CAN
comédienne ou flic de théâtre. Ca^
nons apostolicjuc.: , c. iGf/ 17.
BLASPHÉMA TEURS.Un clerc ou un prêtre qui a blasphémé sera privé du revenu de son benef.ce pendant un an , si c'est la première fois ; une seconde , il en sera loulà-fait privé ; une troisième, il sera inhabile à en posséder jamais aucun.
Un laïque blasnhemateur , s'il est noble , est conoamné à vin{;t-cinq ducats d'amende : On doublera la somme s'il y retombe, cl enfni il sera déi^radé de sa noblesse s'il continue.
S'il est homme du peuple et roturier, il sera mis en prison, et aux l^alères , s'il ne se corrige pas. 5« Conc. de Latran., sess. g de réf.
r.RÉ\L\U\E. Les prêtres diront tous les jours leur bréviaire. Les éveques réformeront ceux dont on se sert chez eux, et auront soin de les purger de plusieurs histoires de saints, fausses ou douteuses. Cnnc.
de Cologne, an i53(>. lit. des clercs majeurs, ï . office du'in.
BRIGUES (dans les élections des papes ). V. Papes.
L ABARETS. Quelouslesprêtrcs, ou autres eccle'iiastiques,ne boivent pas dans les cabarets; qu'il ne sorte jamais de leur bouche des bouffonneries propres à exciter des ris immodérés; car ils doivent savoir qu'ils rendront, des paroles inutiles, un compte bien plus rigoureux que tout autre, eux dont les discours doivent être toujours assaisonnés du sel de la prudence. Stal. de Vauihier., éi,r(jue d'Orlrans., an 858 , can. iG.
CAISON DE J>A MESSE. On dira le canon de la messe à voix basse , c'est-à-dire d'un ton moins eleve que l'oraison dominicale, le souhait de !a paix , l'invocation de Dieu , et le snlut qu'on fait au petiple. Conc.
li'Jugshurt,^, an l548. liri'!. 18.
CANONS. Nous nous soumettons de tout notre cœur, non-seulement aux canons qui nous viennent des saints apôtres et des conciles !^énéraux, mais encore à ceux qui, dans les conciles provinciaux ou nationaux , ont été publiés pour servir d'explicalionàcespremiers;etqu'on sait être l'ouvrage de nos saints éveques : car , étant tous éclairés par le même esprit, ils n'ont fait que des décisions très-utiles. 2' C. de Nice'e •J^ gen., an. 787, can. I.
Les saints Pères jugent avec rigueur ceux qui violent volontairement les canons ; et le Saint-Esprit qui les a inspirés et dictés, condamne ces violateurs, parce qu'il semble qu'on blasphème cjuire leSainl-Es •
CAPt
prit même lorsqu'on a^it de propos dclibcré contre les saints canons. Ce sont les termes du pape Damase, écrivant à desévequesquînesemet toient pas en peine de contrevenir aux canons. C. J iolat. , i5. q. i.
Ne vous trompez pas , mes chers frères , dit le pape Jules à des évcques, ne vous laissez pas séduire par des maximes étrangères. Vous avez les constitutions des apôtres, des hommes apostoliques et des canons :
jouissez-en ; mettez-y toute votre force ; qu'ils fassent le su jet de votre joie , et qu'ils vous servent d'armes contre les ennemis de votre salut ; afin que par leur secours vous puissiez persister dans la vérité de la foi et des bonnes mœu rs, malgré les attaques de vos ennemis, i Lan. ISoUu, disl. i3.
Les saints canons doivent être respectes dans toute la terre; car ils ont été faits par l'inspiration du S.
Ejspritqui a conduit la plume des Pères, lorsqu'ils les ont arrêtés dans les conciles. Sunclosp'trllu inspirante digesîi, imo calamum sanclorum Palrum régente.
(T^lix-Ia-Chapcllc, an. 836, cap. aS.
Le concile a voulu , ce sont les paroles du concile de Trente , que tout ce qui avoitéié salutairement ordonné par les souverains pontifes, et par les sacrés conciles, concernant la vie des clercs, leur extérieur et leur doctrine, etc. , soit observé dorénavant sous les mêmes peines que celles qui ont été ordonnées dans tous les conciles précédents. Sess. 22.
de réf. c. 12.
Que tous les clercs sachent, dit le même concile , que les sacrés canons doivent être exactement et sans aucune distinction de personnes, observés d'un chacun autant qu'il se pourra. Que si quelque juste et pressante raison et un€ plus grande utilité demandent qu'en en dispense quelques-uns, il faut que cela se fasse par ceux qui ont le pouvoir de dispenser avec ronnoissance de cauce, après une mûre considération et
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sralultement; car lescîijpensesfaiics d'une autre manière doivent êtrecensées subreptices, c'est-à-dire, nulles.
CARDINAUX ( les ) doivent mener une vie exemplaire, assister à l'office divin , célébrer la messe , avoir leur chapelle dans un lieu propre et convenable ; leurs maisons , leurs meubles et leurs tables ne se ressentiront point de la pompe du siècle ; ils se contenteront de ce qui convient à la modestie sacerdotale ; ils recevront favorablement ceux qui viennent à la cour de Rome ; ils traiteront honorablement les ecclésiastiques qui sont auprès d'eux : ils ne les emploieront jamais à des fonctions basses et peu honnêtes : ils prendront également soin des affaires des pauvres comme de celles des princes ; ils visiteront tous les ans une fois par eux-mêmes , ou par un vicaire, s'ils sont absents, les églises dont ils sont titulaires ; ils auront soin des besoins du clergé et du peu pie, y laissant un fond pour entretenir un prêtre, ou y faisant quelqu'autre fondation ; ils ne dépenseront pas mal à propos les biens des églises, mais ils en feront un bon usage ; ils auront soin que les églises cathédrales qu'ils ont en commende soient desservies pardesvicaires-evêques sufFragantsiils auront un nom bre suffisant de religieux dans leurs abbayes, et les bâtiments des églises seront bien entretenus; ils éviteront le 1 uxe et tout soupçon d'avarice dans leur train. Les ecclésiastiques qui sont chez eux porteront l'habit de leurétat,et vivront cléricalement.
/'^. c. de Lairan , sous Léon X,an i5 14' De'er. de réf.
CARÊME. Pendant le carême, on ne doit oSTrirlepain, c'est-à-dire, consacrer l'eucharistie , que le samedi et le dimanche. On ne doit pas déshonorer le carême en rompant le jeûnelejeudideladernière semaine :
mais il faut jeûner tout le carême en xérophagie, c'est-à-dire, ne mangeant que des viandes sèches. Pen
45o CAP».
tianl U carcire , on ne doit point célébrer les fêtes jes martyrs, mais en incmoîre le samedi et le dimanche :
en ne doit faire m carême, ni noces, ni fcles pour la naissance. Cont.de l.nc.dircCjon 3')7 , can. 5o, elc.
Tous les evcqiies feront observer iecaremeeRalementsansIe commence r plus lot , ni ôîcr le jeûne du samedi. IV. cnnc. d'Orléans, bl^l-
Ceux qui, sans une évidente nécessite, auroiît man^é de la chair pendant le carême , n'en mangeront point pondant toute l'année , et ne communierontpoini à Pâques. Ceux que Iciirand âge ou la maladie oblige à en manger , ne le feront que par permission de Tévêque. Vlll. C. de Tolcdc, an. f»53.
On ne dînera point en carême avant que l'heu re de none soit passée, et qiic celle de vOpres commence ; autrement ce n'est pas jeûner. Conc.
de Jiourn , an 1072, c. 21.
Défense de manger de la viande en cr.îême et aux '|yatre temps, sous peine d'excommunication de plein droit. C.dc J aHadolid., fl« i322,c- 16. îî sied en tout temps à un chrétien (i'c'i ;Ur la dissipation et la bouffonnerie, mais plus encore pendant le rarêmc, et les autres jours déjeune, pendant lesquels il ne doit presque avoir d'assiduité et d'application que pour la prière , la mortification et les autres exercices de la pénitence.
Qu'on se garde donc pendant tout ce temps consacré à la pénitence, des bouffonneries, des paroles libres, des entretiens vains et inutiles , mais surtout de ceux qui seroient pernicieux et criminels. J .^ronc. de Milan, en iSjg, Part. i. Tit. 3.
Owe pendant le carême les fidèles soient plus assidus à l'église , qu'ils assistent tous les jours aux offices , aux sermons et à la messe avec toute l'attention et le recueillement possibles...- Que les fidèles redoublent leurs austérités pendant le carême et lesautres jours de pénitence et de prière publique.