OFF
il arrive nu'^me souvent qu'on Inierrompt ceux qui, plus fdeh'.s à le remplir , sont occupés au chaiii des psaumes. Si donc quelqu'un vit ni a commettre une faute de celle nature que,pourren punir, onno luicomple fias , pour un temps d'assistance , l'heure pendant laquelle il l'a com mise, ou bien même, qu'on l'en punisse plus rigoureusement si le cas l'exige. îd. n/rr. 18.
Même défense par le concile de Reims , année i585 , par celui de Tours de la même année, par celui de Eourges, année i584, par celui de ?\arljon!îe, année 1G09, par celui de Bordeaux, année 1G24., parle premier concile de Milan , sous saint Charles.
On doit chanter l'office gravement, en gardant les panses au milieu des versets, eu égard à la grandeur des dilTerentes solennités, et n'anticipant point un verset sur un autre. Défense de lire d'autres livres que le bréviaire pendant qu'on c liante. C.prûiinciuldeTnies,uni5/f.<), art. 6.
Tous ceux à qui l'Eglise a impOMl'obligation de dire l'office divin , doivent s'acquitter de ce pieux devoir avec autant de recueillement qu'il leur sera pos.sible , et ne pas le dire de manière que lorsqu'ils chantent les psaumes ils pensent à tout autre chose plutôt qu'à Dieu. Ils doivent craindre poureux le reproclie qu'il fait par son prophète; en disant que ceux qui profèrent ses louanges ont le cœur éloigné de lui; car ce n'est pas tromper leshommes et se moquer de Dieu , que d'avoir volontairement son esprit aux affaires domestiques, ou à ce qui se passe dans le monde, dans letempsqu'on chante les psaunies.'' Ce que l'Ecriture dit est terrible : Maudit est celui qui fait l'œucre de Dieu nc^Iigcmnienl.
Qu'ils se mettent bien dans l'esprit le verset qui dit, que ce n'est pas celui qui crie, mais celui qui aime , qui est écoulé deDieu : car il entend
ORÛ
la voix ^^a cœur, sans inqueilc il me-
Î)î-îse U's paroles de !a bouche. Ainsi es ecclesiastif^nes doivent dire leur oHice tout entier, d'une voix claire, articulée, distincte et avec attention : ils doivent même le dire dans un lieu retiré et propre pour la prière. C.
de Imes , an l549 , c. G de hor. carton.
Comme il est à propos d'écarter de l'éi^lise, pendsnt le temps de la messe etde l'officedivin, tout ce qui pourroit en empêcher ou troubler la célébration , nous ne voulons pas qu'on permette aux pauvres , fussent-ils dans le plus triste état, de courir deçà et delà dans les e;;lises , dans le temps du saint sacrifice, parce qu'ils nuisent, par là, au prêtrequi oHicie et à tous les assistants. C. d'Aquilct , an 1596.
OHATOIRES , ou Chapelles A LA CAMPAGNE. On peut permettre des oratoires à la campafi;ne à ceux qui sont loin des paroisses , pour la commodité de leur famille :
mais on doit passer les jours solennels dans la ville , ou venir à la paroisse. Ces jours sont Pâques, Noél, l'Epiphanie ,1a Pentecôte, la Saint- Jean et les autres jurandes fêtes. Les clercs (ou ecclésiastiques), qui oseront ces jours-la célébrer les messes dans les oratoires, sans la permission de l'évêque , seront excommuniés.