‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiques (volume 2)Chapitre 126 sur 143 · TOME VH · texte numérisé non relu

TOME VH

ICULE.

une déchirure d(^ la luniipie albuginée traverser le scrotum ulcère et venir former une tumeur à la surface des boursesc'est cette affection, déjà signalée par Samuel Cooper dans un ouvrage ayant pour titre First Unes of pract. of surg.^ p. 599,queI\L\ViHiams Lawrence a décrite sous le nom de fongus du testicule dans un Mémoire qui contient des détails fort inléressans sur les alléraiions anatomiques, les symptômes et le traitement de cette maladie. Parmi les neuf observations données par l'auteur, j'en choisirai une qui résume les points principaux de l'histoire générale de la maladie ; quelques remar(pies dont elle sera l'objet suffiront pour en com[)léter la description. " Williams Cable, âgé de quarante deux ans, fut reçu à l'hôpital au mois d'août 1804, cinq mois après avoir reçu sur le testicule un coup q>ii lui causa une douleur extrêmement vive pendant une demiheure, et laissa après s'être dissipée une sensation sourde, désagréable. Au bout de trois semaines, le testicule commença à se gonfler à sa partie supérieure et continua à augmenter de manière à former en cet endroit un gros nœud... » Le scrotum senflanima, « s'ul.éra, et il en sortit un fongus, sans aucun écoulement de pus. Lorsque le malade fut admis à l'hôpital, le testicule parut double de sa grosseur naturelle ; il était dur au toucher : il y avait près du sommet du testicule un fongus qui formait une saillie légère et qui semblait

naître de la glande même On jugea

convenable de faire la castration, et son exécuiion mit à même d'examiner la nature de la maladie; le fongus lirait son origine de la partie supérieure de la substance glandulaire du testicule, et la moitié en avait conservé l'apparence et la structure naturelle. » (Traduction du docteur Bosquillon , Journ. gcn. de mcdec.

et dechir..^ t. xxvi, p. 430.)

» Dans l'observation que je viens de citer, continue M. Bérard, la maladie parut avoir pour cause une violence extérieure qui produisit une contusion de l'organe ; c'est, en effet, la cause la plus ordinaire : cependant on Ta vue survenir à la suite d'une orchile blennorihagique, d'autres fois sans cause appréciable.

?> Q)uels sont les symptômes qui accom-

4nc

pagti.'iif nt le goiilkMnrnt du toslicule qui jje InnIli^e^ita au bout de trois spinaines? La tumiTaclion provoque ordiuaironient des douleurs très vives dans le prineipe; rll(î est très dure au toucher .- peu de temps après, le scrotum s'amincit et s'ul- C'-re ; mais l'ouverture ainsi formée , au lieu de fournir du pus, donne passage à un fongus plus ou moins saillant, quelquefois [)c'(iiciilé , de consistance ferme, saignant larcment, gcneralemcnl insensible ; les tégumens environnans et le tissu cellulaire s'endurcissent, ce (jui augmente l)eaucoup le volume de la tumeur; la douleur se ciissijje, le dégorgement Js'opère. Dans cet elat , la maladie est indolente; elle tend à rester stalionnaire et ne pré- .sente cependant aiicun mauvais caractère : il semble alors (jue le fongus ne s'oppose plus à la cicatrisation que comme un corps étranger interposé entre les lèvres de la plaie qui existe au scrotum.

» On voit , par l'exemple que j'ai cité, que la dégénérescence fongueuse peut affecter une partie seulement de la glande, le reste étant p.u'faitement sain ; d'autres fois elle Tenvaliit tout entière, connue dins la deuxième ol)>ervation du IMémoire de Lawrence. Dans un ras où l'auteur plongea dans l'eau la masse fongueuse (pii avait été extirpée, il lui vit prendre au l)OUt de (pubpies jours exactement l'aspect des canaux llexueux (pii constituent la substance gl.uidulaiie du testicule; dans d'autres c;fs, il a vu distinctement la conlinuile entre la partie saine de l'organe e\. la masse fongueuse.

n M. Lawrence pen^^e que la maladie abandonnée a elle-même guérit sans le secours de l'art; mais cette giiérisoii devant se faire attendre fort long -temps, on peut pour la liàler enlever la tumeiuav«c le bistouri, les ciseaux, ou la ligatiUT si son motle d'adhérence le permet. Dans certains C3s, l'excision de la |»artie exubérante ^'est (aile sans causer de sonf franc" a>i malade; d'autres fois elle fut ires douloureuse : la même chose fut observée dans l'application de la ligature; peut-être cela tient il à ce (pi'une portion sauie de la glande se prolongeait dans la ba-e, de la tumeur, .le ne vois, <lit M. Lawrence, " auciiu motif j'our prali(pier la cusli-alvon dans une maU'lie cpu ne peut

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exposer le malade au plus léger danger dans aucun temps de ses progrès, ni jamais avoir de suite fAcheuse. »

» On peut aussi employer, pour détruire la tumeur, les escharoticpies ; il arrive alors quehjuefois (|ue la tumeur semble se reproduire après qu'on l'a détruite, mais cela ne s observe qu*a[)rès les premières applications du causti(|ue. Dès (jue la tumeur est déprimée au niveau de la l)eau, il se forme une cicatrice enfoncée, qui adhère à la partie du testicule qui n'a pas été détruite.

» Ou peut rapprocher de ces fongus du testicule ceux qui prennent naissance sur la tunifjue albugiuee. » (A. herard, loco cit., p. 50 et suiv.) /-'. Kystes , hydatides. [r. ces mots.) (r. Spcrmalocéle. Sous ce titre, les auteurs anciens ont décrit une maladie qu'ils considéraient comme le résultat d'mie dist( nsion du testicule et de Tépididynie , distension ])roduite par la liqueur séminale arrêtée dans ses conduits. Les observateurs modernes ne pensent pas que le s[)erme puisse s'accunmier dans le testicule en assez grande quantité pour en produire la distension mécanique ; il leur parait plus probable (jue la rétention du sperme n'est que la cause déterminante de la maladie, et qu'elle donne lieu à un mouvement fliixionnaire analogue à celui (pii forme la première [)eriode de l'orchite aiguë.

Les causes de cette affection sont un obstacle physiipie au cours du licpiide spermaiique , un euq)êchement subit ou une interruption bru'^cpie de l'ejaculalion, une érection long-temps prolongée et de vn)lens désirs vénériens qu'on ne peut satisfaire, etc.

Le mal débute brusquement; il s'annonce par un gonllement des testicules et des cordons spermati(jues accomj)airné d'une douleur lensive extrêmement violente. OrdinaireiDcnt les deux testicules sont simultanément alfeclés; il y en a pourtant un «pii l'est plus que l'autre. La station debout est pénible ; les malades ne jx'uvent marcher (pie courbes et en soutenant leur scrotum avec la main. La |ieau des bour<e»; devient tendue, rouge et chaude ; tantôt les. testicules sont fortement relevés vers l'anneau, tantôt ils

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sont soulevés par intorvallef? par les coiitractioiis spasmo(li([iie.s du muscle crémaster. La durée et la marclie de la maladie varient : eiiez (juelques sujets, elle se termine par une éjaculation spontnnée ou par le seul elFort du repos ; chez d'autres, elle prend le caractère d'une véritable orchite et en parcourt les principales phases.

Le pronostic du spermatocèle est peu grave. Les indications thérapeutiques sont positives. L'émission du fluide spermatique fait disparaître presque immédiatement les accidens. A défaut de ce moyen, le repos, les bains froids, des applications déglace, quelques saignées locales, la suspension des testicules, telles sont les ressources dont on fera usage , en ayant soin de les combiner d'après les règles que nous avons tracées en traitant de Torchite aiguë.

Farices du testicule. C'est une maladie extrêmement rare. M. A. Bérard en a rapporté dans sa thèse une observation publiée par Brodie.

James Adams, âgé de vingt et un ans , fut reçu à l'hôpital Saint -George le 2 avril 1817. Les veines du cordon spermalique gauche, ainsi que celles du testicule du même côté et principalement les veines qui se rendent à la partie postérieure de Lépididyme , étaient variqueuses et formaient une espèce de peloton dans cette partie. La tumeur variqueuse , peu volumineuse, était le siège de douleurs qui survenaient surtout le soir. Des ventouses et des lotions réfrigérantes ayant été inutiles, Brodie mit à découvert la tumeur, qui était d'une couleur pourpre et avait le volume d'une fève, et l'incisa d'un coup de bistouri. Elle s'affaissa dès qu'elle fut ouverte et donna lieu à une légère hémorrhagie veineuse; on ap[)liqua sur la partie des compresses imbibées d'eau froide , et l'on maintint l'ouverture libre pour faciliter l'écoulement du sang et en empêcher l'inliltration dans le tissu cellulaire ; la cicatrice fut parfaite en cinq semaines, et il ne resta au point où l'incision avait été faite qu'un léger endurcissement non douloureux. ( Arch. gén. de méd., t. XIII, p. 5G0.}

Névralgie dutesiicule. A. Cooper, qui

teHicule doulourevœ ^ irrilalte tesiis , en a {)réscnté un tableau exact «jue nous croyons devoir faire connaître. « C'est , dit-il, une maladie très douloureuse et extrêuKiment didicile à guérir. .Sa présence se traduit par les symjitômes suivans : le malade présente une sensibilité anormale dans une partie du testicule et de l'epididyme. Ces organes sont excessivement douloureux au loucher, ain.si que dans tout exercice; ils sont extrêmement impressionnables par rinlluence des changemens atmosphériques. La sensibilité des parties malades s'cxa'^^père par intervalles à un si haut degré que le contact le plus léger produit une souffrance intolérable. La douleur se propage jusque dans le dos et dans la région des reins ; les simples déplacemens du testicule et la légère pression qu'exercent sur lui les vétemens pendant la marche causent une telle souffrance (jue tout exercice devient impossible. Le malade est obligé de chercher du soulagement en reposant continuellement sur un sofa ou en restant au lit. Le testicule n'est qu'un peu gonflé : il n'est pas également douloureux dans toutes ses parties ; mais il y a un point où la sensibilité anormale a son principal siège. L'épididyme et le cordon spermatique présentent la même exagération de sensibilité , et, si l'organe n'est pas soutenu, la souffrance devient presque intolérable. Dans le décubitus dorsal, le malade est obligé de se placer sur le côté opposé à celui du testicule malade ; sans cela, il ne pourrait goûter aucun repos. Il ressent des douleurs dans l'aine et dans la cuisse du même côté ; le testicule du côté malade fait éprouver une sensation de pesanteur et de plénitude plus prononcée que le testicule du côté opposé. Parfois les mouvemens produisent non-<eulement une douleur instantanée, mais encore une exaspération considérable des accidens , exaspération qui persiste plusieurs heures encore après l'action de la cause qui l'a provoquée. La piession de la main qui explore l'état du testicule détermine une vive souffrance et laisse le testicule encore plus sensible qu'auparavant. ]I se manifeste du côté de l'estomac une susceptibilité extrême et qui va jusqu'à déterminer a décrit cette affection sous le litre de | le vomissement. Le testicule douloureux

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est une alTcclion qui dure fréqucmmpnt i caniens narcotiques. Un hon médicament pendant plu-ijcurs semaines, quelquefois i comme narcoticjue, c'est la ciguë, que Ton pendant plusieurs mois; elle peut même ' administre à la dose de trois grains avec

se prolonger pendant plusieurs années ; et si dans certains momens le malade croit que la sensibilité, un peu amoindrie, lui permet de se hasarder à reprendre ses habitudes, le défaut de précaution dans son attitude et dans ses mouvemens renouvelle ses premières soulfranres. Cette maladie cause un tel abattement moral , un tel degré de soutlrance physique , et prive si com[)létement celui qui en est atteint de toute jouissance, de l'exercice de toute profession, le réduit à une telle impuissance , qu'il n'attend de soulagement que d'une opération. » (A. Cooper, lococit., p. 440.)

C'est encore dans l'ouvrage d'A. Cooper (pie nous puiserons les indications thérapeutiques.'*

'« Le cliirurgien doit 6tre guidé par deux principes dans le traitement de cette maladie ; l'un consiste à augmenter le Ion du système nerveux, l'autre à diminuer l'irritation constitutionnelle et locale : ces deux objets sont remplis par des moyens généraux et locaux. Les divers médicamens à laide desquels on s'est efforce de remplir la première indicaiion sont les suivans , en considérant l'airection comme analogue au tic douloureux.

» La quinine <à hautes doses ; la plus grande proportion dans laquelle je l'ai vue aduiinistrfr est de vingt-(pialre grains dans un jour, par fractions de huit grains à la fois. De fortes doses de quinquina ont produit d<' bons cITct'^. comme le docteur Keriison l'a dcmontréî dans le cas de lord C... , auquel j'ai doiwié des soins avec lui. Le fer à Pefat de carbonate, ta hautes doses , a été utile dans |»lusi(Mirs cas. La liqueur arsenicale m'a paru plusieurs fois très rfTicace, quand la maladie offrait le type uitermitt^iit à [jcriodes régulières. L'ammoniaipie a hautes doses , combinée avec le raniphre , a qu('|(|ur fois nno heureuse influence. Le vin, l'eau devie et les autres liqueurs .«^pirilueuses peuvent adoucir la violence d'un acres; mnis consécutivement, ils eu favori-^ftit le retour, et même m augmentent rintensité.

On a essaye de diimnuer l'irritation du sysltine nerveux à l'aide de divers mcdi-

un grain d'opium et un demi-grain d'extrait de semence de stramoine, deux ou trois fois par jour. La belladone à la dose d'un demi- grain à trois graiiis. La jusquiame peut être donnée à haute dose.

L'opium sous la forme de gouttes noires , la liqueur d'opium sédative , ou l'extrait ou la teinture d'opium. Le calomel , l'opium et l'antimoine peuvent être donnés dans diverses combinaisons , si les sécrétions du foie et de la peau sont altérées. L'application locale de l'extrait de belladone a été quelquefois utile. L'opium et le camphre en frictions sur la partie malade ont produit quelques améliorations.

Quel(]uef()is l'emploi de la glace a procuré la guérison. La guérison peut être aussi obtenue en irritant la peau dans le voisinage de la mal.'.die , par exemple par l'application dans l'aine et sur la cuisse d'un vésicatoire , dont ou entretient la suppuration au moyen du cérat de sabine avec l'opitnn. L'applieation de la teinture d'iode jus(]u'à ce (ju'elle |)roduise une irritation considérable de la peau , a été en)|)l()yée avec de bons effets. L'acide pyroligneux ])eut être appliqué sur le scrotum ; mais il exige beaucoup de surveillance , car il est très irritant.

» Lorsque la maladie de|)end d'une affection organique du cerveau, on ne peut espérer qu'une amélioration des symptiV mes; mais si elle était liée à la lésion dun nerf en particulier ou au trouble de tout le système nerveux , elle est en général susceptible de guérison....

» Il y a des cas où tous les moyens indiques parla science et rex|)érie!ice n'ont aucun succès ; alors le malade uisiste pour qu'on lui enlève le testicule » (A. Cooper, /'>ro r?7., p. 4Î5). Ce chirurgien dit avoir pratique (piehjuefois celte opération avec un pN'in succès.

Jlrofiliic du tcsiiculc. " Un testicule ou méuu' tous les deux, dit Hoyer, peuvent diminuer de volume peu à peu et même disj)araitrp entièrement. Cette maladie , à laipielle on a donne le nom d'alrojthie du testicule, peut dépendre de [)lusieurs causes. Chez les enfans attaipies du hernie , la compression du cordon

TESTICULK.

spcrmatique par des bandages mal faits , a produit quelquefois une telle diminution de volume du testicule, que cet organe iréfait pas plus gros qu'un pois. Le même effet a eu lieu dans des cas de hernies scrotales non réduites , probablement par la pression constante de rinlestin sur le testicule. On a vu dans une hydrocèle, cet organe réduit presque à rien par le refoulement de Tcau. La suppuration du testicule est presque toujours suivie de son atrophie, surtout lorsqu'on s'est mépris sur la nature de la substance que Tulcère fournit à chaque pansement, et qu'on a tiré les vaisseaux séminifères en croyant n'enlever que du pus mal lié , ou des débris de tissu cellulaire. L'atrophie du testicule succède quelquefois , mais rarement , à la simple inflammation survenue spontanément, ou causée par l'irritation de l'urètre : le testicule devient gros , douloureux, et commence ensuite à diminuercomme dans la résolution d'une inflammation ordinaire; mais cette diminution ne s'arrête pas. Lorsque l'organe est réduit à son volume naturel , il devient plus petit, se rapetisse encore , et disparait entièrement. On a vu quelquefois le testicule se flétrir et se réduire presque à rien à la suite de l'application longtemps continuée des topiques astringens et résolutifs , pour remédier à la dilatation variqueuse des veines spermatiques. Dans tous ces cas, la cause du dépérissement du testicule est évidente ; mais on a vu ces organes se flétrir et disparaître tout à fait sans aucune maladie antécédente et sans cause appréciable. L'atrophie d'un seul testicule ne nuit point essentiellement à la virilité; mais lors(pie les deux testicules sont atrophiés, les hommes sont inhabiles à l'acte de la génération.

<« On ne connaît aucun moyen propre à arrêter les progrés de l'atrophie des testicules. Le mercure, la ciguë , les bains froids, l'électricité ont été tentés sans succès. » (Boyer, loco cit., p. 204.)

Ossificalion du testicule. C'est sans contredit une des plus rares altérations du testicule. Nous ne parlons point ici des concrétions osseuses ou calcaires qu'on rencontre quelquefois dans les enveloppes de cet organe ou au centre de tumeurs squirrheuses ou encéphaloïdes , mais bien

de l'ossification, de'la dégénérescence calcaire du testicule lui-même , dont on trouve quehpies exemples authentiques dans les annales de la science. Lorsque l'organe sécréteur du sperme est ainsi transformé, il est évident que toute médication , tout to()ique serait impuissant ; il n'y aurait , si on voulait agir , qu'à pratiquer l'extirpation de la tumeur.

Castration. « Dans l'acception la plus rigoureuse du terme , c'est l'ablation des deux testicules , de quelque manière et dans quelque circonstance que cette ablation ait été faite. IMais oubliant le sens naturel de l'expression , fort souvent on désigne sous le nom de castration l'ablation d'un seul testicule , surtout quand cette ablation a lieu par une opération chirurgicale. De là résulte la nécessité de distinguer la castration en complète et incomplète, ou bien en castration proprement dite et demi- castration. Comme opération méthodique , comme dernière ressource de la chirurgie dans plusieurs maladies du testicule ou de quelqu'une des dépendances immédiates de cet organe , la castration est bien plus souvent incomplète que complète ; il est plus ordinaire qu'on la pratique d'un côté seulement que des deux à la fois , ou même successivement et à deux époques différentes. » (Roux, Dict. de méd., 2* édit., t. Yi, p. 474.)

jXous avons indiqué dans le cours de cet article quels sont les cas dans lesquels il convient de pratiquer cette opération , et quelles sont les circonstances qui paraissent favorables. Le passage suivant, que nous empruntons à l'ouvrage de M.

Bégin, complétera ce que nous avons déjà dit à cet égard : « Applicable seulement aujourd'hui aux cas où les autres moyens de traitement ont échoué, dit ce chirurgien , l'ablation méthodique du testicule ne peut être pratiiiuée qu'autant que la maladie est entièrement locale. Il est indispensable que le cordon testiculaire soit souple , exemiit de tuméfaction, de dureté et d'engorgement, ou que, du moins, ces altérations soient tellement limitées que le chirurgien ait la certitude de porter l'instrument audessus d'elles, dans des parties saines de la lige séminale. Avec plus de sévérité

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encore devrait- on rejeter toute idée d'opérer î^i le bas-venire, la région iliaque et les lianes n'étaient parfaitenieiit libres, exempts de tuméfaction , et si des enj^'orjreincns lyinplialiiiues s'y fai-^aicnt sentir. On ne doit pa> oujjlier qu'assez souvent ces lésions secondaires existent, encore i]\\c le cordon, parfaitement sain, paraisse teMioii:ner de rah-cnce de toute funeste complication. » (Hei^in . loco n7., p. 540.)

J'rvcrdê opcraloxrc. lelle ([u'on la pratique aujourd'hui , l'ablalion du testicule conqiretid trois temps distincts : 1° l'incision des enveloppes et l'isolement de la tumeur; tl" la section du cordon et l'application i\Gs moyens liémoslalitpies; 5° le pan<enuM»t.

i» Incision des t('(jumens^ isolement de la tumeur. « Lorscpie les tei:uiiiens, restés sains, dit !\I. ^'cl|H'au , n'ont pas contracté d'adhérence intime avec la tumeur, et (ju'elle a peu de volume, il est inutile d'en exciser un lambeau. Au reste, la division [)!Mit eu être faite i)r(S(pie iiuliireretnment , rn commeiiçuit par en fonncr vn repli, ou bien en ;ii,Mssaut de la peau vers les parties profondes ^ connue le font la plupart des motlernes. De toute inanière , il faut (jue cette incision se prolonge un peu au-dessus de l'anneau et descende jus(prau b.^s du scrotum. (^)uoiqu'il y ait un peu moins d'avantage à tendre de la main gauche les tegijmeiis sur le devant de la tumeur, pendant qu'on les divise , que de l'embrasser par sa face postérieure, comme le veut Dupuytren , ceci n'en est pas moins nne simple aiïaire de goût bi^n plus que de nécessite. Une fois que la peau et les couches qui la doublent sont incisées, rien n'est plus facile que d'i-oler, à grand.s traits , le testicule, soit avec les doigts , soit avec des ciseaux, S'il , c»' *jiii (v-t inCmimenl mi( ux , avec le l)i>^loiiri couNexf, jusqu'à ce que l'on ait parcou'U lonti^ la circiinfcrenre. Pour c<da, l'aide s'cnqiare d s Icvrc-^dc la plaie pendant que , d'une main , l'opératMir sai-it la tumeur , ou réciprorpicnicnt , afin d«* tendre \r^ parties , de b-s ccarter d.ui^ le l)ut convenable , et d'en deiruire les adhérences avec le bistouri conduit de l'autre niain. I.a «rule |)re.-aii'iou qu'il ail à prendre , c'est de ne pas |)orfer lin^lrument trop près de h verge o\i de la cloison des

dartos, dans la crainte de blesser l'urètre ou le testicule nu côté opposé.

<( ^ombre de chirurgiens veulent qu'on se comporte toujours ainsi , quel (jnc soit le voinme du sarcocèle, quand la peau n'est pas malade. A cela il y aurait des inconvéniens réels : la méthode qui veut qu'on enlève une |)ortion de peau eu nu'Mue temps (jue le testicule dès (pie le volume du cancer dépasse certaines limites , est incontestablement préférable. Alors une incision elliplicpie, (pu se prolonge, comme la précédente, jus(iu'au-dessus de l'anneau , et juscpi'a la p irtie inférieure des bourses , doit être ]M'ati(piée, et couq)rendre. comme on le devine assez, un lambeau cutané j»lus ou moins large , selon (juc le sarcocèle est plus ou moins gros.

»> Craignant de voir le pus stagner dans le fond de la plaie, voulant éviter aussi tie laisser la cicatrice en avant, ayant cru que les altérai i(uis de la peau se rencontrent plus souvent en dessous qu'en dessus , Auinont a proposé de placer cette incision sur la f.ice inférieure de la lumcur , et non sur sa face antérieure , comme on le fait généralement. Nul doute (ju'on ne puisse, en elfet, se confoiinerà ce conseil , ainsi <pie je l'ai vu faire à M, Houx , et (pie je l'ai fait moi-même; que cette condition ne Sv)it en (pielque sorte de rigueur même lorsque les légumens sont parfaitement sains du ct'ité où on les incise ordinairement, tandis (ju'ils se trouvent altérés dans le sens contraire : mais ne ser<iil-ce |) is une puérililé (jue d'alla( lier de riinportance à ce (pie , après une ojiéralion semblable , la cicatrice soit en arrière pluUH qu'en avant , sous prétexte (ju'idle est plus visible par «mi haut (pie par eu bas? L''ex[)érience a suflisamment prou\e d'ailleurs cpie le pus s'écoulera toujours avec facilite par l'angle inferienr de la plaie en suivant la méthode ancienne ; ensuite, le procède d'Aumont ne permet pas aussi bien que l'autre d'isoler le cordon jusque dans le canal inguinal , il présent(ï, sous ce rap[M)rl , un incon\énicnt grave, à hl point (pie j'ai vu M. l'iOiix se r('p('niir sincèrement de l'avoir mis en usage. » (Velpeau , Med. <pfr. , 'l' edit., p. .-.us.)

♦2" Section du cordon^ applicatio7i des 77ioyt';K<î/ic//}o*7a//(/j(*5. Tous les praticiens

ne sont point d'aocord sur la nianièrc do I»rali(]ucr ce second temps de l'opcralion. Les uns veulent qu'on lie le cordon cl les vaisseaux en masse, avant de pratiquer la section, d'autres conseillent de lier séparément les vaisseaux. La première de ces deux méthodes compte de nos jours le plus de partisans. 11 est pourtant plusieurs chirurgiens, I\L Bégin entre autres, qui la repoussent et qui lui attribuent des accidens graves. « Je n'ai vu lier en masse qu'une seule fois, dit ce chirurgien, et le malade succomba à une intlammation plilegmoneuse développée entre les muscles du bas-ventre, ainsi que dans le tissu cellulaire sous-péritonéal. » ( loco cit. , p. 543). Mais, à côté de ce fait et de quelques autres analogues, on en a mentionné plusieurs qui montrent que la ligature en masse est beaucoup moins dangereuse qu'on ne le croit. Il faut, du reste, ici bien interpréter les faits et ne pas attribuer à une opération des accidens dont un examen attentif et judicieux ne saurait la rendre responsable. «J'ai vu, dit M. Yelpeau , pratiquer la ligature en masse par M. Gouraud, au moins vingt fois dans l'espace de quatre ans, à l'hôpital de Tours; par MM Kicherand et Cloqnet, à Thôpiial Saint-Louis; par ÏM. Bougon, à l'hôpital de l'École, et par plusieurs autres praticiens eneore; je l'ai pratiquée moimême plus de trente fois, et dans tous ces cas, qui s'élèvent à plus de cent, la ligature en masse a été mise en usage sans qu'il en soit jamais résulté d'inconvéniens qu'on puisse raisonnablement lui attribuer » (/oco Cî7., p. 315). Voici, du reste, la manière dont cet auteur a résumé celle discussion : « Les antagonistes de la ligature en masse, dit-il, se fondent, pour la répudier, sur le danger de comprendre dans le même fil le canal déférent , les filets nerveux du plexus rénal qui l'accompagnent, le rameau fourni par le nerf génito crural et tous les autres tissus qu'il n'est pas indispensable d'embrasser; sur ce qu'une ligature pareille doit produire une douleur violente et faire courir le risque de voir des convulsions, le tétanos même se manifestei-; enfin, sur ce qjie le lien est parfois long-temps à couper les p.u'lirs et tarde considérablement à pou voir être enlevé de la plaie. Quelques-uns

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ont ajouté ipie la constriciinu d'une aussi graiidt; qu;uilité d'élémens divers permelirait bientôt au rub.ui de se relàehcr, et (|u'il resterait insuffisant [)Our fermer les artères. A tout cela , on peut re()ondre que l'étranglement iuunédiat ne cause une douleur un peu vive que [tendant une seconde, s'il va jusqu'à rompre la continuité des filamens nerveux et du canal déférent; qu'on n'a jamais vu d'héiiior— rhagie par les vaisseaux ainsi étranglés; que le tétanos et les accidens nerveux ne sont pas plus à craindre par cette méthode (jue par toute autre; que l'individu ainsi traité par I\Ioran'J, et (pji mourut tétanique , dut sa maladie a une tout autre cause; que, d'ailleurs, M. Couronné {/iev. mcd , 18*27, t. m, p. 42U), a publié Tobservalion d'un homme mort aussi de tétanos à la suite de la castration , bien que le cordon n'eût point été lié en misse, m {Loco cit., p. 515.)

Au total, nous dirons avec M. Malgaigne et plusieurs autres praticiens, <iue la ligature en masse doit être préférée.

La tumeur étant enlevée, il reste à s'occuper du pansement.

5° Pansement. « Il importe, plus qu'on ne serait tenté de le croire, au (tremier abord, da rechercher, après l'cnlière ablation du testicule cancéreux, tons les orifices vasculaires susceptibles de fournir du sang. I/aitention du chirurgien doit se diriger principalement sur Tangle inférieur, sur le côté interne et sur la partie supérieure de la plaie. Eu l)as, des rameaux de l'artère superficielle du périnée; en-dedans , des fdets des artères de la cloison; en haut des branches plus importantes des artères génitales externes r telles sont les diverses sources de l'hémorrhagie qui peut survenir. On ne doit pas être parfaitement tranquille au-si longtcmi)S que les artères qui ont fourni un jet durant l'opération, et sur lesquelles on fait placer le doigt d'un aide , n'ont pas été liées. Considérable est le nombre des hcmorrhagies secondaires, inqiiiétanteset même graves, qui ont succédé à des pansemens faits avant leur ligature. Aucune plaie, peut-être, n'expose plus que celle (pii résulte de l'opération du sarcocèle à ce genre d'accident, et en aucun cas le précepte de Dupuytren concernant les

TETANOS.

|iaii.seinens taidifïi, à la suite des opérations, n'est d'une application plus mile.

5' Lors(]iie la plaie, ainsi que les parties environn^iiites, ont été nettoyées du sang qui les sociillait , les bords de la division doivent éire rapprochés. La snlure, conscilk'c alors, et (luelqucfois pratiquée, est parfailenienl inutile. Un linge feuélre, enduit (le cérat ou de styrax, afin de le rendre plus adhésif, sufllt pour opérer un iai)prochement exact; quchpies gâteaux de charpie, des compresses et un suspeusoir, formé, selon le précepte de .M. Larrcy, au moyen d'une cumpresse longue , dont la partie moyenne est placée sous le scrotum et retenue par les sous-cuisses, tandis (|ue ses chefs vont la fixer à une ceinture disposée autour du bassin, con.ipléicnt l'appareil. » (Hégiu, /. c, p. 344.)

Nous teruiinerons cet article en disant avec ^1. Velpeau que, « par elle-même, la castration u'e^^t pas \un'. opération grave; elle cause peu de réaction et rarement la UKjrt. Cependant, si on insiste trop sur la réunion iuuuédiate, elle peut occasionner une inll.uumation purulente, une sorte d'érysipèle phlegmoneux qui, remontant le long du cordon, envahit le canal inguinal , et peut gagner le fascia propria ou le tissu cellulaire périlonéal de la fosse i'.iacpie. llestant sous-cutance, la plilegmasie suit aussi quehiuefois le fa>^ciii suptrprialis et s'épanouit avec luisiu' toute la région iliatpie , de manière à couïprometfre gravement la vie des opères »

(NCIpeau, lar cit., p. 521). Ces remarcjues , dont l'analomie chirurgicale rend parfaileineut compte, doivent être prises en (•(lUsideralion par les piaticiens.

TIITAXO.S, trldiius , rigor, de tôîvo) , j ' l(Mid< ."M lîegiu defuiit cette aireclion : une irritation ii.llainmaloire de la moelle epiniére , delerminant la rigidité , la contraction C()uvul?"ive et peruiaiiente d'une partie ou de la totalité des muscles soumis à la volonté. Tous les auteurs , avant lui , avaieiit fonde leur dehniiion sur l'etat spa^modiijuc apparent dos muscles , inde- ]iendamment de la lésion centrale de la- (juelle depeiul le spasnie.

/'(nicic.<. Le tétanos avait elé divisé en idiopiitliique et symptomatique , distinction mal defmie, t\m ne mérite pas d'être conservée, et doit être remplacée par celle

de tétanos idiopatliigui et de tétanos traumatique. Sous le premier titre seront C()uq)ris tous les cas de tétanos indéj)endans d'une blessure, et dans le second tous ceux, au contraire , qui se sont développés à la suite d'une plaie.

Une division plus ancieime du tétanos est celle qui est fondée sur le siège spécial de la contraction spasmodique des muscles. Ainsi , Ton a admis: 1° le trismus , caractérisé par le resserrement des mâchoires ; Vcmprosthotoiws.^ dans lequel ce sont les muscles de la partie antérieure du cou et du tronc qui sont contractés , de telle sorte qu'il y a ilexion de la tète sur la poitrine ;,5" Vojjistliotoiws, dans lequel c'est absolument le contraire (jui a lieu, c'est-à-dire que , par suite de la contraction des muscles de la partie postérieure , la léte est renversée en arriére ; 4*^ \e plcurosthotonos , lélanos latéral de Sauvages , dans lequel le corps est fléchi latéralement. (vCtte nuance doit être fort rare. i\I. Fournier Pescay en a rapporté un e\enq)le. 5° Lnfin , le tétanos tonique , dans hupiel tous les nmscles étant également contractés , le cor[)s entier forme uno Duisse i)i/lc.rihlc.

D'ai)res Boyer , le Irismus ne devrait pas cire considéré comme une alTectioii particulière ; il le regarde connue le signe palhognouîonique du tétanos, et S. Coi)per fait remai(iuer, à ce sujet, que souvent, en ell'et , l'alfection se borne à ce symp-

tÙUK!.

Une autre division fort importante est celle (pje l'on déduit de la marche de la maladie : à ce point de vue , le tétanos peut-être divise en aigu, chrouiipie et intermittent.

Le tétanos aigu est celui dans lequel les sym[)iùincs se succèdent avec rapidité et sont très intenses. Le cas le plus remarquable de ce genre <'st ci-lui (jui a été raj)por(e par le docleiu' Uohinson d'I^limbourg. Il s'agit d'un nègre qui s'écorcha le ponce avec un morceau de porcelaine , et mourut du tétanos un (|uarl d'heure après ce léger accident (Rees , (ijclopcdia , art. 'J'ktanos).

Dans le tétanos chronique , la marche des symptôuies est lente, et les symptômes eux-mêmes sont peu prononcés, La lenteur de la marche e-t le peu d intensité des

JETANOS.

symptômes so lient nécessairement dans toutes les maladies cliioniques.

Le tétanos intermittent a anssi élé observé. Dance en a rapporté qiiaire exemples. Les accès revenaient rc^Mjliùrement , les membres tlioraciques étaient spasmodiquement flécbis , et les extrémités alidominales dans Texlcnsion. Il y avait de la fièvre , la peau était cliaude , la face vultuense. L'accès était annoncé par de la faligue et de Tengourdissemc nt : il se terminait par des sueurs. La maladie eut une heureuse issue dans les (juatrc cas.

Enfin , les pyrétologisles ont décrit une fièvre pernicieuse tétanique , comprise dans la grande classe des encéphalonerveuses.

Il est une autre variété du tétanos que les auteurs ont décrite sous le nom de trismus nascenthim. «C'est particulièrement sous la zone torride, vers les tropiques, et surtout aux iVntilles, dit Fournier Pescay, que cette maladie sévit avec le plus de vigueur sur les nouveau -nés , dans les huit premiers jours de leur naissance. Le mal di mâchoire se manifeste spécialement sur les enfans des noirs , et se montre très rarement parmi ceux des blancs. Toutefois , ceux-ci n'en sont pas exempts. Dans nos contrées tempérées , ce mal sévit quelquefois sur les nouveaunés de pareils indigènes, et je l'ai observé plusieurs fois depuis trente ans.

Ici , comme dans le tétanos dos adultes , les muscles de la face se contractent les premiers ; les mâchoires se rapprochent , et l'enfant ne peut point saisir le bout de la mamelle de sa nourrice : mais ])ientôt au trismus succède la raideur, la tension des muscles du tronc et ensuite des membres. Dans certaines circonstances le trismus seul est bien prononcé. [Loco cit.)

Étiologie. Nous avons dit que le tétanos était idiopathique ou Iraumatique.

Dans tous les cas, ses symptômes sont les mêmes; la seule différence est dans les causes que nous allons étudier. Mais d'abord, qu'il soit idiopathique ou Iraumatique , il y a une influence générale qui s'applique à tous les cas, et qui consiste dans le climat. Ainsi le tétanos est pour ainsi dire endémique dans les pays chauds. 11 est très rare dans les pays froids, et on le voit rarement dans les liôpitaux de Pa-

ris. On sait que dans les pays très chauds il y a un contraste frappant entre Texlrénie chaleur du jour et le froid des nuits; c'est là une circon^ tance que les médecins de nos armées ont observée en Italie, en Espagne, en Portugal , et qu'ils vérifient en Afrifiue. Cette circonstance a été signalée par Desgenettes, M. le baron Larrey, et tous les auteurs qui se sont occupés du tétanos, comme étant la plus propre à développer cette redoutable alfection.

Causes du tétanos idiopathique. f^ers.

Laurent , médecin de Strasbourg , Lombard , etc. , ont attribué une grande influence à la présence des vers dans les intestins. Pour Laurent, cette cause était la principale; les autres, y compris les blessures, n'étaient que des causes accessoires. Cette opinion de Laurent était fort exagérée. Toutefois, il ne faudrait pas nier complètement l'inlluence des vers sur la production du tétanos. Les convulsions si souvent observées chez les enfans , et dont la nature n'est pas bien dillerente de celles du tétanos , cessent souvent après l'administration de quelques grains de calomel et l'évacuation d'un plus ou moins grand nombre de vers. Au reste, on rapporte des faits qui sont décisifs à ce sujet.

« Chaussier fut appelé, il y a une vingttaine d'années, pour donner des soins à un jeune homme qui éprouvait une forte constipation et de vives douleurs d'entrailles, à la suite desquelles le tétanos s'était développé. Le médecin ayant administré une potion composée dhuile de ricin et de sirop de fleurs de pêcher, il en résulta des selles copieuses qui entraînèrent un ver énorme, et le tétanos cessa aussitôt. » (Fournier Pescay, art. cité.)

Froid. L'influence du froid sur la production du tétanos a été saisie depuis long-temps , comme on peut le voir par les aphorismes suivans d'Hippocrate :

« Le froid cause des convulsions, le tétanos , des taches noires , des frissons fébriles.

n Le froid est l'ennemi des os , des dents, des nerfs, du cerveau, de la moelle épinière; le chaud leur est favorable. » (17 et 18, sect. v. Aphor.)

« Oïy dit Ambroise Paré au neuvième

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