XVII DISCOURS
approuvt'-s par le concile de Calcédoine' el ut unkersi nos hœc
recte jccisse cognoscant , canonum constituta posuimus ijuœ saucta Calchedonensis synodus apud se rtlecta laudavît.
Le pape Adrien -, selon le senlimcnl du Père Slrmond , fit présent de ce code de canons à l'empereur Cliarlemaç^ne.
Quelques années après, ces conciles latins d'Afrique furent traduits en grec, et augmentèrent ainsi la collection grecque donnée au public l'an i54o, })ar Jean du Tillet, sous le nom de Code de riîi^lise oilentaîe; n)ais il lie faut pas confondre ce dernier avec l'ai'cien code de l'Eglise grecque dont on \ient de parler.
Collection de l'Eglise romaine jusqu'au concile de jSicée. Elle ne consisloit d'abord que dans la tradition des règles apostoliques. Ensuite on y joignit les canons de Nicée : on comprenoit sous le nom de iSicée les canons du concile de Sardique : tenu Tan 34.7 • Quelques auteurs prélendent même qu'il n'y a point eu à Ivome de code de canons qui ait eu force de loi , avant celui de Denis- le- Petit. I^es papes Sirice et Célestin marquent qu'il étoit composé des canons et des décrets du saint Siège. On en a depuis ajouté d'autres ; et c'est ainsi qu'il a été augmenté.
Code ancien de l'Eglise gallicane. Il conlenoit les conciles particuliers de cette église. Elle s'en est toujours servie jusqu'au temps de Cbarlemagne.
Gode du pape Adrien. C'est le même qu'il présenta à l'empereur Cliarlemagne sur la fin du liuitième siècle. Cette collection est rojîiposée des canons grecs et latins des conciles de Rome et des décrets des papes Elle a passé pour un code de canons, tant en France qu'.à Rome. Cette collection est peu diiTérenle de celle de Denis-le-Pelil. On la trouve dans plusieurs bibliothèques.
Code des canons de l'Eglise universelle. C'est une collection grecque, sous le titre de Codex canonum Ecclesiœ uniocrsce , faite peu après le concile de Calcédoine, et attribuée à Etienne évêque d'Ephèse. Justel le Père en a donné une édition en 1610. Elle contient les canons des conciles de Nicée , d'Ancyre, de Néocésarée, de Gangres , d'Antioche, de Laodicée , du i" de Conslantirople , d'Ephèse et de Calcédoine. Car ces neuf conciles grecs composent le droit canonique ancien des Eglises orientales. Nous en avons parlé ci-dessus.
Collection de l'église de Paris. Elle contient entr'autres choses )a préface d'Isidore, les canons attribués aux apôtres , au nombre de quarante-huit dans le texte de la version de Denis-le-Petit , les
« C. T. V. p. 556. — 2 II Tom. des conciles de France, p. 117.
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dix-neui canons de Nicée, les vingt-quatre d'Ancyre, les quatorze de Néocésarée, les vinç,t de Gangres , les vingt-cinq d'Antioche, les cinquante-huit de Laodlcée, les trois de Constantinople, et les vingt-sept de Calcédoine.
Le décret de Gratien. Ce grand ouvrage mérite ijucai eu donne ici une légère idée. Il est composé des textes de l'Ecrilure, des règlements des conciles, des rescrits des anciens papes et des autorités des saints Pères. Il est divisé en trois parties. La première s'appelle des distinctions , et contient cent une distinctions. La deuxième, que Ton nomme des causes, est coi'rtposée de trente-six causes dont la trente-troisième a six distinctions qui traitent de la pénitence. La troisième contient cinq distinctions , qui sont appelées de Con~ secratione , parce que celle partie commence par la consécration des églises. La première partie traite des premiers principes du droit divin et humain , dans les vingt premières distinctions : le reste traite des ordinations et des ministres de l'Eglise, des supérieurs et des inférieurs. La deuxième traite des jugements ecclésiastiques, tant civils que criminels , tant au ior intérieur (}u'au for extérieur. Il y est parlé amplement du mariage et de la péni tence. La troisième traite des autres sacrements , savoir, du bap tome, de la confirmation, de Teucharistie, mais non de rextrêmeonction, et elle connnence [>ar la consécration des églises et des autels.
Dans les premières éditions, le texte de Gralieu étoit tel qu'il l'avoit dressé lui-même, c'est-à-dire plein de citations fausses et infidèles : car il avoit cité les fausses décrélales des papes, et des ouvrages supposés, et il s'est souvent trompé en citant un auteur ou un concile pour un autre. Les papes Pie IV et Pie V firent travailler à la correction de cet ouvrage, du moins des principale^ fautes. Ce travail fut achevé sous Giégoire Xlil , et l'ouvrage fut approuvé par ce pape, et imprime par son ordre en i58o : ensuite à Paris en i585, et à Lyon en iSgi . Il est vrai de dire que cet ouvrage, à plusieurs défauts d'exactitude près , est d'une grande utilité, soit pour la variété des matières, soit pour l'ordre et la méthode qui y sont gardés, soit pour la commodité (ju'il y a de voir d'un seul coup d'œil et en forme de lieux communs , ce qu'il y a de plus curieux dans l'ancienne discipline ecclésiastique, réduit sous certains chefs principaux. Il n'en est pas tout-à-fait de même des décrélales de Grégoire IX ni du Scxte : d'ailleurs ils n'ont pas le même rapport à la science des conciles.
Nouvelles colleclions des conciles. Codex Canonum veius Ecole-
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siœ ivmanœ, par Fiarirois f^ilhou, imprimé au Louvre en iGS" Celte édilion, qui est fort belle, eonlient les canons allribués aux apôtres, elles principaux conciles jusqu'au quatrième siècle, sous le titre de Corpus Canonuin Jjwslolurum et concUioriiiii ab Adriaiio obiatum Carolo Mai^iio.
Collection de Jacques Merlin, deux vol. in-folio. Deux éditions, l'une en iBs.^, l'autre en i53o. Le premier volume contient la compilation des conciles et des lettres décrétales des papes , par Isidore. Le deuxième, les Actes du i" et du 2' concile de Constant inople et (les conciles de Constance et de Jiàle.
Collection de Crabbe, religieux de Saint-François à Colo^-ne, deux vol. in-fol , sous un litre qui promet plus qu'il ne donne ; el contenant les conciles depuis saint Pierre jusqu'à Jean IL Collection de Surius, quatre vol. in-ibl. Cologne iSuy. Collection de ÎS^icolin, i585.
Collection deBinius, 1606, 1618, i636.
Collection des conciles , imprimée à Rome, quatre vol. in-fol. j6o8, grec et latin.
Collection , dite du Louvre : c'est la plus belle édition des conciles , en 1644, trente-sept vol. in-fol. remarquables par la beauté du papier et des caractères ; mais il s'y est glissé des fautes.
Collection des Pères Labbe et Cossarl , Paris 1672. C'est la plus complète : elle a été continuée par le Père Cossarl jusqu'au neuvième vol. Quoiqu'en dix-sept vol. elle est d'un quart plus ample que celle du Louvre. Cette collection rassemble toutes les commodités que les autres renferment. On y trouve les mêmes pièces rangées sous deux colonnes. Le grec occupe la colonne intérieure, et le latin l'extérieure. On voit les années de Jésus-Christ à la tête de chaque pièce. Au haut de la page est le litre de la lettre ou du concile : d'un côté le nom du pape, de l'autre côté celui de l'empereur : les notes marginales , ou celles qui suivent les pièces, sont en plus petit caractère : celles-ci ont rapport aux endroits marqués par les mêmes lettres de l'nlphabct. Chaque chapitre ou article a aussi son litre en tête et en lettres italiques. Les citations de l'Ecriture, des Pères ou des canons sont en marge. Les diilérenles leçons sont marquées , soit par un astérisque, soit par une raie ou par une double raie. Il y a aussi des observations criti({ues sur les laits importants ou sur des prjT^ositious qui méritoicnt d êtr.e remarquées ou retenues.
<]lolleclion de lialuze. Le premier volu::ie est pour remédier aux défauts qui s'éloicnl glissés dans les collections précédentes.
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Collection du Père Ilardouin. Elle a paru en 1715, neuf volumes. Le débit en a été empêché pour dci raisons importantes : il a eu le dessein particulier de vouloir foire valoir les décretales et autres pièces de même nature, comme des ouvrages reconnus pour vrais.
Bibliothèque historique du Père Le Long, où l'on voif, la liste des conciles de France et des Synodes.
Collection des conciles de France, par le Père Sirmond.
Capllulaires des rois de France : ce sont les constitutions qui ont été faites par nos rois, l'espace de cinq cents ans , par M. Baluze. Ces capilulaircs ont été recueillis dans le premier volume de son ouvrage, in\\iu\é Capiiularia Regum Francorum , deux vol. in-fol. Paris 1677. I-e premier volume contient les capituiaires de nos anciens rois Chiidebert, Clotaire, Gonlram , Dagobert , Carloman, Pépin, ceux de Charlemagne, Louis-le-Uebonnaire, ensuite les deux collections des capituiaires, l'une d'Ansegise, l'autre de Benoît, diacre. Le deuxième volume contient les capituiaires de Charles-lc-Chauve, de Louis-le-Bègue, de Carloman, du rcj Eudes, de Charles III, des empereurs Lothaire et Louis II, ensuite les collections des formules de Marculiè et d'autres auteurs. Il a souvent indiqué la source d'où l'on avoit puisé les capilulaircs, c'est-à-dire les conciles , les décrets des papes et les lois des crnpeïMrurs. Cet ouvrage est fait avec une application extraordinaire ; on y trouve des notes qui décèlent une grande érudition.