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ciret , son nom se trouve le prf niirr (ians les souscriptions du concile avant ceux des légats du pape.
" Saint Alexandre , évêque d'A- » Icxandrie , y assista avec toute » l'autorité due à la grandeur de son >> sirf;o et à celle de son mérite : il »> avdit amené avec lui saint Atha- >' nase , son diacre , dont iJ estimoit )> le conieil , quoiqu'il fût encore » fort jeune. Saint Eustallie,evêque V d'AnliocliC, et saint Macaire de f Jcrusaiem , furent connue les »> clitfs et les Pères du concile.
» Apres eux les cvêques les plus cé- » khres deloute la clirelienle corn- >' posoieiit celle illustre assemblée, » et la rendoient comme une imaj^e » des apôtres. On y vit les cvêques » d'Egypte et du patriarcat d'Ân- » tioclie , parmi lesquels éloient » saint Paphnuce, eveque dans la !> haute Thebaïde, saint Potamon i> d'Iîeraclée , Asel«pe de Gaz-e , » saint Paul , évêque de Néocesa- )> rée, saint Jacques de INisihe, saint » Amphion d'Epiphanie , Léonce » métropolitain de Césarée en Cap- » padcce, appelé l'ornement de l'E- » glisc par les auteurs contempo- » rains, saint liippace , eveque de » Ganj^res, dont la vie fut consom- » mee par le martyre, saint Aicxan- » dre de Eysance, Prctogène , évêj) que de Sardique, Alexandre de.
» Thessalonique et autres.
» Dans ce i;rand ncndjre d'homj) mes illustres, les uns etoient re- » marquables par la saj;esse de leurs î> discours, les autres par rausterité » de leur vie et par leur patience » dans les travaux : il y en avoit " beaucoup qui etcient relevés par » des grâces apostoliques : beaucoup » porloicnt sur leurs corps desmar- » qucs des scufirances de Jésus- « Christ. Oo en voyoit qui avcient » les deux mains estropiées , comme » Paul de î*<eocésarce, dans la per- » sécîition de I-icinius : d'autres à >> qui on avoit brûlé le jarret : d'au- »> très avoient l'œil arraché comme
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» saint Paphnuce On y Irouvoît, » en un mot, un i^rand nombre <lc.' » confe.'^seurs et de martyrs ; et Ccn- » stantin, en convoquant ce concile, » ht qu'on vît rassemble , dans une » seule é{?lise , tout ce que leséj^lises » de l'Europe, de l'Afrique et de » l'Asie avoient de plus };rand : c'é- » toit en quelque sorte comme une » couronne de paix quil oftroità » Dieu pour actions de s'<îces de » tant de victoires qu'il lui avoit ac- » cordées. Tt/l. »
Mais après ce grand nombre de saints, il se trouvoit plusieurs évoques qui leur ressendtloient bien peu dans leur foi et dans leur conduite. On prétend qu'ils n'etoicnt guère plus de vingt-deux. Ceux-ci soutenoient le parti d'Arius , mais ils dissiniuloient en m^me temps soigneusement leurs erreurs. Les plus connus sont Eusèbe de Césarée eu Palestine , Théodole de Laodicée, Paulin de ïyr, Grégoire de J'crythe, Aëce de Lydde,Théognis de INicée, Eusèbe de î\icomedie, Maris de Calcédoine , etc.
Le concile commença le igjuin.
Les premiers jours on discuta les matières pour les décider solennellement en présence de Constantin.
On agita les questions de la foi. On fit coniparoîirc Arius dans l'assemblée pour s'assurer de ses sentiments ; il ne rougit pointdesoutenir que le Fiîs de Dieu eioit tiré du néant ; qu'il n'avoit pas toujours été ; qu'il étoit capable , par sa liberté , de la vertu et du vice; qu'il ctoitune créature et un ouvrage de Dieu. En entendant es blasphèmes, tous 'es évequesse bouchèrent les oreilles, et conclnrenttout d'une voix à analhémaiiser ces opinions si impies avec celui quiles soutenoit.
Cependant l'empereur Constantin étant arrivé à Kicée le 3 juillet , les cvcques s'assemblèrent dès le lendemain dans une salie de son palïis, qu'il avoit fait préparer pour } le concile. H s'y rendit jui-niême et
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entra revêtu de sa pourpre, maïs sans i:;ar(]es, et accompagne seulcîuciit (!e ses ministres qu!l- étoient tlireticus : il témoigna un grand respect pour les cvequcs, dit M. de Tillemont, adoucissant, par la modestie de ses regards , l'éclat de la majesté impériale.
Un évêque, dont on ignore le nom , lui adressa un discours dans lequel il rendoit grâces à Dieu pour les biens dont il avoit condjlc te prince. Constantin y répondit par un autre qui, selon Eusebe, contenoit des témoignages de la joie qu'il avoîtde se voir danscetic assemblée, et il exhortoit les Pères à apaiser les divisions de l'Eglise. Ensuite il déclara qu'il n'avoit voulu se trouver dans le concile que pour y être comme l'un des fidèles , et qu'il laissoit aux cvcqucs toute la liberté de traiter les quoslions de foi.
Dans les séances suivantes, on traita de l'hérésie qui troubloit le repos defi^^glise. L'empereur fut spectateur ds's disputes : l'impiété d'vVrius fui er.aminec en sa présence :
il se raontroit plein d'attention pour tout ce que les évêqucs disoient , écoutant les uns et les autres avec beaucoup de douceur. Saint Allianase , quoiqu'il ne fût pas encore cvêque, s'alLira l'admiration de tout le concile par la vivacité de son esprit et sa pénétration merveilleuse à découvrir tous les artifices des hérétiques. 11 résista généreusement à îiusebe , à ïhéognis et à Maris , qui etoient les principavix protecteurs de l'arianisme : il !it éclater un zelc pour la foi au-dessus de son âge : ce qui, d'un coté, lui attira les éloges de ions les défenseurs de la foi catholique , de l'autre une haine irréconciliable de la part des ariens ; il ne tint pas à lui que , dans celte assemblée , où le Saint-Esprit avoit réuni J'élite de toufe l'Eglise, il n'etouîTàt entièrement l'arianisme.
Ensuite le concile rejeta uiie confession de foi qu'Eusèbe de Nicouié-
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die , protecteur d'Arius et sectateur de .son hérésie, avoit fait présenter au concile. Cette profession ne condainnoit que les blasphèmes les plus grossiers d'Arius, sans toucher aux autres. Les Pères , après avoir examiné avec beaucoup de soin ce que l'on devoit ordonner contre cette nouvelle impieté , et avoir consulté tout ce que l'Evangile et les apôtres enseignent sur ce sujet , établirent la véritable doctrine de l'Eglise.
Ainsi ils déclarèrent que Jesus- Clirist étolt vrai Filsde Dieu, égal à son Père , sa vertu , son image, subsistant en lui , et vrai Dieu comme lui. El pour être à l'abri de toutes les subtilités des ariens, le concile crut devoir exprimer par le terme de CONSUBSTA^^iIEL, qu'il adopta en parlant du Fils de Dieu , tout ce que les saintes Ecritures nous disent en parlant de Jésus-Christ, et cela pour marquer l'uaile indivisible de nature.
Tous les évêqucs , à lexceplion de dix-sept , embrassèrent de cœur et de bouche ce terme de consubstanliel, et ils en firent un décret solennel d'un consentement unanime On dressa ensuite la célèbre profession de foi , connue depuis , sous le nom de Symbole de Nlcée. Saint Athanase dit nettement que ce fut Osius qui en rédigea les articles , et ii en fut lui-même un dcsprincipauK auteurs. Eiie fut écrite par îicrmogcne , évêque de Cesaree en Cappadoce; et tous les évêques, hors un petit nombre d'ariens, y souscrivirent , ainsi qu'a la condamnation des dogmes et des expressions d'Anus. Saint iksile appelle cette profession de foi, le grand et l'invincible symbole ; et un concile de Rome , sous le pape Damase, l'appelle une muraille opposée à tous les efforts du diable.
Le concile , pour ôter tout prétexte aux eusebiens, ( on appeloit ainsi les sectateurs de l'hérésie arienne à cause d'EîïScbe de Nico-
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iiictlic qui cil étoit rci^anlc comme le chef, ) et rejeter tous les mauvais ^eus qu'ils préteufloient trouver dans le tenue de cousubstauti<'l,(leilara (fu'il ne uiarquoit autre eho.se, sinon que lel'ilsde Dieu u'avdil aucune ressemblance avec les créatures, mais qu'il ne re.-scmbloit en toutes manières qu'au seul Père qui l'avoit enseudredctoute éternité, et qu'il n'etoit point d'aucune autre liypostasc ou substance, mais seuleinent de celle du Père.
La définition du concile ayant clé portée à Constantin , ce prince reronnoissant que ce consentement unanime des evêques etoit un ouvrage du ciel , le reçut avec respect, déclarant qu'il banniroit tous ceux qui ne s'y soumeltroient pas. Les ariens, dans la crainte de l'exil , anathematisèrent les dogmes condamnes, et souscrivirent la foi de la con.subst2ntialite ; mais ce ne fut que de bouche , comme la suite le fit connoître. Cependant Arius fut banni par l'ordre de Constantin , et relègue avec les prêtres de son parti dans rillyrie , d'où, il ne fut rappelé i|ue cinq ans après. Au reste, le concile condamna aussi ses autres écrits et surtout saThalie, ouvrage également impie et infâme.
A l'égard des autresopéralionsdu concile , il régla i.*^ ce qui regardcit le schisme des meléciens qui depuis long-temps diviscient toute l'Egypte : il conserva à Mclèce le nom | et la qualité d'évêque dans la ville de Lycople en Egypte , mais lui interdisant toutes fonctions ; et ceux qu'il avoit élevés aux dignités ecclésiastiques furent admis a la communion de l'Eglise, à condition qu il.s n'aiiroicnt rang qu'après ceux qui avoieut été ordonnés jusqu'alors dans l'Eglise lathohquc, et qui etoient dans la communion de saint Alexandre. 2." ]\ régla que dans toute l'Eglise la fcte <le Pâques seroit célébrée le dimanche d'après le quatorze de blanc de ;nars, cl il
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marcjua que c éloit ua nouveau règlement de di.scipline. 3." A l'égard des autres règlements , le concile y pourvut par vingt canons qui .sont venus jusqu'à nous : ils furent faits pourcnnserver l'aiicienne discipline <jui se relàtlioit. Enlr'autres on défendit d'ordonner (\cs néophytes. II y est parlé i\vs diilerenls degrés de pénitence, d'auditeurs, de prosternés et de consistanti. On défendit de rebaptiser ceux qui gardoient la forme du baptême reçue dans l'Eglise. On y déclara que les evêques des trois grandes villes du monde , Rome , Alexandrie et Antioche , avoient juridiction furies provinces voisines. Le concile fit part de ses décisions à toutes les églises par une lettre synodale.
Apres que le concile fut terminé, ce qui fut le sS juillet , Constantin en rendit grâces à Dieu par une fêle solennelle , et fit un festin pour tou.s lesévêquesdu concile. 11 fit manger les principaux avec lui , et les autres à d'autres tables aux deux côtes de la sienne , regardant avec les yeux de la foi ceux des evêques qui portoient encore les marques de la confession qu'ils en avoient faite devant les tyrans. 11 baisa les cicatrices de quelques-uns , entr'autres de sainî Paphnr.ce qui avoit eu l'œil droit arrache ; espérant tirer de ce saini attouchement une bénédiction particulière : les ayant encore assendjles il leur fit un fort beau discours pour leur dire adieu, lorsqu'ils furent prêts à se séparer.
Au reste, les Pères ont relevé par de très-grands éloges, l'autorité et la majesté de ce concile. TH. Euscl Iir. c. G. Ilitf. I. c. 5. Sozom. I. c. 10 IslCEE( C particulier de ) tenu peu de temps après le général, pai quelques evêques, où Eusebe de ÎSicomédie et Théognis de ÎNicée, quoiqu'ils eussent signé la consub slantialité, furent déposés et relégués dans les Gaules par Consfan îin ; mais après deux ans d'exil , il;..
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furent rnppf-lf's par le même empciTiir 01 remis dans leurs sièges, ce «jiii donna lieu à plusieurs conciliabules tenus par les ariens contre saint Afhanase
mCÉli ( C. de ) Vilf Concile GÉNÉRAL , Tan 787 , connnence le 24 septembre et fini le ^3 octobre :
sous le pape Adrien et sous l'empereur Constantin, fils de Léon et d'Irène.
Les événements qui ont un rapport immédiat à ce concile sont trop intéressants pour n'en pas tracer ici i'abréf^c , du moins des principaux :
ils ne peuvent d'ailleurs que jeter un plus grand jour sur les causes qui donnèrent lieu à la tenue de ce concile, et dont la principale fut riiéresie des iconoclastes. Un evt}que <le Pliryj;ie , nomme Constantin , fut l'orii^ine et la cause de cette hérésie, si célèbre par les persécutions qu'elle excita. Ce prélat, aveu^lépar un zèle nullement éclairé , confirma l'empereur Ivéon dans l'opinion qu'il avoit reçue des musulmans, que l'honneur que l'on rendoit aux images de Jésus-Christ et des saints éloit une idolâtrie. Dans cette idée l'empereur dit publiquement qu'on ne pouvoit adorer les images sans favoriser l'idolâtrie, et qu'ainsi on de voit renoncer à une pratique contraire a l'Ecriturequi défend de faire aucune image pour l'honorer.
Saint Germain , patriarclie de Constantinople , s'éleva fortement contre cette nouvelle doctrine, et soutint que les images avoient toujours été en usage dans les églises.
il écrivit trois lettres à ce sujet, pour ramener les éveques qui etoicnt entres dans les sentiments oie l'empereur, il expliqua solidement la doctrine de l'Eglise, et fit voir que les chrétiens ne rcndoicut aux saintes images qu'un culte qui se rapporte aux originaux, de la même manière (pie l'on respecte la statue et le portrait de son souverain , ou de toute autre perso^uie pour qui l'un est
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plein de vénération. Le pape Grégoire Il .<;e tlcclara également contre cette erreur. iVIais l'empereur Léon etoiltrop peu instruit, ou d'un génie trop borné, pour comprendre la diflérence du culte relatif et du culte absolu ; ainsi se sentant olTensc de la résistance des catholiques qui ne voulurent point soullrir cette profanation, il fit un décret contre les images, et voulut forcer tout le monde aie recevoir. En conséquence, il fit ôler toutes les images de Jésus- Christ, de la Vierge et des saints, partout où il y en avoit, ordonnant qu'on les brûlât, et excita par là une persécution aussi cruelle que celle des empereurs païens.
Le pape Grégoire II écrivit à cet empereur une lettre admirable, dans laquelle il se plaint de cette entreprise, et lui parle en ces termes : « Vos prédécesseurs or- » noient les cgllses,et vous travaillez » à les défigurer. Les pères et le.« » mères , tenant entre leurs bras » leurs petits enfants nouveaux bap- » tisés , leur montrent avec le doigt « les histoires de la religion : on in- » struit de la même manière les » jeunes gens et les nouveaux con- » vertis , et on élève leur esprit et » leur cœur à Dieu. » Ce pape ne borna pas là son zèle : il fit tenir à ce sujet un concile à Rome l'an 872.
Constantin Copronyme suivit les traces de son père Léon , et employa toute son autorite pour abolir les images. La persécution devint tout autrement violente sou.s ce prince , < t surtout contre les moines qu'il ha'issolt particulièrement. Plusieurs expirèrent sous les coups, ou par l'excès des maux qu'oîi leur fitsouffrir. Saint Etienne , abbé de Saiiit- Auxence , monastère près de ISicomedie, fut un de ceux (jui éprouvèrent le plus lacruautédespersécuieurs. Constantin, pour couvrir de quchjue prétexte sa tyrannie, f-i même tenir un concile à Hyérie , près de Constantinople, où trois
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cent trcntc-liuit év?qn{!S , devenus iconoclasles par la traiivtc de la persécution, firent un décret contre les saintes images. Mais Dieu délivra enfin l'Ef^libC de ce flcaii, en ôtant du monde celui qui avoit fciit couler le san<^de ses serviteurs.
Apres sa mort , Taraîse ,pairiarclie de Gonsfanlinople , de concert avec l'impératrice ircne , et son fils Constantin, écrivit au pape, pour ie prier de concourir au projet d'un concile général , afin d'y faire confirmer la traùition de l'Eglise touchant ie culte des images. En conséquence de ces arrangements , trois cent soixantc-dix-sept évêques se rendirent à Nicée au temps indiqué, îls ctoi'.'nt tous des pays de i'oLeissance du jeune Constantin, empereur de CcnsJantinople, savoir, de laG rèce, de la Tiirace , de laNatolie, des îles de l'Arcliipel, de la Sicile et d'Italie.
I''' Se.^sion. Le concile s'ouvrit le 24 septembre dans l'église de Sainii - Sophie : les deux legals du pape y assistèrent, comme représentant le pape Adrien : il 7 avoit deux commissaires ('e l'empereur ; ils eloient assis devant l'ambon , ou jubé de î'éfjiise. Le patriarche ïaraise parla le premier : il exhorta les cvêques à rejeter toute nouveauté, et à conserver les traditions de l'Eglise qui ne peut errer. Le concile ordonna qu'on lit entrer septévequcsaccuses.
Basile d'Ancyre, un d'eux, après avoir dit qu'il avoit examiné la matière, qu'il s'eloit étiairci et réuni à l'Egiise , présenta sa profession de foi , dans laquelle il piotestoit recevoir avec toute sorte d'honneur les reliques et les saintes images de Jesus-Chrisl,de la sainte Vierge et des s-iints , et disoit anathème aux iconoclastes. Les autrcsevôques, témoignant nn regret sincère d'avoir siïtvi le parti de l'erreur , en présentèrent une pareille. On lut les canons des conciles et les passages des Percs su r Sa matûèrc <U' recevoir
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les he're'tiques convertis : et entre autres le Lill* canon des apôtres et le VIII'^ du concile de iSicee. On distingua les chefs d'hérésie quisont reçus à pénitence , mais sans jamais avoir place dans le clergé , d'avec ceux qui se .sont laissé seulement entraîner dans l'erreur, et à qui on accorde l'un et l'autre.
Ile Sess. 26 septembre. Ce fut à celte seconde session qu'on reçut les sept évêques accuses dont on vient de parler : ensuite on lut la lettre du pape Adrien à l'empereur Consiantiu et à l'impératrice Irène et celle au patriarche Taraise : ce dernier observa que le pape avoit expliqué clairement la tradition sur ce sujet , et il ajouta qu'il était dans la même créance , savoir, qu'il falloit adorer les images d'unealfection relative , réservanl à Dieu seul la foi et le culte de latrie. Tout le concile applaudit à son sentiment , et dit qu'il pensoit ainsi. Les abbes et les moines déclarèrent que leur créance étoit conforme aux deux lettres du pape.
lîle Scss. 28 septembre. On y reçut la confi'ssion de Grégoire de Néflcésaree qui étoit le plus noté de tous. Le concile en fut satisfait , et lui pernût de prendre sa place. On lut la lettre de Taraise ans Orientaux et celle qu'il avoit écrite au nom des évêques d'Orient : celle ^e Théodore de Jérusalem : et les légats du pape déclarèrent qu'ils les approuvoient ; et ils louèrent Dieu , de ce que les Orientaux s'accordoienî avec eux dans la ineme foi , touchant les images.
iV'-' ot.i.s. premier octobre. On lut les passages de l'Ecriture sainte touchant les chérubins qui couvroicnt Farche d'alliance , et qui ornoient le dedans du temple : ensuite ceuxdes Pères, dont queltiuesuns monlroient que Dieu avoit fait autrefois des miracles par les images.
On lut eiîtr'aulres un passage des 2cle;j d-c saint Maxime, où il est dit
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q» (■ la '. et les ëvt^ques monotheiites , qui reloicnt venus trouver , se mirent à {genoux devant les Evangiîrs , îacroix elles iniaj^esdcJcsus-Christ, lie la sainte Vierge, les saiuèreat et les touchèrent de la main pour confirntier leurs promesses.
Ve Sess. 4 octobre. Le patriarcue Taraise fit voir, par plusieurs passages , que les novateurs voulant abolir les images, ont imite les juifs, les païens, les manichéens et autres hérétiques; et on remarqua que les iconoclastes ienoient le niéir.e langage que les paVei's, puisque ceuxci disoient : Ke peij^nez-vous pas dans les églises les images de vos saints, et ne les adorez-vous pas, même celles de votre Dieu ? C'est ainsi que nous adorons les statues.
Ensuite de ces lectures, le concile dit qu'il falloit que les saintes images fussent remises à leur place suivant fa coutume, et qu'on les portât en procession.
Vie Scfs. 6 octobre. On lut la réfutation do la définition de foi du faux concile des iconoclastes. Ce concile avoit dit que Feucharistie étoit la seule image permise de Jésus-Christ; mais,répondent les Pères du concile, aucun des ajictrcs ni c^es saints Pères n'a dit que le sacvinre non sanî.;lant fût limage du corps de Jc'stis-Christ. Car ce n'est point ce qu'ils avcicnt appris de lui : il ne leur a, pas dit : prenez et mangez l'image de mon corps : mais prenez et mangez; ceci est mon corps. Il est vrai qu'avant la consécration quelques Pères ont appelé les dons , antitypes: mais après la cousccration on les a nomm.és . ils sont, et on les croit proprement le corps et le snng de Jésus- Christ. Kt il est sensible qu'ici, par le mot d'image , les Pères de ce concile enlcr.doient une image ordinriire . qui représente seulement rorigiîial sans le contenir. D'oii l'on doit remarquer en passant , contre les protestants, qu'il paroit évident, V-ar ces paroles des Vcixs de ÎMcée ,
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qu'ils croyotent que reucharistie étoit le propre et véritable corps de Jésus-Christ, et qu'ils n'accubuient point les iconoclastes d'avoir une créance contraire
Les cveques du concile répondirent ensuite aux passades de l'Ecriuire et des Pères , objectes par le concile des iconoclastes , et ils insistèrent principalement siir la tradition perpétuelle et sur finfaiilibilité de l'Eglise.
Vli" Sess. On lut la def.nition de foi, conçue en ces termes : " l'^ous » décidons que lis saintes images , » soit de couleur , soit de picces de » rapport , ou de quelqu'autre ma- » tiere convenable , doivent être es- » posées, soit dans les églises, sur » les vases . les habits sacres , les » murailles , soit dans les maisons et » dans les chemins : car plus on voit » souvent, dans leurs images, Jésus- » Ciirist, sa sainte mère et les saints, » plus on se sent porté à se souvenir » des originaux et à les aimer. On » doit rendre à ces images le salut » et l'adoration d'honiieur , mais » non le culte de latrie, qui ne con- » vient qu'à la nature divine. Oa » pourra néanmoins approcher de 5> ers images l'encens et le luminai- » re, comme on en use à fegardde !> la croix, des Evangiles et des autres » choses sacrées ; le tout selon la » pieuse coutume des anciens : car » riionneur de fimage est rapporté » à l'original qu'elle représente.
» Telle est la doctrine des saints » Pères et la tradition de l'Egiisc » catholique. Ceux qui casent pen- » ser ou enseigner autrement, nous ! » ordonnons qu'ils soient déposes I » s'ils sont évêques ou clercs , et I » excommuniés s'ils sont moines ou ' » laïques. » Ce décret fut souscrit ! par les légats et partons les evêqucs. Tlîl'^ et dernière Scôs. 23 octobre. Elle se tinta Ccnstaniinopla où l'impératrice irènc a\oit maiulf I les évcqncs de ce concile : elle y as- 1 sisla avec rcniocrci-r Constantin
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son fils : lis parlèrent eux-mêmes, et IesévC'«jues leur répondirent par de p;r^ndes acclamations. On y lut par leur ordre la définition du concile ot les passages des Pères 1ns à ISîcée; et ils mirent leurs souscriptions à la définition de foi. On anathématisa le concile de Constantinople contre les images : on cria éternelle mémoire à saint Germain de Ccnstanlinople , à saint Jean Damascène et à saint George de Chypre. Cette action fut publique et en présence du peuple. Ce concile fit vingt-deux canons de discipline , dont le premier recommande l'obsorvation des canons, savoir, des calions des apôtres , de ceux des six conciles généraux, des conciles particuliers et des Pères. On y renouvelle ceux contre la simonie , et ceux qui ordonnent de tenir chaque année des conciles provinciaux. On veut que celui qui est ordonné éveque , sache absolument le psautier; (jue le métropolitain l'ait examiné avec soin pour voir s'il est véritablement disposé à étudier les canons et l'Ecriture sainte; à y conformer sa vie , et à donner des instructions à son peuple.
Les Grecs , dans leur ménologue, fout une fête , le la octobre , de ce concile de ISicée, comme le Vir recuménîque.
Au reste, ce concile fut quelque temps sans être reçu par les evêqucs de France. i.° Par celte raison que les évoques d'Occident n'y avaient point eu de part, et n'y avoient pas même été appelés, et qu'il n'y avoit (pie les légats du pape. 2." Ils représentèrent que leur usage , à la vérité , étoit d'avoir des images , mais non de leur rendre aucun culte. 3." ils imputèrent au concile de ISicée d'obliger à adorer les images. 4-° Us dirent que ce concile n'eloit point assemblé de toutes les p.irties del'Eî;!ise, et que sa décision n'étoit pas cuiiforine à la décision de l'Eglise taiivf lici'e : à j liui les Gitci répou-
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dirent que le pape y avoit assisté par ses légats. ]\iais il paroît que celte raison neleurfitaucuneimpressioii, ce qui fait comprendre qu'ils croyoient que la seule autorité du pape ne suffisoit pas pour faire recevoir un concile sans le consentement des principales église;. Ces diverses raisons font la matière des livres appelés Carolins.
Mais le pape Adrien f.t une réponse aux livres carolins, dans laquelle en ne peut assez admirer la douceur avec laquelle il repond à un écrit si plein de mauvais raisonnements.
Cependant , malgré cette réponse du pape , on voit que , plus de cent ans après, Hincmar, archevêque de Reims , un des plus savants évêques de France, n'avoit d'autre idée de ce concile que celle qu'il en avoit prise dans les livres carolins, et qu'ainsi ce concile n'étoit pas encore alors rec^u en France, f. Frakcl'ORT, Tom. V. Conc.p. Si^jusauà G95. Ft.
ISIDANUM en Angleterre ( C de) près la Rivière de ISid, l'anyoS.
Les évêques anglais s'y réconcilièrent avec saint \ ilfrid , qui fut rétabli dans son église , et mourut l'an 709 , le,:24-3vril.
NÎMEGUE (C. (^e)lSoiioma^ense, l'an 83o. Jessé,évêque d'Amiens, y fut déposé pour s'être déclaré entre les chefs de la révolte contre l'empc reur Louis.
NIMES (C. de) Nemausense , l'an 1096, juillet, par le pape Urbain lî , assiste de quatre cardinaux el de plusieurs evêques. On y fit seize canons, qui ne sont, la plupart, que ceux de Clermont, que le pape confirma dansions les conciles qu'il linî ensuite. Le plus reniarqu.iLle <le ceuxdeîSîmes est celui qui maintient les moines dans le «Iroit d'e.xercer les fonctions sacerdoi;iles. Le roi Philippe y fut absous de i'txtouisîiî!-nication, amès avoirproniisdequiitcr ilcitrailt'. ToiH. À. G/vt /• iji),.