BOU
les personnes qui auront bien mérité (le lui cL (le iVtat; que, quoique le pane veuille faire accroire qu'il a beaucoui^ accorde à nos rois en leur lai.-saiil la nominalioii aux prclaiures du royaume , il est certain (epeiiflant que nos rois ont joui de tout icmps de ce droit, et quil leur a ete accorde par IKnlise universelle en la personne de Tenipereiîr et rui de France Cliarleniaj:,ne, pour avoir cliasié Didier, roi des Lombards , et rétabli le pape sur son siése: qu'en vain on a voulu dire que Louis le Débonnaire avoit renonce à ce droit : ce qu'il n'auroit pu faire que pour un temps, puisque ce droit etoit acquis irrévocablement a la couronne de France, et que nos roisn'avoient pas d'autre moyen que la pragmatique pour se maintenir contre la puissance des papes, quand ceux-ci ont voulu s'élever contre les droits de IVi^lise gallicane. Ainsi parlale premier presilient : mais ses raisons ne j)roduisirent aucun elTet. Pilhou , loin. H.
Lib. de l\'i;!isc {gallicane. D'Àr^cntn' , col.Jud. de A"w. Error. T. Il , /».4-52. BOUKGES (C. de ) , Tan 1028, le 28 mars , tenu par François de Tcurnon, archevêque de Bouri^es, et ensuite cardinal, et ses sullrat;ants, contre les erreurs deLutlier, et pour la réformation des moeurs.
Ce concile avoit encore un autre objet : c'etoit de satisfaire le roi François 1 , qui demandoit qu'on imposât pour deux ans . sur tout le clert;é séculier et régulier , quatre décimes pour payer la rançon Aes deux fils de France, alors retenus en otage à Madrid. Ce qui fut accordé , mais sans préjudice des immunités ecclésiastiques, et attendu la nécessité de ce cas particulier. Ce concile fit vingt-trois décrets , dont les cinq premiersregardent l'berésie de Luther, et les autres ont rapport à la discipline. On y exhorta les curés à instruire leurs paroissiens.
Et afin de donner plus de temps à