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bouillante dans tous les cas où l'on veut exciter la diapbure>e, surtout dans les éiuptions cutanées qui sortent mal : conmie la rougeole, la variole el autres exanibémes ; dans le rbumatisme, la goutte, les névralgies, etc. On prescrit aus>.i cette infusion pour faire avorter certains états morbiliques à leur début, comme le coryza , le rbume, le caiarrbe , l'angine et même la j)Ieurésie, la péripneumonie, etc. On la prescrit avec plus (1 ellicacité encore dans la réperctission des éruptions cutanées, dans la dernière période •les pblegmasies miuiueuses , etc. Mais c'est a Ic-tat sec (pi'elb's (iélerinincnl surtout la diapboré-;e. et (|u'elles poitent leur ellVl médicaieuràla péripbérie (\\i corps; fraîches, elles y sont moins aptes el relieiment quel- (pje chose de l'action purL'ati\e et éméiique de lécorce et des feuilles. Kn fomentation et même eniières en sarbet , on les api)li(pie sur les ( ri-iorcemens froids, les douleurs lotale«, les (larties «rdémateuses, etc., comme résolutives el di>cussives. Ou en prépare une oau distillée (jue l'on doime en potion depuis <i') justju'à hi'i grammes et plus : elle est fréiiuemmenl tisiiée par la préparation des eolhres ré«olutifs, des injections, etc. (Mérat el De'eiis, Pid. de t/urap., t. vi , p. IÎ).S.)
-i" r^uits lie sur, an (f/ra/Ki nrles) , baies i;IobuIeuses , imubues, (|ui renfermenl un suc d'un rouge noir, ifun goi"il acidulé sucré, colorant la salive en rougeviolel. On prépare, f)ar l'evaporalion de leur suc exprimé et (illré, un extrait (|ui perle le nom de roh et cpie I On administre eomme suiiorili(|U(; et conune léger purg.lif à la dosi' de \ à I."» grammes. Il a l'iiieonveuieiil de fermenter el de s'aU térer racilement.
II. Si'ni'Ai: iiii';i:i.r: {sinnlnints (huhis, \,.). Celle espèce , à tige herbacée, croit le long des fosses, au bord des chemins, en l'ranee. Toute la pi. mie exlnle une odeur vireuse, aii.ilogue il celle du sureau mais plus forte. Olie odeur est a«sez intense pour pcuivoir, dans rerlaines cfuidiiions , déterminer une sorie de nan<)ii>me. Ou a obser\é un empoisormemenl ilù :\ celle cauïc. [Edinhnrjh vifd. jointi., ISÔO.)
Les racines, la tige, les fruits et les bnicil de Ibii'ble jouissent des même propriétés (pie celles du sureau , el peuvent élre emidojé.H dans les mêmes cas, aux n:êmcs doses el de la même iuani«"re : de plus, les feuiles sont employées en décoction, comme t«uii(pie, pour r,ni\er les vieux ulcères el en h;^ter la cicatrisation.
srsi'K.N'soiRi:. (v. r.wnACE.)
SirnU'^ (de .<ff/o, je ruurls) : moyen de reiiiiio.i d< s I)()rd> d'une (diie, dotil le Imii e^t de les niaiiiieiiir en conlact. On appelle sèriic la suture «jui s'exécute à l'aide d(! l)aiideletles aggliiiiiialives et de bandages; on la nomme saïKjlantc lors-
SUTUKE.
quVMlo 0.9,1 faitn à Vau]^. (Vaiguilles , ou (VOpiiigles, ou d'autres iustruineiis analogues. y/. Suture skcue. « On nomme plus particulièrement ainsi une m.uiièn^ d'ernployer les emplâtres aggiutinalit's , qui consiste à rapprocher Tune de l'autre, au moyen de fils intermédiaires, deux [)ièces d'un agglutinatif quelcontiue, percées de plusieurs ouvertures sur les bords par lesquels elles doivent se regarder, et (pTon applique à quelque distance des lèvres de la plaie , parallèlement à la direction de cette plaie. On ne peut pas dimiiuier Tinlervalle qui les sé[)are sans rap[)rorl)er les bords de la plaie, qui sont ainsi maintenus dans une coaptation plus ou moins parfaite. Dans ce procédé, il y a dilférentes manières de disposer les lils intermédiaires aux agglulinatifs : ou bien c'est un seul fil qu'on lace dans les ouvertures des emplâtres , ou bien on a fixé d'avance autant de fils isolés qu'on a fait d'ouvertures; et, a[)rés l'application des emplâtres, les diiïérens fils qui se correspondent des deux côtés sont successivement croisés, noués, et bouclés sur la plaie môme, qu'on couvre préalablement, si l'on veut, d'un plumasseau de charpie pour garantir de la pression des fils. On peut enfin donner à ceux-ci la forme d'anses qui embrassent les ouvertures des emplâtres; les anses d'un côté sont engagées dans celles du côté opposé, et leurs extrémités libres sont ensuite fixées à (juelque partie éloignée de la plaie. Les plaies (jui se prêtent le mieux à cette dernière disposition des iils au moyen desquels on rapproche les deux emplâtres agglulinatifs sont celles des lèvres, parce qu'on peut facilement assujettir les extrémités libres des anses des fils au bonnet du malade. C'est même une manière assez commode, ce me semble, de faire concourir les emplâtres agglulinatifs avec la suture dans l'opération du bec-de-lièvre; et lorsqu'on pratique celle opération sur des sujets de l'âge le plus tendre auquel il soit permis de la faire, c'est-â-dire sur des enfans de deux ou trois ans, on peut très bien , et sans aucun risque, substituer ainsi les emplâtres agglulinatifs au bandage unissant. C'est ce qu'il m'est arrivé de faire plusieurs fois déjà, sans que j'aie eu lieu de m'en repentir.
M î.a sutiu'e «èclie proprement dite a néanmoins (piebpies inconvénicns (pii en ont fait restreindre l'usage au cas que je viens d'indiquer, et pour le(|uel même tous les praticiens n'avotient pas son utilité. C'est, il faut en convenir, une manière assez minutieuse d'employer un moyen en hii même fort sinq)le. bi les fils touchent immédiatement aux bords de la plaie, ces bords sont comprimés «loulou reusement. Clierche-t-on à éviter cet inconvénient en les couvrant d'un plumasseau, on so prive alors de l'avantage de l)Ouvoir observer l'élat de la plaie dans les jours qui suivent la réunion.
» On a aussi employé les em[)lâtres agglulinatifs d'une autre manière que voici. On en préparait une pièce carrce o'i même un peu plus longue que larg-, mais toujours d'une largeur à i)eu près égile à la longueur de la plaie; on la fenêtrait, c'est-à-dire (pi'on y pratiquait, dans le sens de la longueur, plusieurs fciites avec perte de substance, ce qui faisait paraître cette pièce composée de plusieurs bandelettes réunies par leurs extrémités. Elle était ensuite appliquée en travers sur les lèvres de la plaie, préalablement rapprochées et tenues en contact.
» iMais à l'emplâtre fenêtre on a substitué les bandelettes isolées , qui ont, comme lui, l'avantage de laisser à découvert une partie de la plaie, et de permettre l'écoulement du pus que celle-ci foiH-nit quelquefois, et qui sont bien plus efïicaces dans leur manière d'agir, parce que l'application de chacune d'elles peut être accommodée à l'inégale tendance des bords de la plaie à se rétracter dans les ditf^rens points de leur longueur. Ajoutons que si l'une de ces bandelettes vient à se relâcher ou à se déplacer, il est facile de l'appliquer de nouveau ou de la remplacer sans toucher aux autres. » (Roux, Nouveaux élémens de mc'decîne opérât., t. 1, p. 559.)
Ircmier procédé (procédé ordinaire).
Les bords de la plaie rapprochés par un aide, on commence par placer la bandelette d'un côté ; puis, en soutenant soimême le bord opposé de la plaie, on applique la bandelette, bien tendue de cet autre côté, en appuyant d'abord sur le point le plus opposé de la division. Il faut,