‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 134 sur 257 · TOR · texte numérisé non relu

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Défense aux ec( lesiastiques de porter le deuil. Les évêques ne paroîtront jamais en public qu'en rnchet et en camail : ils ne porteront point d'habit de soie , et feront lire l'Ecritiire sainte pendant leurs repas. Les clercs mineurs porteront fhabit clérical et la tonsure. Ceux qui meurent des blessures qu'ils reçoivent dans un duel seront privés de la sépulture ecclésiastique, quand même ils auroient reçu le sacrement de pénitence avant leur mort , etc.

TOLÈDE ( C. de ) l'an 1675, 8 septembre. Christophe de Sandowal , évêque de Cordone y présida, assisté des évêques de Siguença, de Segovie , de Palenria , de Cuenra et d'Osma avec l'abbé d'AUala le Real. Dans la première session oa lut le décret du concile de Trente , touchant la célébration des synodes provinciaux et la profession de foi qui fut signée des assistants. Dans la seconde le i3 janvier, on y publia trente-un articles de reforination sur différents sujets, concernant les évêques, cnres, officiaux, promoteurs, la résidence, l'office divin. Dans la troisième et dernière , le 25 mars, on fit vingt-huit articles : on lut les décrets du concile de Trente, sous les papes Paul 111 et Pie VI, touchant la résidence. On ordonne aux évêques d'avoir des archives publiques , de n'admettre à la tonsure que ceux qui ont un bénéfice. On y règle pour les cures la manière d'instruire et de prêcher la parole de Dieu. On y parle des chanoines , des dignités , des distributions journalières, de l'obligation d'assister aux heures canoniales ; a la fin on nomme quelques bénéficiées qui dévoient veillera l'exécution des décrets dans chaque archiprêtré des différents diocèses. Tom.

XF. Conc. p. 74, etc.

TORTOSE ( C. de ) en Catalogne. Delusanum, l'an 1429;. par le cardinal de Foix, composé de tous les prélats et principaux ecclesias-

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tiqiif-s (les royaumes d'Airagon, et de Valence, et de la principauté de Catalof^ne. On y lut à la fin de la f|uatrienie session vini^t réglenicnts louchant la vie et les mœurs du cierge , et les qualités rerpiises dans ceux que Ton doitchoisir pour remplir les bénéfices. 2." Touchant la défense déporter des habits de couleur et dêlre vêtu d'une manière peu conforme à fetat ecc!esiasti(iuc.

S." Sur la coudanjiiation des concubinaires. 4-°- La manière d'instruire le peuple. 5". L'ordre de baptiser dans l'espace de huit jours les enfants des nouveaux chrétiens.

6." Contre la iieii,li};ence des abhes dans la correction de leurs reiî- £;*eux. 7. "Contre les clercs et relii^ieux,qui ccnfessoient sans avoir obtenu permission des ordinaires :

contre les prélats qui se saisissoient des biens des défunts. T. XII. e.

pa^. /loG.

T()ULOrSE( C. de) Tolosanum, Tan 507. Nous n'en avons point les actes. J'orcz les Singularités hi.storiques et littéraires de Doni Liron.

Tom. I . p. 2q5.

TOULOUSE ( C. de ) l'an lo.'SG i3 septembre , compose de dix-huit evêques. On y fit treize canons pour abolir la simonie et ordonner le célibat aux ecclésiastiques , pour empêcher l'usurpation des biens des églises , et remédier à divers abus. On y ordonne enlr'autres choses, quesi 13 H clerc se fait moine dans un monastère , à l'intention d'en devenir abbé, il y demeurera moine, sans pouvoir être abbé , sous peine d'excommunication. On renouvelle la loi de la continence des clercs , sous peine de déposition. Dans ce concile , Eérenger, vicomte de jSarbonne, fit une plainte très-vive contre l'archevêque Guifroi, l'accusant d'avoir donné les terres de l'église dcNarbonneetdes chanoines à ceux (|ui portoient les armes pour lui : mais on ne voit point quel effet eutcetteplainte. T. IX. c.p. 1084.;,

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TOULOUSE ( C. de ) l'an 1068, tenu par le légat Hugues le Blanc.

Onze evêques y assistèrent. On y condamna la simonie, et on y rétablit l'évêché de Leitoure chancre ec monastère. 7//.^. iigS.

TOULOUSE (C. de) l'an 1090, vers la Pentecôte, par les légats d'Urbain 11 , assistes des evêques de diverses provinces , et en particulier, par Bernard, archevêque de Tolède, retournant de Rome en Kspagne. On y corrigea divers Auis ; et à la prière du roi de Castille, on envoya une légation à Tolède pour y rétablir la religion. Tcni.

TOULOUSE(C. de )1 an luo, après la IVntecôle, p^r Ilichard, evêque d'Albane . légal du pape.

T()UL0i;SE(C.de)raniîi8.

On yc(.'nclut le voyage d'Espagne pour le secours d'Alphonse, roi d'Arragon, qui gagna une grande bataille contre les Maures, et prit Sarragosse le 10 décembre.

TOULOUSE ( C. de ) l'an 1 1 19, i3 juin , par Calixte 11 , assisté des cardinaux , des evêques el des abbes de Langwedoc. On y fit dix canons , dont le ill' est le plus remarquable. Il est fait contre les sectateurs de Pierre de I>ruis , qui etoient une secte de manichéens. ÎSous ordonnons, dit le concile , que l'autorité séculière reprime ceux qui, affectant une pieté apparente , condamnent le sacrement du corps et du sang de JNotre-Seigneur , le baptême des enfants , le sacerdoce et les autres ordres ecclésiastiques , et les mariages légitimes , et nous les chassons de l'Eglise comme hérétiques.

On y prononça excommunication contre les moines , les chanoines et les clercs qui renoncent à leur profession , ou laissent croître leur barbe et leurs cheveux comme des laïques. C. T. X.C. p. 856.

TOULOUSE (C. de) l'an iiGi, convoque par le roi de France et le roi d'Angleterre. Il .s'y trouva cent,

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jirélats , tant époques qu'abbés des deux royaumes, et ils t leconnupent le pape Alexandre plus soleniiellenient qu'il ne Tavoit été l'année précédente, dans les assemblées qu'ils avoient tenues chacun de leur côte à ljeau\ais,à ÎNeuf-lMarché, enlNorniandie et à Londres. Id. p. i/^of».

TOULOUSE (C. de )l'an 1229, septembre , par les archevêques de I^arbonne, de Bordeaux etd'Aucli , avec plusieurs eveques et autres prélats. Pxaimond , comme de Toulouse , s'y trouva avec d'autres seigneurs^ le sénéchal de Carcassonne, et les deux consuls de Toulouse , l'un de la cité, l'autre du bourg. On y publia quarante-cinq canons, qui tendent tous à éteindre l'hérésie et à rétablir la paix. Le plus remarquable est que les éveques choisiront en chaque paroisse , un prêtre et deux ou trois laïques de bonne réputation , auxquels ils feront faire serment de rechercher exactement et fréquemment les hérétiques dans les maisons , les caves et tous les lieux où ils se pourroient cacher ; et après avoir pris leurs précautions afin qu'ils ne pussent s'enfuir , ils en avertiront promptement l'éveque , le seigneur du lieu ou son bailli.

Les seigneurs chercheront aussi les hérétiques dans les villages, les maisons et les bois. Les autres canons de ce concile regardent les droits et les immunitésdeseglises altérées par les hérétiques.

TOULOUSE (C. de ) l'an ri 90 , au mois de mai , par le cardinal de Joyeuse , assisté des éveques de saint Papoul , de Rieux , de Lavaur , des députes de Lombez, de Pamiers. de ?ilirepoix,de^iontauban. Ony fitdes règlements très-utiles sur les devoirs des év(^ques, deschapitres, descurés, des prêtres et des clercs, des prédicateurs, des vicaires forains et des moniales. Ony traita des sacrements en général et en particulier, des reliques des saints , des indulgences , des fêtes , des vœux , des séminaire;» ,

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des hôpitaux , de l'cxcommu nication et de la juridiction ecclésiastique , de l'aliénation des biens d'egli^e , de la résidence , des provisions des bénéfices, de la simonie et confidence, de l'inquisition, des usuriers, des sortilegesetdes magiciens. Tom. XVr. p. 1378.

TOURS ( C. de ) Turoncnse , l'an 461 , 18 novembre , par saint Perpétue , archevêque cle cette ville , assiste de neuf évêques. Ils y fireist quelques règlements pour rétablir l'ancienne discipline , et les divisèrent en treize canons. ]^e premier exhorta les prêtres et les diacres à vivre dans la sainteté et la pureté de corps et d'esprit que demandent leur dignité et leurs fonctions sacrées. Le Ile adoucit la rigueur des anciens décrets qui privoient de la communion les prêtres et les diacres qui veulent user du mariage : il leur laisse la communion , mais les pii\ e de leurs fonctions. Le IIP prive de la communion les clercs qui auront quelque familiarité avec les femmes étrangères , c'est-à-dire celles avec qui les canons ne leur permettent pas de demeurer.

Le IV' réduit au dernier degré, les clercs à qui le mariage est permis , s'ils épousent une veuve. Le V^ excommunie les clercs qui abandonnent leur ministère pour vivre en laïques. Le VP excommunie ceux qui abandonnent la profession religieuse ou qui épousent des vierges sacrées. Le VIP défend toute communication avec les homicides jusqu'à ce qu'ils aient fait pénitence.

Le VHP de manger avec ceux qui , ayant embrassé la pénitence , l'abandonnoient pour retourner aux plaisirs du siècle. Le IX' sépare de la communion de leurs confrères les évêques qui s'attribueront les peuples ou les ecclésiastiques d'an autre evêque. Le X* les ecclésiastiques qui quitteront leur évêque pour se donner à un autre. Le X II* ne veut pas qu'ils aillent voyager

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autre part, sans avoir d<» Icllres ilo permission et de reconiinandatlon de leur évoque. LeXlIl' leur permet quelque trafic , pourvu que te soit sans usure. T. IJ ■ C. p. io5o.

a. h.Grcg. X. h- c.

TOURS ( C. de) l'an 565, 17 novembre, compose de géveques.du nombre desquels étoient saint Germain de Paris et saint Prétexte de Tours. Cétoit alors dans le royaume de Cherebert, et par sa permission.

On y fit vingt-sept canons et quelques rei^lements touchant les cérémonies de la religion. Le premier canon renouvelle l'ordonnance de tenir des conciles deux fois l'année, ou tout au moins une , sans que personne puisse s'en excepter , sous prétexte d'ordre du roi. Le douzième dit que l'évêque marié doit toujours être accompagné de clercs, même dans sa chambre, et tellement séparé de sa femme , que celles qui ja servent n'aient aucune communication avec ceux qui servent les « lercs ; mais il ne doit point y avoir de femmes à la suite de l'évêque qui n'est point marié. Le prêtre , le diacre ou le sous-diacre , qui aura été trouvé avec safenmie, sera interdit pendant un an. Les femmes n'entreront point dans les monastères des hommes : les moines n'en sortiront point ; et si quelqu'un se marie il sera excommunié. Les mariages des religieuses sont défendus de même. Le corps de Notre- Seigneur, sur l'autel , ne doit point ctre mis au rang des images, mais sous la croix : ce qui prouve qu'il y avoit des croix et des images sur les autels, et que l'eucharistie étoit gardée en réserve. 11 est défendu aux laïques de se tenir près de l'autel; mais la partie de l'église qui est séparée depuis les balustres jusqu'à \autel , ne sera ouverte qu'aux chœurs des clercs qui chantent. Le sanctuaire toutefois sera ouvert aux laïques et aux femmes pour prier et pour communier : ce ou'on doit

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entendre des prières particulières hors le temps de l'office. Tom. V Cour. p. ?,^i.Fl.

TOUl\S(C.de) l'an 8i3, tenu par l'ordre deCharlemagnepour rétablir la discipline ecclésiastique. On y fit cinquante-un canons, parmi lesquels il est dit que chaque é\êque aura des homélies contenant les instructions nécessaires pour son troupeau, et prendra soin de les traduire, clairement en langue romaine, rustique, ou en langue tudesque , afin que tout le monde les puisse entendre. C'étoient les deux langues qui avoient cours en France. La première étoit celle des anciens habitants Gaulois Romains , c'cst-à-<lire le latin, déjà fort corrompu, d'où est enfin venu notre français. L'autre étoit la langue des Francs et des autres peuples germaniques. Tom.

VU. C.p. 1259.

TOURS ( C. de) l'an io55, tenu par liildebrand , légat, et par Gérard, cardinal. On y donna à1;ér4înger la liberté de défendre son opinion; mais n'osant le faire, il confessa publiquement la foi commune de l'Eglise, et jura que de.s-lors il croiroit ainsi : il souscrivit de sa main cette abjuration ; et les légats , le croyant converti^ le reçurent à la communion. Tom. IX. C p. 1081.

TOURS (C. de) l'an 1060, premier mars, par Etienne, légat , et par dix évêques. On y fit dix canons sur la discipline. J). M.

TOURS (C. de) l'an 1096, troisième semaine de carême, par le pape Urbain 11. On v confirmales décrets du concile de Clermont, et le pape refusa d'absoudre le roi Philippe, comme les évêques le demandoient.

Tom. X. C.p.CtOi.

TOURS ( C. de ) l'an 1 163, dixneuf mai, tenu parle pape Alexandre lILquis'eloit réfugie en France, assisté de sept cardinaux. Il s'y trouva cent vingt-quatre évêques, quatre cent quatorze abbés , et une grande multitude d'ecclésiastiques. Ces pre-

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bîs e'toienl rassemblés de toutes les provinces de l'obéissance des deux rois de France et d'Angleterre, et quelques-uns d'Italie qui s'etoient déclares pour le pape Alexandre.

On y fit dix canons : la plupart répétés des conciles précédents. Le IX"" déclare nulles les ordinations faites par Octavien (c'eloit l'antipape Victor) et par les autres scliismatiques. Le quatrième est contre les manichéens, depuis nommes albigeois, avec lesquels il fut défendu d'avoir aucun commerce, sous peine d'excommunication. Apres le concile, le pape Alexandre choisit , pour son séjour en France, jusqu'à la fin du schisme, la ville de Sens, et il y demeura depuis le premier octobre 1 163 , jusqu'à Pâques de l'an i iG.t, c'est-à-dire environ dix-huit mois, y expédiant les atïaires de toute l'Eglise comme s'il cnt ete à Rome.

Tom. X. C. p. l424-

TOURS(C. de) l'an i23G, lo juin. On y fit un reniement contenant qnator/e articles, dont le premier porte : jSons defer.dous étroitement aux croises et aux autres chrétiens de tuer ou de battre les juifs, leur Ater leurs biens ou leur faire quelqu'aulre tort, puisquel'Eglise les souffre , ne voulant point la mort du pécheur, mais sa conversion. Dans les autres, il est dit que les évêques auront soin de la subsistance des nouveaux convertis, de peur qu'ils ne retournent à leurs erreurs, sous prétexte de pauvreté.

Les testaments seront représentes à Tévêque, ou à celui qui exerce sa juridiction , dans dix jours après la mort du testateur; et il aura soin qu'ils soient fidèlement exécutés.

Ceux qui ont deux femmes en même temps, seront publiquement dénoncés infâmes, et mis sur l'échelle publique, puis fustigés , s'ils ne s'en rachètent par une amende. Tom.

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