‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 2 sur 257 · ERVIR D'INTRODUCTION A CET OUVRAGE · texte numérisé non relu

ERVIR D'INTRODUCTION A CET OUVRAGE

Antiquité des conciles. Combien on jugeoit important et nécessaire de les tenir jréquemment. Affaires qu'on y iraiioit. Temps auquel on les tenoit. Peine contre ceux qui manquoient de s'y rendre.

Les conciles ont été regardés de tout temps comme l'âme de la discipline. Ils en élaLlissent les règles, ils en punissent les violcments, ils en empêchent le mépris, et ils réparent les perles insensibles que le temps et le relâchement rendent inévitables. Dès la naissance de l'Eglise, on voit la plupart des apôtres se réunir dans la ville de Jérusalem pour examiner la question des cérémonies et des observations de la loi, ecy décider qu'aprèsla mort du Fils de Dieu elles éloient devenues inutiles. C'est ainsi que l'Eglise , qui est une, selon l'esprit, mais qui est répandue, selon le corps, en divers lieux, apprit de ses saints maîtres à profiter de toutes les occasions qu'elle pourroit avoir pour réunir ensemble les pasteurs ; pour travailler de concert à affermir de plus en plus les règles de la foi et à entretenir celles de la discipline dans toute leur vi^^ueur. Les premiers conciles que l'on connoisse après celui de Jérusalem sont ceux d'Asie contre les montanistes ; car on n'a point de preuve qu'il s'en soit tciiu depuis ce temps -là jusqu'au milieu du second siècle. Ces premiers conciles sont , cntr'autres , celui d'Aquilée, et celui d'Hiéraple. Dans celui d'Aquilée , saint Sotus, à la tele de douze évoques, convainquit d'erreur et condamna Théodote, dit le Corroyeur , avec Maximille, et Mon-

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