‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiques (volume 2)Chapitre 125 sur 143 · TEST · texte numérisé non relu

TEST

et (le consistance variaMes ou des fongosilés. La peau du scroinni long-temps distendue , mais non adiierenle à la lumeur, n'a souvent subi qu'un amincissement considéralile lorsque la mort survient ; car rulcéralion n'est [)as si constante (pic dans le squirrhe. Mais si le sujet a résisté plus long-temps, les tégumens violacés, parsemés de varices, sont devenus adliérens aux parties saillantes et bosselées de la tumeur ; bientôt le scrotum est envahi par un ulcère (pic la rapidité de sa marche, son as[)ect irrégulier, les fongosités mollasses qui le surmontent et le détachent quelquefois par lambeaux, les hémorrhagies l'ré(pientes , Thumeur sanieuse abondante et excessivement fétide qu'il répand distinguent encore de l'ulcère provenant du ramollissement du squirrhe. Les changemens anatomiques (pfent raine la dégénérescence encèphaloïde du testicule, ne sont pas circonsci its dans la région du scrotum et du cordon testiculaire ; soit qu'il y ait transport de matière morbili(iue, ou pro[)agation d'une irritation s[)éciale , on voit se gonfler les ganglions qui reçoivent les lymphatiques de la partie alfectée : or ces ganglions sont, pour le testicule , ceux qui occupent, en avant et sur les côtés, la région lombaire du rachis. Rien n'est malheureusement plus commun que le développement, dans cette région, de masses encéphaloïdes énormes , au milieu desquelles se trouvait ensevelies l'aorte et la veine cave inférieure » (A. Berard, loco cit. , p. 7 et suiv.).

Causes, L'étiologie de l'engorgement encéphaloide du testicule n'oll're rien de spécial à noter; voyez à cet égard ce (]ui a été dit à l'art. Cancer. C'est ordinairement chez les sujets peu avancés en âge cpj'on observe celte affection ; c'est à l'âge de vingt à trente ans qu'on la rencontre le plus fréquemment.

Symplôines. C'est encore dans l'excellent travail de M. A. Bérard que nous puiserons des détails précis sur ce sujet. Les autres auteurs n'ont pas assez bien distingué la dégénérescence encé[ihaloï(]e de la dégénérescence squirrlieuse du tes ticule pour que nous puissions mettre à profit leiirs descriptions.

«« Le premier phénomène qui fixe l'attention du malade et du chirurgien daus

ICULE. 4r,l.

cette maladie , dit I\L A. Bérard , est le gonflement du Icsticuh; , gonih-meut qui a la forme indiipj.'e précédemment; la peau n'a pas changé de couleur à cette épo(|ue, elle glisse faeib-ment sur la tumeur avec les autres parties molles des bourses : soit effet de la résistance de la membrane albuginée du testicule, soit que la matière encèphaloïde formée dans le testicule s'y montre dabord à l'état de crudité, cet organe olhe dans le commencement une dureté presque stpjirrheuse ; mais celle-ci est bienlôî.t emplacée en certains points et qiielipielois dans la totaliié de la tumeur par un et.it opposé qui constitue un des meilleurs earactéres de la dégénérescence encephalo; e, et «pii est plus marqué peut élre encjrii au tcfticule que i)arlont ailleurs: je ve-uX parler (Vun éialde mollesse accom[)agnee cependant déla.^ticilé , double propriété qui peut faire croire qu'il exi^te une collection de liquide dans la tunique vaginale. » L'accroissement de volume du testicule subit les mêmes irrégul.irités qu'on observe dans toutes les tiimetu-s encéphaloïdes, non seulement d'individu à individu, mais chez le même sujet, d;uis des intervalles de temps égaux. Ainsi il en Hbt chez lesquels les [)rogrès sont lents et la durée de la maladie eoiisiderable ; chez d'autres au contraire la marche de la dégénérescence est rapide, et des tumeurs se montrent dans le ventie peu de temps après l'invasion du mal dans le testicule. Le même sujet voit quelquefois le gonflement rcs:er stationnaire pendant des mois entiers et ac(iuérir ensuite en quelques semaines, en quelques jours, et sous l'influence des causes les plus légères , un accroissement considéral)le. La duulein- qui accom[)agne cette dégenéi escencc est nulle ou peu marquée au début ; plus tard on observe ces douleurs lancinantes (pii appartiennent aux alfeciions cancéreuses et (pu se propagent dans ce cas vers la région lombaire en suivant le trajet du cordon.Chez quehiues sujets la pression de la tumeur est pénidle ; d'autres eu sont à peine alfcctes au moment même , mus la partie est endolorie quehpie teuq)s a[)rès. Bien (pie le cordon ne soit pas encore malade , cependant en le marnant on pourrait croire (pi'il e.4 engorgé mais non in-

il)2

TESTICULE

(Iiiiv ; la (li?s<>ction ne montre pas ce qui a pu causer celte sensation ])arliculière. Les phénomènes locaux qui précèdent et accoinpa^'uent ruicéralion quand elle a lieu ayant été décrits plus haut, il est inutile (Ky revenir ici : quant aux désordres giMieraux (]ui accompagnent l'état avancé de la maladie et qui constituent la cachexie cancéreuse , ils n'appatiennent pas plus à la dégénérescence du testicule qu'à celle de tout autre organe. Us se C()mpîi(]uent souvent de desordre dans les fonctions des viscères de Tahdomen, provenant de la présence des masses ceréhriformes dans cette cavile «(A. Herard. /oro r<7., p. 15!.

Diiignostic. Il oITre quelquefois d'assez grandes didicidiés. On a plusieurs fois confondu rallection qui nous occupe avec une hydrocèle. Lu pareil cas, une ponction ex|)loratrice peut mettre sur la voie. Dans les cas plus didiciles, on devra tenir compte (lu poids et de la forme de la tumeur, de Tahscnce ou de la pr<'sence des douleurs et de leur nature , de Torigine , de la marche de l'engorgement , de la constilulion du sujet, en un mot on devra s'entourer de tontes les circonstances précédemment indiquées et de celles qui ont été menlioiniees à l'article Cancer. Ajoutons que maigre toutes ces précautions on pourra encore qiu'lquefois conserver des doiiies que Toperalion seule pourrait faire di-^paraitre d'une manière complète.

J'ronosdc. Il est très grave. Presque constamment la mort en est la conséquence. L'extirpation elle mèiue est presque toujours suivie de récidives; ces récidives se montrent dans des organes intt'iieurs plus ou moins voisins des parties alfeetees , mais ce qu'il y a d'as^e/ rcinnrquahle c'est <]ii'on ne le< ohserve, pie^iue jam.ii- d.uis le teslicnle du côle oppose.

J'rnilcfni )it . Il resuite de ce qui précède (jue l'art est le plus souvent unpnissant contre um* pareille afTection. Ce serait en vaui (pion att.Kiuerail le mal une fois développé, soit f)ar un traitement interne, soit par des to|>if|neN. I, rxtirp.ilion Si'ule d(î l'organe uiahuie peut en triompner , et encore devons-nous nous liAter d'ajouter (jne le phn souvent elle est impui>.san'e. On doit pouriant la tenter

croire qu'il n'existe rien d'analogue dans les viscères intérieurs, et (pie la cachexie cancéreuse n'est pas encore bien prononcée. L'induration du cordon ne constituerait une contre-indication qu'autant qu'elle se prolongerait dans le ventre et qu'il n'y aurait aucun espoir d'atteindre les dernières limites du mal avec l'instrument tranchant. On comprend, du reste, que l'opportunité de l'opération , dans le cas qui nous occupe , rentre dans la discussion générale qui a été pré^:entee dans l'histoire générale du cancer encéphaloïde {r. Canckh).

//. Engorgement squirrheux du Usiicule. Le tissu squirrheux développé dans les glandes séminales présentant à très peu de chose i)iès les mêmes caractères anatomiques que celui qu'on observe dans les autres organes, nous croyons pouvoir nous dispenser d'entrer dans des détails sur ce sujet. Nous en dirons autant de l'étiologie (A^ Canceh)-

Symptômes. « La maladie commence ordinairement par le corps du testicule ; elle s'annonce |);ir une tumeur (rune dureté considérable, dont la surface est irrégulière, confondue dans le reste de la glande, et qui n'a pas d'adhérence avec la peau. Le testicule de ce côté est plus pesant, mais il est encore exempt de doulenrs; presrpie toujours une certaine quantité d'eau est sécrétée dans la tunique vaginale: en d'autres points la sutlace interne de cette membraiic contracte des adhérences avec les parties les plus saillantes de la tumeur. Lallection peut persister pendant fort long-temps dans cet état ; quand elle fait de nouveaux progrès, ceuxci consistent (jueI(|uefois dans une augnicnialion de volume : en môme temps , des douleurs d'un caractère particulier , comme si des aiguilles étaient rapidement enfoncées à travers la tumeur, commencent à être per(;ues de loin en loin [)ar le malade; la pression du testicule en favorise le retour. La peau contracte des adhérences avec le testicule; dans (|!iel(|ues points elle ollre des dépressions irreguiières, dont la présence est un caractère jirecieux pour éclairer le diagiioslic de la uiMJadie. Ces enfoiieemens sont dus , se-

toutes le^ r«)is que le testicule parait seul Ion Scarpa , à la disparition du tissu celallecté, et (pi'on a (juclque r;nMju de ' lulairc sous-culaiic ; tandis que Bell les

TES1ICULE.

confiidiftre comme le réi?iiltat de la traction qu'exercent sur la face interne de la peau les prolongenicns s(juirrlieux qui se détachent de la tumeur principale.

») Le cordon testicuiaire augmente de volume et de dureté , les douleurs sont plus vives et plus fréquentes; les veines du scrotum se dilatent et deviennent plus flexueuses, les glandes lombaires s'engorgent : la couleur de la peau s'altère ; cette membrane s'amincit et finit par s'ulcérer: alors la tumeur a perdu une grande partie de sa dureté , elle est ramollie par points ; un fluide ichoreux , fétide , qui excorie les parties saines de la peau des environs , s'écoule par les ulcérations. Les bords de celles-ci sont durs , irréguliers , la surface ulcérée est comme fendillée et déprimée , souvent sèche, grisâtre, rouge ou brune, d'autres fois recouverte de chairs mollasses ; elle ne laisse jamais sortir de fongosités bourgeonnantes comme des champignons , et n'est le siège d'aucune hémorrhagie. LMncision de la partie malade montre le fond de Tulcèie friable et d'apparence charnue , plus profondément le tissu squirrheux est à l'elat de crudité. En faisant de nouveaux progrès ce tissu prend le caractère de la couche friable qui le recouvre , tandis qu'audessous de lui les parties qui n'étaient que peu altérées passent à Tétat squirrheux. Alors se présente un tableau qui se retrouve dans toutes les affections cancéreuses devenues générales, et que je me dispenserai de retracer ici.

» Le tissu squirrheux et le tissu encéphaloïde diffèrent par un trop grand nombre de caractères pour qu'il soit possible de les confondre : ainsi , le premier devient rarement très volumineux ; sa dureté et sa pesanteur sont considérables, sa forme est irrégulière; il reste indolent pendant un temps fort long ; il se complique fréquemment d'hydrocèle; sa surf.icc ulcérée ne produit pas d'hémorrhagies, ne se recouvre pas de fongosités qui tombent en détritus ; elle reste déprimée, à bords durs, etc.... En opposant ce tableaii à celui que nous avons tracé en traitant de l'engorgement encéphaloïde , on voit que le diagnostic différentiel entre ces deux engorgemens est facile à établir » (A. liérard , ^060 cit., p. i8).

Pronostic. Il est en général moins grave que celui de l'engorgement encéphaloïde.

TraiUment. Les considérations que nous avons présentées sur la thérapeutique du cancer encé()hal(jïde du testicule, trouvent ici leur application. Voyez, pour plus de détails, l'article Cancer.

C. Engorgement tuberculeux. C'est celui que A. Cooper, Dupuytren et plusieurs autres auteurs ont décrit sous le nom 6.' engorgement scrofaleux.

« Les engorgemens scrofuleux du testicule, dit Dupuytren, sont assez communs; ils se rencontrent surtout chez les individus d'une constitution lymphatique ou scrofuleuse. Leur développement est très lent, leur marche est lente aussi, et leur durée ordinairement très longue, car elle dépasse souvent plusieurs années. Ils se manifestent tantôt sous la forme de tubercule, tantôt sous celle d'engorgement, d'autres fois sous celle d'abcès. La maladie siège tantôt dans les tissus fibro celluleux qui entourent les testicules, tantôt dans l'épididyme, tantôt dans le corps de Torgane. Les malades ressentent plutôt de la pesanteur et de l'engourdissement que de la douleur. La tumeur est ordinairement illégale, raboteuse à sa surface et dans sa forme générale. Elle est sans changement de couleur à la peau, et sans chaleur; le tissu cellulaire sous-cutané est intact, libre et mobile. Le cordon est ordinairement épargné ou , s'il participe à la maladie, il est dur, épaissi, mais point ou peu douloureux. La dureté du testicule est moins grande que dans le cas de squirrhe, mais elle est plus grande que lorsqu'il y a un simple état inflammatoire. Les choses restent dans cette situation pendant des mois et des années; mais si la maladie n'est pas entravée, la tumeur finit par se ramollir : une fluctuation obscure s'y fait sentir ; elle ressemble à celle que détermine une matière demi-liquide.

De petites saillies paraissent à la surface delà tumeur; leur sonunet bleuâtre, livide, se déchire, et donne issue a du pus séreux, albumineux, caséiforme, puis à une matière pullacée, jaunâtre, à du pus scrofuleux, en un mot. Ces ouvertures demeurent fisluleuses; elle-, se ferment, et se rouvrdit allernalivement , pnur donner

4U TESTICULE

is!?iie à ce juis séreux rt conloiiaiit va'1\o. matière piiltacce. On ne peut alors méconriaitre le véritable eai a. tcre de la maladie; il e<l facile de la distinguer de l'affection inflammatoire simple lenninée par suppuration, et de l'alfection sipiirrheu-e. Si la maladie continue sa marche, la substance du testicule se désori^anise peu à peu et de ()lus en i)lus. Elle se ramollit cl ptvnd la consistance fongueuse, semblable à celle que Ton remarcjne autour des articulations qui sont atteintes de la maladie conmie sou^ le nom générique de tumeur blan'he. Celte mollesse, (juc pré- Binte la substance du testicule, ne ressemble en rien à cel'e que l'on observe dans le ramollissement cancéreux. Celte terminaison est très remarquable. Quelquefois, mais raiemcnt cependant, la dégcncrescence carcinomaleuse s"em[)are des engorgemeus scrofubux, et revél tous les c.iractcrcs (jiii lui .«-ont propres ; et l'ablation de l'organe, (juand elle est possible, est le seul remède à lui o[)po«er »(Dupnyiren, f.tr. orales, 2'" élit. , t. iv, p. 230.) M. A. Ik'rird et plusieurs autres chirurgiens ne [)ei;s('nl pas cpic le testicule tuberculeuK puisse p.is-er à l'état cancéreux; suivant eux, dans les cas où le cancer a paru succéder au tubercule, il y avait complication des deux aHeclions. (^)uoi qu'il en soit, l'engorgement tuberculeux du testicule est une maladie fâcheuse ; ou l'a vu plusieurs fois entraîner la dcslruclion totale de l'organe qui en est atteint , et dans tous les cas la guérison se fait long temps attendre. Ce n'est pas ici le lieu dexaminer la (]uesti()n de savoir si la présence de tubercuks dans le testicule est ini signe certain de l'existence de ce mt'ine produit dans les poumons, et (rex[)()s( r les conscipienccs pratiques qui pi'uvcnt résulter de cette discussion. On trouvera des détails sur ce sujet a l'arlicle 'J'i uij.cllk.s.

J'iaiicmen!. H faut avoir recours aux moNcn-i gj'nrr.uix prcroni^es contre l'aff, ciion lulx rculeu-e, scrofuleuse (/'. ces mois). Quant au traitement bx al, il devra varier suivant l'étal dans lepul se trouvent les parties allVciées. .S'il existe d»'S symptômes innammaloires, les anti-j)hlogisliques seront indipie-. D.ins les (•a-> ordinaiics Djituytron cons-iliaitlei « bains

sulfureux, alcalins, savonneux, des bain» salés, des compresses trempées dans l'eau salée , comi>resses dont on entoure les bourses, et. (pie l'on renouvelle souvent. » Uuis la période de crudité de la maladie, on aura recours aux nuhîicamens (pji peuvent eu procurer la résolution; dans ce but, on fera usage de frictions avec diverses [)ré[)ar3tions(r iode, de met cure, de canlliarides, etc.: mais ces ressources sont loin de [)re venir constannnent la formation d'abcès et de listules ipiil est ordinairement très didicile de fermer. l)iq)uylren conseille, en pareil cas, la cautérisation de tout le trajet (istuleux et même des injections avec une solution de nitrate d'argent jusqu'aux dernières limites du foyer. >ous devons ajouter cependant que souvent ce n'est qu'après un temps très long et des soins très minutieux (ju'on parvient à obtenir une cicatrisation durable. Ce sont ces difficultés quehpiefois insurmontables qui ont porte M. Hcr.ud, d.iiis des cas où la matière tuberculeuse est bien isolée , à proj)oser d'inciser de bonne heure les masses tuberculeuses encore dures et de les extraire de b-urs kystes.

I,(irs(pu; le ï-crotum est coiivert d'un grand nombre de fistules, et que ces lis- Iules résistent à toute espèce de traitement, on s'est demandé s'il fallait recourir à l'opération. \ oici comment s'exprime M. Hérard sur ce sujet : <« L'ablation du testicule, dit-il, en substituant nue plaie simple, faite aux dépens de tissus sains, à une tumeur creusée de cavernes tuberculeuses, de trajets (istuleux, devra procurer une prouqWe guérison et soustraire le patient aux ennuis d'une maladie longue et aux dangers d'une suppuration intarissable. Aussi , des chirurgiens recommaudables l'out-ils conseillée et mise en prali(pie [\\vc. succès; cependant, si l'on considère que l'opération de la cas- Ir.ition n'e^t pas toujours exemple d'accidens graves et mèiue mortels, que dans aucun cas d'alfection tuberculeuse sim()le on n'a vu la m;da(li(! revêtir des caractères (b; mauvaise nature , (jue les individus elle/ les(piels elle a été ab.uidonnee à ellemême n'en ont ressenti aucuiu' altération générale grave, que dans (pielques cas le scrotum s'est cicatrise après une suppuration de plu-sicurs années, et que les fonc-

lions virile» n'ont pas i\tx\ aI)olic-;, on concevra quelques dcMites sur la nécessité do l'ablation du testicule. » (A. Bérard, loco cit. p. 28.)

1). Engorgement sgphililique du lexiicule. C'est ce que quelques auteurs ont décrit sous le nom de testicule vénérien. La maladie est manifestement ici un symptôme consécutif de l'affection vénérienne. Elle reconnaît constamment pour cause une affection syphilitique ancienne.

Symptômes. « Le testicule et Tépididyme, dit A. Cooper, acquièrent trois ou quatre fois leur volume naturel; la douleur n'est pas intense, mais elle s'exaspère dans la nuit. Quand un testicule est engorgé, l'autre est disposé à participer à la maladie du premier ; et je pense que dans la majorité des cas l'affection attaque en commun les deux glandes. L'inflammation, dans ces cas, va rarement jusqu'à la suppuration; mais quand celle-ci a lieu, elle s'accompagne de l'apparition d'une tumeur granuleuse semblable à celle qui s'observe dans l'abcès chronique. L'engorgement du testicule, comme résultat d'une inflammation syphilitique généraje, se rencontre rarement quand il n'existe aucun autre symptôme vénérien constitutionnel, qu'un chancre de la gorge ; mais cet engorgement accompagne fréquemment une éruption vénérienne de la peau ou l'inflammation du périoste. Le caractère qui distingue cette maladie de l'engorgement chronique simple du testicule se déduit de ce qu'elle succède à des symptômes syphilitiques , de ce qu'elle coexiste fréquemment avec l'apparition des symptômes que j'ai mentionnés, et de ce qu'elle obéit à celte loi des affections syphilitiques, savoir : l'exacerbation noc turne. » (A. Cooper, loco cit., p. 456.)

Le pronostic n'est pas grave ; il est rare qu'un traitement anti-syphiliiique complet, des frictions mercurielles sur la tumeur, un emplâtre de Yigo cum mercurio sur le scrotum , et quelques autres moyens analogues, n'en triomphent pas d'une manière prompte et certaine.

E. Fongusdu testicule. M. A. Bérard a donné un bon résumé de cette affection : « On voit quelquefois, dit ce chirurgien, la substance glandulaire du testicule tuméfiée, fongueuse, se faire jour à travers

Page 1