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Sur la subsistance ocs cures , le concile dit qu'on doit leur assigner un petit fonds pour vivre et pour leur entretien, 11 défend de prendre quelque chose pour l'administration des sacrements , même pour la sépulture. On fera jouir les cures de dîmes que les laïques ont usurpées.
Sur les usages et constitutions des églises, il dit que puisque l'Ei^lise a établi les jeûnes , ils doivent être observés ; que ce n'est point suivre l'esprit de l'Eglise, <iue de faire dans ces jours des repas en poisson, aussi somptueux qu'on les feroit dans les jours gras. 11 explique ensuite l'établissement des Rogations , et parle de la sanctification du jour du dimanche , auquel on doit assister à la messe et au prône , chanter des psaumes et des hymnes , et fait défense de tenir ces jours-là des foires et de fréquenter les cabarets.
Après quoi il traite des règles de la discipline monastique , et entre pour ceh dans un grand détail. 11 veut que les religieuses aient deux ou Iroi.'-. fois l'année des confesseurs extraordinaires , et qu' on doit choisir po'jr cela des gens sages, règles et habiles 11 exhorte les religieux à aimer la retraite , à jeûner , à prier, à ne point courir dans les villes , à ne point se mêler d'affaires séculières.
Parlant des hôpitaux , il dît qu'il est du devoir des evêques de veiller à la réparation de ceux qui sont tombes, et de faire en sorte qu'on ne néglige rien pour le salut des âmes de ceux qui y sont renfermés.
11 défend de recevoir des mendiants qui sont en état de travailler.
Sur la juridiction des ecclésiastiques, il explique l'usage qu'on doit faire de l'excommunication. Enfin il donne des avis sur la visite des evêques, celle des archidiacres et de leurs syndics. Le concile traita aussi des processions , des litanies , de la bénédiction des cloches , des confréries des frères teutoniques ,
etc. Cesdi'ïcrcnts articles , montanf à deux cent soixante-quinze , sont contenus en (piatorze parties , qu'on peut voir dant le P. Labbe. Co/I. C Tom.XÎJ'.p.l^H-
COLOGNE (C. de ) l'an iS^g .
par Adolphe, archevêque et electeu r de Cologne. Il y proposa divers moyens pour reformer la discipline: il en marqua six principaux; le rétablissement des étude» , l'examen de ceux qui sont élevés aux ordres sacres ou aux bénéfices, lexactitude des ecclésiastiques à remplir dignement leurs fonctions, les visites des archevêques ou évêques, et des archidiacres , la fréquente convocation des synodes et l'abolition des principaux abus.
Sur le premier , il est dit qu'on aura soin de ne confier l'instruction des jeunes gens qu'à des personnes , dont la pureté de la foi et des mœurs soit connue , et qui ont été examinées par l'ordinaire ou d'autres commis à cet effet ; qu'on n'enseignera , dans les collèges et universités que les arts libéraux ; qu'on n'y fera voir aucun auteur suspect et contagieux.
Sur le deuxième, que c'est aux évêques oii à ceux par eux commis, a qui il appartientdefairecet examen.
On ordonne la publication des bans pour ceux qui veulent être promus aux ordres sacres.
Sur le troisième , on enioint aux ecclésiastiques d imposer des peines canoniques pour les pèches qui en méritent, et de ne pas les remettre pour de l'argent. On restreint la pluralité des bénéfices qui ont charge d'àmes
Sur le quatrième, on dit que le but de la visite de l'evêque est de corriger les vices et de rétablir la pureté des mœurs et de la discipline.
On exhorte les évêques à n'avoir qu'un petit nombre de domestiques dans leurs visites, pour ne pas rendre ce devoir onéreux aux cures.
Sur le cinquième , on montre Va
Hiiccssite Je tenir des svnotles pour conserver rintei;r!lë du corps et y traiter de ce qui concerne la foi , les mœurs, la discipline et le retranchement des abus.
Le sixième traite du rétablissement de la discipline ecclésiastique.
L'empereur Cbarles-Quint, ayant fait examiner ces décrets par son conseil et par des théologiens, les approuva par des lettres patentes , ordonnant à tous ses sujets de les recevoir et de les observer. /.oMc, Collect. Conc. Toni A IF. ;>. G29, et
COMPIÈG?^E ( Assemblée générale de la nation des Fran<^ais à) l'on i~S~ , composée des évoques et des seigneurs, suivant l'usage de ces temps. Les légats du pape Etienne s'y trouvèrent. Ce fut dans cette assemblée que Peiiin refont des orgues que l'emperenr d'Orient lui avoit envoyées avec d'autres présents. On voit dans ce concile que le roi portoit partout avec lui des reliques. On y fit dix-huit canons qui, presque tous, ont les mariages pour objet.
11 y a plusieurs cas où on défend aux hommes et aux femmes de se marier pour punition d'inceste. Si la consommation du mariage est contestée , le mari en est cru plutôt que la femme. Tom.
n. c. p. iGq4.
CO.MPIEGINE ( C. de ) l'an 833, tenu sur le mauvais usage des choses saintes. D. M.
COMPIÈG^'E ( C. de ) Tan 833 , assemblée non reconnue et rejetee de tous les siècles , où l'empereur Louîs-le- Débonnaire fut mis en pénitence publique , et •.■egardé comme ne pouvant plus porter les armes ca comme étant déposé. 1). M
COM.PIEG^T. ( C. de ) l'an ?>77 , premier mai , assemblé par l'empereur Cbanes-1e-(^hauve , et compose des évêques de la province uc Re!;iis et de quelques autres.
COM 8 g
I! y fil dédier , avec grande soleaniié , en sa présence et celle des légats, l'église de Saint-Corneille et de Saint-Cvprien. J). M.
C0MP1ËGNE(C. de) l'an io8a.
Fxenaud, archevêque de Reims, y présida, assisté i e dix e\cqneset de dix-neuf abbcs. Evrard , abbé de Corbie , y fut déposé , et on y confirma les privilèges de l'église de Saint-Corneille. Tom. .1. C p.
COMPIEGNE(C. de) l'an 1092.
Cire. Koscelin y fut convaincu d'erreur et oblige de l'abjurer ; mais par crainte d'être assomme par le peupie, comme il le déclara depuis. Il disoiique les trois personnes divines etoient trois choses séparées, comme trois anges: en sorte, toutefois, qu'elles n'avoient qu'une volonté et une puissance , autrement il auroit fallu dire, selon lui,quele Père et le Saint-Esprit s'etoient incarnés ; il ajoutoit que l'on pou rroit dire véritablement quec'etoient trois Dieux, si l'usage le pcmettoit. D. M.
COMPIÈGNE ( Assemblée appelée parlement de) l'an iigS. L'archevêque de Reims , légat ilu saint siège, prononça avec lesévijques, que le mariage du roi Philippe Auguste, avec Ingeburge, étoitnul, à cause de parente. Ingerburge eu appela à Rome. D- 31.
COMPIÈGNE (C. de) l'an i235, 5 août, tenu sur certains articles qui blessoient la liberté de l'Lglise , selon l'archevêque de Reims. Cet archevêque et six de ses suflragants, allèrent a Saint- Denis , faire au roi une seconde monition ; ce qui donna occasion aux seigneurs de se plaindre au pape des prélats et des ecclésiastiques par une lettre datée de l'église de Saint-Denis, au mois de septembre de la même année.
On croit aussi que ce fut à l'abbaye de Saint-Denis que le roi saint Louis fit une ordonnance, portant que ses vassaux, et ceux des seigneurs, ne seroicnt point tonus ( en malicre
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cîvilo) r!c r,'pnTif!re aux ccdfîsiastiqucs ni ii d'autres , au tribunal ecdesiasîiqiîc ; qvo. .si le ]v.i:,Q ccclesiasli({ue les excoiiiniunioit poiir ce sujet, il seroit contraint, par saisie (le son temporel, à leverrexeotnnuinication ; que les prélats , les autres ecclésiastiques et leurs vassaux seroient tenus, en toutes causes civiles , (le subir le jugenieiît du roi et des seigneurs. Le pape exhorta saint Louis à révoquer cette ordonnance , par tine lettre du t5 février 1286, où il dit , entr'au- Ires choses, que Dieu a confié au y;ape, tout ensemble , les droits de l'empire terrestre et du céleste ; mais il ne paroît point que le saint roi eîit rie emu de cette lettre ; car il ne ré voqua point son ordonnance : et comme il eut toujours à cœur de conserver au clergé ses véritables droits, il ne veilla pas moins à déiendre ceux de la couronne. Tom.