SCARLATINE
phlébotomie , les applications do sangsues autour du cou. Voici quels sont , a cet égard , les conseils d'un pralicien consommé, M. Guersant. « Si elle (l'angine) est légère et que rien n'annonce qu'elle doive prendre une grande intensité, les saignées ne sont pas nece>saires et Ton se contente d'appliquer autour du cou des cataplasmes émollicns, de faire gargariser les cnfans avec, une drcodiou miicilagineuse, ou d'injecter doucement le même lif|ui(le au fond de la gor^'c; lorsque , au contraire , l'angine est très Niolente, on doit recourir à l'application de sangsues au cou et au-dessous des angles de la niAclioire , aux ventouses scariliees et même
à la saignée générale. La méthode anùphlogi-^tique devrait être etiqiloy.e a\er plus d'énergie encore si rinllammalion occupait les voies aériennes, comme on a eu l'occasion de l'observer dans l'épidémie qui a régné à la iMaiernité. Dans les cas d'angine coueiineuse ou pultacee , que nous avons dit souvent coïncider avec des symptômes généraux très graves, il est en général peu utile d'employer les émissions sanginnes , à moins toutefois que des indications particulières ne les réclament, ou que le gonllcment des ganglions cervicaux et sous-maxillaires ne soit j)orté à un très haut degré ; mais en pareille circonstance on se trouve bien du traitement topique, tel ipi'il a ete indupic à Tarlicle Angine coL'KNNKUSi:. >< ((iuersant, arlicle cilé,\). loS.)Pource traiten)enl topique nous renvoyons également au mot angine couenneuse de notre Dicliunnairc. (T. i , p. 5H2 et suiv.)
liateman rejette l'u^^age des vomitifs et surtout des vomitifs àtioses rapprochées; niais,arexemi»ie (les praticiens de sa nation, il accorde une grande confiance aux purgatifs et spécialement au calomel. «Le docteur W illan. quoique soutt^nani que le>< purgatifs produisent presque les mêmes effets alfaii)li<sans que l,i saignée , observe neaiunoins qu'un slunulus accidentel , à petite dose, comme celui qui est produit par2ou5grains de calomel, e>t très utile . et dans le commencement de la maladie il combinait ce moyeu avec parties égales de poudre d'antimoine. La même combinaison, nous apprend ce médecin, était adinuii>'iree sans
en 1775, à de? doses plus fortes ; etde 300 malades traites de cette manière aucun ne mourut. Le docteur Kiuns reconnaît avec franchise les obligations qu'il a à un médecin de ses amis, pour avoir détruit les préjugés dont il était imbu contre les laxatifs administrés dans lecommencement delamaladie. Maisil areconnu par lasuite(|uebien loin d'être nuisibles , les laxatifs tendent au contraire à prévenir la diarrhée dont il redoutait les suites. » (Bateman,o?<v. cité^ p. 14^.) On comprend cpie dans le cas actuel la rougeur vive et luisante de la langue qui fait partie des symptômes de la scarlatirie, ne serait pas une contre-indication à l'usage des [»urgatifs.
Il est encore un moyen très usité en Angleterre, et dont les médecins français n'ont jamais osé se servir bien franchement, qui parait avoir cependant moins de dangers qu'on ne serait porié àlecroirc à priori, le veux parler des alfusions d'eau froide ])our calmer l'ardeur brûlante (jui dévore certains malades.
Bateman les vante à l'égal de la saignée dans les phlegmasies aiguës ; toutefois il n'a pas toujours employé ce moyen comme il l'aurait voulu. « Lu partie à cause de la difliculté de bien manier les alTusions d'eau froide, et en partie à caiise deselîels terribles de ce remède dans l'esprit des mères et des garde-malades, imbues de vi»MJX pré'juges , jt; me suis contenté de conseiller de laver la peau avec de l'eau et du vinaigre , plus ou moins frecpieiiiment et d'une manière plus ou moins étendue, ( n jtrenant pour guide la violence de la chaleur. Au C()mmencemenl de la maladie l'athision d'un vase d'eau froide sur le (*orps , n'est sans doute pas le moyen le plus edicace ; m.iis par une petite modification, tous les avantages d'une réduction de la température morbide , (pie l'on est en droit d attendre a la période suivante , |)euvent être pntduits [)ar de simples l)ains. )» (l'.ateman , ouv. cite ^ p. tiy.) D'après les auteurs (pii ont employé ce moyen , il procure presque immédiatement un calme , un sentiment de bienêtre , une diminution notable de la fré- (juence du |)onls , il fait cesser le délire dans le cas où celui-ci existait, ete. MM. (iiiersant, lliett , (".azenave et Schedel ,
aucune crainte par un médecin à ipswich, 1 etc., regardent cette méthode comme pou