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ce qu'il avoit déjà écrit auparavant aux evêques d'Istrie, qui ne recevoient point ce dernier. Il les invitoit de venir à Rome : ce qu'ils refu.serent; et ils écrivirent, sur ce .sujet, à l'empereur Maurice, qui pria saint Grégoire de laisser ces evêques en rejios, jusqu'à ce que l'Italie fiil plus tranquille.
ROME (C. de) l'an 595, 5 juillet, sous le pape sain.t Grégoire. Il y propcsa six canons que vingt-deux evêques, trente-trois prêtres, assis comme les evêques, et les diacres debout , approuvèrent. On y absout Jean , prêtre de Calcédoine . qui a\ oit appelé au pape de la condamnation , que Jean de Constantinople , surnomme le jeûneur, avoit portée contre lui. Les députés de Jean , qui suivoient cet appel , y furent déboutes. Le prêtre Marinian y fut élu evêque de Ravenne. Tom.
r. C.p. iic;8.
ROME ("C. de) l'an 600, octobre, sous le même pape. On y condamna un imposteur grec, nommé André.
ROME ( C. de ) l'an 601, 5 avril, sous le même. On y fit une constitution en faveur des moines , qui fut souscrite par vingt-un evêques.
Idem.
ROME ( C. de ) l'an GoC. , sous le pape lioniface 111 , assiste de soixante-douze evêques, de trentequatre prêtres, des diacres et de tout le cierge, il y fut défendu, sous peine d'anathème, que du vivantdu pape, ou de quelqu'autre evêque , personne ne fût a^sez hardi pour parler de son successeur. Id.
ROME (C. de ) l'an 6io, 27 février , tenu en fa^eur des moines, contre ceux qui pre'endoient , qu'étant morlsau monde, ilsnepoHvoient exercer aucun ministère ecclésiastique.
ROME ( C. de) l'an 639. Le pape Séverin y condamna l'I'xtliese d'Ileraciius. V. CoNSTANTIKOPl.E.t an 639.
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ROME (G. de) l'an 0^8. On croil que , dans ce concile , le pape Théodore déposa Paul de Constantinople, el qu'il yanathemalisa Pirrus,dontil souscrivil la .sentence, du précieux sang de Jéius-Cliri.st ,nic'le avecl'eticre. /'. ConstaTstinopi.e, (j'ùç) , et Afrique , C/^5. I). M.
ROME (C. de) Fan Gdj , décembre- Le pape ^ italien y renvoya absous Jean , évêque de Lappe , qui avoit ete condamné par un concile de l'ile de Crcte.
ROME ( C. de ) l'an 679 , octobre , sous le pape A^athon , à la lête de plus de cinquante evêques. On y traita de l'aflaire de saint Vilfrid , qui prenoit la qualité d'eveque de Saxe. On le fit entrer : il se plaignit qu'on l'avoit dépose injustement en Ànj^leterre , et qu'on avoit ordonné trois evêques à sa place. Le concile le rétablit dans «on evêclié , et ordonna que ceux qui y avoient ete mis irrej^idierement seroient chassés , mais que les évêques, qu'il choi- .'iiroit pour lui aider, seroient ordonnés par l'archevêque , sou.s peine de nullité , déposition et anathème. Ayant tout considéré , dirent les evêques , nous ne le trouvons convaincu canoniquement d'aucun crime qui mérite la déposition. Tom. VI.
ROME (C. de) l'an 680 , 27 mars , sous le même pape , a la tête de cent vinj^t-cinq evêques. Saint Vilfrid éloit de ce nombre. On y envoya des deputésàConstantinople
fiour le concile gênerai , avec une eitre du pape, et une autre du concile à l'empereur Constantin Pogonat. Il ne nous reste , de ce concile , que ces deux lettres. Le pape , dans la sienne , y explique la foi de l'Eglise , sur la trinité et sur l'incarnation , principalement la question des deux volontés , sur laquelle il dit nettement que les trois personnes divines , n'ayant qu'une nature , n'ont aussi qu'une volonté; maii qu'en Jesus-Christ , comme il
ROM
y a deux natures, il y a pareillemenl deux volontés et deux opérations, i!
prouve la dii' inction des deux volontés par les passages des Pei es grecs , en original , et des Pères latins, traduits eo Grec. La lettre synodale est aussiensonnom , eteneeluidetoules lesprovincesderOc( ident. Elle contient, en substance, lesmêmeschoses que la lettre du pape. IL p. i'tZoctscq.
ROME (C. de) l'an 70.3 ou 704, sous le pape Jean VI. On y examina les plaintes de saint \ilfrid et des députes de l'archevêque de Cantorberi, et l'on tint, pour cette affaire, pendant quatre mois , soixante-dix congrégations. Saint Vilfrid y fut pleinement justifie et renvo)é à son église par le pape , qui en écrivit à EtI.eIrede , roi des Merciens , et à Alfrede , roi de ISorthumbre. Saint Vilfrid étant de retour en Angleterre , on y tint un concile en pleine campagne , près d'une rivière , où le roi assista avec les seigneurs , les evêques et les abbés. On y lut les lettres du pape , et , après une mûre délibération , le concile décida que tons les evêqu.s , le roi et les seigneurs feroient une paix véritable avec l'evêque Vilfrid , et qu'ils lui rendroientsesdeux monastères avec leurs revenus.
ROME (C- de ) l'an 721 , 5 avril, sous Grégoire 11. On y fit dix-sept canons, dont plusieurs regardent les mariages illégitimes avec des femmes consacrées à Dieu. Ainsi on analhematisa celui qui épouseroit une femme dont le mari avoit ete ordonne piètre :car il etoit défendu à cette femme de se marier, même après la mort de son mari.
On condamna celui qui épouse une diaconesse, une religieuse, sa commère , la femme de son frère , sa nièce , la femme de son père ou de son fis , sa cousine , sa parente , ou son alliée, etcelui qui aura enlevé î-ne veuveou une fdle. T. J l.C. p. i455.
ROME ( C. de ) l'ari 7^2 ^composé de quatre-vingt-treize evêques.
ROM
On y ordonna que quiconque mé- {iriserolt l'usage de l'Eglise , touchant la vénération des saintes imaj^es, quiconque les ôteroit , les detruiroit , les profaneroit , ou en parleroit avec mépris , seroit prive du corps et du san^deJesus-Clirist .
etseparedeiacon.niunionderEi^liso.
Ce décret fut souscrit solennellement par tous ceux qui assistoient au concile , et on y joignit les autorités des papes précédents. Anast.
In Ctrr^. II J. su p. n. 8. g.
ROME ( C. de ) l'an 7^5 , 2?
octobre , sous le pape Zacharie , assiste deseptevêques.dedix-s< ]>t prêtres et du cierge de Rome. On y déposa Adalbert et Clément du sacerdoce avec anallieme. On y comdanina au feu les écrits du premier , comme impies et insensés.
Tom. VI C. p. i556.
ROME ( C. de ) Tan yC.g , sous le pape Etienne lil, et compose de douze evcques de France, de plusieurs autres de Toscane, de Campanie, et du reste de ITtalie. On y condamna à une pénitence perpétuelle, le faux pape Constantin. On y brûla les actes du concile qui avoit confirmé son élection, et on fit un décret touchant Teleclion du pape , avec défense de la troubler.
On ordonna que les reli(;ues et les images des saints seroienl honorées suivant Inncicnne tradition ; et on anatliématisa le concile tenu en Grèce depuis peu contre les images.
Ce concile fit un décret portant défense , sous peine d anatheme , de promouvoir à l'episcopat aucun laïque , ni aticun clerc, qui neseroil pas monté par degrés au rang de diacre, ou de prêtre cardinal. Tom.