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SAYONIERES ( C. de, Àpud
Saponarias ou Tullense , l'an 85q , composé de douze provinces, des trois royau mes de Charles le Chauve, de Lotbaire et de Charles , qui y assistèrent tous trois. On y fit XllI canons , dont la plupart re:;ardent des atlaires particulières. On y relut encore les six canons de Valence. Sur quoi quelques-uns du parti d'Iiincmar voulurent faire quelques remontrances; mais Rémi de Lyon les apaisa, et le concile pronon(;a que ces articles seroient examines au premier concile après la paix rétablie. Tom. J III. Conc.p. ()4-7.
SEGjNI ( C. de ) en Italie , %nicnsf, l'an 1182, où saint lîruno qui en avoit été eveque , fut canonise par le pape Lucius 111. Pa^^i. ad an. 1 125. n. \l^..
SELEUCIE ( C. de ) en Isaurie dans l'Orient, l'an 359, ^7 septembre ( non reconnu ). L'empereur Constance avoit donné des ordres pour que tous les cveques de IaThrace,de l'Orient, de l'Egypte et de la Libye , s'y rendissent : fl ne s'y en trouva que cent soixante, mais tous de trois différents fiartis; des demi-ariens au nombre de cent cinq , et des anomeens environ quarante , quelques catholiques au nombre d'environ treize. Dieu permit que saint Hilaire, évêque de Poitiers , qui depuis quatre ans étoit exilé en Phrygie, s'y trouvât et tout banni qu'il efoit, on le mit au rang de ceux qui dévoient opiner dans le concile : il y rendit un témoignage authentique à la pureté di»
la foi des Occidentaux; mais ayant entendu les blasphèmes des ariens , il se relira bientôt de cette assemblée. 11 nous a laissé dans son ouvrage une effroyable peinture de rOrient, où la plupart des evenues éloient infectes du venin de 1 erreur.
11 y eut fort peu d'évcqnes du parti d'Acace de Cesaree, qui etoit celui des anomeens : le plus grand
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nombre e'toît des senai-ariens , entro tenijjre, les semi ariens s'aiscmbiè-
iesqueb on compte , George de Laodifée, Sylvain de Tarse, Macédone de Constanlinople , Basile d'Aneyre , Jiustatlie de oebasle : ceux de ce parti etoient au nombre de cent cinq : les treize autres etoient sans doute lesevênuesd'Egypte. ils furent lej seuls, st'lon saint Ililaire, qui soutinrent généreusement la consubstantialile du Verbe. On croît que
rent seuls , et confirmèrent le formulaire d'Antiocbe. Les acaciens de leur côte , voyant ropposilion qu'on avoit pour leur dogme de la dissemblance, dressèrent un nouveau formulaire plein de contradictions, car ils condamnoient la ressemblance de substance et la dissemblance.
Dans la troisième séance, Léonas
■saint Allianase étoit à Scleiicie dans ! présenta un acte dont les acaciens le temps de ce concile. Léonas ,! l'avoieutcbargé, et qui contenoit la <|iiesteur de Tempereur Constance, | profession de foi qu'ils avoient faite avoit ordre d'assister aux délibéra- 1 la veille : il excita un j^rand tumulte lions. I dans le concile , et le jour se passa à
Parmi les éveques qui vinrent à ■ disputer. Dans la quatrième, on dece concile, il y en avoit plusietirs nianda aux acaciens en quoi ils accusés de divers crimes ; c'etoient ; avouoient le Fils semblable au Pero, les acaciens. Ceux-ci, craignant les et eux ayant repondu, que c'etoit accusations formées contre eux ,■ seulement en volonîé et non en esdemanderent que l'on commençât sence, tous les autres déclarèrent par l'examen du dogme : ce qui causa ! qu'ils le croyoient semblable, même d'abord de la division entre les éve- ! en essence : on disputa sur ce point ques; car les uns vouloient que l'on le reste du jour, sans pouvoir conexaminât les accusations, les autres venir de rien.
(]]ie Ion traitât la question rie la foi à la fin les acaciens, ayant obtenu ce
Dans la cinquième, les semiariens s'assemblèrent seuls dans l'è-
qu ils de mandoient , rejetèrent î glise , et y firent appeler les acaciens ouvertement des la première séance I pour juger l'affaire de saint Cyrille, le concile et le symiiole de iNicée. Ils j qui avoit appelé de sa déposition par soutinrent que le Fils n'etoit point Acace; mais ils ne voulurent ni veseiublable à son Père , prétendant t nir au concile ni convenir touchant que rien ne pou voit être semblable la foi , de sorte qu'après qu'on les eût à la substance de Dieu ; qu'il ne pou- I appelés et cites plusieurs fois pour voit y avoir de génération en Dieu , repondre aux accusations , le concile et que Jésus-Christ etoit créature : ' déposa Acace même, Eudoxe d'Ances impiétés soulevèrent la plus [ tioche , et quelques autres. Il déclara grande partie desevêques qui etoient j excommunies (c'est-à-dire, réduits des semi-ariens, et qui etoient à la communion de leurs églises),
comme le corps du concile. En effet , à l'exception du mot de consubslantiel , comme trop obscur , disoientils , ils etoient déclarés pourle concile de Nicée. Cette différence de sentiments produisit de grandes disputes , et comme on crioit qu'il ne falloit point de nouvelle profession de foi , mais recevoir celle d'Antiocbe de l'an 341, les acaciens sortirent de l'assemblée.
Dans la seconde séance , le 28 sep-
Astère, Eusebe et cinq autres, jusqu'à ce qu'ils se fussent justifiés. Il rétablit saint Cyrille à Jérusalem , il mit un autre évêque à Antioche à la place d'Eudoxe : mais le jugement de ces éveques ne fut point exécuté , quoiqu'ils eussent envoyé dix députés à Constantinople informer l'empereur de ce qui s'étoit passé, parce que les éveques déposes y allèrent encore plus promptement, et qu'il.; prévinrent 1 empereur et les grands
SEN (le sa cour , qu'ils saS"èrent par leurs flatteries eu par le crédit d' Acace. H il. in cens. l. I. /?. Il4-- Socr. II. c. 39 cl 4.0. Sozom. W. c. 22. Athan. de S^n. p. 58o et 881. 7///. /■/.
SELINGSTAD ( C. de ) près de Mayenre , l'an 1022 , tenu par l'empereur Henri. Arihon , archevêque de Mayence y présida , assiste de cinq éveques- On y fit XX canons. On y décida qu'un homme , pt-ndant le cours desa pénitence, devoil demeurer dans le lieu où elle lui etoit imposée, afin que son propre pasteur pût juger de sa conduite. Comme plusieurs pécheurs charges de i^rands crimes rfefusoient de recevoir la pénitence de leurs pasteurs, et s en alloient à Rome, s'ima^inantque le pape leur remettroit tous leurs pèches, le concile déclara qu'une telle résolution ne leur scrviroit de rien ; mais qu'ils dévoient accomplir la pénitence qui leur etoit imposée par leurs pasteurs. Bouchard, eveqnc de Worms, qui assista à ce concile, nous en a conserve les déc rets à la fi n de son recueil de canons. Apres les canons on trouve la forme de tenir un concile. 7. LY. C. p. 844-
SEN LIS ( C. de ) Siuunec/fnsp , l'an 80 3. Les évêqnes prièrent le pape iSicolas de confirmer la déposition de Rothade de Soissons, mais il le refusa, f^ojcz Soissons , an 8(i2. Tom. l'III. Conc.p. yhi.
SENUS(C. de)ran873. IJa.is ce concile, sur la plauite du roi Charles, Carloman son fils, qui étoif prisonnier dans cette ville, fut depose du diaconat , et de tout dej^re ecclésiastique, et réduit à la communion laïque : mais comme ses partisans dirent que, n'étant plus ecclésiastique, rien ne l'empêchoit de régner, ils résolurent de le mettre en liberté à la première occasion . Le roi Charles, ayant appris cette nouvelle, le fit ju^er de nouveau pour les crimes dont les éveques n'a voient pu prendre connoissance , et il fut condamna à mortj maispourlui donner |