‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 68 sur 257 · JER · texte numérisé non relu

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|jOsé : il avoit surpris le primat , et ensuite le pape Boniface. Saint Au- (;ustia en eut tant <lc douleur , qu'il aimoit inieux quitter Tépiscopat que de voir An(<)ine rétabli.

ITIPPONP: ( C. a') l'an 426.

Saint Au^uàlin y déclara Iléraclius pour son successeur, mais en le laissant dans l'ordre de prêtre jusqu'à sa mort. Deux evêques et sept prêtres, et tout le peuple d'ilippone , consentirent à cette déclaration.

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HUESCA en Espagne (C d' ) Oscensc , l'an 5g8. ()n y fit deux canons, dont le premier ordonne aux évoques d'assembler tous l^s ans les abbés , les prêtres et les diacres, pour leur ensciç^ner une rèfjle de vie sur la frugalité et la continence. Le second ordonne aux évoques de s'informer si les prêtres, les diacre;; et les sous-diacres observent la continence. Tom. II. Conc

Jérusalem (C. de) j^^oWrw-

tanum, l'an de Jésus-Christ 5i , le premier de tous les conciles, et le modèle de tous les suivants. Une division considérable , qui s'éleva entre les fidèles à Antioche , donna lieu à ce concile. Cérinthe, faux frère et faux apôtre, vouloit obliger les gentils convertis, non-seulement à la circoncision , mais encore à toutes les observances de la loi mosaïque. Quelques fidèles , de la secte des pharisiens, soutenoient la même doctrine. Saint Paul et saint Barnabe s'y opposèrent, disant que Jésus-Christ étoit venu ailranchir les siens de celte servitude , et que sa grâce ne serviroit de rien à ceux qui rcgarderoientlacirconcision comme nécessaire. On résolut d'aller à Jérusalem consulter lesapôtres. Ceuxci et les disciples s'assemblèrent en aussi grand nombre qu'il etoIt possible pour examiner cette question.

H est du moins constant que le concile fut composé de cinq apôtres :

saint Pierre , saint .îean , saint Jacques , saint Paul et saint Barnabe , et de plusieurs de leurs disciples ; il semble mê'ue que toute l'égHse de Jérusalem y fui appelée : on délibéra à loisir , et chacun proposa son sentiment. Saint Pierre prit la parole et fut d'avis de no point imposeraux gentils un iou^ que les Juifs mêmes

n'avoient pu porter : ce qui étoit dire indirectement que les Juifs n'y étoientplus assujétis. Saint Jacques soutint l'avis de saint Pierre, ajoutant qu'il falloit seulement mander aux gentils de s'abstenir de ce qui avoit été ouert aux idoles ; de la fornication, de la chair et du sang, afin d'apprendre aux gentils à honorer la loi , et que ces observances communes à la synagogue et à l'Eglise, servissent comme de lien pour unir ensemble les deux peuples , le.?

Juifs et les Gentils.

La décision fut fondée sur les saintes Ecritures, et formée parle commun consentement. Oîi la rédigea par écrit , non comme un jugement humain , mais comme un oracle, et on dit avec confiance : i! a semblé bon au Saint-Esprit et à nous , visum est enim !^pintut Sancto et nobis. On envoya celte décision aux fidèlesd'Antioche.pour y être reçue et exécutée avec soumission.

Lesconciles remarquent que cette première assemblée des apôtres 2 Jérusalem, pour donner leur décision sur un point contesté , a servi de modèle à l'Eglise dans la tenue des conciles généraux. Galal. J .

Art. XV.^ T. 22. Till. FI. Jet. jr.

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