‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 196 sur 257 · FOR · texte numérisé non relu

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pas les pécltcs, ni ne soulage pas les malades, et que, maintenant, elle ne doit plus être en usage ; comme si ce n'avoit été autrefois que ce qu'on appeloit la grâce de guérir les malades, qu'il soit anatheme. C. 2.

Si quelqu'un dit que la pratique et l'usage de l'extrême-onction, selon que la sainte Eglise romaine l'observe, répugne au sentiment de l'apôtre saint Jacques, que pour cela il y faut apporter du changement, et que les chrétiens peu vent, sans péché, en faire mépris, qu'il soit anatheme.

Can. 3.

Si quelqu'un dit que les prêtres de l'Eglise ,que saint Jacques exliortc défaire venir pour oindre le malade, ne sont pas les prêtres ordonnés parrévêque,maisque ce sontlesplus anciens en âge dans chaque communauté , et qu'ainsi le propre ministre de l'extrême-onction n'est pas le seul prêtre , qu'il soit anatheme.

Can. 4-.

Faux TÉMOINS. Ceux qui accusent leurs frères à faux ne recevront la communion qu'à la mort.

Coneile d\4rles, an Sl^-, f"'^- l4--

Le faux témoin sera puni à proportion de l'accusation. Si c'est contre un evcque, un prêtre, ou un diacre, il ne recevra pas la conimu-

(i) Uespectaiive étoit une assurance «jue le pape donnoit à un clerc d'obtenir, par exemple, une prébende dans une telle rathedrale, quand celte prcbende viendroit à vaquer. Dans les commencements, cette sorte de droit, (jue le pape s'allribuoit, n'ctoit qu'une simple recommandation, qu'il faisoit aux cvcques en faveur des clercs qui avoient rendu quelque service à l'Eglise : mais , dans la suite, les papes changèrent les prières en roTiniiandements , jusqu'à contraindre l'ordinaire , sous peine d'eïcommunicatlon.

iion,'niême àla mort. C. d'EIçire, S.e sesiion , can. 7.

FEMMES SOLS-INTRODUITES, OU qui demeurent avec les clercs. Aucun évêque , ni prêtre , ni diacre ne pourra avoir de femme sous-intro- (luite,si ce n'est la mère , la sœur, h tante et les autres personnes qui sont horsde tout soupçon, i.*'' Conc. de Nieee , can- 3.

Le concile d'Elvire , le premier concile de Carihage et beaucoup d'autres , défendent la même chose.

FIANÇAILLES. Les parents , qui auront faussé la foi des fiançailles, seront retranchés pour trois ans, si ce n'est que le fiancé ou la fiancée soient trouvés en faute griève. Conc. d'ELlire, can- 5.

FORMCATION. La pénitence pour la fornication est de quatreans, c'est-à-dire un an en chacun des

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quatre dtats de la pénitence. Gm. de\

aaint Basile, Ep. can.

Le diacre , tombé en fornication depuis qu'il est diacre, sera privé de ses fonctions, et réduit au rang de laïque sans autre peine. Id- Car, selon l'ancienne règle, les clercs déposés n'ctoient point soumis à la pénitence pour n'ctrc pas punis deux fois : outre que les laïques étoient rétablis après la pénitence accomplie, au lieu que les clercs n'étoient jamais rétablis.

La débauche , ou le commerce illicite entre homme et femme ne sauroit être un commencement de mariage ; c'est pourquoi il vaut mieux séparer ceux qui sont ainsi unis :

toutefois si l'aftcction est grande , on peut leur permettre de se marier pour éviter un plus grand mal , mais ils doivent faire pénitence pour la fornication. Id.

La vierge, tombée lorsqu'elle a fait profession de virginité de son plein gré et en âge mûr, c'est-à-dire a seize ou dix-sept ans accomplis . et .iprès avoir été bien examinée, et avoir long-temps attendu et demandé , doit être traitée comme une adultère. Id.

Les personnes consacrées à Dieu , qui de ce jour seront tombées dans la fornication , seront mises en prison, pour faire pénitence au pain et à l'eau. Si c'est un prêtre, il y

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demeurera deux ans, apiis avoir été fouetté jusqu'au sang, et l'évtque pourra augmenter la peine. Si c'est un clerc ou un moine, après avoir été fouetté trois fois, il seraun an en prison. De mt'^mepour les religieuses voilées, et elles seront rasées. Conc.

en Germanie, tenu par Tordre du prince Carloman , an 74.2. Foyez péché de la chair.

FOI ET ŒUVRES des hommes ne sont pas justifiés par la seule foi. Si Ton examine ce que l'écriture dit en faveur de la foi , il paroît qu'elle n'exclut pas les autres vertus , surtout la charité, dont saint Paul a fait un éloge magnifique. Or cette charité n'est point oisive. Elle assure au contraire notre vocation et notre élection par de bonnes œuvres, d'où il suit que les bonnes œuvres, nonseulement ne sont pa.s des péchés , mais qu'ellessont encore nécessaires au salut, et peuventêtreconsidérées comme méritoires. C. de Sens, an iSaS, l6.« Décret.

Si quelqu'unditquelagrâce étant perdue par le péché, la foi se perd aussi toujours en même temps , ou que la foi qui reste n'est pas une véritable foi, bien qu'elle ne soit pas vive ou que celui qui a la foi sans la charité n'est pas chrétien , qu'il soit anathème. C. de! rente, Q.^Sess de'c. de la Justif. , can. 28.

ijKACE (nécessité de la). Quiconque dira que la grâce de Dieu , qui nous justifie par Jésus-Christ , ne sertque pour la rémission des péchés déjà commis, et non pour nous aider à n'en plus commettre , qu'il soit anathème. C. de Carthage, contre les Pélagiens, an 4.18, can. 3.

Si quelqu'un dit que la même grâce de Dieu par Jésus-Christ nous aide à ne point pécher , seulement

en ce qu'elle nous ouvre l'intelligence des commandements , afin que nous sachions ce que nous devonschercher,etceque nous devons éviter, mais qu'elle ne nous donne pas d'aimer encore , et de pouvoir ce que nousconnoissons devoir faire, qu'il soit anathème : car la charité , ainsi quela science, vient de Dieu . Id.

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Quiconque dira que la grâce de

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