A^OS
rob>^ervarion d'un employé supérieur da l'armée dKgypte, «jui éprouva les funestes ellets de cette maladie par suite de l'introduction d'une arête d uis la gorge. Il est vraisemblable (jue dans les cas de ce genre , comme dans ceux où le tétanos s'est développé lorsque déjà la plaie touchait au terme de la cicatrisation , il existait une prédisposition notable à l'aireclion. Giannini. cite par IMonteggia , a vu deux cas dans lesquels le tétanos se développa à l'occasion de petites plaies dont le fond seulement n'était pas cicatrisé, et IMonteggia lui-même a observe un cas semblable.
" Les blessures ne sont la cause immédiate du tétanos que durant les premiers jours de leur existence, lors(pje l'irritation, résultant des pi(pires, des déchirures, de la pression des corps étrangers, est encore aiguë, intense, retentissante en quelque sorte sur l'ensemble de l'organisation. A mesure qu'on s'éloigne de ce terme, la [)hlogose duninuant , la tension morbide f.iisant place au dégorgement, et la suppuration devenant plus abondante, la phii»; passe à la condition d'une atreclion locale peu susce[)tible d'exciter les sym[>athies ; et dés-lors aussi le blessé tout en restant, en raison de sa faibles-e, de l'ébranlement «piil a éprouve, des pertes de sang ou des opérations (ju'on lui a fait su!)ir, plus impressionnable (pie les autres hoimnes, devient cependant d(î moins en moins exposé à voir sa plaie provotiucr par elle-même le tétanos » (Heginj.
Sam. Cooper ne méconnaît point les cas dans le>-(pM*ls il a sulli d'inie cause 1res légère pour amener le tétanos; mais, ajoule-t il, « il est certain fpie dans les j)ays froids ou ne voit guère le tétanos (|u'à la suite des plaies contuscs ou déchirées, ou des plaies par inslruincns pi- (pians , dans les plaies des arlicidations ginglymoïdales avec déchirure des tendons et des ligamens, les luxations, les fractures couqtliipiées. Les [)rincq>ale3 causes de cette albclion sont certainement les pifp'nes de la |)lante du pi''(l, les déchirures des doigts et des orteils. On a attribué le tétanos à la division |)arlielle d'un nerf; mais flans presipic toutes les plaies il y a loojnnrs quchpies ncrfji com-
plétemcnt divisé.^, et cependant, il no survient pas de tétanos ; la réalité de cette cause peut donc être contestée. I/amputalion et la castration sont les deux seules grandes opérations de chirurgie à la suite desquelles j'ai observé le tétanos. » (Sam. Coo[)er, Diction, de chir.)
» Les blessés qui s'exposent pendant la nuit à Pimpresbion immédiate de Tair froid et inuTiide, surtout pendant le j)rintein|}s, dit M. Larrey, contractent facilement le tétanos; cet accident, au contraire, paraît rarement lors(|ue la température est à peu
près égale, soit en liiver, ou en été
La suppression et la répercussion de la sécrétion purulente de la plaie, de même que celle de la transpiration cutanée ^ sont les premiers clfets de ces transitions subites du chaud au froid; et ces effets peuvent d'autant plus promptement déterminer le tétanos, qu'ils arrivent eux-mêmes plus rapidement, et que los phénomènes atmosphériques ont présenté une opposition plus brusijue et plus prononcée. En effet, les blessés qui se sont trouvés , dans la campagne d'Autriche en 1SI)9, les plus exposés à l'impression de l'air froid et humide des nuits glaciales du printemps , après avoir passé par divers degrés de chaleur très forte , pendant le jour, ont été presque tous atteints de cetle maladie , cpii n'a régné que dans cette saison , durant laquelle le thermomètre de Réaumur a varié presque constamment , du jour à la nuit , de la moitié de son ascension et de son abaissement : ainsi , nous avions en plein jour 19, 20, 21 et 23 degrés au-dessus de zéro ; tandis ([ue le mercure descendait à 15 , 12 , 10 , 9 et 8 , pendant la nuit. Ces mêmes variations avaient été également très marquées enÉi^ypte. Dans le nombre des blessés que nous donna la bataille des Pyramides, cinq furent attaqués du tétanos, que développèrent sans doute l'humidité et la fraîcheur des nuits. Cet accident résista à l'usage soutenu et varié des anti-spasmodiques combinés avec les narcolicpies , et pris à forte dose: tous périrent le troisième , le (luatrième ou le cinquième jour. Leur mort fut précédée de sueurs abondantes.... A la révolte du Caire, le 21 octobre 1798 , les blessés furent traités à riiô[)ital , situé place Rirketel-fyl , et dont les murs étaient baignés