‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 47 sur 257 · XI. C.p. 5oi Pr. lib. del'Eël Gai · texte numérisé non relu

XI. C.p. 5oi Pr. lib. del'Eël Gai

r. Jll.n 7

COMPIEGNE (C. de) l'an 1278, par l'archevêque de Reims avec ses sufTragants. On y fit un décret contre les chapitres des cathédrales qui prétendoient avoir droit de cesser l'office divin, et démettre la ville <?xï interdit pour la conservation de 8eurs libertés. Tom. A . C.p. io3i.

GOMPIÈGNE ( C. de ) l'an î3o4 , 4 janvier , par Robert de Courtenay, archevêque de Reims, iiuit evcques, et les députes de trois absents. On y fit des statuts compris en cinq artides. On y iTU^asque ceux-ci : défense aux officiers des seigneurs temporels deir.eiireà la taille 'es clercs maries'ou ison , sous le faux prétexte qu'ils exercent les raarchandiscs, dont ils se rendent ]uges eux-mêmes, sans permettre aux juges ecclésiastiques d'en prendre connoissance. Ceux qui après avoir été deux ans excommuniés, seront morts sans satisfaire à l'E gîise , seront privés de la sépulture 4'cclésiastiqiie comme suspects d'hé-

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résie. Tous les ecclésiastiques de !;.

province se conlenleront dansleuii repas de deux mets outre le potage.

Tom. \ ! . C p. 1492.

COMPIÈGiNE (C. de) Tau i3i'9, le g septembre, par Guillaume de Trie, et trois evêques ses siiil'ragants, avec les députes des autre.": absents. On y fit \n\ réglementde VII articles : il y estordon né, entr'autres à tous les juges ecclésiastiques de porter des censu res chacun dans leur territoire, contre ceux qui auront violé les droits de l'Eglise ; et aux curés, de les publier tous les dimanches

COAIPOSTELLE ( C. de ) 60mposlcllanum , l'an goo , le G mai , tenu pour la dédicace de la nouvelle église de Saint- Jacques, où dix-sept évoques se trouvèrent, avec le roi Alphonse, la reine son épouse, ses fds, treize comtes, et un peuple innouibrable. Tom. IX. Conc.p- 5o2.

CO?.iPOSTELLE ( C. de ) l'an 971. Saint Cesaire, abbé, y fut élu et sacré archevêque de Tarragone ; mais l'evêque de Narbonne s'y opposa avec les évêques d'Espagne qui le reconnoissoient pour métropolitain. />'. W.

CoiiPCSTELLE (C. de) Taa io5G, on y fit d'excellents règlements sur la discipline. J^. M.

CONSTANCE (G. de) en 1094 dans la semaine sainte, par Gebehard , évêque de Constance et légat du pape en Allemagne. On y renouvela la défense d'entendre 1 office célèbre par des prêtres simoniaques ou incontinents; et on y fixa les Quatre-Temps du mois de mars à la première semaine de carême, et ceux de la Pentecôte, à la semaine de l'octave de la même Kle.

COi^STA^CE (C. de)XVIIe CONCILE GÉNÉRAL. Le pape Jean XXlli ( Ealthasar Cossa ) et oit fort sollicité par l'empereur Sigismond de tenir un concile gênerai, il avoiï grand besoin de ce prince pour se défendre contre Ladi>.las roi de Na-

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plos, qui Tavoit oblige de scrlir de llome avec précipitalion.

Le pape , dans sa bulle de convocaliondu concile, auquel il invita toute la cbretienié, écrivit des lettres particulières dans tous les royaumes et les états de son obédience, il y représenta qu'Alexandre \ , son preclecesseur, n'ayant pu achever la reforniation de l'E^li^o dans le concile de Pise , Tavoit renvo3"ée au printemps prochain ; que l'empereur Si^ismond et lui ctoient convenus de la ville de Constance pour le lieu du concile. El ii se rendit en effet à Constance le 20 octobre de l'an i4i4-

Cette ville se trouva remplie d'une si grande affluence de monde, que l'on y compta jusqu'à trente mille chevaux, ce qui peut faire jui^er de la quantité d homme.?. Jean Hus se rendit à Constance muni d'un sauf-conduit de l'empereur Sigismond.

L'ouverture du concile se fit le 5 novembre , et la première session se tint le seize. Le pape y présida et prononça un discours. On y lut la bulle de convocation , et on nomma les officiers du concile, c'est-à-dire dix notaires, un p;ardien du concile, lies auditeurs de rote, quatre avolats, deux promoteurs ou procureurs, et quatre ma'Itres de cérémonies. On y lut un canon du X!.*^ concile de Tolède , tenu sous le pape Adéodat , l'an GyS , qui marque la gravité avec laquelle on doit se conduire dans ces sortes d'a.ssemblees.

Dans l'intervalle de la première à la seconde session, on mit en prison Jean Hus , par ordre du pape , malgré son sauf-conduit, et on commença son procès. SesaccTisateurs, qu'on dit avoir elesesennemisparticidiers, dressèrent un mémoire de ses erreurs qu'ils prcseulfTctit au pape et au concile : rnlrautres, d'avoir enseigné publiquement qu'il falloit communier le peuple sor.s les deux c;^pccc.-; : nue dans le sacrement de

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l'autel , le pain deireurc pain apre^ la consécration ; que les pictres , en péché mortel , ne peuvent pas administrer les sacrements, qu'au fcntraire <oute autre personne peut le faire étant en clat de grâce; que par l'Eglise il ne faut pas eulendielepape ni le cierge; que l'Eglise ne peut pas posséder des biens temporels; et que les seigneurs séculiers peuvent les lui oter. I^t on nomma des commissaires pour instruire son procès.

Dans ce même intervalle, beaucoup de seigneurs , tant ecclésiastiques que séculiers, arrivèrent à Constance ; entr'autres le célèbre Pierre Dailly, cardinal de Cambray.

L'empereur Sigismond y arriva le 24. décembre : il assista le lendemain, en habit de diacre , a la messe célébrée pontificalement par le pape , et il y chanta l'ovangile de la première messe du jour de Noël.

Dans le moisde fevrieronvitarriver des députés de îknoît et de Grégoire, qui avoientcausele schisme, et qui avoienteté déchus de toute dignité au concile de Pise, et déclares 3:hisnialiques et ennemis de l'Eglise.

On tint plusieurs congrégations , et l'on prit des mesures pour engager le pape Jean XXUl àabdiquerle pontificat, à cause de ses vices personnels.

Onresolutd'opinerparnalions, eton partager le concile en quatre nations ; ;^avoir , l'ïtalie , la France , l'Allemagne etl'Angleterre. On nomma un CCI tain nombre dedéputes de (liacnne, avec des procureurs el des notaires. Ces députes avoient a leur tête un président que l'oa changeoit tous les mois. Chaque nation s'assembloit en partit ulier pour délibérer des choses (jui dévoient être portées au coiuile. Quand on etoit convenu de quelque article, on l'apportoità une assemblée générale des quatre nations ; et si l'article etoit unaninienuMit approuve , onlesignoit etonle rachetoitpourie porter dans la session suivante, "J n d'y être autorisé par tout le concile

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Dnns une de ces con^rr^ations , on présenta xine liste (rnecusa lions les plus graves contre le pape , et on lui envoya (les (lepules pour reiii.-aî;er à renoncer fie lui-nieine auj-oniificat. Il répondit qu'il fcroit (ont ce qu'on demandoil de lui, si les tieux autres contendauls prenoient le nicnie parti : mais il re:nilde jour en jour de donner une {orinnle » laire et précise de sa cession. Pendant ce temps-là , les députes de l'universitéde Paris arrivèrent à Con- .slance, ayant a leur tête le célèbre Clerson , chancelier de cette université , et en même temps ambassadeur du roi Ciiarles Yl.

1I« >V,w. Le pape y prononça une formule précise , par laquelle il faisoil serment de renoncer au pontificat, si son abdication pou voit éteindre le schisme : elle avoit ète dressée par trois nations du concile. Mais comme dans une conj^rej^ation , qui se tint ensuite , on proposa de donner un pape a l'Eglise; Jean XXIII, s'etant déguisé en postillon, sortit secrètement de Constance et se retira à Schalïouse. L'einpereur voyant le trouble que la fuite du ])ape avoit cause dans les esprits , déclara que la retraitede Jean XXllln'empechoit pas le concile de travailler à la reunion de l'Eglise. Gerson, de concert avec les nations , fit un discours pour rétablir la supériorité dii concile au-dessus du papte.

Ce discours fut l'origine de la question qui fut vivement agitée alors , sî le concile est au-dessus du pape ou non. Gerson prouva que l'Eglise ou le concile a pu et peut , en plusieurs cas , s'assembler sans un exprès consentement ou commandement du pape , quand même il auroit été canoniquementelu , et qu'il vivroit régulièrement. Or ces cas sont, selon cet auteur, si le pape étant accusé et tiré en cause pour écouter l'Eglise, refuse opiniâtrement de l'assembler. 20 S'il s'agit de niatière- inuiortanles concernant le

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gouvernement de l'Eglise, et qui doivent être terminées dans un anicile général (jue le pape ne veuille pas convoquer. Cediscours contient douze propositions, dont la dernière est, (juc r!-^gli.se n'a point de moyen plus efficace pour se reformer elle-même daiis toutes ses parties, que la contiiuialion des conciles generauxet provinciaux. LuUe Collect. Conc. Tom. AU. p. i(j.

Gerson. Oper. Tom. II. Pari. H. p.

lll'.5('.y.9. Le cardinal de Florence y lut une declaraliou faite au nom du concile, par laquelle il est dit :

i." que ce concile est légitimement assemble. 2.° Que la retraite du pape ne le dissout point , et qu'il ne sera point séparé )U.squ'a ce que le schisme soit éteint, et l'Eglise réformée à l'égard de la foi et des mœurs. 3.° Que le pape Jean XXIli ne transférera point hors de la ville de Constance, la cour de Kome ni ses ofliciers, et ne les obligera pointa le suivre, si ce n'est pour cause raisonnable et approuvée du concile, l^..° Que toutes les translations des prélats , privations de bénéfices, etc. , faites par ce pape, depuis sa retraite , seront de nulle valeur.

IVe Sess. L'empereur y assista. Le cardinal de Florence y lut les articles dont les Pères du concile etoient convenus. Le décret le plus remarquable porte, que le dit concile de Constance, légitimement assemblé au nom du Saint-Esprit , faisant un concile général, qui représente l'Eglise catholique militante, a reçu immédiatement de Jesus-Cbristuue puissance a laquelle toute personne, de quelque état et dignité qu'elle soit , même papale , est obligée (fobeir dans ce qui regarde la foi, l'extirpation du schisme, et la reformation de l'Eglise dans son chef et dans ses membres.

\^ Sess. Premier avril. Onyrehit les articles qu'on avoH dcjà lus dans

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îa 1 V< se^'.ion , et ils furent approuvés unaniincinent, dans la môme forme que les décrets des autres sessions.

L'assemblée du clergé de France, de l'an 1G82, qui, dans les quatre articles célèbres qu'elle dressa, fit «ne déclaration nette et précise de la doctriric de Teftlise pllicane , sur lautoritedes deux puissances, l'ecclésiastique et la temporelle , déclara, dans le second de ces quatre articles , son atlacbement inviolable aux décrets du saint concile œcuménique de Constance , contenus dans les sessions IV et V. coînme étant approuves par le saint Siej^e apostolique , confirmes par la pratique de toute l'Eglise et des pontifes romains, et religieusement observés de tout temps par l'église gallicane

La même assemblée ajoute qu'elle n approuve pas l'opinion de ceux qui donnent atteinte à ces décrets, qui les aftbib!i>scnt, en disant que leur autorite n'est pas bien établie:

qu'ils ne sont point approuvés, ou que leur disposition ne regarde que le temps de scliisme, puisqu'ils furent confirmes à Ijàle , et après l'extinction du scliisme.

On conclut, dans cette session, que l'empereur pourroit faire arrêter tous ceux qui voudroient se retirer de Constance en babit déguise

M'^&i^. et suie. Le 17 avril. L'empereur y assista. On fit sommer le pape Jean XXI II de venir au concile, ou de donner une bulle, par laquelle il declareroit qu'il n'etoit plus pape ; mais on vit par la réponse qu'il fit aux députes, qu'il n'avoit d'autre dessein que d'amuser le concile. Les Pères résolurent deslors de procéder contre lui , comme cpntre un scliisn.atique et un hérétique notoire. Ou lut les lettres de l'université de Paris à ses propres députés au concile et à l'empereur, dans lesquelles elle exhortoit les uns et les autres à noursuivrc cou-

staniment l'affaire à? l'union malgré l'absence du pape.

Dans rinlcrvalie de la sixième à la septième, il y eut des contestations entre les théologiens sur la manière dont devoit être ccni;u le décret , portant condamnation des erreurs de ^Viclef. Plusieurs vouloientquc ces articles fussent condamnes , au nom du pape , par l'approbation du concile. Les autres pretendoicnt qu'il ne falloit faire mention que du (oncile, sans parler du pape. Pierre Dailly , cardinal deCambray, fut de ce dernier sentiment, et il composa des-lorsunmémoire pourappuyer son avis. 11 y soutient , par de solides raisons, que c'est une erreur et même une hérésie de prétendre , comme font les adversaires, que le concile n'a aucune autorite par luimême, mais seulement par le pape qui en est le chef, parce qu'il s'ensuivroit de là que le concile de Pise n'auroit point eu d'autorité, n'ayant ete assemblé par aucun pape ,et que par conséquent .lean XXIil auroii:

ete mal élu, puisqu'il auroitsuccedé à Alexandre \ , élu parce concile.

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