‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 116 sur 257 · III. c. II. p. JIJ · texte numérisé non relu

III. c. II. p. JIJ

ROME (C. de ) l'an 386 , sous le pape Sirice. Quatre-vingts éveques y assistèrent : ils y firent une lettre en faveur de ceux qui n'avoient pu venir au concile : elle ne porte à la vérité que le nom de Sirice : elle est composée de plusieurs canons. 11 y est défendu, entr'autres choses, d'admettre dans le clergé celui qui, après la rémission de ses pèches , c est-à-dire, le baptême, aura porte l'epee de la milice du siècle , c est-àdire, aura eu quelque charge à la cour ou dans les armées. La continence des prêtres et des diacres est particulièrement recommandée, parce qu'ils sont obligés de servir tous les jours au ministère de Dieu.

Tom. II. conc. p. 1028.

IIOM E. ( C.de ) l'an 890 , sous le même pape, contre Jovinien qui enseignoit que ceux qui ont recule baptême avec foi ne pou voient être vaincus par le démon ; que les vierges n'ont pas plus de mérite que les veuves : il nioit que la sainte Vierge fut demeurée vierge, après avoir mis Jesus-Ghrist au monde. Id.

ROME ( C. de ) l'an ^^^o, 11 août, assem.blé par le pape Celeslin contre Nestorius : on ne sait point queL eloient les éveques qui le com-

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posoient ; mais on voit que leurs décrets passèrent pour les décrets de tout l'Occident. On y lut et on y examina les homélies et les lettres que Nestorius avoit envoyées à Rome :

et à celte lecture, tous les evêquca s'ecrierent qu'il etoit auteur d'une hérésie dangereuse. An contraire, on approuva fort les deux lettres du saint Cyrille , et on les déclara orthodoxes. Le pape fit voir , dans un di.-;cours étendu, que la vierge etoit véritablement INlère de Dieu, par les passages des Pères, entr'autres de saint Hilaire et du pape Damase. Le concile déclara que ceux qui ne suivoient pas cette foi , seroient dépotes du ministère.

Le pape dicta les décrets du concile, et il écrivit à Nestorius et à saint Cyrille. Il y est dit que les deux lettres écrites par saint Cyrille a Nestorius lui tiendroient lieu de Aq.\\\ monitions; que la lettre que le pape lui écrivoit seroit la troisième , et que si dans dix jours après que cette lettre lui aura été signifiée, il ne déclare pas clairement, et sans équivoque, qu'il re(;oit la croyance enseignée par les églises de Rome et d'Alexandrie et par toute l'Eglise catholique, et s'il ne condamne pas la nouveauté criminelle par laquelle il sépare ce que l'Ecriture nous apprend être parfaitement uni , il sera <les lors sépare de la communion de l'Eglise , et privé de tout le pouvoir qui appartient à la dignité du sacerdoce; qu'il faut qu'il condamne ce qu'il a cru jusqu'alors , et qu'il enseigne ce qu'il voit être enseigné par saint Cyrille ; que ceux qui l'ont suivi dans son erreur, seront obligés d'y renoncer par écrit, s'ils ne vetilent être sépares de la communion ; et que si après avoir condamné ses erreurs, il ne donne une preuve de son entière correction , en rappelant à l'Eglise toutes les personnes qu'il avoit privées de la communion, il en sera lui-même chasse.

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