MAL
MAR
MaCOiN (C. de) Matiscorunse, l'an 582, parrordreduroiGontran, qui, de tous les rois fraii(;ais, tenioignoille plus depietc. Vin;^l-un eve-
3ues y firent dix-neuf canons : on y efcndit aux clercs déporter les armes, loin. 1 . C. p. 9(»t».
MAÇON (C. de) l'an 585, 23octobre. Quarante-troisevêquess'y trouvèrent, dont le premier est Prisque de Lyon. Il est nommé patriarche, litre qui sedonnoitaux principaux métropolitains : or Lyon etoit la métropole le plus considérable du royaume de Gontran. Ces évêques y firent vingt canons, et ils y déposèrent Faustien de Dax , qui en a^oit étéordonne evcque par lautorite de Gondebaud. Le l^' de ces canons commande l'observation du dimanche , qui etoit fort nei^lij^ee. Le concile ordonne de payer les dîmes aux ministre» de l'L^^lise suivant la loi de Dieu et la coutume immémoriale des chrétiens, sous peine d'excommunication , etc. Ces canons furent confirmes par une ordonnance du roi Gontran. Jlil.p. 970.
^ MADRID (C. de ) Madrilense, Fan 147Ô, en janvier, par le cardinal Borgla, lei^al du pape, avec plusieurs prélats. On s'y appliqua à remédier à l'ignorance des ecclésiastiques d'Espagne, qui etoit telle, qu'a peine s'en trouvoit-il quelques-uns qui entendissent le latin. La bonne chère et la débauche etoient leurs plus ordinaires occupations.
MALINES (C.de)ran i57o, juin. Ce fut un concile provincial , tenu par Rithove , évêque d'Ypres, en l'absence du cardinal de Granvelie. La matière qu'on y traita fut îa réception des décrets du concile de Trente. On y ordonna aux evè- (mesden'admelf'e aucune profession de foi qui ne fût conforme à
celle marquée par ce concile. 2 .° Q ne les evêques vislteroient leséglises de leur diocèse, même exemptes. On traita encore du baptême, de la promotion aux ordres, de la célébration des fêtes, du de voir des evêques, de la résidence, de la vie et des mœurs des clercs des séminaires, des catéchismes, des religieux et des religieuses. Toutes ces matières lurent divisées en neuf chapitres. Tom.
xr. c. p. 790.
MANS ( C. du ) Cenomanen<!f , (ou plutôt assemblée au) l'an 1 188, tenu pour la croisade. Le roi d'Angleterre y ordonna que chacun donneroit , pendar.t cette année, la dimc de ses revenus et de ses meubles pour le secours de la Terre- Sainte.
MAÎSTOUE (C. de)Manluanum l'an 10G7. Dans ce concile, le pape Alexandre se purgea , par serment , de la simonie dont il etoit accusé , et prouva, par de si bonnes raisons, la validité de son élection , qu'il se reconcilia les evêques de Lombardie , qui lui avoient été opposés. Au contraire , l'antipape Gadaloiis fut condamné tout d'une voix , comme simoniaque.
MARGIAC, dioc. d'Auch ( C.
de ) Marciaccn<e , l'an i326, 8 décembre, par Guillaume de Flavatour, archevêque d'Auch et sessuffragants. On y publia cinquante-six canons. Il y est dit, entr'autres, que les ordinaires n'admettront point aux fonctions ecclésiastiques, les clercs ou religieux des autres diocèses, sans lettres de leurs supérieurs ; defeiîse aux laïques de troubler le cours de ta juridiction ecclésiastique : on y dit que les serments apposésaux contrats, sont de la compétence du juge d'Eglise : on défend les clameurs et les lamentations in-
MAY décentes aux enterrements, et qui troubloient les prières ecclésiastiques : ceux qui manqueront deux dimanches à venir entendre la messe à leur paroisse , seront nommément excommuniés- On déclare que les dîmes sont dues de droit divin , et on prononce plusieurs peines contre ceux qui ne les paient pas fidèlement.
l.es curés des paroisses, dont les relif^ieux ont le patronage, s-eront perpétuels et non amovibles, et les religieux, titulaires des bénéfices, y résideront et seront soumis à la correction des évêques, nonobstant leurs privilci^es. On restreint les frais excessifs des visites des arcbidiacres, et on leur défend de mener plusdecinq chevauxetde cinq valets à pied , sans chiens , ni oiseaux pour la chasse, etc. Ton. AI. C. p.
mÂRCIAC ( C. de ) l'an 1829, 6 décembre , par le même archevêque et cinq evêques, contre ceux qui avoient tué Anesance , évêque d'Aire , deux ans auparavant ; on y déclara quelesdouze meurtriers ont encouru les peines canoniques et particulièrement celles du concile provincial de Nogarot. Toin. A f.
Conc. p. 1788.
MAYEÎ^CE ( C. de ) l'an 8i3, 9 juin, par ordre de Charlemaj^ne , de trente evêques et vingt-cinq abbes.
Ilildebalde, archevêque de Coloj;;ne et archichapelain, y présida.
On y lut l'Evangile , les canons et divers ouvrages des Pères, entr'autres le pastoral de saint Grégoire, pour trouver les moyens de rétablir la discipline de TEglise. Les abbes et les moines lurent la lettre de saini Benoît. Les comtes, les juges et autres laïques examinèrent les lois , cl rendirent justice a ceux qui se pnsentoienl. On y fit cinquante-cin(] canons : on y déclara qu'on obseiveroit les décrets d u pape saint Léon , pour ne baptiser qu'a Pâques et à la Pentecôte. Tom. VIL C. p. I253.
MAY 18 î
MAYENCE ( C. de ) Mogunii-
niim , l'an 847 , septembre; comi)osé de douze evêques et deplusieursabbés, sous Kaban-Maur, principalement pour remédier aux u sur [nations des biens ecclésiastiques. Ou y fit trente-un canons. Tom. l'IILConc.
^' >?AYENCE ( C. de ) l'an 848 , octobre. Dans ce concile , le moine Gothescale y présenta un écrit, où il disoit qu'il y a deux prédestinations; et que comme Dieu , avant la création du monde, a prédestine incommutablement tous les élus -H la vie éternelle par sa grâce gratuite:
de même il a prédestiné a la moi t éternelle tous les méchants a cause de leurs démérites : il reprenoit Raban, de dire que les méchants ne sont pas prédestines à la damnation, mais qu'elle est seulement prévue.
La doctrine de Gothescale fut con- <laniiiee à Mayence et on le renvoya.
Ixaban recommanda à îiiucmar de faire renfermer ce religieux. 1). M .
MAYENCE ( C. de) l'an 888.
Composé de trois provinces, et de irois archevêques , Mayence , Cologne , Trêves. Dans la préface de ce concile , les evêques attribuent les calamités publiques à leurs péchés particulièrement, à l'interruption des conciles provinciaux, et font la description du triste état de l'Eglise : on y fit vingt-six canons, tires la ])lupart des conciles précédents.
Tom. A . Corir. p. /[.oi.
MAYENCE ( C. de ) l'an io-3.
Concile national d'Allemagne, te nu par Aribon de Mayence , cù il corrigea plusieurs desordres, mais il ne put séparer Otloii, cou'le de Hauierslein, d'avec lrmen:.:ard!', quoiijue ce comte eût pror;)!.- de la (piiiter.
MVYENCE (ou ^>îulot prcs .!e) appelé GcitzIeliniC , l'an 1028. f n honune accusé de l'assassinat du comte Sigefroi , fut purge par 1 épreuve du fer chaud.
MAYENCE (C. de) l'an 1049
iSi MAX
tenn par lo pape Léon IX ; IVnipcrcur Ilenii-lc-NoIr y éloit prcsoiit.
Il y avoit environ<iuarantecvrqiios :
on y défendit la simonie et les mariaj^es des prêtres. Tout. X. Conc.
MAYP:NCE(C.de)ran lodrj.
Pierre Damien, légat, (Icftiiditau roi Henri 1" , de la part du pape, de répudier lîerthe sa femme , comme illevouloit. Il), p. 1200.
MAYENCE ( C. de) l'an 107 1, i5 août, fête de la Dormition de la sainte Vierge, comme portent les actes, tenu au sujet de Charles, elianoinc de MagdeLourg, (]iie le cierge de Constance ne vouloitpoint avoir pour évêque. Charles, après Lien des contestations remit l'anneau et le l)àton pastoral entre les mains du roi , disant que , selon les décrets du pape Célestin , il ne vouloit point être évêque de ceux qui ne vouloient point dclui. Ibid. p. 1206.
MAYEISCE(C.de)ran loyS, par SigefVoi, archevêque deMayence, assiste de l'évêque de Coire, légat «!u saint Siège , pour faire exécuter l'ordre du pape qui enjoignoit à l'archevêque , sous peine de déposition, «l'obliger tous les prêtres de la province de renoncer sur-le-champ à leurs femmes, ou au ministère de l'autel. Les clercs s'emportèrent tellement contre lui, qu'il se vit en danger d'être tué , et fut obligé d'abandonner cette affaire; et de laisser au pape le soin de l'exécuter. FI.
MAYEKCE ( C. de ) l'an 1080.
( non reconnu ) tenu par les schismatiques, trois semaines après celui de Quedlin'.bourg, en présence de l'empereur Henri, et des légats de l'antipape Clément. On y reconnut Guibertpour pape légitime, et on y confirma la déposition de Grégoire YH. ll>.
MAYENCE ( C. de ) l'an ii3i.
]jrunon de Strasbourg, acccusé d'être intrus dans ce siège , y remit sa dignité entre les mains de Matthieu , légat du pape./;û^^<.