X. Llx.\tio.\s ccj.ncé.malks. (/'. FÉ- MLi\ [luxations du
-XI. LuxATio.NS ANCiENxr.s. M. Dieffeiibach a employé plusieuis ft»is la myotomie pour pré[)arer la réduction de luxations anciennes. La première fois qu'il eut recours à ce moyen, la maladie datait (le deux mois et demi. La secoiule foi* elle paraissait an dessus des resiiources de Vart. Voici la description de cette opération , telle qui! i\I. PhiHi[)s l'a donnée. " '\'\\. , ;lge de trente ans , avait eu , il y a huit ans , une luxation que l'on réduisit r.icilement. Six ans a[très cet événement, voulant donner un coup de fouet à sou cheval , il se luxa (\o. nouveau le bras et i;e |)rit aucun soin du nouvel accident. Les douleurs auv;iiientant sans cesse, il se décida , après huit jours , à réclamer les soins (h; médecins (pii essayèrent la reduolion de ce membre luxe; tous les efforts fnr( ni sans résultat. ICnfu) , après deux ;ui< de soulIV.uices, il \ inl consulter Dieffenb.ieli... L'<q)aule malade etailj)lus elc- \^ (' d'uu pouce ([ue Tepaule gauche , clic avait perdu si forme norin.de, toute sa convexiie el.iit alLiis^ée , l'.icromion formait une vaillie ainsi que l'épine de l'omoplate; les muscles sus et sous épineux r(q»resenlaient deux cordes icndiicH et amincies, ce qui était la suite de Pextensiou forcée et (x-rmanenlf (|u'il subissait diq>ui> deux ans : celle exlcnsion etail due au mouvement de riiumerus, cet os avait ete contourné sur son axe ; dans celle rot.ition il avait entraîne ces nni'«cles el les a^ait en (pielque sorte enroules sur la moi-
TÉIIÉBEN'J
lié de s.-i circoniïTCîice. Le brns tout entier était aniaij,Mi , le coude éloigné du corps , et lit léte de riiinnerus , attirée en dedans, était logée sous la clavicule où elle formait une saillie très visible sous la peau. 'J^out le bras était amené en dedans par Tcxtréme tension des muscles de Tépaule ; cette position lui faisait décrire un angle obtus avec le col de Thumérus, parce que le deltoïde, ayant perdu sa convexité , descendait perpendiculairement. Sous la peau on sentait distinctement tous les muscles; lorsqu'on les pressait entre les doigts , ils donnaient une sensation à peu près égale à celle des grosses cordes de basse tendues. Entre Tacromion et la petite cour- ])ure de la clavicule il existait trois brides dures, solides et raides ; elles étaient attachées à la clavicule et à la tète de l'humérus.C'étaient des productions anormales qui formaient une nouvelle capsule pour retenir l'os dans sa position. Les mouvemens ne dépassaient pas en totalité trois pouces d'étendue , et ils dépendaient du déplacement de l'omoplate... Le malade fut couché sur un lit; l'opérateur, armé d'un petit canif très recourbé et tranchant seuleuient par la pointe, pénétra sous la peau , à la face antérieure de l'épaule , et, enfonçant l'instrument jusque dans le creux de Taisselle^il divisa les muscles susépineux et sous-épineux. Aussitôt que l'instrument acheva la division on entendit un bruit clair , net et fortement prononcé. Le malade fut alor^ renversé sur le côté gauche ; et le canif fut introduit dans l'aisselle par son bord postérieur, afin de diviser le grand dorsal. Cette manœuvre fut plus douloureuse que la première , il s'écoula une petite quantité de sang. Le malade fut de nouveau couché sur le do^ : préci-^ant alors avec les doigts le siège de la télé de Thuméru? , l'opéra leur introduisit de nouveau le canif sous la peau de cette région et il coupa transversalement sur la tcie de l'humérus la capsule de nouvelle formation ; et ensuite, par troiscoupsdonnéslatéralement,il rom- ])itles Iroisbridesqui étaient attachéesàla clavicule. Ayant ainsi coupé les liens ([ui rendaient l'humérus inébranlable dans sa nouvelle position , DielFenbach saisit cet os par son extrémité inférieure et , faisant tenir le malade par ses aides , il imprima
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au bras d'abord des mouvemens de rotalion sur l'axe de l'os , et enfin il fit faire à tout le bras de grands mouvemcns circulaires. Ou entendit, et non sans ellroi,des cra(pjemens dans l'articulation. Le malade fut aussitôt couché sur le dos, on appliqua les liens, et l'on fit, avec un très grand nombre d'aides , une première tentative de réduction qui fut sans succès. Loin de se décourager , il fit augmenter les forces et cette fuis un bruit d'écliappement annonça à tout l'auditoire le succès qui couronnait cette opération nouvelle. » (Ch. Phillips, Chirurg. de Dieffenbach, p. 40.)
TÉRÉBKNTIllNE. Suc oléo-résineux qui découle (le plusieurs vét:élaux , surtout de ccui de la famille des ronifcrcs et des lérébenthacées. ].a tcrcboiihinc de. Venise est la seule (jue l'on emploie en France.
La tel ébonlhiuc de Venise ou de Briançon, pure, est assez, liquide pour découler enlièrement du doigl qu'on y a trempé; elle est transparente, d'une IciiUe jaunAtre, d'une odeur faible mais asréable, dune saveur amére, résineuse, un peu acre et persistante.
Elle est composée de résine et de 18 à iij pour 100 d'huile essenliclle. !MèIée avec un tiers de son poids de suude caustique, elle se durcit et se saponiîie sur-le-champ.
L'huile volaille de térébenthine est liquide, incolore, ordinairement ténue, plus légère que l'eau ; d'une odeur forte et désagréable, d'une saveur forte également mais ni acre, ni amèrc , et pas aussi désagréable qu'on pourrait le supposer. Elle est soluble dans dix parties en poids d'alcool rectifié; elle ne se combine pas avec les alcalis. Elle est très inflammable et brûle avec une flammejblancjaunâtre.
L TÉRÉBENTUINE et ESSEr^CE DE TÉRÉBEN- THINE. « Si on applique de la térébenthine sur la peau, dit IM. Giacomini, elle s'y attache solidement, et détermine de la rougeur, de la douleur, de la chaleur, un état enfin d'irritation. Son huile essentielle a moins d'action irritante locale. Si l'on manie pendanc quelque temps de la térébenthine ou son huile volatile, et même si on s'arrête long-temps au milieu de ses exhalaisons, on éprouve en partie les mêmes eilels que si on la prenait par la bouche, c'est-à-dire que la sécrétion de l'urine augmente et acquiert une forte odeur de violette. Prise par la bouche, elle produit, en outre, une douce chaleur dans la région de l'estomac, mais qui est pourtant passagère, ei (\u'\ n'augmente point par l'élcvalion de la dose. Ces eflets de la térébenthine, observ es depuis longtemps par Cartheuser et par Boerhaave, ont été mieux étudiés et décrits dans ces dernières années, notamment ceux qui sont produits par son
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huile élhéri'c. On éprouve aussi, par l'usape «le la térobeiiiliine, un malaise péiiéral, de i'assoupisscinent ; le puuls se ralentit péiiéralenient, dcvioni f;iibie. (loplaud cependant a observé sur liii-inôme (jne le punis, en s'abaissant, dcveri;iit plus lr(''(incnt, et (pie ees deux condilioiis anmnentaient avec l'élt'vatiori de la dose. Souvent, la lérebcnlbinc détermine la diaribée el le vomissement. L'abus de cette huile occasionne (pielipicfois des symplûmes de diabète au dire de Sledrnanr).()ii doit donc reconnaître, dans l'nsafie <le la térebetuliine, deux >()rte> d'ellets , les uns locaux et mccaniipios, les autres ^rnéraux et dynami(pies. Les premiers sont irritans, les seconils hypostliénisans. L'intensiié de ces derniers est en raison inverse des précédens. L'action locale de la résine est plus prononcée que celle de l'huile Noiatile, qui porte [)lus prorondcment sur le dyiiaïuisme. dette dernière n'irrilc nullement l'rsiomac, (|Ui Ile (|ue soit sa dose. L'action d\nami(pie de l.i tOréberUhine est donc bypostliénisame, ainsi que cela résulte des phénomènes qu'elle produit. J, a chaleur (Mi'elle occasionne à l'estomac , n'étant (pTiui i)hénoini'n(> purement inécaniiiuc, ne saurait contredire cctie manière de voir, (|ui est d'ailleurs coiifortne ;i l'observation tlini(iue.»(jrra(/. de la phnniKir., p. ii-2-2.)
î)a[)rès les médecins français , et AHL 'J'rousseau et Pidoux entre autres, « iniruédiatrment après avoir avalé 4 firani. d Imilc essenlielle de (erclienlhinc on éprouve au pliai) nx el à l'oiomac un sentimenl de chaleur et d'Acrcté, un peu d'anxiété, (piel- (pies nausées , rarement des vomissemens , plus souvent des colitjues avec lortillemens d'entrailles, irritation considérable, méléorisine ; pois bienlot, dans un f,'raud nombre de cas, une excitalion fiénérale annoncée par une ardeur lébiile el une chaleur (jui s étend à toute l'é'conomie, un pouls dur et fréipient, de la céphalal;:ie, de la routeur à la face, la soif et 1,1 sécheresse des membranes muqueuses, ladysurie, des urines rares, très routes, d'autres fois très copieuses el plus p.lles, exhalant dans l'un el l'autre cas une odeur de \ioIeile bien proiKUicée ; des sueurs abontlanles rorlenionl impré^inées, ainsi (pie la transpiration luilmonaire , de l'odeur carartérlsli(pie de l'essence de térébenthine; de l'anorexie, des [lesantours d'eslomac, el chez plusieurs personnes un étal as>e/. analo^iue à l'ivresse; mlin, oti peu de «h'noiemenl. Si on (levé la (pianliie d'essence à la dose de 7)0 ou de (i(» t;rammes (I ou :2 0!ice<), il arrive : 1" (Ml bien (pic toute l'action de cette Rub-lanre s'épuise ii stimuler le tube di:;eslif et détermine, outre les elTels locaux indi(pi(''> plus haut, des vomissemens dans li matière desquels on jieul reionnalirc le iio-dic anieiil inirerc , et bienlAl de vives coliipies suivies de nodibreiises (h'-jeclKins ahines ra|tpelaiil "odeur de la térébenthine , cl quciquefoiîi
TÉRÉBENTIILNE.
mêlées il celle essence surnageant el encore reconnaissable ; tous ces swnplùmes disparaissenl rapidement et sans incommodilé ultérieure, aussilùi que sont terminées les dernières évacuations : dans ce cas, les urines oirrcnl à peine l'odeur de la violette, et les autres liquides exhalés n'ont rien qui retrac(î celle de la térébenthine; '■1° ou bien une Jurande iiarlie et même toute la dose d'essence passe dans les secondes voies : alors , indé- Iiendamment des sitines qui annoncent une vive stimulalion du canal aliincnlaire, exceiilé toutefois les déjections promplos , abcuidantes el muliipliées , se manirestent éneri;i(iuement des phénomènes f^énéraux attestant le transport de l'agent excitant à tous les appareils, puis des phénonK'-nes spéciaux (jui ne permettent pas de douter (pie certains or;;anes soient plus particulièrement modiliés (pie d'aulres.
» Lu même temps que le pouls est fréquent, serré et dur, (pie la peau est chaude et cou- ^erte de sueur, (prune odeur épi^astriqiic brûlante, des anxiétés, des syncopes, des nausées et un peu de délire existent à des dcizrés (jiii varicnl a^cc la susce|)tibililé indi\idutile, les accidens spéciaux (pii frap- [lent le plus sont ceux (jui se manifestent .sur l'appareil urinaire; en second lieu sur les membranes nimpieuses , surloul celle des Noies aériennes ; cnlin, plus raremeni, sur lo système nerveux des membres. Les premiers se ré\ c'eut par une douleur et une chaleur considérables dr- la rc-^iou lombaire, principalement aux points (pii corresp(ui(lent aux reins, ainsi (pie de la région épi^astritpie , celle-ci douloureuse à la pression , h'Kpielle détermine, comme dans la cystite ai^iié , du ténesme vésical, des douleurs dans l'urètre d de la slrant,Mirie, puis de l'ardeur en urinant, de la dysurie, une cuisson vive, quehpiefois iiiKî véritable u; et; île ; i\i'9< urines raies, roupes, Siin;;uiiiolentes même, des érections douloureuses: assez souvent, |)ourlani, les urines sont faciles, incolores et très abondantes. Les membranes miupieuses se sèchent comme dans II première période d'une alTeelion calanhale, elles sont iiiject('es , luiiiides et chaudes, il y a frétpieuiiueiil un herpès labi.ilis, de.i douleurs sous-sternales ;^ra\ali>e» et des picotemeiis de la trachée, comme dans le commencement t\os bronchites; les sujets onl été vus rendant des crachats striés de sarij:: la peau se trouve quehpieCois souilainemenl rou^iie |)ar des pla(|ues érylhéiiia- IcMses, Nésiculeiises ou papiileiises d'une, existence Ires éphémère, comme après l'in- ^e»ti(Mi de certains mollus(|iies ou cruslacés. Oiiant à l'efTel ipii est éjirouvé dans (pielipies cas |)ar le système nerveux des membres, il consiste en une sensibilité exipjise, surtout dans les exlrémilf'S inférieures ; un endolorisMMiienl péneral de ces parties, mais existant plus piirliculiéremenl sur le trajet des t'rus troncs nerveux. Une céphalalgie des plus
vives et persistant Ion? temps après la eessatioii de tons les .mires cIlVls est aussi un des résultats les pluseonstans de l'adininislratioii un peu prolongée de la térébenthine. Tous ces phénomènes , qui indi(|uent une aetion irrilanie particulière sur les systèmes désignés , sont d'autant plus rnar(|ués que ces
systèmes ^ trouvent déjà dans un état de douleur et d'irrilation. Il est bon de se raj)pcler aussi que, dans un assez prand nombre de cas, des individus n'ont éprouvé aucune espèce d'eilet physio!o<;ique, ni local, ni général, ni spécial, de l'int^estion de ÔO, de (>0 et même de 00 grammes d'huile essentielle de térébenthine. » {Traite de iliér. et de mat. mcd., t. I, p. 414.)
Passons aux applications thérapeutiques.
Emploi interne. La térébenthine a été donnée avec avantage contre les alTections catarrhales, aiguës et chroniques. Son efiicaeité contre la cystite chronique est telle, qu'on peut avancer que, si son emploi bien dirigé ne guérit pas toujours complètement cette alTeciion , elle le fait à peu près dans la moitié des cas , et qu'elle améliore presque constamment l'état du malade, même dans les cas de catarrhes symptomaliques de la gravelle, des calculs urinaires, des autres corps étrangers venus de l'extérieur, des rétentions d'urine par paralysie de la vessie, etc., des alTections de la prostate qui irritent la membrane muqueuse vésicale, etc. On ne doit pas abandonner l'usage de la térébenthine, car ce moyen est utile à titre de palliatif.
S'il existaitquclquessymplômes d'état aigu, on ferait sagement de ne commencer l'emploi de la térébenthine qu'après celui des saignées générales ou plutôt locales proportionnées à l'intensité des accidens, et après avoir usé quelque temps des bains généraux prolongés, des fomentations émollientes , des boissons abondantes émulsionnées, camphrées et ni- Irées , etc. 11 est bon aussi de tâter la susceptibilité des malades en commençant par prescrire quelques boissons qui ont une action analogue, mais moins énergique : telles que l'eau de goudron ou l'infusion de bourge-ons de sapin, ou des baies de genièvre. En raison des effets vioiens que peut produire la térébenthine chez cf^riains sujets, il est prudent de débuter toujours par de faibles doses qui peuvent sutTire dans beaucoup de cas. Une autre précaution importante est de n'en pas discontinuer l'usaiie dès que les urines ne contiennent plus de matières catarrhales ou purulentes, mais de poursuivre cet usage pendant plusieurs jours et même quel(;ues semaines à doses successivement décroissantes ; car rien n'est plus commun que les récidives du catarrhe vésical si ce n'est celles du catarrhe urétral.
Il n'est pas trop rare de voir, sous l'influence de l'aclion de la lérébcniUine, surve-
TEHEIJENTHINE. UH
nir une exaspération i\\i catarrhe chroni(piede la vessie, exaspération (|iii soit (;\(c>sive , dis[)ro|;ortionjiée et qui ne cède pas au bout de peu de jours comme cela arrive dans le plus grand nond)re de cas : cette circonstance, lors<|u'elle se montre, exige que l'on suspende aussitôt l'usage du médicament, et que l'on soumette le malade aux boissons émollientes, acidulés ou 1res légèrement aromatiques, aux bains généraux et même aux applications de sangsues sur l'hypogastre. Du reste il faut convenir qu'avec l'emploi graduel , opportun et sagement ménagé des préparations de térébenthine ou d'autres agens analogues on a peu à redouter cet inconvénient, et que, d'ailleurs, ce dernier n'est jamais grave et se dissipe avec facilité. L'emploi de la térébenthine n'est pas même con- Ire-indiqué par cela qu'on aurait acquis la grande probabilité que la membrane muqueuse vésicale est ulcérée, et que c'est de la surface de ces ulcères que s'écoule le pus qu'on retrouve dans les urines. Une observation directe et l'analogie de ce que produit l'application immédiate de la térébcnihine sur les ulcérations qui sont apparentes dans d'autres régions de la peau et des membranes muqueuses, sont bien sullisantcs pour démontrer que cette contre-indication est mal fondée.
Bien que l'état chronique du catarrhe pulmonaire soit avantageusement modilié par la térébenthine, on préfère généralement à cette substance quelques composés et surtout certains médicamens résineux balsamiques.
Les cas de cette nature où elle serait bien indiquée sont ceux des vieillards alfeclés de bronchorrhée mucoso-purulente, chez lesquels il n'est pas rare de voir la quantité des matières expectorées s'élever jusqu'à 1 litre et plus dans les vingt-quatre heures , et cela presque sans toux , sans aucun symptôme d'irritation, avec une membrane muqueuse souvent épaissie mais plutôt décolorée qu'injectée, une dilatation partielle ou générale des bronches, etc.
La térébenthine a arrêté les diarrhées rebelles, asthéniques et entretenues par des ulcérations superticiellesde la membrane muqueuse intestinale : la vive irritation que suscite le contact de celte substance avec les points malades est propre à décider leur cicatrisation.
On a quelquefois donné avec succès la térébenthine dans les blennorrhécs et les leucorrhées ; mais, en général , son efl'et y est plus incertain que celui de loléo-résine de copahu : aussi est-ce généralement à ce dernier agent que l'on a recours dans les cas de ce genre.
C'est dans les névralgies que la térébenthine montre sa plus grande ellicacité. Cheyne et Pitcairn cités par Culhm ont commencé à la préconiser contre ces douloureuses affec-
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lions, surtout contre la sciatique. Chez nous, il y a plus de ^i^L'l ans (juc INI. UocimiiT a employé son c^senoo <l;ms la n(^vr;ilt,MO fonioro |)opiit('(' : los résultats oblenns par ce célèbre prilicien ont clé d'abord eiirciiistrés dans la llicse do M. Martinet, on IslS. Ce médecin , en décrivant les effels immédiats de l'essence de lérébenlbine dans les névialpies siiali(]iies, sknale, outre les pliénomencs ordinaires (pie |)roduil ladminislraiion de celle substance , une clialcur ac( omiiaiinée de sueur dans les membres abdominaux, particulièrement dans celui qui est le sié:ze de la névralgie, et plus encore le Ion? du trajet du nerf malade. Cullen avait déji observé ce fait cl n'avait i)as bésité à ailrd)uer à celle particularité l'cnicacilé de re>sence de lérébenlbine. Morne, (pii employait beaucouj) cet afienl Iberapeuliiiue contre les douleurs névral;.'i(pies cl rhumatismales des membres, en attribue tous les ellels à celle action ([u'il nomme topique.
Daprès !M. IMarlinet, c'est dans les névral'^ifs sans altération du nerf (pie l'on obtient le plus de succès, et i)articuli('remenl dans celles qui sont idiopalbiques et permanentes ; toutes cluises égales d'ailleurs, plus les caractères névral^'i(]ucs sont bien dessinés, plus les douleurs sont n ives, (piels qu'aient été les mar)(pi('s de succès par (laulrcs moyens, plu*; les ( bances sont favorables. C'est daix les néNralL'iC'^ des extrémités iiiférifures et dans 11 sciali(pie plus spécialement, (]ue ce niédicanient semble conbrmer sa supériorité; cepcnijani des observations prouvent (pu; l'on peut en retirer do grands avanlafzcs dans les né\ralf.'ies des extrémités su|)éri('ures , alors luériie (pi'il y aurait itaralysie. Dans tous les cas, si, au bout de buil ou dix jours d'usa;:e, celte nu'îdication n'a pas amené de résultai avanlapcux, il ne faut plus rien en attendre, et il est indispensable de recourir à d'autres moyens de traitement.
Outre les succès obtenus par ]\T. riécamier, M. Dufuur a publié des expériences sur le mémo objet: de sept malades traités par lui, six ont été guéris licureiisemeni et proinplement sans que resseucc de lérébenibuie ait exercé d'action pur;:alive. ou siidorirniue. ou diuréti(pie. .M. île l.aro(pie a etnplojé aussi le mémo mo>en, et avec un éL'al av.mta*^''', car il a fait cojmallrc douze ou (piinze cas de réussite.
On l'a prescrite dans le tilanos. W. Toms n tait connaître un cas où l'essence lit cesser assez proiiiptement les contractions nnisculaire^, après av(<ir provo(pi('' des Miini-iseuwns nbondans et des selleg copieuses, j.e tri-miis reparut ipiairo fois, et cluKjne fois le nu'iue moyen lelii disparaître. Le doeleiir IMiillipsa xti. sous ri nfliience de ce médicament, des convulsions Molenles se dissiper comme par en- (bantcment {Mnl. rli,r. irans., l. vi, p. (J')