‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 142 sur 257 · OnIut]edécretderéformation · texte numérisé non relu

OnIut]edécretderéformation

i.o Sur les réguliers et les monastères, la clôture des religieuses, 2.° Sur l'excommunicaiion. 3.° Sur la vie que doivent mener les évêques. T orez les canons au mot chèque.

4..° Le droit de patronage. 5." I.,e3 dîmeSjle droit des funérailles. 6." Sur

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îa protection que les princes sont exhortes de donner aux ecclésiastiques. Mais la France n'a jamais reçu ce décret, parce que le concile veut que toutes les constitutions des papes en faveur des ecclésiastiques soient exécutées ; ce qui est trop général , y syant beaucoup de decretales qui n'ont jamais eto reçues dans le royaume. 7." Sur l'usage des duels qui sont défendus sous peine d'exconimunication. 8.° Des peines contre les clercs concubinaircs.

f).° Sur les indulgences. 10." Sur le choix des viandes; sur les jeûnes J'^of. les canons à tous ces articles.

Apres cette lecture , le secrétaire qui iavoit faite vint au milieu de l'assemblée et demanda aux Pères, s'ils vouloient qu'on finît le concile , et que les légats demandassent en .son nom aux Pères la confirmation de tous ces décrets : tous ayant répondu qu'ils le vouloient, à l'exception de trois, qui dirent qu'ils ne demandoient pas cette confirmation, le légat président dit : après avoir rendu grâces à Dieu , revérendissimes Pères, retirez-vous. Ils repondirent : ainsi soit-il ; ensuite le cardinal de Lorraine prononça le^ acclamations; c'etoient des souhaits, des bénédictions, des actions de grâces pour le pape, l'empereur, les rois, les princes, les republiques.

Les ambaisadeurs, les légats, les cardinaux et les évï^ques repondoient : ainsi soit-il , ou bien grandes actions de grâces, longues années , etc.

Le même cardinal fuit par rin applaudissement aux <lecrets du concile, en disant : c'est la foi des Pères et des aQÔtres : c'est la fol des orthodoxes.

Knsuite les Feres donnèrent leurs souscriptions : elles etoient au nombre (le deux cent cinquante-cinq; savoir : quatre légats, dc^ux cardinaux, trois patriarches, vingt-cinq archevêques, cent soixante- huit evcques, trente-neuf procureurs

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pour les absents, sept abbés et sept généraux d'ordre.

Le pape confirma le concile çt les décrets par une bulle du G janvier i564- Les ^ enitiens furent les premiers à recevoir les décrets du concile de Trente. Les rois d'Espagne , de Portugal , de Pologne , les reçurent aussi. Le concile fut aussi publié en Flandre , dans le royaume de ÎSaples et de Sicile : mais en Allemagne les prolestants ne voulurent point s'y soumettre.

A l'égard de la France, le concile de Trente y est leçu généralement quant à la doctrine : le dogme qu'il contient y est enseigne comme dans toutes les autres parties de l'Eglise : on y a une profonde vénération pour celte auguste assemblée , et on la regarde comme un concile vraiment œcuménique. L'LgIise de France a mcme adopté plusieurs règlements très-utiles faits par le concile, comme étant conformes à l'esprit des anciens canons : mais il n'y esl pas reçu pour toute la disci[;line pour plusieurs raisons : voici les plus essentielles.

i.° Parce qu'il déroge en plusieurs endroits aux usages reçus dans le royaume. Les décrets renfermes dans les deux dernières sessions déplurent à bien des gens : on ne put se résoudre de convenir que les évêques eussent pouvoir de procéder contre les séculiers par amende et par emprisonnement , tandis que Jcsus-Christ n'avoit donné à ses minisires qu'une autorité spirituelle. 2." On ne put passer non plus que le concile prive l'empereur, les rois, et les autres princes ,de la propriété du domaine des lieux «lans lesquels ils permettoient le duel, parce que la puissance des princes vient de Dieu , et que personne ne peut la leur ôter n' la restreindre.

3.^ On ne put approuver ce que le conciledeiinit sur le patronage laïque se fondant sur cette supposition , que tous les bénéfices sont libres , si le patronage n'est pas fondé, et on

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soiitenoil a\i r ontraireipio les églises n'ont, point (le biens temporels, qui ne viennent de h libéralité «les seeuliers. 4-" ^1 se plaignit encore du renvoi des causes criminelles des évêqiiesao pajje, tandis que les conciles provinciaux et nationaux en doivent être les juges. On dit que cela (lérogeoit non-seulement à Tusage de France et au concordat , qui ne veut pas que les sujets du roi soient obliges d'aller en personjuî plaider à Ixome, mais encore aux canons des conciles qui veulent que les causes soient jugées sur les lieux. On n'approuva pas non plus <|ue le concile pern:ît aux niendiauls de posséder des biens-fonds. 5." On trouvoit qu'il avoit entrepris sur la juruliction des rois etdes magistrats , et qu'il s'eloil attribue' une autorité qu'il n'avoit point. G." De ce cjue, bien loin que le concile de Trente ait reconnu la supériorité des conciles généraux au-dessus du pape, coumie irs conciles de Constance et de Jiàle l'ont enseigné, il paroissoit avoir favorisé l'opinion contraire, en soumettant ses décrets par la dernière session au jugement du pape, et en déclarant qu'i'sdevoitMit être entendus, sauf l'autorité du saint Siège.

Enfin sur ce que le concile permet au pape d'évoquer à J\ome les causes des ecclésiastiques pendantes devant l'ordinaire; et autres raisons qui sont plus amplement déduites dans les ouvrages cites ci-après-

Mais, comme on l'a observé cides.sus, cela n'enq)êcbe pas que tous lesFrançois n'aient reçu et adopte la doctrine du concile de l'rente ; qu'ils ne croient de cœur et ne confessent de boucbe toutes les vérités catholiques que ce saint concile enseigne; qu'ils m- condamnent de même toutes les erreurs qu'il condamne , et que ce concile ne soit regarde , dans tout le royaume, comme un concile généra! et oecuménique. Palacic. Ihst.

C. Trid. l. r .r. iy.n.8. cunc. T. Air. t. 'jZ-2. Piilavic. Ilist. cane. Trid. l. /'.

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r. 17. n.Z, c. Tom. Xlf. p- j3^- J id. f. /. 3o. pn(;e 2o5. Paluvic. /. A/'Jj. c. i3. n. 3. Lx. lilt. Seripand. ad. Bor. Vuluiic. JI/sl. Conc. Trid. /, // . c. 17. n. 8. /'• 4i8. el. if.j. Dupin seizième siècle , Pari. Ilf,p. I2g5.

TRÊVE ])K ])IKU ( conciles pourla)ran 104.1. Kn cette année, il se tint plusieurs conciles, où l'on établit la îreve de Dieu , qui ordonnait que, depuis le mercredi au soir jusqu'au lundi malin , personne -ne prendroit rien {)ar force, ne tireroit vengeance d'aucune injure, et n'exigeroit point de gage d'une caution; (jue quiconque y contreviendroit, paieroit la composition des lois^ conwne ayant mérite la mort, ou seroit excommuiiié ou banni du pays.

On avoit fait déjà d«!s tentatives pour établir celte convention, mais elle ne fut bien établie qu'en 104.1.

'!'1\KVKS(C. de) 7rm>msïr,l'an 94^- Le légat Marin , l'archevêque <le Trêves et plusieurs evé(|ues «le France y excomuninierent Hugues, comte de Paris, jusqu'à ce qu'il vînt à resii)iscence , et (]qu\ prétendus evêcpies, ordonnes jiar l'archevêque Hugues de l\eims, y furent aussi excommunies. /. Juj^ellirint et Pome l'an 9^9. On y cita Hébert, frère de l'arclievêcpie Hugues, pour venir à satisfaction des maux qu'il faisoit aux évêques. Tom. J X. C. p» 032.

TRÈVKS (C. de) l'an 11 48, parle pape Kugene III, a.ssiste de dix-huit cardinaux, de plusieurç évêques et de plusieurs abbes. On y examina les écrits de sainle Hildegarde. I-^e pape lui-mênu' les lut en présence de tout le cierge. Tous les assistants en rendirent grâces à Dieu, età saint liernarden particulier. Le pape en écrivit à la sainte, lui recommandant de conserver, par rhumiiile , la grâce qu'( Ile avoit reçue , et de dcdart-r avec prudence ce qui lui seroit inspire. ïom. X.

cpnc. /?; 1 128.

TPvEN KS ( C. de ) l'an i548.Ce fut un concile provincial, tenu par

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