‹ Dictionnaire des conciles suivi d'une collection des canons les plus remarquablesChapitre 76 sur 257 · LAV · texte numérisé non relu

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personnes et aux lieux cpiî obéissolent à Félix et à ceux qui étoient assemblés à Bàle et à Lausanne , comme aussi tout ce que les ordinaires ont fait par leur autorité.

Par une seconde bulle, le pape Nicolas rétablit toutes les personnes de quelque clat qu'elles fussent, qui avoient été privées de leurs bénéfices et juridiction par le pape Eugène, pour avoir suivi Félix et le concile de ]«àle. Enfin , dans une troisième , il déclare nul tout ce qui avoit été dit ou écrit contre Icmême Félix , les Pères de Bâle et leurs adhérents, voulant que le tout soit effacé des registres d'Eugène , et qu'il n'en soit plusfait aucune mention : ainsi finit entièrement le schisme, et Nicolas V fut reconnu de tous pour le seul pape légitime.

Tom. A III. Coiic. ^e'iur p. i335 el seq.

LAVAUR (C. de ) laurense, l'an I2i3 , par l'archevêque de Narbonne , légat du pape , sur les demandes du roi d'Arragon, tendant à faire rendre aux comtes de Toulouse, de Foix et deComminges, les terres qu'on leur avoit otées. La réponse du concile ne fut favorable ni aux uns ni aux autres, attendu que le comte de Toulouse avoit violé souvent ses serments faits entre les mains des légats. Tom. XI. Conc p. 81.

LAVAUR (C. de )ran i368, par treize évêques de trois provinces, auxquels Geoffroi de Vairolles archevêque de Narbonne , présida. On y publia un grand corps de constitutions , divisé en cent trente-trois articles, dont une grande partie est tirée des conciles d'Avignon, tenus en i32G et i337. 11 y est ordonné que le curé, disant la messe dans son église , doit être servi au moins par un clerc en surplis ; que chaque église cathedraleou collégiale enverra deux personnes de son corps pour étudier en théologie ou en droit canon , sans que, pour celte

absence , ils ne perc;'nt riou plus que les dislriîiii lions liianueiles. Lg reste remanie les biens temporels de l'église , ses droits et sa juridiction. 'Juin. A J. (Jonc. p. ic^jb-

LÉON en Espagne ( G. de ) le- {(ionensi'. Tan !oi2 , par ordre du roi Alphonse V. Il en reste sept canons ; il y est dit que l'on cor.ur.eucera, dans les concile!», par iu£,er les causes de r Eglise, ensuite celles du roi , puis celles du peuple. Ces conciles eloient alors des assemblées, où Ton traitoit des afîaires temporelles avec les spirituelles. Tom iX. C. p. 817.

LÉON ( C. de ) l'an 1091. On j résolut que les offices ecclésiastiques seroient célèbres en Espagne, suivant la rèi^lc de saint Isidore; et on y ordonna aussi qîi'à l'avenir les écrivains sp serviroient de l'écriture {gauloise dans tous les actes ecclésiastiques, au lieu de la gothique, quiétoit en usage à Tolède. Tom. C.

p.li&i.

LÉRIDA en Espagne ( C de ) Ikrdenac, l'an 524 , composé de iiuit évêques qui y firent seize canons, dont le premier ordonne que ceux qui servent à l'autel s'abstiennent de répandre le sang humain , sous quelque prétexte que ce soit, même de défendre une ville assiégée , sous peine de deux ans de pénitence, et de n'être jamais promu aux ordres supérieurs. Ilparoît, parce canon, que la nécessite de se défendre dans les incursions des barbares, faisoit insensiblement oublier aux clercs l'ancienne douceur ecclésiastique.

T. If . C. p. 1G20.

LKUIDA (C. de) l'an i2|G, tenu pour la réconciliation de Jacques , roi d'Arra^on , qui avoil fait couper la lan;;ue a levêque de Giroiine, pour avoir écrit au pape hinocent IV conlie ce prince; mais celui-ci, ayant 'onlésse publiquement son crime , fut absous par le pape. Mariun. l. i3. f. G

LlECiE (G. (\c ) Lcodiense , ian îi'ùh , 22 mars. Lothaire, qui y eloit

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avec ia reine son épouse et un grand nombre «revèques, yrcçiît le pape avec hîiuneur, et on y reiablil Othon evêquc d'Albcrslat, déposé trois ar.s auparavant par le pape Honorius.

LlLLEFiONNE en Normandie ( G. de ) Julioionense, l'an 1080 , par I l'ordre elenprésencedeGuillaumele-Conquerant, roi d'Angleterre.

On y fit treize canons. Le premier est pour mainlenir la trêve de Dieu, par l'autorile des évêques et ^as seigneurs. 11 est dit , parmi les autres , que si l'on donne a des moines une église, ce sera sans préjudice de la subsistance du prêtre et du service de l'Eglise , et les moines auront droit de présenter a levêque ui»

prêtre capable. Le concile, en cet endroii, vent parler des curés. Tcni.

.1. Co'ic. p. 3g I.

Ll A5 A,capitale du Pérou , en Amérique ( C. de ) l'an i583 , par l'archevêque Taurin Alphonse Mogroveio, pour le règlement de ladiscipline et la reformation des mœurs ; on croit que les decretsdececoncileont ete publiés par le père Acosta , jésuite. Jos. Acosta, l. II. de ISoi^iss.c. 2. etc.

LIMOGES ( G. de ) Lemnmensc, l'an 1029. Il y fut décide que saint Martial de I^imoges ctoit apôtre.

G'est ce qu'on lit dans l'histoire de sa vie, connue au X* siècle. Grégoire de Tours place ce saint vers l'an 25o. T. IX. C. p. G87.

LIMOGES ( G. de ) l'an loSi, le 18 novembre. Aymon, archevêque de Lyon , y présida , assiste de neuf évêques. On y agita la queslîon de l'apostolat de saint Martial. On cila ses actes qui etoicnt inconnus avant le X* siècle, et que tous le;^ savants regardent comme apocryphes ; mais on les croyoit alors très- ; véritables, lis portoient que sainv. i ÎMartial avoitele baptisé par saint i Pierre , et qu'il avoit reçu le Sainl- I Esprit avec les autres apôtres le )our de la Pentecôte. Ainsi rapo.-.lclat de lie saint Martial y fut encore con-

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firnio. Le fondement de celle opinion étoil l'histoire de sa vie, qui, suivant l'opinion des gens du jiays, le faisoit descendre de la race d'A- Lrahani, parent de saint Pierre et de saint Etienne, et le disoit ordonne évêque par Jesus-Chrisl. Celte vie avoitete composée sous le nomd'Aurclien, son disciple, etelieestaujourd'hui reconnue pour apocryphe.

Au reste on établit dans ce concile la trêve de Dieu, qui le fut pareillement en plusieurs autres. On dit que ceux qui ne voulurent pas s'y soumettre furent frappés de la maladie des ardents , c'est-à-dire , d'un feu qui dévoroit leurs entrailles. On y prononça une excommunication terrible , contre ceux qui ne garderoient point la paix et la justice, comme le concile le prescrivoit. Tom. IX. C. p. 869.

LIPTINES aujourdMiui LES- TINES en Cambresis, ( C. de ) Lipiinense , l'an 743, assemblé par l'ordre deCarloman. Saint Boniface y présida. On y fit quatre canons.

Les évêques , les comtes et les gouverneursy promirent d'observer les décrets du concile de Germanie.

Tout le clergé se soumit aux anciens canons. Les abbés et les moines reçurentlarègle dcsaintEenoît.llyest dit qu'à cause des guerres présentes, le prince prendra pourunlemps une partie des biens de l'Eglise , à titre de précaire et de cens, pour aider à l'entretien desestroupes; à condition de payer tous les ans à l'Eglise un sou valant douze deniers, c'est-à-dire vingt-cinq sous de notre monnoie :

on défendit les mariages illicites et les superstitions. T. f J. C.p. iSà^.

LIZIEUX ( C. de) Lux'wvense , l'an io55, tenu par les soins du duc Guillaume, neveu de Manger, archevêque de Rouen. Hermanfroi, évêque de Sion et légat du pape, y présida avec tous les évêques de la province. Mauger y fut déposé, et Maurille mis à sa place. Act. Anh.

liolhom. Tom. II.

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LODI (C. de) l'an 1161, 19 juin, (non reconnu) par l'antipape Victor en présence de T'-mpercur Ercderic,qiii lesoutenoit. L'élection de \ iclor y fut confirmée.

On lut dans ce concile des lettres des rois de ])anemarck,de]Norwcge et de Hongrie; de six archevêques, de vingt evêques, de quantités d'abbés, même de l'ordre de Cîteaux, qui tous rcconnoissoient Victor pour pape. On y excommunia Hubert, archevêque de Milan, attaché au pape Alexandre, et qui le suivit en France l'année d'après. Tom. X. C. p. i4.on.

LOMBERS près d'Albi (G. de ) Liimbariense , l'an ii65, par Pons d'Arsac , archevêque de INarbonne , contre les bons-hommes, qui etoient manichéens, et appelés dans la suite albigeois ou vaudois. D. M.

LONDRES ( C. de ) Londinemt, l'an 94.8 , 8 septembre. Turquetel y fut fait abbé de Croisland, après avoir refusé deux évêchc's que le roi vouloit lui donner. Cette donation fut souscrite par deux archevêques, quatre évêques et par deux abbés , dont l'nn est saint Dunstan.

LONDRES (C. de) l'an 971. Le roi Edgar y confirma les privilèges accordes an monastère de Glaston.

LONDRES ( C. de ) l'an io65 , en présence du roi saint Edouard, qui accorda une pleine immunité an monastère de VVestminster , près de Londres. Cette charle est souscrite par le roi , la reine , deux archevêques, dix évêques, cinq abbés, le 28 décembre 1066, en commençant l'année à Noél. Pa^i.

LONDRES (C. de) l'an lojS CONCILE NATiONALde toute l'Angleterre dans l'église de Saint-Paul.

Lanfranc , archevêque de Cantorbéri , y présida. On y renouvela les anciens canons touchant le rang dos évêques; et on y défendit les superstitions, les divinations, les sortilèges, etc. Quatorze évêques et vingt abbés souscrivirent à ce concile Tom. X. C. p. 346.

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LONDRES ( C. de ) l'an 1102, de toute l'Ani;leterrp , par saint Anselme, dans l'église de Saint-Pierre.

On y condamna la simonie, et on déposa six abbes qui en furent convaincus. On défendit aux cvêques de s liabilier comme les laïques, on ordonna a tous les clercs de porter des habits d'une même couleur : on renouvela l'ordonnance de la continence des clercs : on déclara nulle les promesses de mariage faites sans témoins : onanathemalisa les jeunes gens qui commettoient des crimes infâmes. On fit ensuite plusieurs rej^lements , dont il ne nous reste que les sommaires en \ingt-neuf articles. Uid. p. 728.

LONDRES (C. de)ran 1107, août. On y accorda les tiommai;es au roi, comme le pape lepromettoit, et l'on y défendit les investitures par la crosse et l'anneau. Anselme écrivit c*tte nouvelle au pape, en lui marquant le service que Robert , comte de Meulan , avoit rendu à l'Eglise en cette occasion. Tom. A.

Conc. p. 755.

LONDRES (C. de) l'an 1108, 24.niai,àla cour de la Pentecôte, On y fit dix canons, qui portent entr'autres choses , que les prêtres qui n'ont pas observe la défense du concile de Londres de 1 102 , s'ils veulent encore célébrer la messe , quitteront leurs femmes, et ne pourront plus leur parler que hors de leurs maisons , et en présence de deux témoins. Jb.p. 775.

LONDRES ( C. de ) l'an 1129, premier août. Les évêques y furent trompes par le roi , qui s'attribua le droit de punir les prêtres incontinents : il en tira beaucoup d'argent sans les corriger. Pagi.

LONDRES ( C. de ) l'an i i3G.

On y traita des besoins de l'Eglise et de l'état , en présence du roi Etienne. Id.

LONDRES (C. de) l'an ii38, le i3 décembre, par le légat Albéric, assisté de dix-huit évêques, etd'en-

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viron trente abbes : on y fit dix-sept canons, la plupart répétés des conciles précédents. On y défendit de £;arder le corps de Notre-Seigneur plus de huit jours. 11 ne sera porte aux malades, dit le concile, que par un prêtre ou un diacre : en cas de nécessite, il pourra être porte par toute autre personne, mais avec un Ircs-grand respect. Tom. X. Conc. p.

^'^LONDRES ( C. de ) l'an 116G.

Les evêques d'Angleterre y appelèrent au pape de la légation et des sentences de Thomas de Cantorberi, réfugié en France depuis le mois d'octobre 11 04- Voyez les conciles de Clarendon et de iSorlhampton. Id.

LONDRES (C. de) l'an 1175, le 19 mai, par Richard, archevêque de Cantorberi, qui y présida comme légat , et primat du saint Siège ; on y fil dix-neuf canons, tires la plupart des anciens conciles; entr'autres, que les moines et les clercs ne feront aucun trafic, et que les laïques ne tiendront point à ferme des bénéfices. On ne donnera point l'eucharistie trempée, sous prétexte de rendre la communion plus complète :

ce qui prouve , que des lors l'usage le plus commun etoit de ne prendre que l'espèce du pain : on ne consacrera quedans un calice d'or ou d'argent, et nond'etaiu. C. T. X. il^-di-

LONDRES ( C. de) l'an ii85.

On y jugea qu'il étoit plus sage et plus convenable que le roi restât dans son royaume pour gouverner ses sujets, et défendre ses états propres, que d'aller exposer sa personne pour la défense de l'Orient.

LONDRES ( C. de ) l'an 1200 , de toute l'Angleterre , sous Hubert de Cantorberi. On y publia un décret de quatorze articles, tires la plupart du concile de Latran de

"Londres ( c. de ) l'an 1237 ,

les 19, 21 et 22 novembre, par le I légal Olhon, assisté de l'arclievêque

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