‹ Dictionnaire des devises historiques et héraldiquesChapitre 9 sur 26 · AUSPICIUM IN TERRIS H^C DOMUS HABET · texte numérisé non relu

AUSPICIUM IN TERRIS H^C DOMUS HABET

MANET ALTERA CŒLis. — Estouff de Milet de Mureault. — Laporte. — Azanne.

AuspiciuM MELioRis ^vi. — Beauclerck de Vers (duc de Saint- Alban, comte de Burferd.)

AuT c^sAR AUT NiHiL. — Gésai Borgia.

AUT C^SAR AUT NULLUS. — Walls.

AuT CEDERE, AUT c^Di. {Arbre frappé de la foudre.)

Jeton de Louis XIII.

AuT MORS AUT VITA DECORA. — La FoilS. —

L'empereur Othon de Saxe, dit le Grand. — Manessier, en Ponthieu.

Et sur un jeton.

AuTOR EGO AUDENDi. — Charles, cardinal de Bourbon.

AuT PATERE, AUT ABSTiNE. (Un chardoYi.) — AmbroiseDrouard, imprimeur, mort en 1608.

AuT PERFICE , AUT NE TENTES. — BuSOU de

Ghampdivers, à Besançon.

Jetons de 4665 à i67i.

Autrefois mieux. — Brimeu.

Autre n'arai. — Philippe le Bon, duc de Bourgogne. — Goëtmeur.

Autre ne sers. — De Beauharnais , en Orléanais. — Leuchtenberg.

AuT vmcERE, AUT MORi. — Devise qui se lit sur un jeton de cuiwe frappé au nom de Claude de Lorraine, duc d'Aumale, pair, grand veneur de France et gouverneur de Bourges. (Ecu écartelé de Lorraine et Bourbon. 1571.)

Aux CHATELAINS ! (Crî.) — Recourt du Sart, seigneur de Bruères.

AuxiLiuM AB ALTO. — Kellct. — Baronuet Dillon, en Angleterre, branche des Dillon de France.

Atjxilium ad alta. — De la Poëze, en Bretagne.

AuxiT viRTUTE DECOREM. — J. Joly , maire de Dijon.

Jeton de i667.

Aux MAURES. — Vidart.

A VAILLANS CUERS RIENS IMPOSSIBLE. — De

Belleval, en Ponthieu.

Avance ! — Le comte Portmore, en Ecosse.

Avant que la mer fut au monde , roche- CHOUART PORTAIT LES UNDES. — Rochechouart-

Mortemart. Devise faisant allusion aux armes ondées de cette famille, et qui a été rendue en latin de cette manière : Ante mare undx.

Avec le temps. — De Grise ou Le Gris.

A VERiTATE NOMEN. — Gomtc de Verita.

A VERO BELLo CHRisTi. — Le comtc de Bouille, pair de France.

A VETUSTATE ROBUR. — Du Roure et Beauvoir du Roure -Grimoard.

AVIDUS COMMITTERE PUGNAM. — D'AgOult,

en Provence, Dauphiné, etc. (Porte un loup.)

A viRTUTE viRi. — Viry.

Avise la fin. — Le comte Gassilis, en Ecosse.

Avisez la fin. — Kennedy (marquis et baron d'Ailsa), Grande-Bretagne.

AviTA PERAGRo LOCA. — Ghiflet , à Besançon.

Jetons de 46S3 et UH.

AviTo viRET HONORE. — Stuart ( baron Stuart de Rothelay).

AvizE, AvizE. — De Quelen de Stuert de Caussade, duc de la Vauguyon.

Ayde a aultruy, Dieu t'aydera. — Ponton d'Amécourt (Champagne).

Ayde au second chrétien Levis. — Levis- Mirepoix (Gomt. Venais.).

Ayde-Dieu au bon chevalier. — Gandolle (Provence).

Ayde-toi, kergorlay, et dieu t'aidera. — De Kergorlay, en Bretagne.

Aye foy. — Grouchy (Normandie et Bretagne.)

Aymez loyaulté. — Le duc de Bolton, en Angleterre.

Azincourt! [Cri.) — John Woodhouse, en Angleterre, combattant d' Azincourt.

Barbaria. — Mot inscrit sur le collier de l'ordre de la Groix de Bourgogne, institué par Gharles-Quint.

Bataille pour Dieu ! [Cri.) — Bataille de Mandelot, en Bourgogne.

Battons et abattons! (Cri.) — Le marquis Le Clerc de Juigné, pair de France.

Beaufremont ! [Cri de guerre.) — Beaufremont de Gharny.

Beaumanoir, bois ton sang. — De Beaumanoir, en Bretagne. (La devise vient du combat des Trente, en 1350).

Beaumés ! [Cri.) — Escaillon.

Beauveau ! (Cri de guérite.) — Beauveau.

Bella minatur. — De Kermellec, en Bre-

BeLLA ODI , PACEM TUEOR , COMPESCO REBEL- LES. — Devise d'Angers, au revers du jeton de L. Dav}-.

Jeton de io96.

Bel avis. — Goucy-Châteauvieux.

Bellecombe I (Cri de guerre.) — Bellecombe.

Belle sans blâme. — Luyrieux.

Bellica virtus. — Aché de Larrey.

Bellic^ virtutis prœml\. — Mauperché.

Bellica virtutis prœmium. — Devise de Tordre de Saint-Louis, créé par Louis XIV en 1693.

Bellum in page. — D'Ombreuil de Budbach.

Bene beati feceris. — Chrétien Godran, maire de Dijon.

Jeton de i5S7.

Benefacientes benedicti. — Benoist d'Azy (Orléans).

Bene vivere et cœlari. — Gottereau.

Bénigne et juste. — Bénigne Le Gompasseur de Gourtivron, maire de Dijon. (Porte des compas).

Jeton de i6S1.

Benigno numine. — Pitt (comte de Ghatam).

Bénin sans venin. — Meulh.

Bepret. — Penmarch.

Bépret creur. {Toujoui's fort.) — Du Botdéru, en Bretagne.

Berghes ! {dn de guerre.) — Berghes saint Winnocks.

Bernemicourt ! [Ci^i de guerre.) — Belleforière.

Berpet Grinwhe. — Le comte du Botderu, pair de France (Bretagne).

Beza è péoc'h. {Être en paix.) — De Goëtquelven, en Bretagne.

Bien faire et laisser dire. — Bengy de Puy-Yallée.

Bien faire et ne rien craindre. — Dutrieu.

Bien fondé rochefort. — Rochefort.

Bien pour chassey. — De Ghassey, en Franche-Comté.

Bien régnerez. — Serre.

Bien sur. — Du Juch, en Bretagne.

BiSANTIIS NUMMIS PAUPERIBUS ADEST. —

Bony de Lavergne.

Blessure au cœur, jamais a l'honneur. — Glé, en Bretagne. (Porte un cœur percé d'une flèche.

BoNA viciNA malis. [Uïi vaisseau entre deux écuetls est poussé par des vents favorables.) — Philippe de Groy, comte de Sobre.

Jeton de 1393! et médaille de i596.

BoNAvoLUNTATE. — Lc Maraut, en Bretagne.

Bon ET BEAU. — Du Gosquer, en Bretagne. Bon et loyal. — Le Rodellec, en Bretagne.

Bon guet chasse mâle aventure. — Béhague.

Bonne et belle assez. — Bellassye. — Le comte Fauconberg, en Angleterre.

Bonne fin. — Perréal, en Franche-Comté.

Bonne renommée. — Grasse (Dauphiné).

Bonnes nouvelles. — La famille du Bègue de Lannoy.

Bonne vie. — De Molac, en Bretagne.

Bon sang ne faille. — Bongars.

Bon sang ne peut mentir. — Du Parc, en Bretagne.

Bons chrétiens de Bauffremont. {Adage.) — De Bauffremont, en Franche-Comté.

Bonus pastor animam suam dat pro ovibus suis. — Jacquemet, évêque de Nantes, en

Bonus semper et fidelis. — Le marquis de Pastoret, pair de France. (Porte un pasteur et son chien.)

Boulogne ! (Cr« de guette.) — Bertrin court.

BouloigneI (Cn.) — Les sieurs de Picque-

gny, de Saint-Sautflieu , en Ponthieu, les anciens comtes de Bouloigne-sur-Mer.

BouLONGNE ! [Cri.) — Trie et Piqueny.

Bourbon ! [Cri.) Gombaud.

Bourbon Notre-Dame! {Cri de la famille de Bourbon.)

BouRNE ! [Cri.) — Le sieur de Thiembronne, en Boulonnais.

BousiEs AU BON Fiz. — Bousies.

BousiES ! [Cri.) — Le sieur de Happlincourt en Vermandois.

Boutez en avant. — Le comte Barrymore, en Irlande. (Mêmes armes et même devise que la comtesse du Barry, en France.)

Brevior AT CLARioR. — Thoriguy.

Brevi quam grand ia prestat. [Accompagnant un citronnier avec son fruit.) — Devise de Charles de Gossé de Brissac, maréchal de France.

Brosse! [Cri.) — Saint-Sévère.

Bureau vaut écarlate. — Devise de Jean Bureau, grand -maître de rartillerie sous Gharles VII, maire de Bordeaux en 1451.

BuRY 1 [Cn de guerre.) — Bury.

BuvES TOST ASSIS 1 (Cn c^ep'werre.)— Buves.

Gadens resurgit major. — J. Boussuet, maire de Dijon. (Porte des roues.)

Jeton de 1613.

CLesar-Auguste ! [Cri.)— Préaux.

Galculo et ratione metienda omnia. — François, dauphin, roi d'Ecosse, depuis François IL

Nombreux jetons.

Galonec a drec'h bep tra. (L'homme de cœur surmonte tout.) — Gharuel , en Bretagne.

Gamberon ! [Cri de guerre.) — Boufflers.

Gambraisis ! [Cri de guen^e.) — Baudet. — Blécourt.

Gambray, cité de paix. — La ville de Gambray.

Jeton de 1379.

Gambresis ! {Cri de guerre.) — Gantaing.

Gampi tui repletuntur ubertate. — Piolenc.

Gandida candidis. [Une lune en face d'un soleil, laquelle répand des rayons si lumineux quelle semble elle-même un autre soleil.) — Devise de la reine Claude de France, première femme de François I".

Gandidè et SINCERE. — Baron de Gervay.

Gandore et labore. — Baron de Ritter, en Allemagne.

Gandore et ardore. — Orglandes (Norm.).

Gandorem purpura servat. {Un œillet incarnat mêlé de filets blancs. — Une des devises du cardinal de Richelieu, pour signifier que la sincérité de ses intentions pour le service de l'État a autant établi sa réputation que l'éclat qu'il tirait de la pourpre romaine. {Le P. Anselme.)

Gandor et Robur. — Le marquis Huguet de Sémonville, pair de France. (Porte un cygne et un chêne.)

Gandor exsuperat aurum. — De Lauzanne, dans la Marche et en Bretagne. (Porte un croissant d'argent et des étoiles d'or.)

Candor ill^sus. — Le pape Clément de Médicis, VIP de ce nom, avait pour sa devise une comète ou étoile à queue.

Candor notatur lilio. — Despotots^ à Besançon. (Porte un bouquet de lys dans un pot.)

Jeton de 1626.

Canes legati. — Chanalleilles.

Cant a l'oiseau ! (Cri.) — Prye ou Prie.

Cantans fugat. {Coq effrayant un lion par son chant.)

Jeton des parties casuelles, 1656, relatif à la levée du siège d'Arras par les Espagnols.

Cantat pugnatque vicissim. — Rioust, en Bretagne. (Porte un coq.)

Caplam aut mergor. — Collas, en Bretagne.

Caput inseret astris. — Boffin. — Bouvier.

Carantez ha guirionez. (Amour et Vérité.) — Du Boisguehenneuc, en Bretagne.

Caret Doué, meuli DouÉj énori Doué.

(Aimer, louer, honorer Dieu) — Richard, en Bretagne.

Caritas. — Caritat de Condorcet.

Caritas nescia VINCI. — Plantade.

Carpentier ! {Cri de guerre.) — Garpentier de Grécy.

Cassis tutissima, virtus. — Ablaing.

Casus ne ? Deus ne ? — Devise prise par Godefroy de Bouillon, duc de Lorraine, « le quel se promenant à lentour de la ville (au siège de Jérusalem), apperçut trois oiseaux sur une tour, et ayant tiré dessus, il les perça tous trois d'une flèche, ce qu'il prit depuis pour devise avec ces mots ci-dessus » , et ensuite les ducs de Lorraine les ont retenus pour armes. [Segoing.)

Causa latet. — Montigny de Thimeur.

Gaveant. — De Gavan, avocat au parlement de Bretagne, en 1786.

Gave, cave canem ! — Gauvet de Blancheval.

Cave gryphem. — Baron de Bohlen.

Caveto. — Bouvier de Portes.

Gecidi, sed suRGAai. — Montalembert de Gers.

Gedat Bellona Minerve. — Charles Chauvyn de Fontainebleau . . .

Médaille du xvi* siècle.

Gedatur feriens. — La Maillardière et Lefèvre de La Maillardière.

Gedendo supero. (L Amour tirant de Varc.) — G. de Morru, bailli de Ghàteau-Thierry.

Jeton du xvn= siècle.

Gedo nulli, avec un dieu terme, était la devise d'Erasme.

G.E.LLS.E.E.E. [Gurando enixé m imos

SANCT^ ECCLESLE, ECCLES1A ELEVAT.] — Du

Puy-Melgueil.

Gelare divinum opus. — Du Breul de Sacconey, en Franche-Comté.

Geleres arbore. — Devise des chevaulégers, acompagnée de fusées volantes.

Geleritas atque fidelitas. — Rancher.

Gelon le tamps vaulchard {Selon le temps vaut le char). — Vaulchard, à Dole, en Franche-Gomté.

Jeton du xvi« siècle.

Geluy a le cœur dolent, qui doit mourir, et ne sçayt quand. — Devise du sieur de La Masserie-Morin, chevalier de l'ordre de Saint-Michel, docte et savant en blason et généalogie.

Cerf, pie, lion. — Serpillon.

Gerta ducunt SIDERA. fVaùseau guidé par deux é loties.) — États de Bourgogne.

Jeton de i707.

Cert^ contingere metam. — Burteur, maire de Dijon. (Porte des flèches.)

Jetons de i74^, 45, 48.

Gerta fulgent sidéra. — Dessole.

Gerta interitus fiducie. — Duval de Dampierre (Champ. — Norm.).

Gertamine parta. — Simiane. — Montchal.

Gertat majoribus astris. — Huraut de Gheverny.

Gerta VI, sanguinavi, vici. — O'riordan, en Irlande, Bretagne et Orléanais. (Porte un dextrochère tenant une épée.)

Gessando majora PARAT. {Un arc débandé.) — Une des devises du maréchal Armand de Biron.

Gessit VICTORIA vicTis. — Devise qui est au-dessous d'un écu sculpté et peint mi-partie rouge à gauche et blanc à droite, au-dessus de la porte d'entrée d'une maison de la rue Rotrou, à Dreux ; sur la clé de voûte est aussi

sculptée une épée droite, la pointe en haut : celle-ci porte enfilées trois couronnes à fleurons, placées à des distances égales ; du centre d'intersection de ces couronnes se détachent, à droite et à gauche, trois branches ou rameaux simples, portant, également enfilée vers son milieu, une couronne pareille aux précédentes, ce qui fait en tout neuf couronnes, trois sur la tige et six sur les rameaux. Cette épée symbolique est représentée dans les devises héroïques de Guill. Paradin, p. 199 de l'édit. de Lyon, 1547. C'est, selon cet auteur, « la sanglante espée du supplice des SS. martirs (qui) se convertit en palmes de perpétuelle victoire, portant couronnes de règne immortel. » — On a dit que cette devise faisait allusion à la bataille de Dreux, livrée sous Charles IX, en 1562, que les protestants paraissaient avoir gagnée et qu'ils perdirent. C'est à tort, puisque Paradin la signale antérieurement à 1562. [De la Querrière.)

C'est a mon tort. — Châles.

C'est du moulin que nous vient la pâture. — Dumouhn, libraire-éditeur à Paris, de nos jours. (A pour marque un moulin à vent et la devise ci-dessus.)

C'est mon plaisir. — Gaude de Martainville. — La Rochefoucault. — Simon, en Bretagne.

C'est par la vertu. — Paterin.

C'est pour bien. — La Ferté.

C'est un abîme. — Guiramand de Sadolet.

Chacun en son temps. {Un aigle à deux têtes, qui d'un bec tenait un foudre et de Vautre une palme.) — L'empereur Maximilien d'Autriche, fils de l'empereur Frédéric IIL

Chacun est libre de faire ce qu'il veut. — 1660. Devise gravée sur le manteau en pierre d'une cheminée d'une maison à Bourgneuf-en-Retz (Loire-Inférieure), où se lisait cette inscription : la devise de pierre robard EST QVE CHACVN EST LIBRE, ctc. Ce personuagc était sénéchal de Bourgneuf. {De la Querrière.)

Chancel ne chancelle mie. — Chancel de la Grange.

Charitas. {Les Minimes.) — Devise en trois syllabes mises l'une sur l'autre, enfermée dans un ovale rayonnant. — Leclerc. — Caritat de Condorcet.

Charitatis opus. — La maison d'Alesso, petit-neveu de saint François de Paule.

Charrier droit. — Charrier.

Chastillon 1 [Cri.) — Vassy.

Chastillon! Chastillon! [Cri.) — Chastillon-Ghemilla.

Chateauneuf ! [Cri.) — Châteauneuf-Randon.

Chateauvillain a l'arbre d'or! [Cri.) — Ghateauvillain.

Châtillon ! [Cri de guerre.) — Bazoches.

Che PERI, PUR che m'innalzi. — Cette devise fut composée par madame de Sévigné pour Joseph Adhémar de Monteil, frère de M. de Grignan.

Cherche qui n'a. — Marguerie, en Normandie et Bretagne. (Porte des marguerites ou pâquerettes.)

Cher repos. — Devise anagramme de Porchères, d'Arbaud, Tacadémicien.

Chevalerie de Kergournadec'h. — De Kergournadec'h, en Bretagne.

Chevaliers pleuvent 1 Jérusalem ! [Cri.) — Chauvigny.

Chi. di. morte, teme. di. vita. non. e. de

QNO. — Henri de Bourbon, prince de Gondé.

Jeton de y 5 74.

Ghièvre ! {Cri.) — Desclabes.

GhRISTUS REX VENIT in page, DeUS HOMO

FACTus EST. — L.-J. de Gastellanne d'Ornano de Grignan, évêque de Garcassonne.

Jeton de i718.

GhRISTUS REX VENIT IN PAGE, ET HOMO

FACTUS EST. — La famille d'Adhémar, de Grignan.

Sur une sculpture en pierre et le jeton de l'e'vêque de Carcassonne.

GhRISTUS VINGIT, GhRISTUS REGNAT, GhRIS-

TTJSiMPERAT. — Devise que les rois de France, à partir du règne de Louis VI, en 1137, ont mise sur leurs monnaies. J'ai un cachet aux armes de France qui porte cette même devise.

Ciel a ciel ! {Cri.) — Des Gordes-Watripont.

Gn^GiT ET OBSTAT. — Du Port.

Ginxitque decentibus armis. — Devise du sieur De La Roque, gentilhomme, docte en l'histoire, blason et généalogie.

Githar^ conjungit Iberia vestes Lilia dant galli, datque tolosa crucem. — la

maison d'Arpajon, qui écartelait de Toulouse, de Séverac, d'Arpajon et de France; sur le tout de Malte.

GiTO TUTOQUE. — Le comte de Guinsonnas, pair de France.

Givico FŒDERE PRODERiT. — Le conseil des échevins de Dieppe.

Jeton de i763.

GiVITAS POPULUSQUE ROTHOMAGENSIS. —

Devise sur un jeton de cuivre frappé sous Louis XVI aux armes de la ville de Rouen.

Clarius m ADVERSis. — Louis de Lavallette (duc d'Épernon).

Glemence et vaillance. — Glement de Saint-Marc.

GlermontI (Cri.) — De Glermont-Tonnerre. — Le sieur de Gaucourt, en Beauvoisis.

Glermont de Lodève ! (Cri.) — Glermont.

Gœlare divestum opus. — Le Breuil.

Gœlestes pandite portas. — Baron de Gibsone.

Gœlestum in ira tueor. — Gomte Radolin-Radolinski.

Gœli decus. {La fausse apparence de trois soleils, produite par le soleil levant.) — La Dauphine, Marie-Josèphe de Saxe.

Jeton de i7o5.

Gœli enarrant gloriam. — Barthelier.

Gœli munus. [Un ange apporte un enfant à la France agenouillée.) — Naissance de 'Louis XIV, en 1638.

Jeton de Louis XIII.

Gœli solique munere. — Maréchal d'Audeux, à Besançon. (Porte des grappes de raisin.)

Jetons de i66S à i67i.

Gœlo et vigilantia. — Marin, à Besançon. (Porte un coq surmonté de deux croissants.)

Jeton de 1669.

Gœloque soloque. — MaréchaL

Gœlo rex vindice tutus. [Fleur de lys entourée de rayons, placée sur une haute montagne ; de chaque côté, des nuages orageux.) — Henri IV.

Jeton de 1603.

. Gœlo tuta quies. — Joly de Maizeroy.

Gœlum, non solum. — Moges-Buron. — De Moges, en Normandie.

Gœlum non vulnera. — Du May.

Gœlum virtute. [Une massue et une peau de lion.) — François, duc d'Anjou (porta d'abord le nom d'Hercule).

Jetons de U6o et i36S.

Cœur ET courage font l'ouvrage. — Balch.

GoGNoscAT EX UNGUE LEONEM. — Le Yever ou Vayer, en Bretagne. (Porte un lion.)

GoGNoscuNT ME ME^. {Des brebîs.) — Le roi d'Angleterre Jacques III, à Saint-Germain.

Jeton de 17i0.

GoLLiGET Avus. — M. ÉHc de Beaumont, seigneur de Ganon, en Normandie. — Prix pour le bon chef de famille.

Médaille et jeton.

GoLLiGiT UT SPARGAT. — Rolliu, marchand d'antiquités et de médailles, à Paris, de nos jours.

Cachet.

GoL. Nem. [Coloma Nemausensis.) — Légende accompagnant les armes de la ville de Nîmes.

GoMiNus ET EMiNus. — Louîs XII, avec le porc-épic. c( Ge prince voulait marquer, par le porc-épic, qu'il ferait sentir de près et de loin

à ses ennemis, ce que pouvait une puissance comme la sienne, le porc-épic ayant ces deux propriétés de piquer de près, en se jetant sur celui qui l'attaque, et de loin, en lançant ses éguillons. » [Le P. Bouhours.) Cette devise se portait dans les drapeaux et sur les médailles de ce roi.

GoMiNus ET EMiNus. — Deviso de l'ordre du Porc-Épic, établi en 1393 ou 1394 par Louis de France, duc d'Orléans, aboli par Louis XIL

GoMINUS ET EMINUS FERIUNT. — Le Rodel-

lec en Bretagne. (Porte des flèches.)

Gomme je fus. — More. — Baron Ward.

— Le comte Dudley (Grande-Bretagne).

Gomme je trouve. — Butler, vicomte de Thurles, baron Arklow, comte d'Ossory, marquis et comte d'Ozmond (Grande-Bretagne).

Compensât, ^quat, vendicat. — Devise accompagnant les armes du parlement de Normandie établi à Rouen. [D'hermines ^ à une épée en pal, la pointe en haut et servant de support à une paire de balances, avec un sceptre et une main de justice posés en sautoir et brochant sur le tout.)

GoMziTMAD. [Parlez bien.) — Buzic, en Bre-

GoNATUM jusTUM DEus ADJUVAT. [Épée enfilant une couronne.^ tenue par une main armée.)

— S. de la Brière, prévôt des maréchaux, à Ghâteaudun.

Jeton de i57i.

GoNCORDiA CRESCENT. [Troîs fleuves épanchant leurs eaux.) — Le canal de Briare.

Jetons de 17 AS, S6, etc.

GoNCORDIA, INTEGRITAS, INDUSTRIA. — Roth-

schild.

GoNCORDIA NOVO SANGUINIS NEXU FIRMATA.

{La Concorde et l'Hymen auprès d'un autel.) — Mariage de Marie- Antoinette avec le Dauphin.

Jetonlallemand de 4770.

GoNCORDIA RES PARV^ GRESCUNT. (Une foi.)

— La ville de Gambrai.

Jeton de 1580.

GoNCORDIA RES PARV^ CRESCUNT. (Une aigle sur un cippe, tenant sept flèches.) — Louis Elsevier, imprimeur, mort en 1617.

GoNCORDIA VICTRIX. — Du FoSSCZ.

GoNCussus suRGo. — Un ballon à jouer était

porté eu devise par l'amiral Chabot avec les mots ci-dessus. — De même pour le duc de Rohan-Ghabot , pair de France (Poitou et Bretagne).

Jeton de i792.

GONFUND.^NTUR ET NON CONFUNDAR. {Une

roue de Sainte-Catherine^ disposée comme un treuil.) — Catherine de Médicis, alors Dauphine et duchesse de Bretagne.

Jeton.

CONSCIA MENS RECTI. — De SchultZ.

CoNSCiENTiA ET FAMA. — Pierre de La Grange. — Boivin, en Franche-Comté.

GONSCIENTIA RECTA NIHIL TIMET. — Do Saiut-

Souplis, en Ponthieu.

GONSCIENTIA VIRTUTI SATIS AMPLUM THEA-

TRUM EST. — Charles Fevret. en Bourgogne.

CONSEQUITUR QUODCUMQUE PETIT. — DiaUC

de Poitiers, duchesse de Yalentinois [avec un dard, tiré de ses armes), « La pensée de cette dame était de faire connaître qu'elle avait beaucoup de crédit et que, comme un dard poussé par une main adroite atteint le but où il va, elle ne manquait point d'obtenir ce qu'elle demandait. » [Le P. Bouhours.)

GONSILIA PACIS CONCORDIA FIRMET. {Vase

contenant des cœurs cVou s'échappent des branches de laurier entrelacées.) — Plénipotentiaire de l'Autriche à la paix de Cambrai.

GoNsiLio ET viRTUTE. — Pozzo di Borgo. — Macquart.

GoNsiLio MANUQUE. [Trois coupes d'or et un scalpel.) — Les chirurgiens de Paris.

Jetons.

CoNSTANTER. — Le Cardinal de Granvelle.

GoNSTANTER viGiL. — Barou d'Eger, en Allemagne.

GoNSTANTiA ET ZELO. — Gomte Pahleu, en Russie.

GoNSTANTIA, JUSTICIA ET FIDELITATE. — De

Goutances, en Touraine et Bretagne.

GoNSULTORUM soLiDiTAS. {Terme à quatre têtes sur un cube.)

Médaille de Besançon, de i665.

GoNTENTA suo MEDiocRiTAS. — Petremand de Valay, à Besançon.

Jeton de i648.

GONTENTEMENT PASSE RICHESSE. — BoWVCr,

baronnet (Grande-Bretagne).

GoNTiNUÔ. — Gaudot, à Besançon.

Jeton de 1627.

GONTRAHOSTEMSURRECTUS. — Boill'guignon-

Lamure.

Cor bello paceque fidum. — La société de l'Arquebuse, de Gorbeil.

Jeton de i757.

GoRDA SERATA PANDO. — Baronnet Lockhart, en Angleterre ; une branche de cette famille existe dans l'Orléanais. (Porte un cœur enclos dans un cadenas.)

GoRDE ET ANiMO. — P. FllioU, arctievèque d'Aix, 1505-1540.

Jetons.

GoRDE GERO QUOD CORDE COLO. — La vllle

de Besançon. (Porte une aigle tenant dans ses serres les colonnes d'Hercule.)

Jeton de 1666.

GoR iNVioLABiLE RARUM. — Gorraro , à Venise.

GORONABITUR LEGITIME CERTANS. — DevisC

de Tordre de la Gouronne-royale, institué en 802 par Gharlemagne.

GoRONABo. — Hennequin, en Champagne et en Bretagne.

GOUCHY A LA MERVEILLE ! [Cvi.) — GoUCy-

Châteauvieux. — Le baron de Goucy, en Vermandois.

GouRAGE. — Buchon. — Baronnet Guming- Gordon, en Angleterre.

Cachet.

GouRAGE ET LOYAUTÉ. — De la Tour du Pin, en Dauphiné et Bretagne.

GouRAGE ET PEUR. — Darbon.

GouRAGE SANS PEUR. — Le vicomte Gage, en Irlande.

Cours sans cesse. — Goursant.

GouRTOisiE, BONNE aventure. — Musset. — Alfred de Musset.

GOURTOISIE CONVIE, RUSTICITÉ NUIT. — Gour-

tois, en Bretagne.

Graignez HONTE. — Gavendish-Bentmck, duc de Portland (Grande-Bretagne).

CrAINDONS LA MORT, MIEUX EN AURONS. —

Raoul de Lannoy, seigneur de Folleville, etc., mort en 1508,

Devise sur son tombeau.

Grains le tourbillon. — L'Estourbeillon, en Bretagne.

Crainte de dieu vaut zèle. — Devise prise par Jean de Vauzelles, Fauteur d'une histoire évangélique, et dont il se servait parfois pour déguiser son nom.

Gredant a fonte relapsum. (Une fontaine jaillissant sous les pieds de V agneau, qui figure dans les armoiries des Séguier.) — Pierre Séguier, chancelier de France.

Jeton de 16 il.

Grede biron. — Gontaut-Biron.

Gredula turba sumus. — Leusse.

Gremons [craignons) lannoi, mieulx en AURONS. — Raoul de Lannoi, sieur de Morvilliers, gouverneur de Gênes, sous Louis XI, etc.

Jeton.

Grescam et lucebo. [Un croissant.) — L'académie de Bordeaux.

Jetons et médailles.

Grescam laude recens. — Jean Gaston, petit-fils de Gaston d'Orléans, duc de Toscane. (Le duc, vêtu à V antique, recevant le sceptre et la couronne.)

Jeton.

Grescat flos debitus astris. — Jacques Thomas de Varennes.

58 DICTIO>'NAIRE

Grescent, crescetis amores. (Deux palmiers s inclinant l'un vers Vautre.) — Marie- Adélaïde, duchesse de Bourgogne.

Jeton de 1698.

Grescextur ad SIDERA. — Gaultier, en Anjou et Bretagne. (Porte une rose, accompagnée en chef de deux étoiles, et en pointe d'un croissant.)

Grescit ET suPERAT MALis. — P. Terrion, maire de Dijon.

Grescit in arduis. — Gardon (Flandre).

Grescit virtus in periculo. — Dumaitz de Goimpy.

Grespitantem excito. — Gaigne d'Ornée (Barthélémy).

Gric a molac ! {Cri.) — Molac (Le sénéchal de Kercado de). — De Laigue dit que c'est une devise et non un cri, qui signifie paix ou silence à. Molac.

Groisilles ! {Cri.) — Ganny ou Gany. — Lalaing.

Grois sur trois mondes. — Le Bouteiller de la Houssinière , en Bretagne. (Porte trois mondes croisetés.)

Croyez biron constant dans l'infortune.

— Prince de Biron.

Groy salve tretous. — Groy. — Les des cendants du roi André II, de Hongrie.

Gruce crevit et hasta. — Pierre d'Hardivilliers, archevêque de Bourges.

Jeton de 1643.

Grucem tuaî^i adoramus, domine. — Madeleine d'Albret, comtesse de Nevers et de Dreux.

Jeton du xvi« siècle.

Cruci regique fidelis. — De Gévaudan, en Languedoc.

Gruore christi corusco. — Burle.

Grux anchora salutis. — Du Dresnay, en Bretagne. (Porte une croix ancrée, etc.)

Grux cœlorum, crux mihi clavis erit. — Grozat.

Grux, decus et spes. — Girard du Demaine.

Grux dux certa salutis. — Pantin, en Anjou et Bretagne. (Porte une croix.)

Grux est signum christi, lilia sunt ma- RLE. — Saint Mauris en montagne.

Grux michi sola est. [Croix.)

Jetons de la ville de Bourges, au xvi« siècle.

Grux mihi spes et honor. — Gouyon, en Bretagne. (Porte une croix.)

Grux spes mea. — De Mellon, en Bretagne. (Porte des croix pâtées.)

Gui PATER ^ternas post s^cula tradat habenas, cuique regas orbem cum seniore senex. — Le Grand Dauphin, fils de Louis XIV.

Jeton de 1662.

Gujus EST REDDiTE. [Vue des Iles Britanniques d'un côté., et de l'autre le buste du roi Jacques IL) — Jacques II, roi d'Angleterre, réfugié à Saint-Germain.

Jeton et médailles.

GuM ARCA. — De Gomarque, en Périgord, Auvergne, Guyenne.

GuM piETATE JUNCT^. — Dc JoufFroy, à Besançon.

Jetons de i66S à 1667,

GuM PUNDERE viRTus. — Jean de Montpezat de Garbon, archevêque de Bourges. (Porte des balances.)

Jeton de 1666.

DES DEVISES. fil

GuM YiRTUTE Diu STABiT HONOS. — Baudinet, maire de Dijon.

Jet07i de 4727.

GuM VIRTUTE NOBILITAS. — LabrOUG.

CuNCTA ADAMUssiM. — Le GompassBur.

GuNCTANDo FiRMiTAS. — De Baûmen.

GuNCTANTER ET PROFERE. — Ghandiot, à Besançon. (Porte des levrettes.)

Jetons de 1665, 66, 69.

GUNCTA RATIONIBUS COMPONUNTUR. — La

chambre des comptes de Blois.

Jetons de 1S6i, 7i, 75.

GuNCTA SUE FAUSTO SIDERE FLORENT. —

Baudinet, maire de Dijon.

Jeton de 1719.

GuNCTis NOTA FiDES. — La maison de Bastard, originaire de Bretagne, établie en Berry, en Guyenne, dans le Maine et en Devonshire, porte, par concession de Gharles Yll, la devise ci-dessus ; cette maison avait aussi l'ancien cri Diex aie !

GuRA QUOD ACQuiSTi. — Drujou de Beaulieu.

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