IX. Conc. p. 144. M. S. Baluz. Allât, p
IIP&55. On lut la lettre du pape aux évêques dépendants de Constantinople , mais elle etoit altérée comme les autres sur ce qui regardoit Photius. On lut l'instruction qui avoit été donnée , par le pape Jean, aux légats. Après la lecture de l'article qui portoit abrogation des conciles tenus contre Photius, le concile dit : « Nous avons rejeté » et anathematisé ce prétendu con- » cile par les effets,» (c'etoit celui de l'an 8Gg, qui est le huitième général ; et celui-ci en tient encore la place chez tous les Grecs schismatiques, ) « en nous réunissant au pa- » triarche Photius. » Ensuite le concile et les légats se donnèrent réciproquement de grandes louanges.
I\ « Suis. On lut la lettre du patriarche d'Antioche à Photius, qui contenoit en substance les mêmes choses que les précédentes. Le concile l'approuva et dit : « î'îous sais vions bien nue les sièges d'Orient
CON
» avoient toujours reconnu Pîio- >• lins. » On convint des articUîs de reunion : ils etoient au nombre de cinq. Le premier regarde la liulgaric , sur laquelle il ne fut rien règle. Le second , l'ordination des laïques.
Le troisième défendoitde tirer d'une autre église le patriarche de Constantinople. Le quatrième portoit la condamnation des conciles tenus contre Photius, sur quoi ils convinrent tous.
\' Sess. On y décida qu'on tiendroit pour septième concile œcuménique le second de Nicée, tenu sous le pape Adrien et le patriarche Taraise. On fit quelques canons et on procéda aux souscriptions. Les légats souscrivirent les premiers : ils déclarèrent qu'ils recevoient Photius comme patriarche lei;itime ; qu'ils rcjetoient le concile assemble contre lui à Constanlinople ; et que si quelques schismatiques s'eloi- Snoient encore de Photius , leur pasteur, ils seroient excommunies jusqu'à ce qu'ilsrevinssent à lacommunion.
VI' Sess. L'empereur Basile y fut présent. On proposa de choisir pour profession de foi celle du concile de Nicee. Ce fut afin de condamner l'addition Filioque , sous prétexte d'autoriser le concile de Nicee.
A la fin des actes donnes par M.
FIcury , on y voit une lettre du pape Jean , où il fait entendre clairement que l'Eglise romaine n'avoit point encore ajouté ////oy/zf au symbole : il range avec Judas ceux qui ont osé le faire : mais, a)Oute-t-il,onnedoit contraindre personne à la quitter.
Mais tout cela pourroit être bien faux , ayant été dressé sous les yeux «le Photius et peut-être par Photius lui-même, à qui l'imposture et le mensonge ne coiitoient rien, forez ic concile de Rome de l'an 879.
L empereur souscrivit au concile , sur la proposition qu'en iit Photius, ■-\m fat agréée des légats.
VU"- et dernière Sas, On relut ia
CON 123
confession de foi en faveur de ceux quin'avoient pas assisté à la session précédente.
Au reste l'iniquité ne triompha pas jusqu'à la fin. Après la mort de l'empereur Basile en 886, l'empereur Lc'on YI , surnommé le philosophe, qui etoit parfaitement bien instruit, fit cliasser Photius du siège de Constantinople, et l'envoya en exil au uîonaslère des arméniens, où cefameux perturbateurde l'Eglise mourut quelque temps après.
CONSTAN TLNOPLE ( C. de ) l'an I i^o , On y condamna les écrits de Constantin Ghrysomale mort auparavant, comme étant remplis, non-seulement de nouveautés et d'extravagances, mais d'hérésies manifestes , et prini ipalemcnt de celles des enthousiastes et des bogomiles.
CONSTAT^^TINOPLE ( C. de ) l'an ii43,lc vingt août, tenu par le patriarche Manuel Oxite , dans le palais Thomaïte, contre deux prelendus evêques, dont lesordinalions faites par le seul métropolilain , furent déclarées nulles : on les condamna encore comme étant de la secte des bogomiles. Lco Allât. Const .
l. II. c. 12. p. 671.
CONSTANTINOPLE ( C. de )
la même année premier octobre.
Le moine jNyphon y fut condamne a être renfermé dans un monastère, en attendant une plus ample information de ce qui le regardoit. îd. p.
^ CONSTANTINOPLE ( C. <le ) l'an ii4-47 '^ 22 février. Nyphoa y fut condamne pour a voir dit ont ro autres choses : anatheme au Dieu dvis ne!)rcux. On le renferma ensuite , et il demeura dans sa retraite forcée pendant tout le j^atriarcat tic .Michel Oxite. Id.p. G81.
^ CONSTANTINOPLE ( C de^) l'an 114.75 P'ir l'empereur Manuel On y déposa le patriarclie Cosaie , (jui avoil mis en liberté Nyphoii et qui àouit'iioit ses opinions, /y. Gl)3.
ia4 CON
CONSTATS TINOPLR ( C. (]c ) l\iri I i(»G , jiar l'ordre <hi niPineenipprour, et composé de ciruiiiantcsix cvêqiics. Ce fut à roccasiori (]c Terrorir de Démefrius, nalif de Lampe, bourgade d'Asie, qui accusoit les Allemands d'erreur dans la foi , et declamoit contre ceux qui disoient que le Fils de Dieu est tout ensehible égale à son Père , et moindre que lui ; ce qu'on doit entendre comme homme , selon cette parole de Jesus-Christ, le Père est plus grand que moi. Ce concile fit neuf canons , dont le premier dit anatlième à ceux qui ne prennent pas bien les paroles des saints docteurs de l'Eglise, et qui détournent à de fausses interprétations ce qu'ils ont nettement expliqué par la grâce du Saint-Esprit. 11 s'agissoit particulièrement du sens qu'on doit donner à ces paroles du Sauveur dont on vient de parler, et que les canons suivantsexpliquentcomme les Pores les ont expliquées , et comme l'Eglise les explique encore aujourd'hui. J//al. Comt.L u.c. 12. n. l^.
CONSTANTINOPLE ( C de ) la même année, le ii avril, par Luc de Constantinople et trente métropolitains. Ony condamna l'abus qui toléroit le mariage du sixième au septième degré ; pourvu qu'on n'eût point demandé la permission de 'e contracter.
CONSTANTINOPLE C C. de ) l'an 127.S, 26 mai. Jean Veccns, auteur de la réunion avec les Latins, de concert avec l'empereur Michel Paléologue , y fut elu patriarche de Constantinople, et ordonné le dimanche suivant jour de la Pente-' côte.
, CONSTANTINOPLE ( C. de ) i'an 1277 , Cire. , comme on le voit par la lettre du patriarche Jean Voccus au pape Jean XXI. H vfait une profession de foi très-catholicpie , pn reconnoissant les sept sacs-ement.s, et le reste de ce que croit l'Eglise romaine. On y excom-
CON
mrnia ceux qui restoient dans le schisme.
CONSTANTINOPLE (C. de)
l'an 1 280 , le 3 mai , par le patriarche ^ eccus. Huit métropolitains et huit archevêques y assistèrent. On y parlad'uu passage de saint Grégoire de Ny.sse, conçu en ces termes : Ondit que le Snint-Esprit c.^ldu Pire , el ou témoigne quil est du Fils, et d'oÙ On a voit retranché malicieusement une syllabe {du) qui étant ôtée changeoit le sens de ce passage si favorable à la réunion de l'Eglise. Ce qui fil dire au patriarche : La moindre altération dans les écrits des Pères porte un préjudice notable à l'Eglise; et c'est à nous, qui leur avons succédé dans la conduite du troupeau , à conserver inviolablement la tradition qu'il nous ont laissée. Le zèle de Veccus pour la réunion et la justification de la doctrine des Latins irritoit de plus en plus les schismatiqucs contre lui; et l'empereur de son côte les mettoit au desespoir par ses soupçons et ses cruautés. 10m. 11. Conc. p.
CONSTANTINOPLE ( C. de )
l'an 1280, ( non reconnu. ) Les Grecs schismatiqucs y condamnèrent Jean \ eccus, qu'ils regardoient comme l'auteur de la réunion avec les Latins. Ils le firent exiler peu de temps après par l'empereur Andronic, qui leur etoit très-attaehé, malgré tout ce qu'il avoit fait avec son père Paléoloj^e pour la réunion. Yeccusreparutun ou deux ans après au second concile de Notre-Dame-de-Blaquernes, où il soutint toujours que, suivant les Pères, on pouvoit dire que le Saint-Esprit procédoit du Père par le Fils, et il mourut en exil dans cette foi.
Pachym I. 7.C. 7.
CONSTATsTINOPLE ( C. de )
l'an i35i ,1e 27 mai, (non reconnu) composé seulement des évêques de Thrace, assemblés par l'ordre de l'empereur Jean Cantacuzènc, pour