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LONDlf\F..S(C. de) l'an 1288, le 17 mai. Le légat Othon avant interdit la ville d'Oxford , et suspendu tous les exercices de l'uni-versité pour avoir été insulté, demanda satisfaction au concile de Londres. L'archevêque d'Yorck et les évêques la lui accordèrent. Le légat rétablit l'université a Oxford , et il leva l'interdit.
LOjNDRKS ( C. de ) et de Berveley, Bcnr/acense, l'an 12G1, 16 et 23 mai. Dans ces deux conciles, on fit quelques nouveaux règlements sur l'ctat des églises d'Angleterre , et on envoya des députés a Rome pour assister au concile indiqué par le pape au commencement de juillet , peur y prendre les mesures nécessaires af n de s'opposer aux conquêtes des Tartares.
LONDRES ( C. de ) l'an 1268 , le 23 avril , par le légat Ottobon , en présence de tous les prélats d'Angleterre , de Galles, d'Ecosse et d'Irlande : il publia un décret de cinquante-quatre articles , pour reparer les desordres des guerres civiles , et ramener l'exécution des canons, et particulièrement les constitutions du cardinal Othon, légat au concile de l'an 1237. En voici quelques-uns remarquables. On ne refusera à personne la liberté de se confesser, comme nous apprenons que les geôliers le font quelquefois à l'égard des prisonniers; celui qui l'aura refusée , sera privé de la sépulture ecclésiastique. Défenses aux prélats de s'attribuer les fruits des ej;lises vacantes, coit pour un an, ou pour un autre temps, s'ils ne sont fondés en privilège ou en coutume. C'est l'origine du déport et de l'annate. On y confirma la défense de tenir ensemble plusieurs bénéfices à charge d'âmes , maisloujours avec l'exception sans dispense du saint Siège. Les autres décrets regardent la reforme des moines fl des autres réguliers. T. AI. Conc. r.
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LONDRES ( C. de ) l'an 128G , îe3o avril. JeanPecam,archevcqnp de Gaiitorbérl , assiste de trois evequeset de plusieurs docteurs, y comiainaa quelques propositions erronées sur le corps de Jesus-Christ après sa mort. Toin X. C- p.i^iii.
LOîNDFxES( C. de) l'an 1297, le i4 janvier. Robert de Cantorheri et sessurtragants y traitèrent pendant huit jours , de la demande que le roi Edouard faisoit d'un subside sans pouvoir trouver le moyen de le contenter. Le 26 mars de la même année, l'archevêque de Gantorbéri assembla encore quelques-uns de t;es sufTrai;ants à SaiEit-Paul de Londres, où deux avocats et deux frères prêcheurs s'efforcèrent de prouver, que le clergé pouvoit secourir le roi de ses bicMis , en tenips de ;^uerre , nonobstant ia défense du pape. 1). 31.
i.ONDiŒS (C. de) l'an i%2, le 10 octobre, par Jean de Stretford, archevêque de Gantorbéri : il publia une constitution de douze articles , dont plusieurs font voir qu'il €toit nécessaire de faire une reforme dans l'exercice de la juridiction ecclésiastique : car ils tendent à restreindre les exactions des archidiacres et de leurs officiaux pour les certificats , les expéditions des lettres , les prises de possession , les insinuations des testaments, et leur exécution, etc. Tom. XI. Conc. p.
LONDRES (G. de) l'an i343, le 20 mars , par le même archevêque, onze ëvêques et des députés On y publia dix-sept canons contre plusieurs abus : entr'autres contre les fraudes qu'on employoit pour ne point payer les dîmes, et contre ceux qui enlevoient les offrandes mises dans les enlises. Ibid.
LONDRES (G. de) l'an i382 , par Guillainne de Courtenay, archevêque de Gantorbéri , sept évêques ,, et plusieurs docteurs et bacheliers eu théologie , et autres en
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droit canoîi f! civil. O.i y dénonça plusieurs propositions de Widef; et ie 21 du même mois , on en déclaradix hérétiques; savoir celles-ci.
La substance du pain et du vin demeure au sacrement de l'autel , après la consccratio!) , et les accidents n'y demeurent point sans substance. Jésus- Ghrist n'est point en ce sacrement , vraiment et réellement. Si un evêque ou un prêtre est en péché mortel, iln ordonne, ne consacre, ni ne baptise point; la confession extérieure est inutile à un homme suffisamment contrit. On ne trouve point dansTEvangile que Jesus-Ghrist ait ordonné la messe.
Dieu doit obéir au diable. vSi le pape est un imposteur et un méchant , et par conséquent mendjre du diable , il n'a aucun pouvoir sur les fidèles , si ce n'est peut-être qu'il l'ait reçu de l'empereur. Après Urbain \ i , on ne doit point reconnoître de p.ipc, mais vivrecomme lesGrecs, chacun sous ses propres lois. 11 est contraire à FEcriture sainte, que les ecclésiastiques aient des possessions temporelles, c'est-à-dire des immeubles.
Le concile déclara encore erronées d'autres propositions au nombre de quatorze. L'archevêque de Gantorbéri obtint du roi Richard un pouvoir de faire arrêter et emprisonner ceux qui enscigneroient et soutiendroient ces erreurs. La lettre du roi est du 12 juillet. 7o'n.vl/. Conc. p. 2o52.
LONDRES (C. de) l'an iSgG, par Thomas d'Arondel, archevêque de Gantorbéri , qui y condamna dix-huit articles tires du trialogue de Wiclef.
LONDRES (G. de) l'an i4i3, septembre. Gontre ungentilhomme, nommé Jean Old Gastel , chef des wiclefites en Angleterre.
LONDRES (G. de) l'an i^SG, le i3 février , par Jean Worton , archevêque de Gantorbéri et ses suffragants. 11 n'en reste qu'un règlement qui ordonne à chaque évêque
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de la province de faire célébrer un service et six messes pour chacun de leurs confrères , dans le mois , après qu'ils auront appris leur mort.
LUCQUES ou Saint-Genez , près deLucques. (C. de) Tan io85.
Pierre Ignee , èvêque d'Albant!, y présida au nom du papeGrej^oire VII; on y excommunia les cliancincs de Lucques , qui n'avoient pas voulu se réduire à la vie commune , par l'exhortation de saint Anselme, èvèque de Lucques, etcelle du pape, et pour avoir conspiré contre leur cvêque.
Vil. S. Ans. c. 1. n. 5
LYON (premier C. de) Lu^dnnen.sc, l'an i<j7,ou environ, tenu par saint Irénée qui en e'toit èvêque, et dans lequel il écrivit au pape saint Victor une lettre, par laquelle il l'exhortoit fortement à suivre l'exemple de ses prédécesseurs, en ne rompant point la communion avec les asiatiques quartodecimans. V. P\icée.
LYON (C. de) l'an 490. La rétractation du prêtre Lucide , qui y renonçoit à ses erreurs , dénoncées au concile d'Arles , y fut lue et approuvée.
LYON (C. de) l'an 5oi. Ce fut plutôt une conférence des catholiques avec les ariens , en présence du roi Gondebaud , arien lui-même.
Les ariens furent convaincus d'erreur par saint Avit de Vienne , et plusieurs se convertirent ; mais le roi , quoiqu'il aimât les catholiques, demeura endurci, quia, comme il dit dans la conférence même , Paler eum non traxeral , non poluil ventre ad Filiuni ut Veritas implcretitr : non est ralentis negue feslinanjis, sed misereniisDei. Tom. IV. Conc. p. i3ig.
LYON (C. de) l'an Siy, tenu
Far onze évêques, à l'occasion de inceste d'un nommé Etienne avec Palladia. Ib. i584.
LYON alors dans le royaume de Gontran,(C. de) l'an 56t». Quatorze évêques , huit présents, et six par députés, y firent six canons : on y excommunia ceux qui vouloient
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réduire en servitude les personnes libres. Tom. /'. p. 84?-
LYON (C. de) l'an 583; on le compte pour le troisième sous le roi Gontran. Prisque, èvêque de Lyoi! , y présida, et il y assista nuit évêques avec douze députes des absents. On y fit six canons : on y défend entr'autres aux évêques de célébrer hors de leur église les fêtes de Noi'1 ou de Pâques, excepté les cas de maladie ou l'ordre du roi. p. gyS.
LYON (C. de) l'an io34. II se tint en cette année plusieurs conciles dans cette province, pour le rétablissement de la paix , pour la foi, pour porter les peuples à reconnoître la bonté de Dieu , et les détourner des crimes par le souvenir des maux passés, l'agi.
LYON (C. de) l'an io55, tenu par Hildebrand , légat du pape Victor II. Il y eut en ce concile six évêques déposés pour divers crimes. /'/. Petr. Dam. Opusc. 19. I. 6.
LYON ( c. de ) l'an 1079 ou 1080 , tenu par Hugues de Die , légat qui y déposa Manassès de Reims.
LYON (C de) XITP CONCILE GÉNÉRAL, sous le pape InnocentlV, l'an 1245. Voici quelle fut la cause de la tenue de ce concile. Le pape Grégoire IX , prédécesseur d'Innocent IV , avoit excommunié l'empereur Frédéric, l'an 1228. En outre, il l'avoit déposé de la dignité impériale ; il avoit absous ses sujets du serment de fidélité, et il avoit fait publier soleiuiellement cette excommunication le jeudi saint, de l'an 1289. L'origine , du moins apparente , du grief de ce pape contre ce prince, étoit, qu'il n'etoit pas allé au secours de la Terre-Sainte, auoj-
3u'il eût fait vœu dans une maladie 'y aller. Ce fameux différend, dont la cause ne paroît nullement assez grave pour avoir eu des suites si fâcheuses, attira néanmoins la ruine de cet empereur et de sa maison ; réduisit l'Allemagne à une anarchie
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de trente ans, et piunj^ea T Italie dans «les maux sans nombre.
Après la mort de Grcj^olre IX , Innocent IV , qnl avoit ete clu, convoqua par nnc kllrc cîrcnlaire le conille gênerai de Lyon ; il y appela les rois et les antres princes , el il y cita l'emperenr Frédéric.
Au temps marqne pour la tenue dn concile , les evèques se rendirent à Lyon. On y vit {îaudonin , empereur de Gonstantinoplc , et Uaymond, comte de Toulouse. Les prélats ètoient au nondjre d'envi ion cent quarante , tant arclieveques qu'eve(ines; ils avoienl h leur tcte trois patriarclies latins; savoir, de Constantinople , d'Antioclie, d'A- (juilee ou de V^enise : il y avoit plusieurs procureurs des prélats absents , et des députes des chapitres :
l'abbé de Saint-Alban , en Angleterre , y envoya \u\ religieux de .son abbaye.
Le détail de ce concile a été donné par Matthieu Paris, moine de ce monastère.
Dans la congrégation préliminaire , llLidée de Suesse , ambassadeur de Frédéric , ofîrit au pape, au nom de son maître, de s'o}iposcr aux Tartarcs, aux Corasmiens, aux Sarrasins et aux autres ennemis de rKglise , et d'aller à ses dépens délivrer la Terre-Sainte des mains des infidèles : mais le piape rejeta ces oUres, di.sant que Frédéric ne lerioit jamais ses promesses.
l'iemicrc Session. 28 )iiin. Le pape ayant à sa droite l'empereur de Constantinople, et à sa gauche quelques princes séculiers, i:t un discours dont les principaux points etoient le dérèglement des prélats et des peuples , l'insolence des Sarrasins, le schisme des Grecs, la cruauté des Tarlares, la persécution que l'empereur Frédéric avoit faite au pape Grégoire, son prédécesseur, ajoutant que ce prince etoit liérctique et sacrilège.
niadéede Suesse parla pour son
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maître, et entreprit do fjiie voirque ce prince n'eloit plus obligé de tenir ses promesses, le pape ayant manqué a la parole qu'il lui avoit donnée ; et il tacha de réfuter l'accusation d'here.sie.
Il' AVis. 5 juillet. (Quelques evèques parlèrent avec chaleur contre Frédéric ; mais on repondit avec force à leurs accusations.
m» Srss. 17 juillet, i.o Le pape ordonna avec l'approbation du concile , (jne désormais on celebreroit l'oelavede la nativité de !a \ ierge.
2." Ou lut dix-sept articles de règle ments , dont la plufiart regardent la procédure judiciaire. 3.'^ Le pape ordonna qu'on procureroit du secours à l'empire de Constantinople, et qu'(jn y emploieroit la moitié du revenu de tous les bénéfices. 4.-° I..Ps députés d'Angleterre se plaignirent des exactions de la cour de ivome, au nom de tout le royaume d'Angleterre.
Dans cette lettre , il y étoit dit, que les prédécesseurs d'iimocent IV, voulant enrichir les Italiens, dont le nombre est devenu excessif, leur ont donné des cures dont ils ne prennent aucun soin, ni pour la conduite des âmes, ni pour la défense des monastères dont elles dépendent ; qu'ils ne s'acquittent , ni de l'hospitalité , ni dos aumônes ; qu'ils ne songent qu'à prendre les revenus et les emporter hors du royaume, au préjudice de nos frères et de nos parents (jui devroient posséder ces bénéfices; qu'en un mot, les Italiens tirent de l'Angleterre plus de soixante mille marcs d'argent; que le légat Martin, que le pape avoit envoyé, vouloit encore disposer d'autres bénéfices semblables , en les réservant a la disposition du saint Siège, quand ils viendront à vaquer; qu'il extorque de.« religieux de.'; taxes excessives , et qu'il jette des excommunications et des interdits sur ceux qui .s'opposent à ses entreprises; qu'ils ne pouvoient croire qu'il agît par
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son ordre, cl qu'ils le prîoirnt d'y remédier. Mais le pape emliarrasse , voyant que tous les e'vt-ques gardoicnt un grand silence, répondit seulement que cette afîaire demandoit une mure délibération.
1V« Sess. Thadce déclara que si le pape vouloitprocedercontre l'empereur Frédéric, il en appeloit au pape futur et au concile général.
Ensuite le pape , après avoir dit que le concile etoit général , prononça une sentence de déposition contre Frédéric, et absout de leur serment tous ceux qui lui avoient juré fidclifé, mena(;ant d'excommunication quiconque lui donneroit secours ou conseil. Les crimes de ce prince, du moins selon qu'il étoit dit dans cette sentence, etoient le parjure , le sacrilège, l'hérésie , et la félonie. Dans le titre de cette sentence , le pape dit qu'il la prononce en présence du concile : mais la sentence ne porte point afec l'approbaUon du concile , comme il est porté ordinairement dans les décrets; car il seroitinjuste d'attribuer à ce concileunc telle entreprise sur l'autorité temporelle.
On fit encore dix-sept décrets, dont il y en a un pour le secours de l'empire de Constantinople , et un autre pour la croisade de la Terre-Sainte.
T. XI. C. p. 658.
LYON (C. de) XIV* CONCILE GÉNÉnAL, l'an 1374.- Il s'y trouva cinq cents évoques , soixante-dix abbés , et environ mille autres prélats inférieurs. Le concile se tint dansl'église métropolitaine de Saint- Jean. Le pape Grégoire X étoit monté sur un jubé construit exprès, revêtu de ses habits pontificaux , et assisté de plusieurs cardinaux. Dans la nef de 1 église , sur des sièges élevés , étoient deux patriarches latins de Constantinople et d'Antioche.
D'un côté etoient les cardinaux-évêques, entre lesquels étoient saintBonaventure et Pierre de Tarantaise, cvêque d'Ostie ; et de l'autre étoient les cardinaux-prêtres; ensuite les
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primats, les archevTques, les évcques , les abbés, 1er, prieurs en trèsgrand nombre : on y voyoit encore les ambassadeurs des rois de France, d'Allemagne, d'Angleterre, de Sicile , et de plusieurs autres princes ; les grands maîtres de l'Hôpital et du Temple , et les députés des chapitres.
Première Session. 7 mai- Après les prières accoutumées , le pape fit une espèce de sermon, et prit pour texte ces paroles de l'Evangile : DesiJtrio dcsideroi'i hoc Pascha matiducare vohinnim : il y exposa les motifs de la convocation du concile, savoir, le secours de la Terre-Sainte, la réunion des Grecs , et la rcformalion des mœurs.
Dans l'intervalle de la première à la deuxième session , le pape obtint des evêques et abbes une décime des revenus ecclésiastiques. Luc. XX 11.
II' Sfss. On publia des constit»^ tions touchant la foi; et on congedi»
tous les députés des chapitres, les abbés et les autres prélats inférieurs.
ni« Sess. 7 juin. On y publia dou/.e constitutions touchant les élections des évcques et les ordinations de;:
clercs. Elles portent , enlr'autres choses, i.° Que ceux qui s'opposent aux élections et en appellent, exprimeront, dans l'acte d'appel, tous leu rs moyens d'opposition , sans qu'ils soient reçus ensuite à en proposer d'autres. 3.° Que, dans le partage de l'élection , si les deux tiers sont d'un côté, l'autre tiers ne sera pas recevable à rien objecter contre 1 élection ou contre l'élu. 3." Quoique les appels des élections doivent être portes au saint Siège comme causes majeures, toutefois si l'appell^ttion interjetée hors jugement est frivole, elle ne sera point portée au saint Siège, /f.." Les avocats et les procureurs feront serment de ne soutenir que les causes justes , et le renouvelleront tous les ans. Ensuite on attendit l'arrivée des G rccs.
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W" Sess. G juillet. LesGiccs que reinpercur Micliel a voit envoyés au toncilo, étant arrivés, on tintia quatrième session. Ces Grecs ctoient, Germain, ancien patriarche de Constantiiiople , Thèophane , niélropoiitain rie Micée , et plusieurs sénateurs. Le pape exposa les trois cau.'^cs «le la convocation du concile , et ajouta que les Grecs venoient librement à l'obéissance de l'Eglise romaine sans demander rien da temporel. On lut la lettre de l'empereur Michel et celle des cvcques , traduites en latin. La première contenoit la profession de foi envoyée à Michel par le pape Clément IV, sept ans auparavant. Puis l'empereur disoit : « Nous reconnoissons cette foi » pour vraie, catholique et ortho- » doxe, et dans la confession de cœur » et de bouche ; et nous promettons » de la garder in>iolablemenl : seu- » lement nous prions que notre « église dise le symbole , comme elle » le disoit avant le schisme , et » qu'elle conserve ses usages. « On lut la lettre des évêques au nombre de trente-cinq. Ensuite George Acropolite , grand logothète , fit au nom de l'empereur le serment par lequel il abjuroit le schisme , acceptoit la profession de foi de l'Eglise romaine , et reconnoissoit sa primauté. On chanta le Te l)eum et le symbole en latin : ensuite le patriarche le chanta en grec, et on y chanta deux fois l'addition Filioque procedit.
y Sess. i6 juillet. On lut quatorze constitutions. La première régloit la manière dont on doit procéder à l'élection d'un pape. Dans la deuxième, il y est dit : Excommunication de plein droit contre ceux cjui auront permis de tuer , de prendre ou molester , en sa personne , ou en
ses biens , un juge ecclésiastique , pour avoir prononcé quelque censure contre les rois, les princes, leurs officiers , ou quelque personne que ce soit : défense , sous même peine, à toute personne de quelque dignité que ce soit, d'usurper sur les églises le droit de régale ou d'avouererie, pour s'emparer des biens de l'église vacante. Ceux qui cont en possession de ces droits sont exhortes à n'en point abuser.
Les autres constitutions cciitiennent divers canons contre les bigames, surle respectdû aux églises, contre les usuriet^manifestes à qui on défend de donner l'absolutioD ou la sépulture ecclésiastique.
Vl< et dernière Se.-s. le 17 juillet.
On lut deux constitutions : l'une pour empêcher la multitude des ordres religieux , l'autre ne se trouve plus. Ensuite le pape dit qu'à l'égard de la troisième cause de la convocation du concile qui étoit la reforraation des mœurs, que si les prélats se corrigeoient il ne seroit pas nécessaire de faire des constitutions pour leur reformation; qu'il s'etonnoit que quelques -Tins qui menoient une vie déréglée ne se corrigeassent point ; et ils déclara que s'ils ne le faisoient, il le feroit lui-même avec beaucoup de sévérité , ajoutant que les prélats etoient cause de la chute du monde entier. 11 promit de remédier à plusieurs autres abus : ce qu'on n'a voit pu exécutera cause de la multiiude des affaires.
On parla aussi dans ce concile de l'affaire de la Terre-Sainte. Au reste, lesconstitutions publiées dans ce concile , et dont le pape fit faire un recueil , composent trente-un articles qui furent, dans la suite, insérés dans le texte des décrétâtes.
Tom. XI. Conc. p. 955.
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