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;m. Lucas et par M. Aniiissat , rOussit an contraire sotivent , sans exposer à aucun (langer véritable, à rendie la parole plus facile , à delruiie en partie cerlaines variétés (lu bégayemenl ;
S' Que la section des génio-glosses , près de leur attache à la mâchoire, réussit (piehpiefois d'une manière presque complète, reste souvent ?ans aucun succès, et (jue souvent au>^si elle se borne à diminuer manifestement rintirmité.
>' Iicste à savoir si les faits se sont présentes sous des couleurs dillerentes aux autres praticiens. A en juger par ce (pii a été écrit, et parce «pie j'ai |)u voir de mes propres yeux , la glossotomie n'a pas plus fait merveille ailleurs (pi'à riiùpital ('e la Charité. En effet M. l'hillips, rpii l'a mise le premier en usage à Paris , écrit {BuUct. de thirap., mai 1841) qu'elle est fort dangereuse , (ju'elle ne réussit pas plus de. cinij fois sur cent. M. Jobert m'a (lit n'avoir réussi (ju'une ou deux fois sur vingt; M. ÎNlonod avoue (jue son malade n'est pas guéii , celui de IM.
l\oux bégaye un peu plus (|u'a\iparavant, et .M. Paul (iU<Msant dit en avoir opère 14 sans en av(/ir guéri un seul: IM. Colouibat, (pii en a opère 8, n'a pas ete jilus heureux. Un médecin distingué de Lyon, M. I.evrat aiiié , m'a dit, le 5 juin, (|iie les nouihreux bègues o[)erés dans celte ville allaient , les uns bien , les autres passablement , le |)Ius grand nombre comme avant l'opération, lleste la praii- (jue de deux operaleius «pii , (Paprès leur dire, n'iuii aient eu aucun in.->uceès, tous leur-i mal.id', s seraient guéris... Il e.>.l donc evidcut (]iie le- opei'aliruis pratiquées pour reinedier <iu lieg.iyruieiit n'ont réussi jusqu'ici que très inq)uf,iileinent, et (pi'elles ne sont pas sans danger , pas plus sous l,i direetioii de ]M. .Nmuss.ii (pi'entre les n)ains dt s auln-s chirurgiens .. Les bègues sont les premiers à se faire illusi(Ui ; vous l«s entendez tous (hre «piiis ne bégayent plus, qu'ils parlent avee la plus entière liberté, qu'ils sont C()uq)leteu)pul guéris, (|in)i que leur infiruiité n'ait ete <pie medioeremeiit alfad)lie II n'est pas juscpi'a cnix (pli restent au moins aus'-i bègues «pi'avant l'opération , qui ne Menue ni vous dire avee une as>«uranep iuqx'riurbablc , <jiji a (juclquc chose do i)ounon, que leur
OMIK.
parole est devenue libre, qu'ils vont beaucoup mieux, Piis dans certains momens, ils prononcent en effet, sans hésiter sur les mots , certaines phrases isolées qu'ils ne pouvaient pas prononcer auparavant ; si bien qu'en les examinant de la sorte on peut très bien croire (ju'ils sont guéris, ou presque guéris. Si j'avais voulu rédiger mes observations dans un pareil espiit, sur 17 opérés j'en aurais 12 de guéris : et 4 de manifestement soulagés car il n'y en a aucun qui avoue être aussi bègue (ju'avant l'opération... Au sur()lus , les faits constatés en Angleterre ditlèrent fort peu de ceux qui ont éié recueillis eu b'rance. » (Velpeau , yHuuiL de la chir. franc, et èlraug., juin lS41.j