‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 117 sur 257 · IVOM · texte numérisé non relu

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Cyrille a^iia on celte affaire au noiii du saint Siei',e et avec son aiilorile, pour notifier cette sentence à Nestorius et à tous les autres, pour la faire exécuter avec toute la sévérité nécessaire , et pourvoir promptement aux besoins de l'Kç^lise de Constantinople , si Neslorius refuse de se soumettre aux conditions qu'on lui propose , c'est-à-dire , jtour faire élire un autre ev<^(jue 1-e pa|)e manda auxevcciues la resolution du concile par diverses lettres qui nous restent encore. (J. T. 111. p. 34q.

^ ROME ( C. de ) l'an 43i tenu à roccasion de la lettre de l'empereur Théodose, pour la convocation du concile gênerai d'Eplirse.

ROME (C. de) l'an 433, tenu par le pape Sixte, pour l'anniversaire de son élévation : il y reçut la nouvelle de la paix entre saint Cyrille et les Orientaux.

ROME ( C. de ) l'an ^45, sous saint Léon. On y rétablit Celidonius : il avoit été déposé au concile de Besan(;on ; etony reiranchasaint Hilaire de la communion du saint Siège : on lui défendit d'entreprendre sur les droits d'autrui /.

Arles , 442-

ROME ( C. de) 449, octobre, composé d'un assez grand nombre d'éveques pour représenter tout l'Occident : on y condamna tout ce qui s'étoit fait la même année au brigandage d'Ephèse. On y écrivit plusieurs lettres au nom de saint Léon et du concile. Dans celle à l'empereurThéodosejle pape se plaint de la violence de Dioscore et de l'irrégularité du concile d'Epbèse. On a, dit cette lettre, rejeté les uns et introduit les autres qui ont livre leurs mains captives pour faire au gré de Dioscore cessouscriptions impies , impiis stibscriplionilms caplnas manus dedemnl : s^v\\Ani qu'ils perdroient leur dignité s'ils n'obeissoient. Nos légats y ont résisté constamment, prce qu'en effet tout le mystère de ta foi chrétienne est détruit, si on

IVOM n'efface pas ce crime qui surpaie tous les sacrilèges : ensuite i! prie l'empereur, attendu la réclamation de plusieurs evcques, surtout celle de l'cveque Flavien , à la disposition des canons de Nicee, d'ordonner la célébration d'un concile gênerai en Italie pour nter tous les doutes sur la foi. hp. l.foii. 16. al. 4. c. ult.

ROME (C.de) l'an 45o , juin, sous saint Léon, assiste d'un grand nombre d'éveques d'Italie. Ce saint pape s'etant mis à leur tête, alla trouver l'empereur ^ alentinien qui etoit à l'église, avec l'impératrice Placidie sa mère , et Eudoxie sa femme : il les pria avec larmes et les conjura par l'apôtre a qui ilsvenoie::t rendre leurs respects ; par leur propre salut et celui de Théodose, de vouloir écrire à ce prince, pour l'engager à faire réparer tout ce qui s'étoit fait contre l'ordre a Ephèse, et de faire assembler un concile gênerai; que c'etoit le véritable remède aux maux de l'Eglise, et qu'il étoit nécessaire, surtout à cause de l'appel de Flavien. Saint Léon obtint la grâce qti'il demandoit.

ROME( C- de) l'an 458, tenu par le même pape, pour résoudre différentes difficultés que les ravages des Huns avoient fait naître.

ROME ( C. de^) l'an 4G2, novembre , par le même pape, en (a • veur d'Herm.ès, qui s'eioit emparé del'eglisp de Narbonne. On y décida que, pour le bien de la paix, Hermès demeureroit èvêque de Narbonne, mais à condition qu'il n'auroit point le pouvoir d'ordonner les evêques , et ce pouvoir fut transféré à Constantius, evêque d' Usez, comme le plus ancien de la province , mais qu'après la mort d'Hermès, le droit des ordinations reviendroit à l'èvêque de Narbonne : il y est dit encore que les évêques des Gaules tiendront tous les ans un concile des provinces, et qu ils ne sortiront point de la leur, sans avoir des lettres de leur métropolitain , et en cas de

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refus de révoque d'Arles. T. Il . C.

p io4-o.

ROME ( C. .le) l'an /^GS, novembre , compose «iesev eques qui etoient venus célébrer la fête de l'ordination du pape saint Ililaire ou Hilarus.

On en compte quarante-huit , dont deux etoient des Gaules, savoir, Ingrnuus d'Kiubrun, et Saturnus d'Avii^non : tout le reste etoit du vicariat de Rome. Après que les eveques et les prêtres eurent pris place , les diacres demeurèrent debout.

Saint Hilaire exposa que sa qualité de premier évêque l'obiitseoit à prendre plus de soin de la discipline de lEi^lise qu'aucun autre, sans quoi il eût ete, dit-il , d'autant plus coupable que sa di{^nitè etoit plus e;rande : il dit ensuite qu'il falloit prendre garde à ne ]»oint élever aux ordres sacrés tous ceux qui auroient été mariés à d'autres qu'à des vieri^es , ou qui l'auroient elé deux fois^, ou qui ne savoient pas les lettres , ou à qui on avoit coupé quelque membre, ou qui avoient ete dans la pénitence publique. 11 parla ensuite de l'afTaire d Irenee , qui avoit passé d'un siège à un autre. Nondinaire, evêque de Barcelone, avoit désiré en mourant qu'il fùtson successeur :

saint Hilaire se déclara fortement contre cette translation : les évèques s'écrièrent aussi qu'il ne falloit point souffrir qu'on violât l'ordre de l'Egli.se , et qu'il falloit maintenir la discipline et les décrets du saint Siège.

Cependant ces sortes de prières , ou de désignations de successeur étoient fort ordinaires aux plus grands saints, dit M. de Ti'IIemont : il est vrai , ajoute-t-il , que par la crainte de l'abus les papes s'y sont toujours opposés. Ainsi l'abus que quelquesuns en ont fait, ne peut pas faire condamner ceux qui s'en sont servis par des vues légitimes et saintes.

Quoi qu'il en soit , le pape envoya aux évêques d'Espagiie, qui lui avoient écrit là-dessus , les actes du concile de Rome , où la tranilation

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d'Irénée avoit été rejelc'o , sur ce que iSondinaire l'a voit demandé pour son successeur dans son testament , attendu la défense si souvent réitérée dans les canons . de passer d'un evê- (hé à un autre. Co/ic. Tom. IJ'. p.

ROME ( C. de ) l'an 4.84: , fni de juillet, tenu par le pape Félix 111. Il s'y trouva soixante évoques. On y condamna Acace, patriarche de Constantinople , qui avoit fait beaucoup de maux à lEglise par sa grande union avec les hérétiques : c'est lui qui engagea l'empereur Zenon à faire l'henotique : c'etoit une espèce de formulaire dressé pour réunir tous ceux qui étoient hors de l'Eglise, et rempli de diverses propositions que les catholiques et les hérétiques avouoient également. Elle ne contenoit pas efTectivement l'hérésie d'Eutyches , mais elle ne la condamnoit pas non plus; au contraire elle la favorisoit, en ruinant l'autorité du concile de Calcédoine, et en ouvrant la porte de la conmuuiion aux eutycliiens. Cette pièce causa un schisme effroyable dans l'Eglise.

Quantité d'evêques furent chassés de leurs sièges pour ne l'avoir pas voulu signer. On croit que ce fut.

Acace lui-même qui l'avoit couiposée. Bien plus, il avoit embrasse la communion de Pierre INIonge , trèsmécliant homme , et grand persécuteur des orthodoxes, car il etoit eutychien : il disoit anathème au concile de Calcédoine; il s'etoit fait ordonner évêque d'Alexandrie, après la mort de Timothée Elure, par un évêque hérétique déposé de i'episcopat : étant revêtu de cette nouvelle dignité, il commit toute sorte de violences. Acace avoit encore obligé par menaces les légats du pape Vital et Misene à conununiquer avec Pierre Monge.

Après que le concile eut vérifie

qu'Acace etoit tres-coupable, i! le

déposa et il l'anathémafisa. H priva

aussi les légats de la dignil; épisco-

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pale et de la commnnion des mystères. La sentence de condamnation ne porte en tête que le nom de Félix : elle fut m-anmoins si;;iue des soixante-sept évêqucs; car, selon une ancienne coutume, toutes les fois qu'il se tenoit un concile en Italie, particulièrement sur la foi, les décisions, qui s'y formoieiit au nom de tous les evê(}ues d'Italie, ne portoient que le nom du pape. On dressa un acte de cette condamnation, et cet acte fut une lettie adressée à Acace , dans laquelle Félix lui reproche d'avoir fait Jean évoque de Tyr , et Hymère prêtre : il passe de là à l'alTaire de Pierre Monge, ensuite à la manière dont il avoit traité ses trois levais, et il conclut ainsi: « Subissez donc par cette sen- » tence le sort de ceux pour qui » vous avez une si jurande inclina- » tion , et soyez dépose de la dij^nité » de l'episcopat, privé de la com- » munion catholique, et retranché » du nombre des iideles. Sachez que » vous n'avez plus , ni le nom ni le >> pouvoir d'un évêque, et que vous » avez été dégradé par le jugement » du Saint-Esprit, et condamné par » l'autorité apostolique, sans pou- » voir jamais être délié des liens de » cet anatlieme. » Ces dernières paroles, dit M. de Tillemont, sont extraordinaires : on peut les expliquer, en sous-entendant, à moins qu'il ne reconnût ses fautes et n'en demandât pardon.

Outre cette lettre , Félix fit nn autre acte pour être affiché : il porte que la sentence du ciel a prive Acace du sacerdoce, pour avoir méprise les deux monitions qu'on lui avoit faites , et avoir emprisonné le pape en la personne de ses légats :

ainsi, ajoute Félix, si un évcque, ■un ecclésiastique, un moine, ou un laïque communique avec lui après cette dénonciation , qu'il soit anathème et puni par le Saint-Esprit , Sanr/o Spiri/ii cvcquente.

11 semble, ajoute le même histo-

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rien , que ce concile pouvoit se contenter de prononcer contre Acace seul, sans rompre, comme iHit , !a conununion avec ceux qui denu,;roient dans celle d'Acace. Car ce fut là proprement ce qui causa vu mal heureux schisme pendant trentecinq ans, et divi.sa l'Orient d'avec rOcciilent : en eiîet Acace, apprenant que le pape se separoit de lui, se sépara aussi du pape, et ôta son nom des dupliques : en sorte que plusieurs saints qui florissoient alors dans rOrient, comme saint Sabas, saint Theodose , etc. , paroissoienfc n'avoir point de communion avec l'Eglise roniaine,quoîque cette même Eglise ne laisse pas aujourd'hui de les reconnoitre pour saints.

Les défenseurs d'Acace ont allégué à la vérité qu'il n'avcit jansais rien dit contre la foi , mais aussi ii en étoit d'autant plus coupable d'avoir reconnu la vérité et de s'être uni à ceux quilacombattoient. Tom, IF. C.p. io6o a 1072. 77//.

ROME ( C. de ) l'an ^85 , par le même pape Feh'x, assiste de quarante-deux évêques. Ce concile fut tenu au sujet de l'église d'Antioche, peu après l'expulsion de Calendion , et le rétablissement de Pierre !e Foulon. Les évêques y renouvelèrent , par leurs signatures , les anathèmes déjà prononces par le saint Siège , contre Pierre ftlonge, Pierre le Foulon et Acace. Le concile adressa pour cet efîèt une lettre aux prêtres et abbés de Constantinople , parlaquellc il déclare que cettecondanmation a été résolue par tout le concile précédent ; il envoie la sentence qui avoit été rendue contre Acace , demandant qu'elle soit exécutée avec courage , et il la confirme par un nouvel anathème. Le concile ut dans cette lettre quelque déclaration de sa foi , pour montrer qu'il suîvoit les dogmes du concile de Nicée, du premier d'Ephèse et de celiâ de Calcédoine, mais cet endroit est perdu. Il la finit en gémissant de ce

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qu'Acace, au lieu de s'huniîlier,faisoit encore de plus grands crimes qu'auparavant , comme on le voyoit par ce qui venoit de se passer à Àntioche.

On doit remarquer ici que l'Eglise se trouvoit alors déchirée par un scliisme deploralde. L'Occident ne A ouloit point avoir de communion avec iOrient à moins qu'on n'anatliematisât , non- seulement Nestorius , Eutychès et Dioscore , mais aussi Mon^e et Acace. Dans 'Orient , on voyoit l'Efgple et la Libye faire un corps de communion à part avec Pallade d'Antioche; et le reste de l'Orient en faisoit un autre. Voilà l'état où les intrigues d'Acace et la légèreté de l'empereur Zenon avoient redtiit lEglisc. Tom.

Il . Conc.p. 1127.

ROME (C. de ) l'an 487 , au mois de mars , sous le pape Félix , tenu dans la basilique de Constantin , pour la reconciliation de ceux qui etoiont tombés en Afrique dans la cruelle persécution d'Iluneric roi des Vandales. Quarante -qiiatre évêques s'y trouvèrent, assistes de soixante et seize prêtres. Le pape y proposa d'abord le sujet de son affliction; mais on ne voit point ce qui fut résolu dans ce concile, et la fuite des actes ne porte autre chose qu'une lettre du pape à tous les évoques. Cette lettre, qui est un monument précieux de l'antiquile sur la pénitence , nous fait comprendre que l'Eglise romaine conservoit encore toute la rigueur de l'ancienne discipline, et qu'elle étoit persuadée qu'il faut trailerles pécheurs avec force et en même temps avec bonté :

car , dit ce pape , lorsque nous prolongeons la satisfaction et la pénitence du pécheur, nous avons la gloire et la joie de trouver son âme plus p^ire et mieux disposée à recevoir le pardon : il faut rompre les fdets du dcujon , et en tirer les ànies qii'il y a enfermées : mais pour cela il faut iinpliquer à leurs plaies les remèdes

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qui y sont propres, de peur que si on les veut fermer avant le temps, non seulement cela ne serve de rien à des personnes attaquées d'une peste mortelle, mais encore que les médecins ne se rendent aussi coupables que les malades, pour avoir traité trop légèrement un mal si pernicieux

La disposition généraleque ce pape demande à tous les pénitents , c'est I." de confesser sincèrement leurs fautes, et d'être persuades que celui qui trompe se trompe lui-même, parce nue la facilite des hommes n'afïoiblit en aucune manière la juslice du tribunalsuprême; 2.°d'être humilies, de se pleurer sincèrement eux-mênses, de renoncer à toute délicatesse pour embrasser les jeûnes, les gémissements et les autres pratiques salutaires de pénitence qu'on leur prescrira.

11 descend ensuite dans le détail :

il ordonne que les evêques , les prêtres et les diacres qui auront consenti à être rebaptites , ou volontairement , en même par la violence des tourments, demeureront soumis à la pénitence jusqu'à la mort, prives de la grâce de prier avec les fidèles , et même avec les cathécnniènes : il leur accorde seulement la communion laïque à la mort. A l'égard des autres ecclésiastiques , les moines , les vierges , les séculiers qui, étant tombes sans y être contraints, seront touches d'un véritable désir de se relever , il ordonne qu'ils passeront trois ans dans le rang des cathccumènes, et sept dans celui des pénitents; qu'ils s humilieront sous la main des prêtres , sans rougir de baisser la iête devant Dieu qu'ils n'ont pas rougi de renoncer, et qu'ils seront deux ans à prier avec 1rs laïques , sans offriraucune oblation. Que si les mêmes personnes sont tombées par la violence des tourments, il les admet à la particij)ation du sacrement par l'imposition des maûis , pprts une

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pénhcnrc de trois ans. 11 paroil soi;mettre à la nifnic peine ceux (jneies ariens avoienl haplises malien" eux ; et cela paroit juste à Tei^arfl de ceux qui ensuite eloient entrés dans la communion des ariens.

A l'ei^ard des enfaid.s , clercs ou laïques , il ordonne (juils passeront quel<\ue temps sous l'iniposition des mains, et qu'on leur rendra ensuite la communion : mais que ni eux , ni qui que ce soit haptise , ou rebaptise hors de TK^^iise catholique , ne pourra être admis à la clericalure ; que les catéchumènes, qui auront reçu le baptêuie des ariens , seront trois ans avec les écoutants, puis auront la permission de prier avec les autres fidèles, jusqu'à ce qu'ils reçoivent la grâce de la communion.

Comme la Tè^\e générale est de donner l'eucharistie aux pénitents qui In demandent à la mort , le pape or- <lonne qu'on la leur accordera , et que tout prêtre pourra le faire :

mais que si ces personnes reviennent après en santé , elles demeureront dans la seule communion des prières , jusqu'à ce qu'elles aient achevé le temps qui leur est prescrit pour la pénitence : en quoi il cite , comme en divers autres endroits , le concile de Nicée. 7'. // . Conc.

ROME ( C. de ) l'an ^gS, sous le pape Gelasc, compose de quarante-cinq evêques, etde cinquantehuit prêtres. Misène, légat prévaricateur à Constantinople en 4.84., y présenta une requête, par laquelle tl demandoit miséricorde, attendu sa vieillesse. Le pape ordonna qu'on le fit entrer : il se prosterna , et obtint d'être admis dansia communion et dans la dignité sacerdotale, \ilal, l'autre légat , etoit mort quelque temps auparavant. T^m. If. C. p.

ROME ( C. de) Tan ^96, sous le même pape, et composé de soixanleéix évêques. On y ht un décret qui contient le catalogue des saintes

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Ecritures : il est conforma a ceiux <|ui est reçu aujourd'hui dans l'E glit.e calliolique. Apres les livres inspires, dit ce même décret, l'Eglise reçoit les quatre conciles généraux , de >-i(ee . de Constantinople, d'Eplu'.se et de Calcédoine , et après eux les conciles autorises par les Pères : ensuite les ouvrages de saint Cyprien, de saint Alhanase, de saint Grégoire de iSazianze , de saint l>asile , de saint Cyrille d'Alexandrie , de saint Jean Clirysostôme, de saint Hilaire , de saint Àmbroise, desaint yVugustin,de saint Jérôme, «le saint Prosper, et la lettre du pape saint Léon à Elavien. Entre les apiocryplies , le décret nomme ceux de Fauste de Riez. Le pape Gelase fait ensuite la distinction delà puissance ecclésiastique et séculière, en cts termes : l'empereur n'a pas le nom de pontife, ni le pontife la dignité royale. Dieu a séparé les fonctions de l'une etde l'autre puissance , afin que les empereurs chrétiens eussent besoin des pontifes pour la vie éternelle, et que les pontifes suivissent les ordonnancesdes empereurs pour les choses temporelles. Tom. IJ . C.

ROME(C. de) l'an ^97, premier mars. Le pape Symmaque,qui venoit d'être élu , assembla ce concile. Ce fut, selon ce qu'il dit luimême, pour chercher les moyens les plus pui.ssants de retrancher les brigues des évêques, et les tumultes populairesquiarrivoient dans l'élection du pape, On y fit plusieurs décrets sur cette matière. Soixante et treize évêques et soixante-sept prêtres y .souscrivirent. Tom. IJ'. C.

ROME ( C. de ) l'an 5oo,.sous le même pape. On y donna, à l'antipape Laurent, révêcbé de Nocera pour faire cesser le schisme. I). M.

ROME ( C. de ) l'an 5o2 , sous le même. On y abolit la loi d'Odoacre, qui portoil défense de faire l'élection du pape , sans le consentement du roi d'Italie ; et on y fit

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fîuelqrics décrets pour empêcher falienation des biens de l'Esiisc.

ROME ( C. de) l'an Bo'i , appelé Synodus Pul maris, peut-être à cause | du lieu où il fut tenu. Ee pape Syni- ! maque y fut déclare, par cent quinze èvêques , dediarge , qi;ant aux hommes , des accusations intentées contre lui devant le roi Tliccdcric , et laissant le tout au in^en-.enl de Dieu. Le concile ordonna que le même pape a<ln!inistrcroilics (iivins m.ysteres, et que les iiddes recevroient de lui la sainte communion.

Soixante et seize souscriviicnt à ce ;iue,ement. I). M.

ROME ( C. de ) l'an 5o4. On y lut, avec l'approbation du concile, l'apoloftie du pape Symmaque, par Ennodius. 7om. lî . C-p. loG/J.-

ROME ( C. de ) la même année , sous Symmaque, compose de quatre- Tingts evêques , de trente-sept prêtres et de quatre diacres. On y fit un décret contre les usurpateurs des biens de l'Eglise. Us y furent anathématisés conmie des hérétiques manifestes , s'ils ne les restituoienl.

Il/id p. i333.

ROME(C. de) l'an 53i , 7 décembre , parle pape Boniface, assiste de quatre evêques, de quarante prêtres et de rjjatre diacres. Ce fut au sujet d'Etienne de Larisse, métropolitain de Thessalie , qui , ayant été déposé par Epipliane de Constantinople,enavoit appelé au pape.

La décision de ce concile nous manque. Ihid. p. iGgi.

ROME (C. de) l'an 534. On y approuva ceile proposition : Unus c Tnnitalc passux r.\t carne. Et les moines acemètes, qui la combaitoient, furent condamnes et excommunies.

ROME (C. de) l'an 5C»i, février. Le pape saint Grégoire y écrivit une grande lettre synodale aux quatre patriarches, où il dit qu'il reçoit et révère les quatre conciles généraux comme les quatre Evangiles. 11 ajoute ici, qu'il porte le aitme respect au cinquième. C'est

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