‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 125 sur 257 · SA · texte numérisé non relu

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n'y a pas fait de nouvelle formule de ÎOI. Alhan.Apol. II. p. 'jSlf.. So':r. II. r. 20. Sozom.III. c. II. Toni. II.

Conc. p. 71 5. Marca. Ccrns. l. J I. c.

SÀ1\KAG0SSE (C. de ) Cœsar- Àii^ustanum , l'an 38o , tenu par les évêques d'Aquitaine contre les priïcillianistes, qui formoient une secte des erreurs des f;nostiques , des manichéens et des sabelliens. Cette hérésie eut, pour auteur, un r.ominé Marc, né à Memphis eu K^^vpte, grand magicien et disciple des nianichéens. Les doj^uies des pri.sci'lianisles étoient un mélange de toute sorte d'impuretés, et des erreurs les plus grossières et les plus sales, mais particulièrement de celles des manichéens et des ftnosliques. ils suivoientles sabelliens sur la Trinité, enseignant que le Père , le Fils et le Saint-Esprit n'etoient qu'une seule personne : ils vouloient , avec Paul de Samosate et Photin , que Jésus - Christ n'eût point élé avant que d'être né de la Vierge. Comme Marcion et Manichée, ils ne vouloient pas qu'il eût pris véritablement une nature humaine, et ils eloieut ennemis de la croix et de la résurrcclion. Ils disoient que le diable étoit sorti du chaos et des ténèbres éternelles, et qu'il ne tenoit son origine de personne; qu'il etoit le principe du mal ; qu'il etoil le traître des tonnerres, des foudres, des tempêtes ; que les âmes etoient de la nature divine ; ilssupposoient qu'elles avoient péché dans le ciel , qu'a cause de cela , elles etoient tombées sur la terre entre les mains de divers princes et de diverses puissances de l'air, qui les avoient renfermées dans des corps. Ces princes étoient le démon même : ils leu r altribuoient la formation de l'homme : de là vient qu'ils abhorroient l'usage du mariage : ils defendoient de manger de la chair des animaux, comme d'une chose impure , et ne vouloient pas croire la résurrection de la chair.

SAll Il seroit trop long de rapporter tontes les rêveries qu'ils avoient imaginées.

Leur extérieur étoit mode.cte mais , au fond , leurs mœurs etoient très-corronipues. Saint Augustin appelle Prîscillien un impie, et condanme pour des hérésies et des crimes horribles. I>eurs mystères n'etoient pas moins infâmes que ceux des m.fnichéens, qui passoient tout ce que l'on pou rroit s'imaginer : mais plus leur secte etoit honteuse, plus ils avoient soin de se cacher.

Priscillien, qui a donné le nom à cette secte, etoit d'une illustre naissance et avoit de grands biens : il etoit d'un génie vif et éloquent : ii avoit beaucoup de facilite à s'expliquer et à disputer , mais il etoit extrêtiiement vain , et la connoissance qu'il avoit des sciences humaines lui avoit tort enflé le cœur. S'etanl laissé surprendre à la doctrine de INlarc et d'KIpide, il y en attira beaucoup d'autres par s."s discours artificieux et par ses caresses, mais les fen)mes surtout grossissoient le nombre de ses disciples. Bientôt toutes les parties de l'Espagne se trouvèrent infectées de cette détestable hérésie.

Ce fut vers l'an 879 que celte secte se forma et prit le nom de son auteur. Ouelqiies évê({ues s'y laissèrent emporter, et entre autres Instance et Salvien. Idace, évêque de Merida en Lusitanie, entreprit la cause de l'Kglise , avec un grand zèle, mais manquant de pnidence, et poussant Instance et les autres sans modération, il aigrit plutôt le mal qu'il ne l'arrêta. Enfin , après pbisieurs disputes entre Idace et les prisciilianislcs, les évêques d'Aquitaine s'étant assembles avec ceux d'Espagne l'an 358, l'affaire des prisciliianistes fut portée en ce con- ( ile. On i;noi e le détail de ce qui s'y passa; mais en sait que ces hérétiques n'osèrent se présenter au ji.'gcmerit des évêques; malgré cela, leur

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