‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 72 sur 257 · L:\TR AN ( C. de) l'an · texte numérisé non relu

L:\TR AN ( C. de) l'an

Ce fut pour prévenir le schisme dont l'Eglise étoit menacée. U s'y trouva environ cent évêques, plusieurs abbés , et une multitude innombrable de clercs et de laïques.

Pascal II y révoqua le privilège des investitures qu'il avoit accordé malgré lui rannéedernièreàVempereur Henri , qui le tenoit prisonnier. Ce privilège, extorqué parviolence, fut cassé , comme contenant qu'un évêque , élu canoniquement par le clergé et le peuple , ne sera point sacré qu'il n'ait reçu auparavant l'investiture du roi : ce qui est , ajoute le concile , contre le Saint- Esprit et l'institution canonique :

le pape s'y purgea du soupçon d'hérésie dont on accusoit ceux qui approuvoient les investitures , et il fît sa profession de foi en présence de toutleconcile. Tnm. X. C p-jdl-

LATRAN(C. de)raniii6,6 mars. Quelques auteurs ont donné à ce concile le titre d'universel :

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il s'y trouva des évêques, des abbés , des seigneurs et des députés de diverses provinces. Pascal 11 y condamna le privilège extorqué par l'empereur sous un analheme perpétuel, et tout le concile s'écria :

Ainsi soit-il. Un évêque ayant dit que ce privilège conlenoit une hérésie , le pape répondit que l'Eglise de Koine n'avoit jamais eu d'hérésie , maisquec'etoitelle qui les avoit toutes brisées. L'empereur n'y fut point excommunié , mais le pape y approuva ce que les légats avoienl faitdans leurs conciles, où Tempercur avoit été plusieurs fois excommunié.

On y renouvela la défense de don^ ner ou recevoir l'investiture.

Le pape obligea Grossolan de quitter l'archevêchède Milan, et le renvoya à son évêché de Savonne , ayant représenté qu'il n'y avoit que deux causes pour la translation des évêques, la nécessité ou l'utilité, et que la translation de Grossolan n'avoit tourné qu'à la perte des corps et des âmes. A la fin du concile , le pape accorda une indulgence de quarante jours à ceux qui étant en pénitence pour des péchés capitaux, visiteroient les églises des apôtres.

T. ni. c.p.Soé.

LATRAN(C. de)IX<^ Concile GÉNÉRAL, l'an II 20, sous Calixte II. Il s'y trouva plus de trois cents évêques et plus de six cents abbés :

ca tout près de mille prelals. Il ne nous reste de ce concile que vingtdeux canons dont la plupart sont répétés des conciles précédents. On ordonna à ceux qui avoient quitté les croix qu'ils avoient mises sur leurs habits pour le voyage de Jérusalem, de les reprendre sous peine d'excommunication. On défendit aux moines , par le canon XVIh , d'administrer publiquement la pénitence, de visiter les malades , de faire les onctions et de chanter les messes publiques. Les évêques se plaignirent fortement des entreprises des moines , c'est-à-dire , de

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ce qu'ils nMirpoîent leurs droits avec une amhitiou iinupportabic. Il ne leur reste plus , dlsoient-ils , que de nous oter la crosse et l'anneau , et de nous soumettre à leur ordination :

ils possèdent Ips éj^lises , les terres , les châteaux , les dîmes , les oblations des vivants et desmorts. Situer, fil. Lui. p 3ii.

LATRAÎS ( C. de ) Xc concile GÉNÉRAL, Tan ii3g, le i8 avril, convoqué par le pape Innocent. Environ mille eveques s'y trouvèrent.

Le principal objet de ce concile fut la réunion de l'Eglise après le schisme qui etoit arrive. On v fit trente canons, qui sont presque les mêmes que ceux du concile de Reims en ii3i, répètes mot pour mot, mais divises autrement. On y défendit de nouveau les tournois : on menaça d'anathenie les chanoines qui exchu oient de l'élection de l'évêque les hommes religieux :on condamna les nouveaux manichéens qui semoient encore leurs erreurs, et celles d'Arnaud de Bresse, ancien disciple d' Aballard: ildéclamoit contre le pape, les èvcH^ues , les clercs et les moines, ne flattant que les laïques. On déposa les évêques qui avoient été ordonnés par les schismatiques : le pape les appela par leur nom, et il leur arracha leur cros.se, leur anneau et leur pc/liiim ,a])Tvs leur avoir reproché leur faute. On défendit aux laïques de posséiler lesdîmes ecclésiastiques, soit qu'ils 1rs eussent reçues des évêques ou des rois ; et on déclara que, s ils ne les rendoient à l'Eglise, ils encourroient le crime de sacrilège, et la peine de la damnanation éternelle. T. X. C.p. OQU.

LATU.\N (C. de) l'an iiGy.

Alexandre III y excommunia l'enipereur Frédéric, et il absout ses sujets du serment de fidélité à l'imitation de Grégoire Vil , qui est le premier exemple de cette nature.

LATRAN ( C de) Xlc concile (.ÉNÉRAL, l'an H79, les 5, i4 et

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19 mars, sous le pape Alexandre III , qui y présida, accompagné des cardinaux, des préfets, des sénateurs et des consuls de Rome. H fut composé de trois cent deux évêques de tous les pays catholiques, avec Nectaire abbé , qui y assistoit pour les Grecs. Le pape Alexandre 111 voulut faire tenir ceconcile pour remédier aux abus qui s'etoient introduits pendant le long schisme qui venoit de finir. Il y eut trois sessions. On y fit vingt-.sept canons. Le I^' porte que, pour prévenir les schismes, si, dans l'élection du pape , les cardinaux ne sont point assez d'accord pour le faire avec unanimité, on reconnoîtra pour pape celui qui aura deux tiers de voix , et celui qui, n'ayant que le tiers ou moins des deux tiers, osera prendre le nom de pape, sera privé de tout ordre sacré, et excommunié , en sorte qu'on ne lui accordera que le viatique à l'extrémité de la vie.

2.° On condamna plusieurs abus que les appellations fréquentes avoient introduits. On défendit de rien exiger pour la prise de possession des évêques, des abbés et curés ; pour les sépultures , les mariages et les autres sacrements. Les évêques firent de grandes plaintes contre les nouveaux ordres militaires destempliers et des hospitaliers. On défendit aux religieux, de quelque institut qu'ils fussent, de recevoir aucun novice pour de l'argent , d'avoir aucun pécule, sous peine d'excommunication. On renouvela les règlements pour la continence des clercs : on défendit la pluralité des bénéfices. Afin de pourvoir à l'instruction des pauvres clercs, il y aura en chaque église cathédrale un maître à <jui on assignera un bénéfice suffisant, et qui enseignera gratuitement : on ne refusera point la permission d'enseigner a celui qui en sera capable- Tom. A . (jonc. />. iSoj. L\T[\AN (C. de) XII' concile général , l'an i3i5, depuis

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le II jusqu'au 3o novembre. H fut convoque par le pape Innocent 111 , qui, dans sa bulle de convocation, rend compte des motif» qui l'ont

f)orte à assembler ce concile; savoir, PS maux de rEi;;lise, la dépravation des inceursdontil fait une vive peinture. 11 s'y trouva (jualrecenldouze Tvêques, buit cents abbes et jirieurs, des andjassadeurs des empereurs , ilcs rois , et de presquetous les princes catlioliques: onvitau.ssideuxpatriartlies latins ; savoir , Gervais de Conslantinople,et Raoul de Jérusalem, et le palriarcbc des Maronites :

c<'!ul-ci s'instruisit de la foi et des cérémonies de l'Eglise, et les fit observer par sa nation. Le concile se tint dans la basili(}ue de Constantin:

le pape l'ouvrit par un sermon , où il prit pour texte ces paroles de l'EvaUi^ile : Dcsidcrio dcsidera^i hoc PusfJia manducare vohisaim.

11 ne nous reste il authentique de ce concile, que ses décrets compris en soixante-dix chapitres ou canons, après lesquels est l'ordonnatice particulière de la croisade. Le premier chapitre est l'exposition de la foi catholique, faite principalement par rapport aux albigeois et aux vauduis.

C'est pourquoi il y est dit, qu'il n'y a qu'un seul Dieu , qui des le commencementafaitderien l'une et l'autre créature, spirituelle ctcorporellc , et les démons maiies , qu'il avoit crées bons, et qui se sont faits mauvais : ce qui tend à exclure les deux principes des manichéens

Pour autoriser l'ancienTestament, il est dit que c'est ce même Dieu , quia donné aux hommes la doctrine salutaire , par Moïse et les autres prophètes, et qui ensuite, a fait naître son Fils du sein de la Vierge, afin qu'il nous montrât plus clairement le chemin de la vie. Le concile ajoute: iln'yaqu'une E;;!ise universelle, hors de laquelle personne n'est sauvé: il n'y a qu'un sacrifice, qui est celui de la messe. Josu.s-Christy est liii-raênieic prêtre et la victime ;

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son corps et son sang sont véritable • ment contenus au sacrement de raul(,'l; le jtain étant chanj^é en la substance de son corps , et le vin en < ('lie de son sau};, par sa puiAsance. divine, etce sacrementnepeut être fait que par le prêtre ordonné lei,'itimement, en vertu du pouvoir de l'Eglise accordé par Jésus-Christ à ses apôtres et a ses successeurs. L(! terme de transsubstantiation , consacré dans ce canon , a toujours été depuis employé par les iheologiens catholiques, pour signifier le changement que Dieu opère au sacrement de l'eucharistie : comme le mol de consubstantiel fut consacré au concile de ÎSicee jjour exprimer le mystère de la Trinité. Lanfranc et Simon s'etoient déjà servis du premier contre Berenger.

Si, après le baptême, dit le concile, quelqu'un tombe dans le péché, il jieut être relevé par une vraie pénitence. Le même concile condamna le traité de l'abbé Joachim contre Pierre Lombard, sur la Trinité, et le pape réfuta son opinion en ces termes : Pour nous, avec l'approbation du concile, nous croyons et confessons qu'il y a une chose souveraine, (|ui est Père, Fils , et. Saint- I-^sprit, sans qu'il y ait de quaîernité en J3ieu , parce que chacune i\eA trois pî-rsonnes est cette chose, c'est-àdire la substance, l'essence, ou la nature divine, qui seule est le principe de tout.

Le 111' canon prononce anathème contre toutes les hérésies contraires à l'exposition de foi précédente , quelque nom qu'elles portent. Le uiêuie dit, que si le seigneur temporel, admonesté, néglige de purger sa terre d'hérétiques, il sera excommunié par le métropolitain et ses comprovinciaux ; et s'il ne satisfait dans l'an , on en avertira le pape , afin qu'il déclare &(•?■ vassaux absous du sermentde fidélité, et qu'il expose sa terre à la conquête Ac^ catholiques : on doit remarcucr icijqiia

LAÏ ce concîlc assisloieiit les ajniiassadeurs (If [liisiciirs souverains, qui consentoient au nom de levirs maîtres à ce décret , où l'Ej^lise semble entreprendre sur l'autorité séculière.

Le concile accorde aux catholiques, qui se croiseront pour exterminer les hérétiques , la niême indulj;ence qu'a ceux qui vont à la Terre-Sainte : il excommunie les fauteurs d'hérétiques, ordonne de les éviter, depuis qu'ils auront été notes par l'Eglise snuspeine d'esconinainicalion.

Chaque évêquc visitera au moins une fois l'an, par lui-même ou par une autre personne capable , la partie de son diocèse où l'on dira qu'il y a des hérétiques. Le concile marque le rang et les preroj^atives de chaque patriarche dans cet ordre :

Constantinople , Alexandrie, Antioche et Jérusalem ; il veut qu'on tif une tous les ans des conciles provinciaux : il règle la manière dont le siîjierieur doit procéder pour la pu nilion des crimes. Ce canon est célèbre, et a depuis servi de fondement à toute la procédure criminelle , même des tribuiicux séculiers.

Il est défendu atix clercs de juj;(;r à mort , ni d'assister à aucune exécution sanglante; et aux princes de faire aucune conslituticii, touchant les droits spirituels de l'Eglise : à l'eçrard de l'excomimunication , il est défendu de la prononcer contre qui que ce soit sans l'avoir averti auparavant en présence de témoins, sous peine d'être prive de l'entrée de l'église pendant un mois. Les evêques choisiront pour la prédication des hommes capables, qui visiteront a leur place les paroisses de leur diocèse, quand ils ce le pourront pas par eux-mêmes , aussi-bien que pour entendre les confessions et administrer la pénitence.

Dansles églises cathédrales et col- Icgiales , le chapitre choisira un maître pour çîîsci;,ner gratis , la grammaire et les autres sciences,

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' selon qu'il en sera capable. AlVgard des métropolitaines, ell^s auront un theoloi^ien pour enseif^ner aux prêtres l'Ecriture sainte, et principalement ce qui regarde la conduite des âmes, et on assii^nera à chacun de ces meïnbres, le revenu d'une prtbeiide.

Ensuite viennent les canons sur les élection-, et les sacrements de pénitence et d'eucharistie Apres le célèbre canon cmms uinusçue sij.ûs, sur la confession et ccnimunion pascale , le concîJe ajoute , a l'occasion de ces mots, à son i^ropre prêtre , que si quelqu'un veut se confesser à un prêtre etrani^er, qu'il en obtienne au[iaravant la permission de son propre prêtre , puÏMju'autrement l'autre ne peut ni le lier, ni l'absoudre ; c est le premier canou connu , qui ordonne généralement la confession sacramentelle. Les albit^cois qui pretendoient r£cevoir la remission A(:i pèches sans confession ni satisfaction , peuvent avoir donne lieu à ce décret , où , par le /)A/'Af/v//rf, on doit entendre le curé , comme au concile de Paris , de l'an I2Î2, sauf néanmoins le droit de l'cvêque diocésain ; et le prêtre ctranijer est le curé d'une autre paroisse, ou tout autre prêtre. /. Its canons.

Ceux pour la reforme des monastèresetdiversabus. En conséquence,

Le concile ordoi;ne ; i.» que les abbes ou prieurs tiennent des chapitres généraux tous les trois ans, et que l'on y traite de la reforme et de l'observance régulière. 2.» Que les chanoines réguliers feront de même.

3." On n'établira pas de nouveaux ordres religieux, de peur que la trop grande diversité n'apporte delà confusion d^ins l'Eglise. Un abbe ne jourra gouverner plusieurs monastères, ni un moine avoir des places en plusieurs maisons. On ne montrera joint, hors de leurs chà.sses, les anciennes reliques, ni < n re les

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exposera point en vente : on ne rendra aucune vénération aux nouvellf s qu'on pou rroit trouve r qu'elles n'aient été approuvées parl'aulorile (lu pape.

Jj'iiidiilf^ciice , pour la dediente «l'une et;li^e, ne icra que d un an, et de quarante jours pour l'anniversaire , ainsi que pour les autres causes. Les autres décrets sont sur la simonie. Le concile défend les t.ixes pour le sacre des cvêques, les bénédictions d'abbos, les ordinations des clercs; il veut que les sacrements soient administres gratuitement.

Défense aux religieuses de {(rendre des filles pour de l'arj^ent, sous prétexte de pauvreté. Celles qui auront commis cette faute seront enfermées dai.'s d'autres monastères d'une observance plus étroite pour y faire pénitence perpétuelle , comme poi'r un des plus grands crimes. Demême pour les hommes.

Le canon premier réduit la parenté au quatrième degré pour être un obstacle au mariage, on la comptoit auparavant jusqu'au septième.

La plupart des décrets de ce concile ont servi de fondement à la discipline qui s'est obse^^ee depuis , et sont fort célèbres chez les canonistes. Au reste , ils sont tous au nom du pape, mais en quelques-uns on a ajoute la clause, aicc t' approbation du saint concile. Cette clause , qu'on trouve pour la première fois au III*^ concile de Latran , sert à déclarer que les décrets n'auroient pas leur pleine autorité sans le consentement et l'approbation du concile , représentant l'Eglise universelle.

Après les canons est ledécret pour la croisade : le jour du rendez-vous y est fixé. Enfin on défend les tournois pendant trois ans.

Dans ce concile , et en traitant l'afTaire des albigeois, on refusa à R aimond , comte de Toulouse , qui vint au concile , accompagné de son fils et du comte de 1 oix , la restitution de leurs terres dont ils avoieul

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été dépoviillés par les croisés; iur cette raison, dit le pape dans sa sentence , que la foi et la paix n'avoient jamais pu être gardées dans le pays par le comte Kaimond ; et qu'ainsi il le declaroil exclus pour toujours de ses terres, etc. Un laissa à la comtcv-e sa fenuiie , à cause de sa vertu, la jouissance des terres de sa dot ; et au comte de Montfort tous les pays conquis par les croises , sauf le droit des églises et des personnes catholiques. Tom. XL C.p. i3i. D. il.

LAÏRAM(V*C.de)ranir)i2, convoqué par le pape Jules 11. L'ouverture s'en fit le 3 mai. Le pape y présida , assisté de quinze cardinaux. Le concile etoit compo.^i* de près de quatre-vingts archevêques ou evêques , tous italiens, et six abbés ou généraux d'ordre.

^ iterbe , gênerai des augustins , y fit un long discours sur le tristiétat de la chrétienté. « Peut-on » ^oir, dit-il, sans verser des larmes » de sang, les desordres et la cor- » ruption du siècle pervers où nous » vivons , le dérèglement mons- » trueux qui règne dans les mœurs, » l'ignorance, l'ambition, l'impu- 1) dicite, le libertinage, l'impiété, » triompher dans le lieu saint , d'où » ces vices honteux devroient être » à jamais bannis ? etc. >• Labb. Collée. Coiic. ^cn. lom. XI f , p. 4-

l^e Session. Le lo mai. On lut l'onzième canon du concile de Tolède sur la modestie, le silence et l'union qui doivent régner dans ces sortes d'assemblées , et on nomma les officiers du concile.

II' 5^f55. 17 mai. On lut la bulle d'approbation du concile. Cajetan , général des dominicains , y parla contre le concile de Pise.

lll*^ Sess. Elle ne se tint que le 3 décembre, à causedes maladies contagieuses qui avoient fait retirer de Rome la plupartdcsprelats.Le pape y renouvela la bulle qui annuloit tout ce qui s'etoit fait à Pise et à

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Milan , et qui nicltoit le royaume de France en interdit. L'evtque de Gurch déclara, de la part de l'empereur , qu'il approuvoit le concile , et qu'il renonçoit à tout ce qui s'etoit passé à Pise.

1\«Jnm,?. Le lo décembre. On y lut les lettres- patentes du roi Louis XI , adressées au pape Pie II , qui abrogeoient la pragmatique- sanction. L'avocat du concile fit un discours contre cette pragmatique, et en demanda la revocation. On décerna un monitoire t ontre les défenseurs de la pragmatique , tels 3ueles prélats, princes et parlements u royaume de France, pour comparoître an concile dans soixante ]Ours, et alléguer les raisons qu'ils pretendoient avoir pour en empêcher l'abrogation.

Ye Sess. i6 février i3i3. Le pape n'y assista pas à cause qu'il ctoitlcm- Lemalade:lecardir.alSaint-(3eorge, évoque d'Ostie , y prit sa place. On décerna une nouvelle nionilion contre la France, pour repondre sur le m^me sujet; mais le pape Jules mourut siijours aprescelte session.

yUSess. 2j avril. Le pape Léon X , successeur de Jules, y présida.

On y produisit le nionitoire porte par Jules contre les partisans de la pragmatique, et on demanda une citation contre la contumace êes Français en cette cause; mais le pape ne voulut pas y consentir, dans la vue de gagner les Fran<;ais par adresse et par douceur. En eiîet , Louis XII envoya des ambassadeurs au concile, avec pouvoir de déclarer en son nom qu'il renoiîçoit au concile de Pise , et adheroit à celui de Latran , à condition que les cardinaux dégradés seroient rétablis, et que ce qui avoit été fait contre son royaume seroit a'inulc.

Ml«5f«. i7Juin.0n lutleslettres des deux cardinaux du concile de Pise, Bernardin de Carvajal et de Saint-Séverin , par lesquelles ils renonroient au scbisme , ccnd-ni-

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noient tous les actes du concile de Pise, approuvoient ceux du concile de Latran , proniettoient d'obtir au pape Léon , et reconnoissoient que le pape Jules les avoit justement retranches du nombre des cardinaux.

\ lll*^ Sesa. 17 décembre. Le pape y présida. Lesambassadeurs de Louis Xll y présentèrent l'acte par h quel le roi leur maître adheroit au présent concile de Latran, et revoquoit le concile de Pise, qu'il traitoit de conciliabule. On lut cet acte qui portoit , entr'autres choses , que , quoique le roi eût cru avoir de bonnes raisons pour indiquer et soutenir ie concile de Pise , néanmoins ayant su que le pape Léon X ne l'approuvoit pas, et ce pape lui avant écrit de renoncer à ce concile et d'adhérer à l'autre assemble a Rome, comme seul légitime ; et attendu que le pape Jules étant mort, tout sujet de haine etoit cesse, et que l'empereur et les cardinaux avoicnt renonce audit concile de Pi^e , il promettoit , en son nom , de ne plus soutenir ledit concile, et de iaire cesser dans un mois l'assemblée qui se tenoit sous ce nom à Lyon.

2." Sur la requête présentée par un des procureurs du concile contre le parlement de Provence, le pape décréta un monitoire contre les membres de ce parlem.ent, pour les obliger à ccmparoître en personne dans trois mois au concile. On se plaignoit, dans cette requête, que ce parlement ne vouloit pas permettre qu'on observât les lettres de grâce et de justice accordées par Sa Sainteté, à moins qu'on n'eût auparavant permission à\\ n.Cmc parlement; et de ce qu'il s'attribuoit, sur les clercs et sur les lencfics, une autorite qui ne lui ccnvenoit pas :

ce que la requête appelle lever la fêle contre le .s:iinl Siège, en imitant l'orgueil de Satan Cep( ndant le parlement, eu agissant ainsi, n'avoit d'autre vue que de maintenir h s libertés de l'église de France, et i'-a

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