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AVIGNON (C. d') l'an 120g, le t» septembre , par deux légats , quatre archevêques, vingt évêques et plusieurs abbes. On y fit vingt-un canons. Le premier recommande aux évêques de prêcher dans leurs diocèses plus souvent (ju'ils ne faisoient, et on attribue à leur négligence les hérésies et la corruption des mœurs. Il est dit dans la préface de ce concile, que la charité s'etant extraordinairement refroidie , la corruption abonde de tous cê)tés, de sorte que presque tous les hommes sont venus jusqu'au profend abîme des vices , et que le concile est tenu de remédier à de si grands maux, et de renouveler les statuts des anciens. On excommunia, dans ce concile, les Toulousains, pour n'avoir pas chassé de leur ville les hérétiques comme ils l'avoient promis. On y excommunia aussi le comte de Toulouse , mais sous condition. Tom. XI. p. f\.i-
AVIGNON (C. d') l'an 1279 » 'e 17 mai, par l'archevêque d'Arles, Pierre de Languissel. On y fil un décret contenant quinze articles , la plupart contre les usurpations et les invasions des biens ecclésiastiques , les violences commises contre les clercs et le mépris des excommunications; mais à tous ces maux on n'opposa que de nouvelles censures.
Ibld. p. 1061.
AVIGNON (C. d') l'an 1282, par Amauri , archevêque d'Arles , avec ses suiTragants : on y publia dix canons , parmi lesquels il est recommandéauxfidcles de fréquenter les églises paroissiales , méprisées en plusieurs lieux, etd'y venir au moins les dimanches et les fêtes solennelles.
AVIGNON (C. d') l'an i32G, le 18 juin, par trois archevêques, onze évêques et plusieurs députés d'absents. On y fit un règlement de cinquante-neuf articles qui regardent les biens temporels de l'Eglise et sa juridicliou. On y suppose en
AVI p;i>ncral , comme une maxime constante , qtie les laïques n'ont aucune jtuissance sur les personnes , ni sur les biens ecclesiaitiques : maxime fausse , si on l'etend à quelque cas que ce soit. On s'y plaint de divers abusqui procedoient de la haine des laïquescontre le cierge; mais 11 ne paroît point que l'on cherchât les moyens de faire cesser cette aversion ; car l'accumulation des censures et des peines temporelles n'y etoit pas propre. Gall. Chnd. Tom. i.p.