‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 120 sur 257 · X. Conc. p 3l · texte numérisé non relu

X. Conc. p 3l

ROME ( C. de ) l'an loyS , février, sous le pape Grégoire VII.

11 s'y trouva un grand nombre d'arclieveques , d évêques , d'abbés , de clercs et de laïques. On n'y épargna point les menaces ni même les décrets d'excommunication et de suspense. Le roi de France , Philippe en fut menacé. On y fit un décret contre les investitures et l'incontinence des clercs. Ibid. p. 344--

ROME (C. de ) l'an 1076 , première semaine de carême. Le pape Grégoire Vil y excommunia Henri, roi d'Allemagne. Ce prince fut anathematisé , privé de son royaume et ses sujets absous du serment de fidélité. C'est la première fois qu'une telle sentence avoit été prononcée contre un souverain. L'empire fut d'autant plus indigné de cette nou-

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veauté, dit Othon , evêijue de Frisingue, historien très-catholique et tres-allache aux papes , qui écrivoit au siècle suivant, que jamais auparavant il n'avoit vu de pareille sentence prononcée contre aucun empereur romain; il dit ailleurs : << Je » ne trouve nulle part, qu'aucun » d'eux ait été excommunie par un » pape ou privé du royaume. » Plusieurs évêques de deçà les monts furent aussi ou suspendus de leurs fonctions ou excommunies par (irégi)ire Ml dans ce concile. 2. Gest.

Frid. c. I. V. i, Chr. c. 35. Tom. X.

HOME (C. de) l'an 1078, sous (ïre;:oire \ I! , la première semaine de carême. Ce concile fut d'environ cent evêqiies. On y prononça un grand nombre d'excommunications, et le pape s'aperçut lui-même que leur multitude les rendoit impraticables : en restreignit donc l'usage par un décret date du 3 mars. On résolut dans le même concile d'envoyer des légats en Allemagne pour y tenir luie assemblée générale , qui pût juger lequel des deux partis du roi Henri ou de Rodolphe, avoit la justice de son côté. Ih'id. p. 39g.

ROME(C. de) l'an 1078, sous le même pape , en novembre. Dans ce concile, Bérenger fit une courte profession de foi , et obtint un délai jusqu'au concile prochain : on y excommunia l'empereur de Conslantinople et plusieurs auires. Les députes de Henri et de Rodolphe jurèrent que leurs maîtres n'useroient d'aucune fraude pour empêcher la conférence que les légats dévoient tenir en Allemagne. On y fit encore des règlements pour l'utilité do i'Eglise. Ihid.

ROME (C. de) l'an 107c), sous le même, composé décent cinquante évêques. On y traita la matière de l'eucharistie en présence de Bérenger. De savants moines disputèrent contre lui ; Albericdu Mont-Cassin, Brunon évêquc de Ségni. Bérenger.

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y fit sa profession de foi , cl confessa qu'il s'eloit trompé, en disant que i'eucliaristie n'etoit que la fii^ure du corps de ISolre- Seigneur, demanda pardon et l'obtint; mais à peine futil arrivé en France, qu'il publia un écrit contre sa dernière profession de foi. T. X. C. p. ^lo.

ROME ( C. de ) l'an 1080 , sous le même, et tenu après la bataille gagnée par Rodolpbe sur Fleuri. On y fit plusieurs décrets, mais le plus fameux est l'excomniunicalion du roi Henri. Le pape y adressa la parole à saint Pierre et à saint Paid.

lùitr'autres choses, il dit, faites maintenant connoître à tout le monde , que si vous pouvez lier et délier dans le ciel, vous pouvez aussi sur la terre, oter ou donner les empires, les royaumes et les principautés , les duchés , les marquisats, les comtés, et les biens de tous les hommes selon leurs mérites... Que votre iustice s'exerce si promptement sur Henri, que tous sachent qu'il ne tombera pas par hasard, mais par votre puissance, etc. On traita ensuite du différend entre l'archevêque de Tours et revê<|uo de Dol. Le premier vouloit que la Jjrcta^ne reconnût l'église de Tours pour sa métropole, mais le pape ne put le terminer. On y réitéra la défense de recevoir ou de donner des investitures. On y renouvela les excommunications contre quelques évêques, et contre les Normands, qui pilloient en Italie les terres de l'Eglise. FI. Chr. Si;(r/>er/. an. 1080.

ROME(C. de) l'an 1081, sous le même Grégoire ^ II. Il y excommunia de nouveau Henri , et tous ceux de son parti; et il confirma la déposition prononcée par ses légats contre les archives d'Arles et de Narbonne. T. X. C. p. 3o8.

ROME ( C. de ) l'an io83 , sons le même. Il y parla si fortement de la foi , de la morale chrétienne et de la constance nécessaire dans la persécution , qu'il tira les larmes de toute l'assemblée : il n'y renouvela

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point l'excommunication contre Henri, mais il la prononça contre quiconque enipêclioit ceux qui vouloient aller à Rome. En ce même concile, on déclara nulles les ordinations faites contre les canons : on déclara aussi nidles les pénitences qui ne sont pas conformes aux maximes des saints Pères. On y ordonna aux evêques de faire enseigner les lettres dans leurs églises; et il leur fut défendu de tolérer l'incontinence des clercs. Cependant Henri \int à Rome le 21 mars de l'an 1084 : il y avoit sept ans que duroit cette division entre le pape etiui. Il fit introniser l'antipape Ouibert, sons le nom de Clément III : il en re(;ut la couronne impériale le jour de Pâques, pendant que Grégoire s'etoit sauveau ch.àlcau Saint- Ange. /).J/.

ROME(C. de) l'an 1084. Le pape (àregoire, ayant été tire du cliàieau Saint-Ange par Robert Guischard, réitéra dansée concile l'excommunication contre l'anll pape , l'empereur Henri et ses partisans. II/.

ROME (C. de) l'an 1089, .sous le pape Urbain H , et composé de cent quinze evêques. Gulbert chassé <le Rome s'en retourna à Ravenne, dont il se nomma toujours archevêque dans toutes les chartes de cette église, hors une seule , où il prend le nom de Clément. Id.

ROME ( C. de ) la même année ( non reconnu ) et tenu par huit cardinaux, quatre evêques et quatre prêtresschisinatiques : Guibertetoit absent. Ils y écrivirent une lettre daleedu 7 août pour s'attirer des partisans; mais cette lettre fut mépri.see par tous les catholiques. Fasc.

nr. e.rq. /?. 43-

ROME. (C. de) l'an 1099, '»

troisième semaine après Pâques, par le pape Urbain, à la tête de cent cinquante évêques, entre lesquels étolt saint Anselme , archevêque de Canlorbéri.On y fitdix-iuiitcanoni;, dans lesonic premiers sont moi pour

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mot tires Je ceuxde Plaisance, et on y pronoiira excommunication contre tous les laïques qui lionneroient les investitures des e;;lises,et contre tous les ecclésiastiques qui les rccevroient. On défendit tout ce qui sent la simonie, ni d'exi;i;cr aucun présent a l'ordination des evê(jucs ; on ordonna que tous les fidèles jeûne roient tous les vendredis pour leurs peclies. Tom. X. coiic. p. 6r5.

ROME ( C. de) l'an 1102, mars, par le pape Pascal il. Tous les evêques de la Pouille , de la Campanic , de Sicile, de Toscane s'y trouvèrent, ainsi que les depules de plusieurs églises d'au-delà les Monts. Onyanathemalisa avec serment toute hérésie , et on y promit obéissance au pape. On y confirma aussi l'exconimunication contre l'empereur Henri, par Grej^oire VII et Urbain 11 ; et Pascal la publia de sa bouche le jeudi dans l'et^lise de Latran , en présence d'un peuple innombrable.

T. X. C p. TJ.-J.

ROMK(C. de) l'an II 10, 7 mars.

Le pape Pascal II y renouvela les décrets contre les investitures et les canons qui défendent aux laïques de disposer des biens deséj^lises. Ib.p. 704.

ROME (G. de) j'an 1144. I^e pape Luce 11 y soumit à l'ei^lise de Tours comme à leur métropole, toutes les e;;lises de Bretagne, avec cette restriction pour celle de Dol , que tant que Geoffroy, qui en étoil éveque, la j^ouverneroit, il auroit le pallium,et ne seroitsoumis qu'au pape.La bulle est du i3 mai. Au reste, ce différend entre Tours et Dol ne fut entièrement terminé en faveur de Tours, que parla bulle d'Innocent III, datée du premier juin 1199, ei signée par dix-neuf cardinaux.

ROMK (C. de) l'an 1310. L'empereur Othon y fut excommunie , et ses sujets absous du serment de fidélité : ce fut plutôt une assemblée du pape et des cardinaux, qu'un concile d'éveques. D. M.

ROME (G de) l'an 1227, 18

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novembre , sous le pape Grégoire IX. Il y réitéra l'excommunication qu'il avoit deja portée contre l'empereur Frédéric, le 2g septembre, pour ne s être poiiit embarque connue il l'avoit promis pour aller au secours de la Terre-Sainte- II/.

ROME ( G. de ) l'an 1228, sur la fui du carême. Le pape Grégoire IX y confirma, le jeudi saint, l'excommunication contre l'empereur Frédéric Ce prince n'en fit aucun cas :

et il s'endjarqua au mois de j uin suivant, pour la Terre-Sainte, maigre la défense que le pape lui avoit laite d'y passer comme croisé , et juj-qu'à ce qu'il fut absous des censures portées contre lui. Ici.

ROME ( G. de ) l'an i3o2 , sous Eoniface VIII. Ce pape y fit beaucoup de bruit et éclata en menaces conirele roi Philippe le Rel, mais sans en venir à exécution. On reu\art] ne senlcn">ent,counne l'ouvrage de ce concile, la fameuse decretaie UnaniSanclani. « Nous apprenons, dit » le pape , en cette bulle, que dans » l'Eglise et sous sa puissance , sont » deux glaives, le spirituelet le teni- » porel ; mais l'undoit être employé » parl'Eglise et par la main du pon- >• tife, et l'autre pour l'Eglise et par » la main des rois, suivant l'ordre et » la permission du pontife. Or il » faut qu'un glaive soit soumis à ') l'autre, c'est-à-dire la puissance » temporelle à la spirituelle, autre- )> ment elles ne seroientp'^int ordou- » nées , et elles doivent l'être seloa » l'afiotre, etc.

Il faut soigneusement distinguer dans cette bulle l'exposé et la décision , selon la remarque de M. de Fleury. Tout l'exposé tend à éprouver que la puissance temporelle est soumise à la spirituelle, et que le pape a droit d'instituer, de corriger et de deposerles souverains. Cependant Bo'iiface tout entreprenant qu'il étoit, n'osa tirer cette conséquence, qui suivoit naturellement de SCS principes , ou plutôt Dieu ne

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