‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 121 sur 257 · ROU · texte numérisé non relu

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le permit pas: et Bonifacc se contenta de décider en général que tout homme est soumis au pape : vérité dont aucun catholique ne doute, pourvu qu'on restrei;:;ne la proposition à la puissance spirituelle. Le pape limocent 111 , cent ans auparavant, avouoit formellement que le roi de France ne reconnoît point de supérieur pour le temporel. Cette bulle Unam Sanriam , ajoute M. de Fleury , ne porte aucun préjudice au roi ou au royaume de France ; et c'est ainsi que le déclare une autre bulle du pape Clément V , du premier février i3o5; et elle ne rend point les Fran(;ais plus sujets h l'Ei^lise romaine , qu'ils l'etoient auparavant. T. XI. c. p. 2444- erlra.

comm. de major.

RO.ME (C. de) l'an i4i2eti4i3, sous le pape Jean XXîll , qui avoit succédé, le 17 mai i4io, à Alexandre V , élu h Pise. Les députes de l'université de Paris, qui étoient venus pour demander que l'église gallicane fût soulagée des décimes, des services et des autres secours qu'exigeoit la cour de Rome, ne furent point écoutés maigre leurs sollicitations. Au reste, ce concile ne fut pas si nombreux que le pape l'avoit espéré , et l'on n'en voit aucun autre acte que la condamnation des ouvrages de Wiclel, comme étant remplis d'erreurs. Celte condauuiation est de la troisième année du pontificat de Jean XXlll. Tom XL C.

^ ROUEN (C. de) Bolhoma^rme , l'an io49 "'^'^- tenu par l'arclievcque Alauger. On y fit dix-neuf canons.

^ ROUEN ( C. de) l'an io55,sous l'archevêque Maurille. On y traita de la continence des clercs et de l'observation des canons. On croit que c'est dans ce concile que l'on dressa une profession de foi, portant que le pain et le vin étoient changés nu corps et au sang de Jésus-Christ, par la consécration , avec analhènie contre quiconque attaque cette croyance. U. Jnnlcc!. p. ^]i.

liOU 3G9

^ ROUEN ( C. de ) l'an 1072 , par l'archevêque Jean avec ses suffragants. On y fit vingt-quatre canons:

entr'autres, on y défendit de manger, en carême , avant que llieure de none fût passée, et que celle de vêpres fiit commencée : aulrensent, dit le concile , ce n'est pas jeûner : ce qui fait croire que l'on commen- (;oit des lors à avancer le repas les jours de jeûne , et par conséquent , l'office. Tom. I\. conr.p. i2o5.

ROUEN ( C.de ) fan 1074 , eu présence du roi Guillaume d'Angleterre , au sujet d'un tumulte, arrivé dans l'église de Saint-Ouen , l'année précédente. On y condamna la rébellion des moines de Saint- Ouen. Jean, archevêque de Rouen, y présida. On y fit quatorze canons.

Tom. l. (j. p. 3 10.

ROUEN ( C.^de ) l'an 109G, février. Ji'archevêque Guillaume y présida , assisté de ses suffragants.

On y examina les décrets du concile de Clermont ; et , après y avoir confirme les ordonnances du pape, on y fit huit canons, llnd. p. Soo.

ROUEN (C. de) l'aû 11 18, 7 octobre. Henri,. roi d'Angleterre, y traita de la paix du royaume avec lesseigneurset Raoul de Caiitorberi, Geoffroy de l\ouen y traita des affaires de r Eglise , avec quatre de ses sufîragants , et plusieurs abbés.

Conrad , légat du pape (ielase , s'y plaignit de l'empereur et de l'antipape Rourdin, en demandant aux églises de Normandie , le secours de leurs prières et de leur argent, dit Orderic auteur du tensps. Ord. l.

ROUEN (C. de) l'an 128, par Malihi( u d'Albane, légat du pape, lequel, après avoir confère avec le roi d'Angleterre , sur les besoins de l'Eglise, assembla, par son ordre, les é\ êques et les abbes de Normandie , avec lesquels il fit plusieurs règlements de discipline en présence du roi.

ROUry (C. <!e} r,;n 119, II

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février. Gauthier, arclicvcque de Rouen , avec tous ses suflragants et plusieurs abbés, y publièrent trentedeux canons, la plupart répétés des conciles précédents , et entr'autres, du concile gênerai de Latran, de l'an 1179. Moj^. p. 663.

R0L?:N (C. de) l'an 1299, 18 juin. Guillaume de FIavacourt,arche\êque de Kouen, y fit avec ses sullra^ants, un décret divise en sept articles . dont le premier montre le dérej^lement du cierge dece lempslà. On y voit que des clercs, et autres béneficiers , paroissoient en public avec des habits cou^-ts et l'epee au tôté ; qu'ils tenoient chez eux des concubines , ou d'autres femmes suspectes ; qu'ils exerçoient des charges dans les justices séculières, et prêtoient à usure. Le concile ordonne que , pour chacun de ces excès, ils perdront les fruits de leurs beîiefices pendant une année, et, s'ils continuent un an sans se corriger , ils perdront les bénéfices mêmes. Les autres articles regardent la juridiction ecclésiastique, que les séculiers s'efForçoient de restreindre. Tom. XI. c. p. 1426.

BOCE^(C. de) l'an i445, i5 décembre , par Raoul Roussel , archevêque de Rouen, avec ses sufiraf;ants. On y fit quarante-un statuts.

'tl y en a plusieurs qui condamnent les livres de magie , les blasphèmes , les ju rements, finvocation des démons :

tl autres regardent les dispositions que l'on doit apporter pour recevoir îe.~ ordres sacres , et annoncer la parole de Dieu. Défense de rien recevoir pour les sacrements, bénédiction, U tires d ordination. Onneconfierales écoles qu'à des personnes habiles et de bonnes mœurs. On examinera soigneusement ceux qui se pres'ntent aux ordres sacrés, et l'on exigera d'eux un titre de patrimoine ou de bénéfice. Les ecclésiastiques ne demeureront point avec des femmes, etc. Le septième est remarquable en ce qu'il condamne la

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superstition deceuxquijdans la vue de quelque gain , donnent des noms particuliers à des images de la sainte Yierpe, comme deîSotre-Daniede rccouvrance , de consoîalîon , de grâce, etc. , parce que ces noms donnent lieu de croire qu'il y a plus de vertu dans une image que dans une ai'tre. Tom. XÏII. C. p. i3o5.

ROUEN (C. de) l'an i58i,2 avril, j>ar le cardinal de lîoiirbon , arcliCNt^que de cette ville, assiste des eveques de sa province. On y dressa douze chapitres, qui sont un abrège de tout ce qui regarde le dogme et la discipline. On commença par une profesb.ion de foi , sur les articles du symbole, l'authenticité de l'Ecriture î-ainle , les sept sacrements, le culte des saints , les indulgences , etc.

2." On traite de ce qui regarde le service divin , des sacrements , des devoirs des e\êques et des chanoines , des saints ordres ; des provisions des bénéfices , de la visite des églises, des devoirs des curés, des ordres religieux, de la juridiction ecclésiastique. On renouvela les statuts, touchant le gouvernement des séminaires et des écoles, etc.

Tom. \ V. C. p. 822 et seq

RLFFEG en Poitou ( C. de ) Eaffaccnse , l'an 1268 , 21 août, par Gérard de Malemort, archevêque de Rordeaux. On y publia un règlement de dix articles , qui regardent principalement les intérêts temporels de l'Eglise. On y excommunia tous ceux qui font des confédérations pour restreindre la juridiction ecclésiastique, et empêcher que les ecclésiastiques ne plaident en cour d'Eglise . sinon en tres-peu de cas.

RUFFEC ( C. de ) l'an 1827, par Arnaud de Chanteloup, archevêque de Rordeaux. On y publia deux canons. Le premier ordonne que l'on cesse l'office divin dans les lieux où les juges laïques, qui auront pris des clercs, refuseront de les délivrer, eu étant admonestés. Le second per-

met aux clercs de postuler dans les | et les

tribunaux séculiers, pour les églises [ Tom. XL C. p. 1773

personnes ecclésiastiques.

Saintes (C. de ) Sanfonense, l'ap 5fi2. Ony déposa Enierius,qui avoit ete placé sur le siège de Saintes, par Glotaire pren;ier , sans l'avis des métropolitains , et on mit à sa place Herarlius : ce queCharibert, fils de Clotaire premier, trouva fort mauvais : il punit les evrques de ce concile, et maintint Emerius. Grcg.Jl .

Ht si. c. id.

SAINTES (C. de) 1282. 11 a le nom de Synode, (ieoftroy de Saint- Ijrice , qui en etoit evcque , s'y plaignit que , dans son diocèse, on enterroit les excommunies dans les cimetières, ou si proche, qu'on ne pouvoit distinguer leurs sépultures de celles des fidèles. Ea multitude de ces exconununications donnoit lieti à ces abus. Tom. AI. C.p. 1 181.

SALAMliNE ( C. de ) en Cypre , Salaminiuni , l'an 4-02 , tenu par saint Epiphane, éveque de cette ville, et par les eveques de Cypre. Il y fit condamner la lecture dos livres d'Origene,dont il s'etoit déclaré l'ennemi irréconciliable, comme aussi de tous ceux qui le defendoient. 11 écrivit à saint Chrysostôme et à d'autres, pour les engager à le faire condamner dans leurs conciles. Mais saint Chrysostôme crut devoir examiner mûrement cet te aflaire. Aussi les ennemis de ce saint évoque ajoutoient son prétendu origenisme, aux accusations qu'ils intentoient contre lui. Socr. t. / /. c. 10. p. 3l4- Sozom.

i. Vin. c. 14. p. 775.

SALTZBOLRG ( c. de) Sali,liurgense fWn 807. On y décida, selon les canons, que les dîmes doivent être partagées en quatre portions.

La première àl'evt-que : la deuxième aux clercs : la troisième aux pau- A res : la quatrième à la fabrique des églises. D. M.

SALTZCOURG ( C de ) l'an 1274. , par l'archevêque de cette ville , légat du saint Siège, et ses suffragants. On y ordonna que les constitutions des conciles de Lyon seroient publiées dans la province de Saltzbourg, et ensemble celle du concile de la même province , tenii à Vienne en 12G7. Ony fit ensuite vingt-quatre articles de règlement.

Utni .

SALTZBOURG ( C. de) l'an 1281^ par Tarcbevcque Frédéric, légat du saint Siège, avec sept de ses suHragants. On y fit une constitution dedix-sept arlicles : la plupart, touchant les réguliers, pour reprimer divers abus. C etoit, entr' autres, que les moines de saint llenoît ne portoient point lliabit de leur ordre: qu'ils eloient vagabonds , et ne tenoient point les chapitres tous les trois ans, suivant la constitution du pape Grégoire IX; que quelques religieuses mangeoient dans leurs chambres particulières, et que les abbesses ne mangeoient point au réfectoire, loin. AI- C.

' SALTZBOURG ( C. de) l'an 1291 , sur les moyens de secourir la Terre-Sainte. Onycon^eil!aau pape d unir ensemble les templiers , les hospitaliers et les chevaliers teuto-

SALTZBOURG ( C. de ) l'an i3io. Il y eut deux conciles en cette ville et la même année. Le premier , pour régler les paiements de la deome que le pape avoit demandée pour deux ans. Le second , pour expliquer quelques statuts des conciles précédents. On y lut la bulle de Clément V , qui modère celle de Botàface VIII : Clericis /tj/tw. L'arc l.e- \r(jue Conrad y présida, a.'sisfé <!è

deux évoques et de six dcpiiles. T.

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