‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 133 sur 257 · TAR · texte numérisé non relu

TAR

le jour de rAnnonciation , neuf mai et sept jours avant nous, suivant l'usage de la métropole de Reims en ce temps-là.

^ SUFFKTE (C. i\(i) Suffilurmm , Tan 524. Saint Fulgence assista à ce concile, et parmorleslif il fit présider l'évêque, <^/;wi / //// Diiix , qui lui avoil dispute la préséance dans le concile de Jungue en Afrique.

SURK 1 eu SL'TFxI (C. de) près de Rome, l'an io4(i , décembre , tenu parllenri le Noir, roi d'AlIemasue:

il y invitaGregoireVI,qui s'y trouva, espérant d'être seul reconnu pape légitime; mais y trouvant de la difficulté, il renonça au pontiCcat,

THI

se dépouilla des ornements, et remit le bâton pastoral , après avoir tenu le siège environ vingt mois. Le roi Henri vint à Rome avec les éveques duconciledeSutri , et d'un commun consentement, tant des Romains que des Allemands, il fit élire papeSuidger, qui prit le nom de Clément 11, et fut sacre le jour de Noël : le roi Henri fut rouronré empereur le même jour, et la reine iSgnès, impé ratrice. Baron, an. io4^>.

SYPxIK (C. de) Sjriacum ,Viin 1 1 15. Ariioul , patriarche de .Jérusalem y fut déposé, mais il fut rétabli par le pape l'année sui\ante D. M.

TaRRAGONE ( c. de ) Tanaconcr.se., l'an 5ift, sous le règne de Théodoric, roi d'Italie, et tuteur d'Amalaric, roi d'Espagne. Dix éveques y dressèrent XIII canons, dont le Vll.^ ordonne que l'observation du dimanche commencera dès le samedi : d'où vientlacoutume en Espagne de s'abstenir de toute œuvre servile le samedi vers le soir.

Le canon , qui ordonne que les moines sortis de leur monastère n'exerceront aucune fonction ecclé- .siastique, prouve qu'il y avoil dès lors des monastères en Espagne. D. M.

TARRAGONE (C. de) l'an 1229,29 avril. Jean, cardinal et éveque de Sabine, légat assisté de deux archevêques et de neuf chèques, déclara nul le mariage de Jacques I , roi d'Arra.^on , avec Eleonore de Castille , comme ayant été contracté entre proches parents sans dispense; et le roi Jacques n'y rési.sta point , mais il déclara légitime Alphonse né de ce mariage, qu'il avoit déjà déclaré son successeur auparavant : ce qui fut confirmé par le pape dnns la suite- Ton. XI.

Cp li?tj.

I THIONVILLE (C. de) apud TheoJonis rlllani , l'an 821 , compose de irente-deux evcques. On y fit quatre ou cinq articles pour la sûreté des personnes ecclésiastiques , que l'empereur Louis confirma l'année suivante.

THIONVILLE (C. de) faii , 835 , en février, composé de plus ! de quarante cvêques : Ils y déclarèrent nul tout ce qui avoit été fait contre Louis de Débonnaire, lecon- I duisirent à la cathédrale de Metz, î pour rendre sa rehabilitation plus solennelle , qui se fit le diiuanche de I la quinquagesime pendant la messe.

Agobard de Lyon et Bernard de Vienne furent ensuite déposes après le retour des éveques à Thionville, et Ebbon de Reims le fut plus solennellement que les deux autres quiétoient absents, ayant consenti lui-même à sa déposition, et renonce pour toujours à l'épiscopat. D. M.

THIONVILLE (C. de) l'an 844? <^" octobre, en un lieu nommé Jiidicium, aujourd'hui JUST.

Lotliaire, Louis et Charles promirent de garder entre eux une amitié fraternelle , et de rétablir l'état de

l'Eglise qu'ils avoiont troublée par leurs divisions. Les évoques }• firent .six articles que les rois prortiirent •l'observer. Ces princes y sont exliortes à demeurer parfaitement unis, à faire remplir incessamment les sièges episcopaux demeures vacants à cause de leurs querelles, ou y faire rentrer les ëvèques qui en étoient chasses : d'empêcher en général l'usurpation des biens ecclésiastiques, à la chari;e toutelois qu'ils fourniront à l'état les subsides nécessaires, etc. T. J II. Cp.iSoo.

TllUKLNGR ( C. de ) l'an i io5, par l'empereur Henri, qui venoit de réunir toute la Saxe à la communion de l'Eglise romaine, par le conseil de Rothard , archevêque de jMayence , et de Gehehard, evêque «le Constance, lej^als du pape. Ce concile fut tenu dans la nsaison royale <Ie Northus. On y renouvela les décrets des conciles précédents. On condanuiala simonie et Theresie dos nicolaïtes; c'est-à-dire , le concubinaj^o des prêtres : on confirma la paix de Dieu , etc. Tom. A. Cunc.

TOLÈDE (£. de) l'an ^oo, premier septemorc , tenu à l'occasion des troubles causes par lesprisscillianistes , dont l'heresie avoit connnencé en Espaj^ne sur la fin du quatrième siècle. 11 fut composé de dix-neuf évêqucs de toutes les provinces de l'Espaf^ne; celui de Mérida étoit le plus célèbre. Plusieurs prisscillianibtes vinrent se présenter au concile, et ils y furent reçus à la communion de f Eglise après avoir abjuré leurs erreurs. On exij;ea d'eux qu'ils signassent une formule de foi que le concile avoit dressée.

On promit aussi de recevoir les autres cvêques de Galice , s'ils souscrivoieiit àcette formule, en attendant , disent les Pères, que le pape qui « it .à pre.>.ent écrive, ainsi que saint Symphorien, évêque de Milan, et les autres évoques. C'est la première fois que l'on trouve l'evêquc de

Rome nommé simplement le pape comme par excellence , c'est la remarque Je I\L de Fleury.

Le concile décida de retrancher dans lesordinations tous les abusqui s'y introduisoient. 11 fit XX canons, parmi lesquels il est dit , que ceux qui auront fait une pénitence publique ne pourront être ordonnes clercs, si ce ji'est en cas de nécessite. M. de Tillemont doute de l'autorité de ces décrets, et croit qu'ils appartiennent a un autre concile de Tolède tenu en 44?-

TOLÈl3E( C. de ) l'an 447, contre les priscillianistes : leurs erreurs n'etoient pas moins ridiculeset sacrilèges que celles des manie hoens.

/'. le concile de Sarragossc. H s'y trouva dix-neuf évoques : ils rendirent par écrit un sentence contre riioiesic et les sectateurs de Priscillicn , qui est appelée aussi la règle do ia foi contre toutes les iierosios, particulièrement contre les prisci!lianistes. Cet acte est une profession de foi avec dix-huit articles ou analhemes qui y sont joints. Les Pères de ce concile y confessent qu<^ le Saint-Esprit procode du Père et du Fils. Baronius [iroiesid qu'ils ne parloient ainsi que d'après saint Léon, qui le dit dans le premier article de sa lettre à saint Turibe, évoque d'Astorga, dont le r,ele se distingua contre hs priscilHanistes.

Ils y firent encore XX canons sur la discipline, pour remédier aux abus qui s'etoient glisses : il y est dit que depuis que les malheurs dos teuips empêchent les evêques de s'assembler, chacxin avoit commence d'agir à sa manière. Les prêtres assistèrent assis avec les evêques <lans ce concile. 1. II. C i22~.c. liar.

un. 447. § 19.

TOLEDE (C. de) l'an 53 1, 17 mai. On y fit cinq canons. Le premier marque les interstices dos ordinations. Ony confirma les aiiciens canons touchant la continence dos c'cr>'s. la conservation des biens de aS

rK{;lise, et ics inariai^cs entre j»a- ] rciits, dont on étendit la défense tant que la parenté se peut connoître.

Dans ce concile, Tolède est nonnuee métropole pour la preiiiière fois.

Tom. lï'. Con.p lyS^.-

TOLÈDE (C. de) Tan 58q, 6 mai , composé de soixante et douze evêques de diverses provinces , soumises au roi Recarede , et de huit députes. Ce concile fut tenu dans la vue d'artermir la conversion des Goths. On )• re^la tout ce qui rei;ardoitla foi. Le roi IVerarede y etoit présent. On y fil une belle profession de foi, en son nom et en celui de tous les Gotlis qui y abjurèrent l'arianisme. On y re(;ut les IV CON- CILES GÉNÉRAUX. On y prononça anathemes contre les principales erreurs des ariens- Ensuite le roi pro- ^posa de régler la discipline , et on ft 'XXUl canons pour remédier aux maux que rheresieavoit causes. On ordonna l'observation des canons , et que les évêques s'assembleroient une fois fan ; que l'on feroit chanter à la messe le symbole du concile de Constantinople , à l'imitation des églises orientales, mais avec l'adition Filioque. Au reste , c'est dans ce concile qu'il en est parle pour la première fois T. V . C. p. 5q8.

TOLÈDE (G. de) l'an Sgy, 17 mai. Seize evêquesy firent II canons, dit ce concile : mais on ne voit que treize noms dans les souscriptions , entre lesquelles est celle de Megace, archevêque de ÎNarbonne. Le premier porte , que les évoques feront observer la continence aux prêtres et aux diacres , et pourront déposer et enfermer les contrevenants pour faire pénitence. Le second défend aux evêquesde s'attribuer le revenu des églises bâties dans leur diocèse , et dit qu'il appartiendra au prêtre qui fait l,e service. T. V. C. p i6o3.

TOLEDE (G. de) l'an bio , 23 octobre. Quinze évêques y reconnurent celui de Tolède pour leur métropolitain. D. if.

TOLEDE (G. de) l'an 633,:) "o- / vcmbrc. Ce fut un concile national, . -^ c'est-à-dire, de toute l'Espagne, et de la partie de la Gaule soumise aux Goths Saint Isidore de Se ville y présida et en fut l'âme. Il s'y trouva soixante-deux évêques , parmi lesquels il y avoit cinq métropolitains, savoir : de INarbonne, de iMerida, de Ijrague , de Tolède et de Tarragone. Saint Just , archevêque de Tolède y assista au.ssi; et il y eut sept députes d'evêques absents. On y lit LXXV canons. Le premier est une profession de foi où les mystères de la Trinité et de l'Incarnation sont établis contre les principales hérésies ; il y est dit expressément que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils. Le 1 V.e prescrit en détail la forme de tenir les conciles, qui vient apparemment d'un tradition plusancienne, mais qu'on ne trouve point aupara\ art. On y blâme fortement la négligence des evêipies à tenir des conciles ;, comme la principale cause du relâchement de la discipline , et le concile ordonne de les tenir au moins iine fois l'année.

On voit par le^L^I.^ canon qu'il y avoit encore des veuves consacrées a Dieu par une profession publique où elles changeoient d'habit en présence de levêque sans entrer ne communauté : on les appeloit sanctimoniales ou religieuses; et il ne leur etoit plus permis de se marier.

Ce concile est nomme grand et universel, lom. / . Conc. p. I702. / .

les canons.

TOLÈDE (G. de) l'an 636, sous le roi Cinthilla , qui y fit faire IX canons, qui regardent presque tous l'affermissement de sa pui.ssance. Ce concile etoit de toute fEspagne , comme il paroitpar les souscriptions des évêques. Id. p. ij'65.

^ TOLÈDE (C. de) l'an 638 9 janvier, la seconde année du roi Cinthilla, composé de quarante-deux evêqties d'Espagne et des (Gaules, et cinq deputv"s d'evêques absents, l's

y orflotinèrcnt avec le consentement du roi et des granrls, qu'à l'avenir aucun roi nenionteroit sur le trône, qu'il ne promît de conserver la foi catholique : si le roi viole son serment, qu'il soit anatheme , etc. Pluf.icurs ordonnances de ce concile s'étendent sur ie temporel. Ceux qui , après avoir reçu la pénitence publique, la quittent et reprennent i habit séculier, seront arrêtes par l'evêqne et soumis maigre eux aux lois de la pénitence et renfermes dans des monastères : si l'exécution est difleree, ils seront excommunies.

C'est la première fois , dit. M. de Fleury, qu'on trouve des pénitences forcées; ce qui ne provient que de rij^norancQide la bonne antiquité ; car les anciens canons se contentoient d'excommunier les pécheurs , soit ceux qui ne demandoient pas la pénitence , ou ceux qui Tabandonîinient après l'avoir commencée.

Tom. ï\ Conc. p. l'/li-O,

TOLEDE (C. de) l'an 646. \'în{;thnit evêques et onze députés pour les absents y firent VI canons. Le prenùer est contre les clercs qui prennent parti dans les révoltes, car la puissance des rois (joths eloit mal affermie : on les déclara excommiinies pour toute la vie. Il y est dit , que si le célébrant tombe malade en célébrant les saints mystères, un autre evêque ou un prêtre , pourra continuer et suppléer à son deHuit, à la charge toutefois que personne r.e célébrera la messe qu'à jeun, et ne la qr.iftera jamais après l'avoir commencée. / . Canons.

TOLÈDE (C. de) fan 653. En ce concile, le roi îveccsuinîe y lut la profession de f;)i , dans laquelle il reçoit les 1 V rorsciLE.s oôvÈriAux.

On fil ensuite Xlî canons. J^e premier contient la profession de foi , c'est-à-dire , le symbole de Nicée , tri qu'on le disoif à la nn ssc , avec i'addilicn Filioque.

Il y on a un contre h simonie ; qi;;:!re cr.)Ure rinroniiiicncc ries

clercs , particulièrement contre les sous-diacres qui pretendoient pouvoir se marier après leur ordination.

On y défend d'ordonner ceux qui ne savent pas le psautier tout entier, avec les cantiques et les hymnes d'usage, et la forme du baptême. Le même concile fut souscrit par cinquante-deux evêques , dix abbés , parmi lesquels est saint îldeCbnse, par l'archiprêtre de Tolède, et par les députés de dix evêques. On y voit les .souscriptions de seize comtes; d'entre les principaux officiers du roi. Apres les souscriptions est un décret du concile , touchant la disposition des biens du roi , et un édit du roi qui le confirme.

TOLÈDE (C. de) l'an 655 , 2 novembre. Seize evêques y firent XV 11 canons, la plupart pour réprimer les abus que les evêques commettoient dans l'administration des biens ecclésiastiques. Le premier entr'autres ordonne que si les evêques ou les autres ecclésiastiques veulent s'approprier les biens des ef;lises, ceuxqui les ont fondées ou enrichies pourront s'en plaindre à l'évêque ou au métropolitain, ou au roi : ils veilleront aussi aux réparations, etc. Tom. If\ Conc. p. 4-5q.

TOLÈDE ( C. de ) l'an 656, preînier décembre. Vin^t evêques y ii-' veut Yll canons. Parmi ces evêques, les trois premiers etoient metn.politains; savoir : Eugène de Tolède , Fu^^itif de Seville, et .saint Fructueux de ]>rasue : il y eut cinq députes d'evêqu es absents. Jd. 45fî-

TOLÈDE (C. de) Tan 675, 7 novend)re. On y fit Wï canons de discipline qui furent souscrits j>ar <(i\-s('pt evêques, dont le premier est (^niriccfle Folcde : deux depiites d'absents , par six abbés et par l'archevêque de Tolède. Ce concile ordonne de côrriç,er les pécl;ei:rs publi^pu'uient , etc. Que si on conliaauic à l'exil ou à la prison , la senlesice sera prononcée devant Irols téui.oii'.s et souscrîte de la main

lie réveque. Les évêques condaninoient donc dès lors à ces sortes de peines. En chaque province Tofficc divin sera conforme a celui de la métropole dans toutes les églises. On voit par ce concile qu'on conimunioit les mourants sous la seule espèce du pain. Tom. //'. Cunc. p.

TOLEDE (C. de) Tan 681 , 9 janvier , composé de irente-cinq évcqu'es, à la tête desquels etoit saint Julien de Tolède. Ils y confirmèrent la renonciation au royaume du roi Tamba , déclarée solennellement le dimanche, 1 4- octobre, de l'année précédente. Ils lui interdirent l'exercice de la puissance temporelle : le tout sous prétexte qu'il s'etoit en^af^è à faire pénitence. Us assurèrent aussi le royaume à son successeur Ervi};e, et à l'cvêquc de Tolède le pouvoir d'ordonner tous les évoques d'Espagne , c'est le premier exemple d'une pareille entreprise de la part des évcques. On y fit Xlll canons.

Jd. p. 1221.

TOLÈDE ( C. de) l'an 683, 4 novembre. Quarante-huit évêques, dont les quatre premiers etoient métropolitains, y firent XIII canons, dont environ la moitié re^^ardentdes intérêts temporels. On commença

f)ar le symbole de Nicee , que dèsors on chantoit à la messe , dans les églises d'Espagne. On y fit ce canon singulier qui fait défense aux veuves des rois de se remarier , ni à personne , même à un roi , de les épouser , comme si c'etoit un crime , dit avec raison jNI. de Fleury. On voit par ce concile que souvent ceux qui etoient en danger de mort , se mettoicnt en pénitence publique , sans se reconnoître coupables d'aucun péché mortel; et on donnoit la pénitence publique à la mort , même aux évêques, par précaution. Jd.

TOLEDE (C. de) l'an 684, i4 novembre , tenu pour la réception du VI' concile général dans toute |

l'Espagne et la Gaule Gothique , à la demande du pape Léon II , qui dans sa lettre aux évêques dit « que » le Vr concile a condamné Hono- » rius qui, au lieu d'éteindre dans » sa naissance la flamme de l'hérésie, » comme il convenoit à l'autorité » apostolique , l'a fomentée par sa » négligence. Le même pape dit » aussi à-peu-près la même chose '> de la condamnation d Honorius » dans sa lettre au roi. Ensuite les » evc<iues d'Espagne s'expriment » ainsi : nous avons comparé les » actes du Vp concile général , avec » les quatre anciens conciles, nous » les recevons avec respect. » Ils ne parlèrent pas du Y« , parce qu'il n'avoit rien décidé touchant la foi :

après, ils expliquèrent leur croyance touchant l'incarnation , et confessèrent formellement deux volontés en Jésus-Christ. T. If'. C.p. 1278.

TOLÈDE (C. de) l'an 688, II mai, composé de soixante-un évêques. Saint Julien de Tolède y présida : ils y expliquèrent quelques propositions qui avoient déplu au pape Benoît touchant les deux volontés de Jésus-Christ, en disant que Jésus-Christ est compose de la divinité, de l'âme et du corps qui sont trois substances , quoiqu'on puisse aussi n'y en reconnoître que deux, prenant l'àme et le corps pour une seule substance de l'hinnanité.

Ensuite ils décidèrent que deux serments du roiEjrica, quiparoissoient contraires, ne l'etoient point. Il ne faut pas croire , disent les évêques, qu'il ait promis les intérêts de ses beaux-freres autrement que selon la justice, mais en cas (pi'il fallût choisir, le dernier serment fait en faveur du peuple devroit l'emporter, puisque le bien public est préférable à tous les intérêts particuliers. Le roi Egica confirma par son ordonnance les décrets de ce concile. Ib.

TOLEDE (C. de) l'an 693, 2 mai , composé de cinquante-neuf

e\ tiques , cinq abbes et trois députés d'évêques absents, assistes dii roi Eg;ica et de seize comtes. On y fit dix canons de discipline , et on y déposa Sisgcrt, archevc(}ue de Tolède, comme ayant conspire contre le roi, qui le condamna a une prison perpétuelle. Dans ce concile onordonne de ne se servir pour le saint sacrifice de la mesfe que d'un pain entier, qui soit blanc, fait exprès et en petite quantité , puisqu'il ne doit pas charfçer l'estomac , n'étant que pour la nourriture de l'âme, et facile à conserver dans une petite boîte. Ce qui prouve qu'onfaisoit des-lors des hosties à peu près comme elles sont aujourd'lnii. /J. p. 123?.

TOLÈDE ( C. de ) l'an 69.;. On y fit Mil canons. C'est le dernier dont nous ayons quelques actes :

on n'y trouve pas même les souscriptions des évêques qui y assistèrent.

Jd.p. i36i.

TOLEDE ( C. de ) l'an 701, sous le roi Vitiza, qui venoit de succéder à son père E{;ica : il ne reste de reconcile ni actes ni canons.

TOLÈDE (C. de ) l'an 1824, 21 novembre , par Jean , archevêque de Tolède, où il publia Vlll canons , dont la préface ordonne qu'ils seront observes avec ceux que le lèj^at Guillaume de Gondi avoit publies à Yalladolid, deux ans auparavant : ces canons roulent sur la modestie que les clercs doivent observer : il y est dit, qu'aucun prêtre n'exij^era de l'ar^çent pour les messes qu'il dira , mais il pourra recevoir <:e qui lui sera charitablement offert sans aucune convention.

Tom. XI. Conc.p. 17 12.

TOLEDE (C. de ) l'an 1^73, par Alphonse de Ca\ille, dans le bourg d'Aranda. Ce concile fut fort nombreux. On y fit vingt-neuf règlements sur la discipline ecclésiastique. Voici les plus importants.

On célébrera le concile provincial tous les deux ans, et les évêques tiendront leurs synodes tous les ans. ,

Page 1