‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 21 sur 257 · ATT · texte numérisé non relu

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faitemenl selon l'esprit. On y fît aussi dix-se[tt canons, dont le troisième (lit (]ue la confirmation doit être administrée et recrue à jeun, excepté les enfmts à la mamelle : on la donnoit donc encore aux petits enfants comme on le pratique même à présent en plusieurs églises. Le cinquième canon s'exprime ainsi :

comme la plupart des églises de cette province a des prieurés de nujines, ou d'autres regidiers qui n'y résident point : ÎNous ordonnons qu'en ces paroisses il y ait des curés tirés de la communauté, ou des vicaires perpétuels avec une portion congrue assignée sur les revenus de la paroisse, et défense aux religieux de recevoir le peuple à l'office divin dans leurs églises les dimanches et les grandes fêtes, ni de prêcher aux heures de la messe de paroisse, pour ne pas détourner les laïques de l'instruction qu'ils doivent recevoir dans leur paroisse, 'J'oni. AI. (j. p. 2.35q.

ARMACÏÏ (C. d')en Irlande, .4rm(ichianiim,Wn 1 171. On y ordonna de mettre en liberté tous les Anglais qui se troîiveroient en esclavage dans toute l'île. Le concile éioit persuadé que les Irlandais étoient soumis à la domination des Anglais. Tom.X.p. i4-52.

À K l\ AGON ( C. d') de saint Jean de Rocca ) Âmti^nnm.v', l'an 1062, ÇÀ\ l'on décida que les évêques d'Arrsgon dévoient être choisis parmi le?

moines de ce monastère. J). 31.

ARRAS (C. d') Jlrr/jnlm.w, l'a*/ 102,5, coiîtrc certains hérétiques qui rejetoient les sacrements. ()n y établit d'une manière très-claire la foi de l'Eglise touchant l'eucharistie. I). M .

ATÏlGNFsur Aisne ( G. d' ) j4tltn!ucenfi€. Pan 7G5. Saint Chrodegand de Metx y présida, assisté de vingt-sept evêqucset de dix-seplabbes. 11 n'en reste que !a promesse réciproque qn.'iis se firent , qr.o quand quelqu'un d'eux viandroit

AUC a mourir, chacun feroit dire cent psautiers et célébrer cent messes par ses prêtres, et que l'évcque niciae diroit trente messes. On trouve d'autres promesses semblables dans les conciles de ce temps-là.

ATTIGNI (C. d' ) l'an 822.

Dans ce concile, Louis le Débonnaire, par le conseil des éveques et des seii;neurs,se reconcilia avec ses trois jeunes frères Hu;;ues, Dro- ^on , et Theodoric , qu'il avoit fait tondre maigre eux. Il se confessa publiquement de cette action, et de la ri^^ueurdont il avoit usé envers son neveu liernard , roi d'Italie , et envers l'abbé Adelar et ^ ala son frère : il en fit une pénitence publique, se proposant d'imiter celle de l'empereur Theodose. U témoigna aussi un grand désir de réformer tous les abus introduits par la négligence des evêques et des seigneurs; et il confirma la règle des clianoines et celle des moines qui avoit été faite à Aix-la-Chapelle.

AÏTIGN1 (C. d' ) fan 870, au mois de mai, composé de trente cvrques de dis provinces. Le roi Charles y fut présent : il y fit juger son fds Carloman,à qui il ôta ses abbayes , et il le fit mettre en prison à Senlis. Il est vrai qu'il pilloit les églises et faisoit des maux inouis.

llincmarde Laon, ayant été accuse de désobéissance envers le roi , fut obligé de lui promettre obéissance , ainsi qu'à Hincmar de Reims ; mais il se retira ewsuite, et écrivit au ]>ape des plaintes contre le roi et contre l'archevêque, son oncle : ce qui brouilla le roi avec le pape, qui prit le parti de l'eveque de Laon.

Tom. Il IL C. p. 1537.

AUCH ( C. d' ) Auscence , l'an 10G8 ,assendjle de toute la province parle légat Hugues le ])lanc. On y ordonna que toutes les églises paieroient à la cathédrale le quart de leurs dîmes. Celle de saint Orens et quelques autrcsen furent exemptes.

Tom. IX- p. iig5.

AUSTIOUIIG (G. d') À:>^ui laniim , l'an gSa, le 7 aoàt. Vi;ig!quatre éveques de (iermanie et de Lombardie y assistèrent et firent onze canons. Entre les éveques les plus illustres est saint Udalric de la même ville d' Au^bourg. On y défendit a tous les clercs, depuis l'eveque jusqu'au sous-diacre, de se marier, et d'avoir des femmes chez eux , d'avoir des chiens ou des oiseaux de chasse, ou déjouer aux jeux de hasard. T. IX. p. G35.

AL SBOLFxG (G. d') fan iS/^B, le 12 novembre, par le cardinal Othon , qui en etoit éveque. U l'assembla à Dillenghen sur le Danube.

On y fit trente-trois règlements sur la discipline et sur les mœurs. 11 y est ordonné, entr'autres poiuls, que les pécheurs publics soient corriges canoniquement ; que les incorrigibles soient défères au grand vicaire ; que les doyens de chapitres veilleront sur la conduite des chanoines, en punissant les ivrognes, les joueurs , les débauches , les concubinaires; que ceux qui ont plu^ sieurs bénéfices n'en garderont qu'un, et resignei'ontîes autres dans l'année ;queron châtiera les moines déréglés, ivrognes, impudiques, suspects d'hérésie; que les religieuses ne sortiront point de leurs moiiasteres; qu'elles n'y laisseront point entrer d'honnnes sans une nécessité indispensable; que les prédicateurs n'avanceront rien de faux ni de suspect; qu'ils s'accommoderont à la portée de leurs auditeurs, s'abstiendront des questions obscures et embrouillées ; qu'on observera iin rit uniform«'>. dans l'administration des .sacrements, en suivant les tradiiions apostoliques , les anciens calions , les lois et l'usage ; que les orgues ne joueront que des airs pieux; que dans les processions solennelles on retranchera tout appareil [irofane. Labb. Coll. Conc. Tom. XIJ'.

AUTUN (G. d') Aasu.hJLn:ni:,

3o ATI

l'an G63 environ. Nous en avons quelques canons , dont le premier ordonne que tous les prêtres et les clercs sauront par cœur le symbole attribué à saint Atlianase. On croit que c'est la première fois qu'il est parlé de ce symbole en France.

AUTUN (C. d') l'an 1077, tenu par le le'sat Hu};ues de Die, et par ordre du pape Grégoire Vil. 11 s'y trouva plusieurs évêques et abbes de France. Manas.sès de Reims y fut suspendu de ses fonctions : il etoit accusé de simonie et d'avoir usurpé cet arcbevêcbé : on y iu;;ea encore quelques autres évêques de France.

Tvni. X. C. p. 36o.

AUTUN (C. d') l'an log^, le iGoctobre, tenu par Hugues, archevêque de Lyon , légat , assisté de trente-deux évêques et plusieurs abbés. On y renouvela l'excommunication contre l'empereur Henri , et l'antipape Guibert : on y excommunia, pour la première fois, le roi Philippe pour avoir épousé Bertrade, du vivant de sa femme légitime; mais le roi Philippe, ayant envoyé une députation au pape , il en obtint un délai jusqu'à la Toussaint de l'an logS , pendant lequel le pape leva la censure et lui permit d'user de la couronne à son ordinaire , c'est-à-dire de la porter les jours de fête solennelle.

AUXEPvRE (G. d') Altisiodorcnse , l'an 586 ou environ , sous lévêque Aunacaire. On y fit quarante-cinq canons , qui semblent n'être faits que pour l'exécution du concile de Mâcon , de l'an 585.

AVIGNON (C. è:)M'emonense, l'an 1080, par le cardinal Hugues de Die , légat. Achard , usurpateur du siège d'Arles, y fut déposé, et Gibelin , élu à sa place. Lantelme y fut aussi eluarchevêqued'Embrun; Hugues, évêque de Grenoble ; Didier, évêque de Cavaillon; et le légat les mena à Rome où ils furent sacrés par le pape.

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