SIC
(îans les mœurs et dans les habits , 1 rie la réforme des reliftietix , et dos devoirs des laïques envers TEj^lise , du paiement des dîmes. Les chanoines seront regardes comme absents lorsqu'ils ne sont point aux nocturnes avant la fin du psaume Tcnite , et aux autres heures avant la fin du premier psaume, et à la messe avant la fin du dernier hrit :
la plupart de ces règlements sont tires du concile de Eàle , de Latran, de la pragmatique sanction; et il n'} a rien de remarquable qui ne se trouve dans les autres conciles. Tom. AI II.
Conc. p. 1721.
^ SÉVILLE ( C. de ) Ilispahnse, Tan 5go , 4 novembre, compose de huit e\êques. Saint Leandre etoit le premier. Ayant consulte les canons , ils trouvèrent que les donations ou aliénations des biens d'église faites par l'èvcque Gandence, èloient nulles, à moins qu'il n'eût donne ses biens propres à l'E^liiC : mais
f)ar humanité, ils ordonnèrent que es serfs afYranchis demeureroicnt libres, mais sujets de l'Eglise, et qu'ils ne pourroient laisser leur pécule qu'à leurs enfants , qui demeureroicnt à perpétuité sujels de lEglise. Tom. J . Conc. p. i588.
SÉ\1LLE(C. de)ran G19 , i3 novembre, tenu par saint Isidore a la tcte de huit evcques. Ce sont des règlements généraux à l'occasion de diverses afl aires particulières, parmi lesquelles il est marque quelesclercs etoient distingues des laïques par leur habit. Ces règlements sont divisés en treize chapitres. Ibid.
SICILE ( C. de) Siciihim, l'an 3G6 , pour la foi de ÎSicee , tenu par Eustatbe , et les députés des Orientaux qui y convoquèrent les évêques du pays, devant lesquels ils approuvèrent la foi de ISicee et le terme de consubstantiel; et les evcques leur donnèrent des lettres conformes à celles de Libère. Socr. IJ . c 12.
/ ovei Thvane.
Sli\ 3Si
SIDON (C. de) en Palestine, Sidontnsc ( non reconnu ) , l'an 5i i , par quatre-vingts evcques les plus dei lares contre le concile de Calcédoine, et assemblé par l'ordre ce l'empereur Anastase , qui voialoi?.
obliger à souscrire l'henotique dt^ Zenon ; mais ce fut sans aucun suc ces pour son dessein.
SIENIS]': ( C. de ) ScnciLsc, Tan 14.23 , 22 août, et selon d'autres ie 8 novembre. On y tint quelques sessions, et on y fit un décret contre les hérésies condamnées à Constance, et contre tous ceux qui donneroient du secours aux wiclefislcs ou aux hussites.
Par un autre décret, on traila de la reunion des Grecs, que Ion remit à un temps plus favorable: on renvoya l'aHaire de la reforni?.tion au concile qui fût indique :\ r>àle,etqui ne se tint qu'en i43s.
Celui de Sieune fut dissous le liti février i/f^^- Le prétexte dont le pape se servit fut que les prélats y etoient en trop petit nondjre , et il en confirma la dissolution le 12 mars de la même année. Tu/n. AH. C
^' SiRMiClI on Sm.VIUM (C
de) en lllyrie, l'an 3^9, contre Pliolin qui en etoit èvê(jue. Pholin ne reconnoissoit qu'uneseideopera tion dans le Père, le Verbe et l«^ Saint-Esprit : selon lui, le Père seul etoit Dieu : il croyoit un ^ erbe éternel, mais non subsistant et distingué personnellement du Père:
ilvouloit qu'il fûtconmieune extension que le Père faisoit de lui-mcmf' quand il vouloit agir au dehors. Il soutint que Jesus-Christ n'elolt qu'un pur homme; qu'il n'cioif.
point Dieu; qu'il nefalloit Ihonoier qu'en qualile d'homme; usais il disoit aussi que le Verbe avoit habi'é en lui, et s'cioit uni à lui d'une manière particulière : on croit même qu'il lui accordoil le titre de Fils de Dieu . sans vouloir uesnmfiins, qu'il fût avant Marie, i;!
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?u'il eût crée le monde , ni qu'il ût avant tous les siècles.
LesevêqiiestrOccident, inquidlc's de voir qn'iiprcs tant de troubles qne rananisinc avoit causes dans l'Kftli.se , Pliotin , qui avoit été condaniiie deux ans auparavant dans le concile de Milan , ne cessoit point «l'en e:a:iier encore par les erreurs qu'il soutcnoit louionrs, s'assemblèrent en cetSe ville pourledeposer de l'epscopàt, mais comme il s'etoit acquis par son éloquence un .;,raiid nombre de sectateurs, tout €e que le concile put faire , fut d'écrire aux Orientaux contre cet hérésiarque , selon la coutume qu'ont les eveques d'avertir leurs confrères de ce qui mérite leur attention. Till.
SlRMICIi (conciliabulede ) l'an
, par les eusehiens au nonil)rt
de vinst-deijx. Le bruit qu'exci toient les erreurs de Photin, et qu'il prêchoit plus hardiment que jamais, ayant oblige l'empereur Constance de faire tenir un concile i Sirniich , la plupart des evrques qui s'y rendirent etoient eu.sebiens.
Cependant ils furent bien aises de faire paroître leur zèle prétendu pour la foi. Dans ce concile, Photin, ayant ete convaincu de tenir la doctrine de Sabellius et de Paul de Sa mo.'iate, fut déposé. Sa déposition fut à la vérité approuvée de tout le monde , mais non ce que les mêmes eveques firent ensuite, car ils approuvèrent la formule faite par le faux concile de Sardique , et ils en «Ires.serciit une nouvelle en grec, qui fut regardée comme tres-suspecie ; puisque bien loin de dire <]ue ie Fils est consubstantiel au Père, ils ne disent pas seulement «iu'iliiil soit semblable; et ils dé- {ouvrciît même leur impiété en (Usant : nous n'égalons pas le Fils .-\!i Père, mais nous concevons qu'il iiii est soumis. Photin fut banni de i église de Sirmich , et renipereur l'envoya en exil. Socr. II c. 2S cl 29. Pit'f'i ad ann. 3Sî n. 12.
^ SIRMICH ( Il« conciliabule de) l'an 357. Les ariens ou eusébiens y dressèrent un nouveau formulaire plus mauvais que plusieurs autres dressés : c'est celui que le grand Osius eut le malheur de signer.
SIR^TlCn (IIF conciliabule de) l'an 358. Les ariens contre l'usage de l'Eglise, y dressèrent une nouvelle formule datée du 22 mai , dans laquelle ils domièrent à Const.TUce le titre de roi éternel, qu'ils refusoient au Fils de Dieu. Le pape Libère fut rétabli après avoir signé ce formulaire et condamné saint Athanase, dont la cause étoit , dans ces circonstances, inséparable de celle delafoi. /?.J/.
SOISSONS (C. de ) Suessionmse , l'an 744^, 3 mars , assemblé par l'ordre du prince Pépin , et composé de vingt-trois eveques. On ne doute pas que saint lîoniface n'y ait présidé. On y fit dix canons : le premier est pour la conservation de la foi de Nicee v\ des autres conciles, et pour le rétablissement de la discipline; les autres renferment les mêmes règlements des conciles tenus dans les états <!;> Carloman.Le dernier porte que celui qui n'en observera pas les décrets, sera jugé parle prince même avec les évêques et les comtes , et condamné à l'amende selon la loi , car ces assemblées etoient mixtes d'évcques et de seigneurs, et on joignoit les peines temporelles aux spirituelles. Ce concile établit dans toutes tes villes des eveques légitimes et deux archevêques audessus d'eux , l'un pour l'église de Reims, l'autre pour celle de Sens. FI.
SOiSSONS (G. de) l'an 802 , -Al avril , dans l'église de Sainl-.Medard composé de vingt-six eveques de cinq provinces, en présence du roi Charles le Chauve. On y employa hait sessions. L'ordination d'Hinrmar fut reconnue légitime et canonique. Les ordinations faites par