‹ Dictionnaire des dictionnaires de médecine français et étrangers, ou, Traité complet de médecine et de chirurgie pratiquesChapitre 12 sur 117 · ATION · texte numérisé non relu

ATION

mouvement dépuralolre : on ne doit la tolérer (pie dans les cas où ces exanthèmes sont accompagnés d'irritation, de prurit, de tension de la peau, etc. C'est ainsi que des lotions faites avec de l'eau de concombres procurent un soulagement mar(|ué dans les dartres qui s'exaspèrent après les premiers jours de l'em- |)loi des remt'des sulfureux. On peut également appli(iuor de lenq)s en temps l'eau ou la ponunade de concojnbre sur le visage , pour calmer la démangeaison brûlante que produit quelquefois la dartre pustuleuse-couperose. »

On prépare avec les semences du concombre , des émulsions , des boissons estimées pectorales, calmantes, anodines, que l'on |)rescrit dans la toux, les ardeurs d'urine, la lièvre inflammatoire, etc., à la dose de ôO ou 00 grammes (1 once ou 2) , dans un litre (1 pinte ) d'eau convenablement sucrée. Elles sont au nombre des quatre semences froides majeures, et entrent dans plusieurs médicamens magistraux, il faut les employer très fraîches; des pharmaciens leur substituent souventdesamandesdouces. (MératetDelens, Dict. nniv. de mat. méd., t. il, p. 490.)

CONGÉLATïOIV. On indique sous ce nom et sous celui de gelure , par lequel on a voulu traduire le mot anglais frostblle , le résultat du froid sur l'organisme. Ces effets peuvent être limités à certaine» parties ou bien s'étendre à Tensemble des organes qui composent le corps vivant.

I. Effets du froid sur l'organisme ENTIER. La force avec laquelle Thomme peut résister à l'action du froid est en général plus grande chez les adultes, chez les sujets sanguins et robustes, que chez les autres ; le régime et les dispositions morales peuvent encore modifier ses effets. Parry, Scoresby, le capitaine Ross et leurs équipages ont affronté presque sans accident une température de 40 à 30 degrés centigrades pendant plusieurs mois.

On sait au contraire que l'armée française en Russie perdit un nombre considérable d'hommes par une température qui varia entre 23 et 29 degrés centigrades (déc. 1812 ). M. Larrey dit, que la rapidité de la mort était en rapport avec l'abstinence; à côté de cela le capitaine Ross prétend que pour faire des voyages dans le nord , il faut choisir des matelots doués d'un grand appétit, et leur fournir double ration de vivres.

« Ceux qui sont exposés à l'action d'un froid intense éprouvent une faiblesse musculaire générale, qui bientôt est portée au

pins liant dff^ri^ ; la slation e.«t impossiî)lt'; ils chann'lrnt rointno (l;in^ un état (l"ivrr«so, cl loiiiliriu p »nr no pins se relever; un voile épais f:einble couvrir leurs \en\ ; lin hesniii marqué de sommeil se manilesle, et, bien (jne les malades soient avertis du danger qui accompagne cet «•lai de repiifç, ils s'y abandonnent jiresipie tous avec délices; (pichpiefois la mort termine en peu d'instans cet assoupissement li'tliargiqne, mais le plus souvent la respiration et la circnlalion s'entretiennent encore pendant un cerlain temps avant de se suspendre entiéremeuf. » 'l)evergie, J'irt. de nicd. et chir. prat.. art. A.srnv\u:.p.552 ) Les malades, dit Savary, peiivenl rester dans cet état pendant assez longtemps, sans que le princifie de vie soit entièrement éteint; on en a vu revenir à eux au bout de vingt-cinatre bcnrcs , et même de deux jours ; mais il fant, poin- cela, «pie les seconrs soient sagement administres. Plusieurs auteurs, et Reeve entre autres, ont rapporté des observa lions dindividns (jui sont restes ensevelis plusieurs jours dans la neige, et fureiU retires vivans; mais chez la plupart d'entre eux la gangiene se manife>la, et les (it [)erir. Quant aux symplôcnes cpii se passent dans les autres fonctions de réeonomie, ils n'ont encore ete observes que très imparfa Icnipnt.

riusicurs opinions ont été émises pour cxjiiiqner laciion du froid. M. Foi^eulle aanno::cé,en iSôG, (pTil y a toujours à rinlerieur des>aisseanx une conclie min- CQ. de lirpiide, et «pie celui-ci s'épaissit à mesure (jue la temperatur(^ s'abaisse, de telle sorte «pfil en résulte un obstacle toujours croissant à la progression des globules sanguins; alors les vaisseaux de la péripberie recevant une moindre quantité <le sang, ce lluide stagne dans ceux des viscères et de l'inleririir du cor|)s. (>elte opinion a clé admise par M (lUerard ( ^. AsnivMK.Dict., t. I, p. 315), et nous ne re\içndrons pas sur les drtails «pie nous avons donnés ; les faits observes par Uesgeneltis pourraient eucore être invoques u l'appui : il a vu cbe/ «b"^ soldats !•■ «ou >e r.iidir, s'incliner, la raideur se probmger dan"* le tronc, et ces indix idus tomber avec es symptt'unes que r«)n ()bs«r\e dans la Mialepï'ip et l'epilep^ie. neaucoup de sol-

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