit Être donnée la ville de Toulouse , et les autres plares conquises par les croisés; et il futdccide qu'elles seroient données au comte «eMontfort; mais le légat jugea a propos d’envoyer à Romepour faire agréer la chose au pape Ce concile Ct quarante-six canons : ils roulent en partie sur les habits immodestes de quelques religieux , ou ecclesiastiques séculiers. Nous ordonnons, dit le concile , que les evêques portent des habits longs, et par-dessus, une chemise ( c’est-à-dire un rochet) quand ils sortent à pied de chez eux, et même à la maison, quand ils donnent audience à des etrangers. Défenses aux clercs dr porter des habits rouges ou verts.
Les chanoines réguliers porteront toujours le surplis. Defenses aux chapitres de recevoir des laïque»
pourconfrères ; ct aux religieux d’avoir rien en propre , même avec la permission des supérieurs, puisqu’ils n’ont pas pouvoir de le permettre Tom. XI. Conc. p. io3.
MONTPELLIER ( O. de) l’an 1334, tenu par ordre du pape, et composé de tous les évêques de la province , assembles par l’archevêque de Narbonne, ( Arnaud , cidevant abbé de Citcaux )pourecouter les propositions de paix que Raymond, comte de Toulouse, et les albigeois faisoient. En ce concile , Raymond reiteralesoilrcsqu’il avoit déjà faites pour obtenir la paix de l’Eglise romaine, tant pour lui que pour ses défenseurs- 11 promit de garder la foi catholique, et de la faire garder dans toutes ses terres, de les purger d’beretiques, de restituer à l'Eglise ses droits , et de conserver ses libertés : et pour réna rat ion des dommages qu’elle a «qufTcrts de lui donner vingt mille