SUTURE
avant tout, que la poan ait été bien nettoyée tt bien (lessécliee. Du reste, ()!i fait varier, selon le besoin , la longueur et la largeur des bandrlettes.
Second procédé ( M. Gama). On découpe les bandelettes larges d'un pouee au moins, et d'une longueur telle qu'elles puissent faire au moins deux fois le tour du membre ou du irone. Ou roule ces bandelettes à deux globes sur leur côte non apprêté. On plaee le plein des deux roule. mx sur le point diamétralement opposé à la plaie, en lui faisant faire le tour de la partie ; les bords sont ainsi rapproches a\ec la plus grande force i>ossible : et après avoir croisé les deux cîiefs l'un sur l'autre, on achève le second tour. Ce procède est infiniment supérieur au premier ; il assure une coajjtation juste, solide, indestructible des lèvres de la plaie, et n'expose jamais au décollement et au relâchement des bandelettes (Malgaigne).
« Quand Pétendue de la plaie exige qu'on emploie plusieurs bandelettes, il faut, autant (pie i)ossible, commencer par celle du milieu, et placer ensuite les autres successivement près de chacun des deux angles de la division, (^e serait un mauvais procédé (juc d'appliquer d'abord le milieu de ch;ujue bandelette sur la plaie, l)oiu' en étendre apiès cela les extrémités sur les parties voisines » {\\o\\\,lococit.). Quant aux band.iges unissans , (pii font .Mussi partie de la suture sèche, nous en avons parlé ailleurs [r. IUndage).
/>'. SLTLnr sANGLANTi:. Ou en connaît plusieurs es|)èi^es.
1» ÏAi suture entortillée La plus simple, la plus naturelle, l.i plus elTicace des sutures chirurgicales est sau^^contredit celle-ci , elle nous a été peut-être inq)orlèe de Part vétérinaire : elle consiste à rapprocher et à fixer h's bords fie la plan- à laide d'aiguilles droites ou (repim;les(pr()n laisse en permanence dans les chairs, (ju'ou fixe à laide d'un (il entortille en s de ehilFre d'une extremil( a l'autre de chacune d'elles. Ou se .«sert le plus souvent de nos jours d'épi!lgle^ ordinaires. « Si la \)\;\\p. occupe une partie mobile, les lèvres, les paupières, par exemi>lc, et qu'elle soit verticale, e'f^l l'épingle la i)lus raj)proclier du bord libre de l'organî qu'on place la prenuere; les atitre» viennent successivement après.
Lorsque leS deux extrémités de la solution se tiennent, ou qu'il s'agit de fixer des lambeaux cutanés , le placement des aiguilles n'est plus soumis à la même règle. L'opérateur commence alors par le milieu ou par les extrémités, par la pointe, les côtés ou la base des parties qu'il veut affronter, suivant les difTicultés qu'il croit avoir à surmonter. Sous ce point de vue, on ne peut que s'en raj)porter à son intelligence particulière. La lèvre droite de la plaie étant saisie avec les doigts de la uiain gauche connue i)Our la suture entrecoupée, avec, des pinces, une érigne ou tout autre instrument approprié, il enfonce l'épingle préparée de dehors en dedans, la fait paraître à l'intérieur de la blessure , continue de la pous-^er vers l'autre lèvre, qu'il saisit à son tour et traverse de dedans en dehors de manière que l'aiguille eu sorte à la même distance sur la peau; on cmbra>ise aussitôt cette aiguille dans une anse de ûl qui passe au-dessous de sa tête et de sa pointe, eu même temps qu'elle croise le devant de la plaie et tend a eu pousser les deux extrémités l'une contre l'autre : un aide s'empare des chefs de cette anse et les maintient un peu tendus , pendant que le chirurgien procède à l'application des autres épingles. Dés qu'elles sont toutes placées, on s'occupe de les fixer en les entourant de fils. La partie moyenne d'une longue ligature est portée sur la dernière, puis passée et croisée plusieurs fois en 8 de chilfre sur ces deux extrémités conduites en X autour de l'aiguille suivante et croisées de la même mamère sur sa tête et sur sa pointe. Avant d'aller à la troisième et à la première par de nouveaux X , on l'arrête par un nœud ou bien en roiilant ses deux bouts en corde qu'on renverse sous la tête de la tige métallique. Afin (\uc ces aiguilles ne blessent point les legumens, on place un petit rouleau de charpie ou de sparadrap sous chacune de leurs extrémités; il n'y a plus ensuite (]u'à les couvrir d'un appareil convenable , si or) juge à propos d'en appliquer un. " (Velpeau, M(d.opér.^[.\, p.4.i2,2'éd.
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'2" Suture entrecoupée, ou à points séparée. Vowv exécuter cette suture il faut autant de rubans de fil simples , doubles, triples et quadruples , bien cirés , qu'on a